De 470 av. JC à 450 av. JC, psaume 24 : Les murailles de Jérusalem.

Résumé:

Cette génération est celle des années 470 avant JC à 450 avant JC.

Suivant notre comptage, cette génération est la génération 24 associée au psaume 24. C’est dans ce psaume 24 que nous retrouvons donc une illustration des faits de cette génération.

Cette génération correspond à la première partie du règne du roi de Perse Artaxerxés 1er, successeur du roi Assuérus. La restauration de Jérusalem s’était d’abord limitée à l’autel puis au Temple lui-même. Cette génération ainsi que la suivante seront l’occasion d’un nouvel élan qui permettra à terme de restaurer l’autorité juive sur la terre d’Israël.

La situation en terre d’Israël est préoccupante. Ceux qui s’y sont fixés là-bas sont dans une situation très mauvaise et humiliante ; les murs de Jérusalem gisent écroulés et ses portes sont consumées par le feu.

Le prophète Néhémie s’en émeut et s’en remet à Dieu. L’intervention de Néhémie intervient à la frontière de cette génération et de la suivante, le but de Néhémie est de redonner enfin à Jérusalem sa grandeur passée et d’y restaurer le service divin. Après sa prière faite à Dieu, Néhémie va à la rencontre du roi Artaxerxés afin que celui-ci l’aide dans ses projets de restaurer Jérusalem. Le roi Artaxerxés accède à la requête de Néhémie.

Néhémie qui s’est rendu à Jérusalem, arrive à clore la reconstruction des murs de Jérusalem grâce à l’aide de l’ensemble des Judéens qui y sont présents.

Développement:

Le désarroi de Néhémie

Cette génération correspond à la première partie du règne du roi de Perse Artaxerxés 1er, successeur du roi Assuérus. La restauration de Jérusalem s’était d’abord limitée à l’autel puis au Temple lui-même. Cette génération ainsi que la suivante seront l’occasion d’un nouvel élan qui permettra à terme de restaurer l’autorité juive sur la terre d’Israël.

Ces générations sont illustrées par les textes du prophète Néhémie contemporain d’Artaxerxés.

Quand Néhémie apprend la situation des juifs qui vivent en terre d’Israël, il éprouve un grand désarroi et s’en remet à Dieu:

  • Paroles[1] de Néhémie, fils de Hakhalia : « Au mois de Kislev, dans la vingtième année, alors que je me trouvais à Suse, la capitale, il advint que Hanani, un de mes frères, avec quelques autres hommes, arriva de Judée. Je les interrogeai sur les Judéens, ce groupe de libérés qui avaient été soustraits à la captivité, et sur Jérusalem ». Ils me répondirent : « Ceux qui, échappés à la captivité, se sont fixés là-bas, dans la province, sont ans une situation très mauvaise et humiliante ; les murs de Jérusalem gisent écroulés et ses portes sont consumées par le feu. » Quand j’entendis ces paroles, je m’affaissais en pleurant, et je fus dans la désolation pendant des jours. Je jeûnais et me répandais en prières devant le Dieu du ciel : « De grâce, ô Eternel, dis-je, Dieu du Ciel, Dieu grand et redoutable, qui gardes fidèlement le pacte de bienveillance à ceux qui T’aiment et obéissent à tes lois, que Ton oreille soit attentive et tes yeux ouverts pour entendre la prière de ton serviteur, qu’à présent j’élève vers toi jour et nuit en faveur de tes serviteurs, les enfants d’Israël en confessant les péchés des enfants d’Israël que nous avons commis à ton égard »

L’éloge de la grandeur divine dans la prière de Néhémie est à mettre en parallèle à celle faite par David dans le début du psaume de cette génération :

  1. De David. Psaume. À l’Éternel appartient la terre et ce qu’elle renferme, le globe et ceux qui l’habitent.
  2. Car c’est lui qui l’a fondée sur les mers et affermie sur les flots.

L’intervention de Néhémie intervient à la frontière de cette génération et de la suivante, le but de Néhémie sera de redonner enfin à Jérusalem sa grandeur passée et d’y restaurer le service divin, c’est ce que reflètent les interrogations de David dans la suite du psaume.

Le futur qui est employé ainsi que dans les versets suivants du psaume est dû à ce que l’action engagée lors de cette génération ne commencera à se concrétiser qu’à la prochaine génération pour être ensuite consolidée par l’action d’Ezra.

Ainsi la suite du psaume :

  1. Qui s’élèvera sur la montagne du Seigneur ? Qui se tiendra dans sa sainte résidence ?
  2. Celui dont les mains sont sans tache, le cœur pur, qui n’atteste pas ma personne pour la fausseté, et ne prête pas de serment frauduleux :
  3. celui-là obtiendra la bénédiction de l’Éternel, la bienveillance de Dieu de son salut.
  4. Tel est le sort de ses adorateurs, de ceux qui recherchent Ta face, de Jacob, Sélah !

