De 450 av. JC à 430 av. JC, psaume 25 : Rédemption.

Résumé:

Cette génération est celle des années 450 avant JC à 430 avant JC.

Suivant notre comptage, cette génération est la génération 25 associée au psaume 25. C’est dans ce psaume 25 que nous retrouvons donc une illustration des faits de cette génération.

Cette génération est celle de la deuxième partie du règne du roi Perse Artaxerxés et de la poursuite de l’action de Néhémie. À cheval entre cette génération et la précédente, Néhémie a pu agir à la reconstruction de Jérusalem, plus particulièrement de ses murailles et de ses portes. Après s’être préoccupé de la restauration des pierres, Néhémie à cette génération travaille afin de restaurer le culte et reconstruire l’identité juive en terre d’Israël.

D’un côté, le peuple d’Israël retrouve sa terre et son Temple mais d’autre part le peuple a été décimé par la bataille contre Nabuchodonosor et les suites de l’exil, nous sommes loin de la grandeur du peuple d’Israël lorsque Moïse le confiait à Josué au seuil de la terre promise. Loin encore de la grandeur du royaume de David ou de Salomon. Malgré cela, Dieu est resté fidèle à son peuple et a tenu sa promesse de ne pas le détruire complètement et de ne jamais l’abandonner complètement.

Le peuple d’Israël compte sur la miséricorde divine pour se reconstruire.

Développement:

Reconstruire

Cette génération est celle de la deuxième partie du règne du roi Perse Artaxerxés qui dura environ quarante ans soit approximativement deux générations, celle-ci et la précédente.

Cette génération est également celle de la poursuite de l’action de Néhémie. À cheval entre cette génération et la précédente, Néhémie a pu agir à la reconstruction de Jérusalem, plus particulièrement de ses murailles et de ses portes. Après s’être préoccupé de la restauration des pierres, Néhémie à cette génération travaille afin de restaurer le culte et reconstruire l’identité juive en terre d’Israël.

Afin de célébrer le renouveau du peuple d’Israël qui s’amorce depuis la reconstruction de Jérusalem, c’est Ezra qui organise la fête des cabanes devant le peuple d’Israël à nouveau réuni :

  • Tout[1] le peuple se réunit ensemble, comme un seul homme, sur la place, qui s’étend devant la porte de l’Eau. On demanda à Ezra, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, que l’Eternel avait prescrite à Israël.
  • Ezra le prêtre apporta la Torah devant l’assemblée, homme et femmes et quiconque était capable de comprendre, le premier jour du septième mois.
  • Il en fit la lecture devant la place qui précède la porte de l’Eau, depuis l’aurore jusqu’au milieu de la journée, en présence des hommes, des femmes et de tous ceux qui pouvaient comprendre. Le peuple était toutes oreilles pour entendre le livre de la Loi. […]
  • Néhémie, à savoir le gouverneur, ainsi qu’Ezra, le prêtre et le scribe, et les lévites qui instruisaient le peuple, dit au peuple tout entier ; « ne manifestez pas de deuil et ne pleurez point ! » Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Torah.
  • Il ajouta : « Allez, mangez des mets succulents, buvez des breuvages doux et envoyez-en des portions à ceux qui n’ont rien d’apprêté, car ce jour est consacré à notre Seigneur. Ne vous attristez donc pas, car la joie en l’Eternel est votre force. »
  • Cependant, les Lévites calmaient le peuple en disant : « Faites silence, car ce jour est saint : ne vous attristez donc pas ! »
  • Tout le peuple s’en alla ainsi pour manger, boire, envoyer des présents et organiser de grandes réjouissances, car il s’était pénétré des paroles qu’on lui avait adressées.
  • Le deuxième jour, les chefs de famille de tout le peuple, les prêtres, les Lévites se rassemblèrent autour d’Ezra pour se rendre compte des paroles de la Thora
  • Ils trouvèrent écrit dans cette Thora que l’Eternel avait ordonné, par l’organe de Moïse, que les israélites devaient demeurer dans des cabanes pendant la fête qui arrive au septième mois
  • Et qu’ils devaient publier et afire passer dans toutes leurs villes ainsi qu’à Jérusalem l’avis suivant: “Répandez-vous dans la montagne et rapportez-en des feuilles d’olivier, des feuilles de l’arbre qui donne de l’huile, des feuilles de myrthe, des feuilles de palmier, des feuilles d’arbres touffus, pour faire des cabanes comme il est écrit”.
  • Le peuple sortie et en apporta. Il se dressèrent des cabanes, chacun sur son toit, dans leurs cours et dans les parvis du Temple de Dieu, sur la place devant la porte de l’Eau et sur la place devant la porte d’Ephraïm.
  • Toute la communauté de ceux qui étaient revenus de captivité établirent des cabanes et demeurèrent dans ces cabanes; aussi bien, depuis les jours de Josué, fils de Noun, jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël n’avaientpas agi de la sorte. La joie fut donc extrèmement grande.

Ce retour à la loi divine et à l’alliance, malgré la fragilité du peuple d’Israël fraîchement à nouveau installé sur sa terre et en position d’infériorité au niveau rapport de forces par rapport aux ennemis qui l’entourent illustre le début du psaume :

  1. De David. Vers Toi, Éternel, j’élève mon âme !
  2. Mon Dieu ! En Toi je me confie, que je ne sois pas déçu ! Que mes ennemis ne triomphent pas de moi !
    • Ceux qui se sont opposés à la reconstruction des murailles de Jérusalem et qui restent une menace par rapport à la reconstruction du peuple d’Israël.
  3. Aussi bien, ceux qui espèrent en Toi n’ont pas à rougir;  (….)
    • Les prêtres ordonnent des réjouissances et non un deuil.
  1. (…) seuls rougiront ceux qui, gratuitement se montent perfides.
  2. Fais-moi connaître tes voies, ô Seigneur! (…)
    • Les prêtres viennent de relire au peuple la Torah.
  1. (…) Enseigne-moi tes sentiers.
    • Le peuple d’Israël est maintenant décidé à suivre la loi de Dieu. Et suite à cet épisode, le peuple d’Israël célébrera d’ailleurs pleinement la fête de Souccoth (fête des cabanes).
  2. Dirige-moi dans la vérité, instruis-moi car Tu es le Dieu de mon salut : en Toi j’espère tout le temps.

Un retour difficile

C’est dans cette situation ambiguë que Néhémie et Ezra doivent reconstruire le peuple d’Israël.

D’un côté, le peuple d’Israël retrouve sa terre et son Temple mais d’autre part le peuple a été décimé par la bataille contre Nabuchodonosor et les suites de l’exil, nous sommes loin de la grandeur du peuple d’Israël lorsque Moïse le confiait à Josué au seuil de la terre promise. Loin encore de la grandeur du royaume de David ou de Salomon. Malgré cela, Dieu est resté fidèle à son peuple et a tenu sa promesse de ne pas le détruire complètement et de ne jamais l’abandonner complètement.

C’est le sens du discours des Lévites qui suit la célébration de la fête de Souccoth que nous venons d’évoquer. Rappelez que le peuple a beaucoup souffert mais cela se justifie par la grandeur des fautes, le fait que malgré cela Dieu reste fidèle à son peuple positive l’ensemble :

  • Levez-vous[3], bénissez l’Eternel, votre Dieu, qui existe d’éternité en éternité ! Oui, qu’on bénisse Ton nom glorieux, qui s’est élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange ! C’est Toi seul qui es l’Eternel ; c’est Toi qui as fait les cieux et les cieux de cieux avec toutes leurs milices, la terre et tout ce qui la couvre, les mers et tout ce qu’elles renferment : Tu donnes la vie à tous les êtres, et l’armée du ciel s’incline devant Toi. C’est Toi, Eternel Dieu qui, qui élus Abram, qui le fis sortir d’Our-Kasdim et le dénommas Abraham. Tu trouvas son cœur fidèle à Ton égard et Tu lui fis la promesse solennelle de donner le pays du Cananéen, du Héthéen, de l’Amoréen, du Phérézéen, du Jébuséen, du Ghirgachéen, de le donner à sa postérité, et tu as accompli tes paroles, car Tu es juste. Tu vis la misère de nos pères en Egypte, et leurs cris, Tu les entendis près de la mer des Joncs. Tu opéras des signes et des prodiges sur Pharaon, sur tous ses serviteurs et tout le peuple dans son pays, car tu avais reconnu qu’on avait agi tyranniquement à leur égard. Ainsi Tu T’es fait un renom jusqu’à ce jour. Tu fendis la mer ; ils passèrent à pied sec au milieu de la mer, tandis que leurs persécuteurs, Tu les précipitas au fond du gouffre, comme une pierre au sein des eaux puissantes. Tu les guidas, le jour, par une colonne de nuée et, la nuit, par une colonne de feu, destinée à éclairer devant eux la route qu’ils devaient suivre. Tu descendis sur la montagne de Sinaï, et Tu leur parlas du haut du ciel. Tu leur donnas des statuts équitables, des doctrines de vérité, des ordonnances et des préceptes excellents. Tu leur fis connaître ton Sabbat saint et, par l’organe de Moïse, ton serviteur, Tu leur prescrivis des commandements, des lois et une doctrine. Du haut du ciel Tu leur octroyas du pain pour leur faim, Tu leur fis jaillir de l’eau du rocher pour leur soif, et tu leur dis de marcher à la conquête du pays que Tu avais promis solennellement de leur donner.