Artaxerxés

Après sa prière faite à Dieu, Néhémie va à la rencontre du roi Artaxerxés afin que celui-ci l’aide dans ses projets de restaurer Jérusalem :

  • C’était[2] au mois de Nissan, la vingtième année du roi Artachasta : il y avait du vin devant lui ; je pris ce vin et le présentai au roi. Ce n’était pas mon habitude d’être triste devant lui : « Pourquoi, me dit le roi, as-tu si mauvaise mine ? Tu n’es pourtant pas malade ! Ce n’est peut-être qu’une peine de cœur. » Je fus saisi d’une grande crainte, et je répondis au roi : « Que le roi vive éternellement ! Comment n’aurais-je pas l’air affligé, alors que la ville, lieu de sépulture de mes pères, est en ruines et que ses portes sont consumées par le feu ? »
  • Alors le roi me dit : « Quel est l’objet de ta requête ? » J’adressai une prière au Dieu du ciel, et je dis au roi : « Si tel est le bon plaisir du roi et si ton serviteur possède ta bienveillance, envoie-moi en Judée, dans la ville où sont les tombeaux de mes pères pour que je les rebâtisse. »

Le roi Artaxerxés accéde à la requête de Néhémie. Celui-ci peut arriver à Jérusalem et initialiser son projet non sans mécontenter les peuples adversaires d’Israël qui occupaient alors le terrain :

  • Quand[3] Sanballat, le Horonite, Tobia, le serviteur ammonite, en furent informés (de l’arrivée de Néhémie à Jérusalem), ils éprouvèrent un grand dépit de voir arriver quelqu’un pour s’occuper du bien-être des enfants d’Israël. J’entrais dans Jérusalem, et, après y être resté trois jours, je me mis en campagne pendant la nuit, accompagné de peu de personnes et sans avoir communiqué à qui que ce fut ce que mon Dieu avait inspiré à mon cœur de faire pour Jérusalem. Je n’avais pas d’autre bête de somme avec moi que celle qui me servait de monture. Je sortis pendant la nuit par la porte de la Vallée et me dirigeai vers la fontaine du Dragon et la porte des Ordures, et j’inspectai les murs de Jérusalem, qui étaient en ruines, et ses portes, qui étaient consumées par le feu. Puis, je passais à la porte de la Source et à l’étang du roi ; là, la place manquait pour que la bête que je montais pût passer. Je m’avançais ensuite de nuit le long de la vallée, tout en examinant le mur, et, passant de nouveau par la porte de la Vallée, je rentrais. Les chefs ne savaient où j’étais allé, ni ce que je me proposais de faire ; car jusque-là, je n’avais rien révélé ni aux Judéens, ni aux prêtres, ni aux grands, ni aux chefs, ni aux autres travailleurs. Mais alors je leur dis : « Vous voyez la misère où nous sommes, comme Jérusalem est dévastée et ses portes consumées par le feu. Allons rebâtissons les murs de Jérusalem pour que nous cessions d’être plus longtemps un sujet d’opprobre. »

La reconstruction des murs de Jérusalem

Ceci bien évidemment avec l’hostilité des autres peuples :

  • Quand[4] Sanballat, le Horonite, Tobia, le serviteur ammonite, et Ghéchem, l’Arabe, apprirent la chose, ils nous rallièrent et nous traitèrent avec dédain, disant : « Que signifie cette œuvre que vous entreprenez ? Allez-vous vous révolter contre le roi ? » Mais je leur répliquai et leur dis : « Le Dieu du ciel nous donnera le succès ; quant à nous, ses serviteurs, nous nous mettrons à l’œuvre et bâtirons ; pour vous, vous n’avez aucune part, aucun droit, aucun souvenir dans Jérusalem (argument qui pourra être réitéré à d’autres époques). »

Malgré les attaques et les plans imaginés par les autres peuples, Néhémie arrivera à clore la reconstruction des murs de Jérusalem[5] grâce à l’aide de l’ensemble des Judéens présents à Jérusalem :

  • Lorsque[6] le mur eut été reconstruit et que j’en eus posé les portes, les portiers, les chantres et les Lévites firent installer à leur poste. Je confiais la garde de Jérusalem à mon frère Hanani et à Hanania, gouverneur du fort, car celui-ci passait pour un homme loyal et craignant Dieu comme peu de gens.

La ville de Jérusalem était enfin prête à nouveau à recevoir l’Éternel au sein du Temple de Sion, ce qu’exprime la suite du psaume :

  1. Exhaussez, ô portes, vos frontons, relevez-vous, portails antiques, pour qu’il entre, le roi de gloire !
  2. « Qui donc est ce roi de gloire ? » – L’Éternel fort et puissant, l’Éternel, héros dans la guerre.
  3. Exhaussez, ô portes, vos frontons, relevez-vous, portails antiques, pour qu’il entre le roi de gloire !
  4. « Qui donc est ce roi de gloire ? » L’Éternel Cébaot, c’est Lui qui est le roi de gloire ! Sélah !

Paul David


[1] NEHEMIE Chapitre 1, versets 1 à 6, voir également la suite de la prière sur les versets 7 à 11.

[2] NEHEMIE Chapitre 2, versets 1 à 5

[3] NEHEMIE Chapitre 2, versets 10 à 17

[4] NEHEMIE Chapitre 2, versets 19 et 20

[5] Voir NENHEMIE Chapitres 3 à 6

[6] NEHEMIE Chapitre 7, versets 1 et 2