Ce rappel, effectué par le Lévites, de l’élection divine du peuple d’Israël et des largesses de Dieu envers son peuple illustre le verset suivant du psaume de cette génération :

  1. Souviens-Toi, Éternel de Tes bontés et de Tes grâces, car elles existent de toute éternité.

Les lévites poursuivent sur les fautes du peuple d’Israël et sur les sanctions qui en résultent :

  • Mais[4] eux, nos ancêtres, agirent avec témérité, ils raidirent leur cou et refusèrent d’obéir à Tes ordres. Oui, ils refusèrent d’obéir, oublieux de Tes merveilles, que Tu avais opérées en leur faveur ; ils raidirent leur cou et, dans leur rébellion, se donnèrent un chef pour retourner dans leur servitude. Mais toi, Tu es un Dieu de pardon, clément, miséricordieux ; tardif à la colère et abondant en grâce : Tu ne les as pas abandonnés. Bien plus, ils se firent un veau de métal et dirent : « Voilà ton dieu qui t’a fait sortir de l’Egypte » commettant ainsi de grands blasphèmes. Cependant, Toi, dans ton immense miséricorde, Tu ne les délaissas point dans le désert : la colonne de nuée, ne s’écartant pas d’eux le jour, continuait à les guider sur la route, de même que de nuit, la colonne de feu éclairait pour eux le chemin qu’ils devaient suivre. Tu les favorisas de Ton esprit de bienveillance pour les instruire, Tu ne refusas pas Ta manne à leur bouche et Tu leur donnas de l’eau pour leur soif. Pendant quarante ans, Tu les entretins dans le désert, sans qu’ils manquassent de rien ; leurs vêtements ne s’usèrent pas ni leurs pieds ne furent meurtris. Tu leur livras des royaumes et des peuples, que Tu leur répartis dans toute direction, et ils prirent possession du pays de Sihon, du pays du roi de Hesbon et du pays d’Og, roi de Basan. Tu multiplias leurs enfants comme les étoiles du ciel, et Tu les amenas dans le pays que Tu avais dit à leurs pères d’aller conquérir. Et les enfants vinrent prendre possession de ce pays, les Cananéens, et Tu livras entre leurs mains tant les rois que les peuples de ce pays, pour agir envers eux selon leur volonté. Ils s’emparèrent de villes fortes et d’un territoire fertile, ils prirent possession de maisons abondantes en biens, de citernes toutes creusées, de vignobles, d’oliviers et d’arbres fruitiers en quantité ; ils en mangèrent, s’en rassasièrent, devinrent gras et vécurent dans les délices par ta grande bonté. Mais alors ils devinrent rebelles et s’insurgèrent contre Toi, ils tournèrent le dos à Ta loi, mirent à mort tes prophètes, qui leur faisaient la leçon pour les ramener à Toi, et se rendirent coupables de grands blasphèmes. Et Tu les abandonnas aux mains de leurs adversaires, qui les opprimèrent. Au temps de leur détresse ils criaient vers Toi, et Toi, du haut du ciel, Tu les exauçais et, grâce à Ton extrême miséricorde, Tu leur donnais des sauveurs pour les délivrer du pouvoir de leurs ennemis. Mais dès qu’ils avaient retrouvé du repos, ils recommençaient à faire le mal devant Toi, et Toi, de les abandonner aux mains de leurs ennemis, qui les opprimaient. Puis, de nouveau, ils t’imploraient et Toi, du haut du ciel, Tu les entendais et Tu les délivrais, grâce à Ta miséricorde, maintes et maintes fois.

Ce rappel du passé est à mettre en parallèle à la suite du psaume :

  1. Les erreurs de ma jeunesse, mes fautes, oublie-les; (…)
    • Elles sont largement rappelées dans le passage précédent.
  1. (…) souviens-Toi seulement de moi selon Ta miséricorde, pour l’amour de Ta bonté, ô Seigneur !
  2. L’Éternel est bon et droit, aussi montre-t-il aux pécheurs le (vrai) chemin.
  3. Il dirige les humbles dans le bon droit, et enseigne Sa voie aux misérables.
  4. Toutes les voies de l’Éternel sont grâce et bienveillance, pour ceux qui respectent son alliance et ses statuts.
  5. En faveur de Ton nom, Seigneur, pardonne mon iniquité, si grande qu’elle puisse être.
  6. Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? (…)
    • À chaque fois que le peuple d’Israël se reprend, Dieu lui pardonne ses fautes.
  1. (…) Il le guidera dans le chemin qui a sa préférence.
  2. Son âme vivra au sein du bonheur, et sa postérité prendra possession du pays.
    • Allusion à l’entrée en terre promise malgré les fautes du désert.
  3. L’Éternel communique ses mystères à ses adorateurs, Il leur révèle son alliance.
    • La succession des fautes et de leur rachat rapproche progressivement le peuple d’Israël de son Dieu.

Miséricorde

Ainsi, s’appuyant sur la miséricorde passée de Dieu envers son peuple, les Lévites rappellent alors la situation que vit le peuple d’Israël après son retour d’exil. La encore, le peuple d’Israël compte sur la miséricorde divine pour se reconstruire:

  • Cependant[5] dans Ta miséricorde, Tu ne les as pas complètement anéantis ni délaissés,
    • C’est à présent la destruction de Jérusalem et l’exil qui suivit qui sont évoqués.
  • car Tu es un Dieu clément et miséricordieux. Et maintenant, notre Dieu, ô Dieu grand, puissant et redoutable, qui gardes fidèlement le pacte de bienveillance, ne fais pas trop peu de cas de toutes les tribulations que nous avons éprouvées, – nous, nos rois, nos princes, nos prêtres, nos prophètes, nos ancêtres, ton peuple tout entier – depuis l’époque des rois d’Assyrie jusqu’à ce jour. Toi, certes, Tu as été équitable en tout ce qui nous est advenu, car Tu as agi avec loyauté, tandis que nous, nous avons été coupables. Nos rois, nos princes, nos prêtres, nos ancêtres n’ont pas pratiqué Ta Loi ; ils n’ont pas prêté leur attention à tes préceptes ni aux remontrances que Tu leur adressais. Alors qu’ils étaient dans leur royaume ; en possession de biens abondants, dont Tu les avais gratifiés, du vaste et fertile territoire que Tu leur avais assigné, ils ne t’ont pas adoré, ils n’ont pas renoncé à leurs œuvres mauvaises. Eh bien, nous voici aujourd’hui esclaves ; oui dans le pays que Tu avais donné à nos pères pour jouir de ses fruits et de ses richesses nous sommes des esclaves ! Ses produits, il les prodigue au profit des rois que Tu as mis à notre tête à cause de nos péchés, ils dominent sur nos personnes et nos troupeaux selon leur gré, et nous sommes dans une grande détresse !

L’évocation faite par les Lévites de la situation misérable dans laquelle se trouve le peuple d’Israël à son retour d’exil sous la domination des autres peuples payant ainsi encore les fautes du passé alors qu’il a effectué son retour vers Dieu illustre la fin du psaume qui est une prière vers Dieu afin que celui-ci prenne à nouveau pitié de son peuple :

  1. Constamment mes yeux se dirigent vers le Seigneur, car c’est lui qui dégage mes pieds du filet.
  2. Tourne-Toi vers moi et prends-moi en pitié, car je suis isolé et pauvre.
  3. Que les angoisses qui serrent mon cœur se relâchent ! Délivre-moi de mes tourments.
  4. Vois ma misère et mes peines, fais disparaître tous mes péchés.
  5. Vois mes ennemis, comme ils sont nombreux, et comme ils me poursuivent d’une haine violente.
  6. Protège mon âme et sauve-moi ; que je ne sois pas confondu, moi qui m’abrite en toi.
  7. Que ma loyauté et la droiture soient ma sauvegarde ! Car j’ai mis espoir en Toi.
  8. Ô Dieu ! Délivre Israël de toutes ses détresses.

Paul David


[1] NEHEMIE Chapitre 8, versets 1 à 3 puis 9 à 17

[2] Voir NEHEMIE Chapitre 8, versets 13 à 18

[3] NEHEMIS Chapitre 9, versets 5 à 15

[4] NEHEMIE Chapitre 9, versets 16 à 28

[5] NEHEMIE Chapitre 9, versets 31 à 37