-450 à -431, psaume 25 : Rédemption.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtons109.Ezra_Reads_the_Law_to_the_PeopleCette génération est celle de la deuxième partie du règne du roi Perse Artaxerxés qui dura environ quarante ans soit approximativement deux générations, celle-ci et la précédente.

Cette génération est également celle de la poursuite de l’action de Néhémie. À cheval entre cette génération et la précédente, Néhémie a pu agir à la reconstruction de Jérusalem, plus particulièrement de ses murailles et de ses portes. Après s’être préoccupé de la restauration des pierres, Néhémie à cette génération travaille afin de restaurer le culte et reconstruire l’identité juive en terre d’Israël.

succoth shutterstock_81006082Afin de célébrer le renouveau du peuple d’Israël qui s’amorce depuis la reconstruction de Jérusalem, c’est Ezra qui organise la fête des cabanes devant le peuple d’Israël à nouveau réuni :

  • Tout[1] le peuple se réunit ensemble, comme un seul homme, sur la place, qui s’étend devant la porte de l’Eau. On demanda à Ezra, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, que l’Éternel avait prescrite à Israël. Ezra le prêtre apporta la Torah devant l’assemblée, homme et femmes et quiconque était capable de comprendre, le premier jour du septième mois. Il en fit la lecture devant la place qui précède la porte de l’Eau, depuis l’aurore jusqu’au milieu de la journée, en présence des hommes, des femmes et de tous ceux qui pouvaient comprendre. Le peuple était toutes oreilles pour entendre le livre de la Loi. […]
  • Néhémie, à savoir le gouverneur, ainsi qu’Ezra, le prêtre et le scribe, et les lévites qui instruisaient le peuple, dit au peuple tout entier ; « ne manifestez pas de deuil et ne pleurez point ! » Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Torah. Il ajouta : « Allez, mangez des mets succulents, buvez des breuvages doux et envoyez-en des portions à ceux qui n’ont rien d’apprêté, car ce jour est consacré à notre Seigneur. Ne vous attristez donc pas, car la joie en l’Éternel est votre force. » Cependant, les Lévites calmaient le peuple en disant : « Faites silence, car ce jour est saint : ne vous attristez donc pas ! » Tout le peuple s’en alla ainsi pour manger, boire, envoyer des présents et organiser de grandes réjouissances, car il s’était pénétré des paroles qu’on lui avait adressées.

Ce retour à la loi divine et à l’alliance, malgré la fragilité du peuple d’Israël fraîchement à nouveau installé sur sa terre et en position d’infériorité au niveau rapport de forces par rapport aux ennemis qui l’entourent illustre le début du psaume :

Vers Toi, Éternel, j’élève mon âme ! Mon Dieu ! En Toi je me confie, que je ne sois pas déçu ! Que mes ennemis ne triomphent pas de moi !

Ceux qui se sont opposés à la reconstruction des murailles de Jérusalem et qui restent une menace par rapport à la reconstruction du peuple d’Israël.

Aussi bien, ceux qui espèrent en Toi n’ont pas à rougir ;

Les prêtres ordonnent des réjouissances et non un deuil.

seuls rougiront ceux qui, gratuitement se montent perfides. Fais-moi connaître tes voies, ô Seigneur !

Les prêtres viennent de relire au peuple la Torah.

Enseigne-moi tes sentiers.

Le peuple d’Israël est maintenant décidé à suivre la loi de Dieu. Et suite à cet épisode, le peuple d’Israël célébrera d’ailleurs pleinement la fête de Souccoth.

Dirige-moi dans la vérité, instruis-moi car Tu es le Dieu de mon salut : en Toi j’espère tout le temps.

C’est dans cette situation ambiguë que Néhémie et Ezra doivent reconstruire le peuple d’Israël.

D’un côté, le peuple d’Israël retrouve sa terre et son Temple mais d’autre part le peuple a été décimé par la bataille contre Nabuchodonosor et les suites de l’exil, nous sommes loin de la grandeur du peuple d’Israël lorsque Moïse le confiait à Josué au seuil de la terre promise. Loin encore de la grandeur du royaume de David ou de Salomon. Malgré cela, Dieu est resté fidèle à son peuple et a tenu sa promesse de ne pas le détruire complètement et de ne jamais l’abandonner complètement.

C’est le sens du discours des Lévites évoqué par Néhémie qui suit la célébration de la fête de Souccoth que nous venons d’évoquer. Rappelez que le peuple a beaucoup souffert mais cela se justifie par la grandeur des fautes, le fait que malgré cela Dieu reste fidèle à son peuple positive l’ensemble.

Ce rappel, effectué par le Lévites, de l’élection divine du peuple d’Israël et des largesses de Dieu envers son peuple illustre le verset suivant du psaume de cette génération :

Souviens-Toi, Éternel de Tes bontés et de Tes grâces, car elles existent de toute éternité.

Les Lévites dans leur discours poursuivent en rappelant les fautes du peuple d’Israël et sur les sanctions qui en résultèrent.

Ce rappel du passé est à mettre en parallèle à la suite du psaume :

Les erreurs de ma jeunesse, mes fautes, oublie-les ;

Elles sont largement rappelées par les Lévites.

souviens-Toi seulement de moi selon Ta miséricorde, pour l’amour de Ta bonté, ô Seigneur ! L’Éternel est bon et droit, aussi montre-t-il aux pécheurs le chemin. Il dirige les humbles dans le bon droit, et enseigne Sa voie aux misérables. Toutes les voies de l’Éternel sont grâce et bienveillance, pour ceux qui respectent son alliance et ses statuts. En faveur de Ton nom, Seigneur, pardonne mon iniquité, si grande qu’elle puisse être. Quel est l’homme qui craint l’Éternel ?

À chaque fois que le peuple d’Israël se reprend, Dieu lui pardonne ses fautes.

Il le guidera dans le chemin qui a sa préférence. Son âme vivra au sein du bonheur, et sa postérité prendra possession du pays.

Allusion à l’entrée en terre promise malgré les fautes du désert.

L’Éternel communique ses mystères à ses adorateurs, Il leur révèle son alliance.

La succession des fautes et de leur rachat rapproche progressivement le peuple d’Israël de son Dieu.

Ainsi, s’appuyant sur la miséricorde passée de Dieu envers son peuple, les Lévites rappellent alors la situation que vit le peuple d’Israël après son retour d’exil. La encore, le peuple d’Israël compte sur la miséricorde divine pour se reconstruire.

L’évocation faite par les Lévites de la situation misérable dans laquelle se trouve le peuple d’Israël à son retour d’exil sous la domination des autres peuples payant ainsi encore les fautes du passé alors qu’il a effectué son retour vers Dieu illustre la fin du psaume qui est une prière vers Dieu afin que celui-ci prenne à nouveau pitié de son peuple :

Constamment mes yeux se dirigent vers le Seigneur, car c’est lui qui dégage mes pieds du filet. Tourne-Toi vers moi et prends-moi en pitié, car je suis isolé et pauvre. Que les angoisses qui serrent mon cœur se relâchent ! Délivre-moi de mes tourments. Vois ma misère et mes peines, fais disparaître tous mes péchés. Vois mes ennemis, comme ils sont nombreux, et comme ils me poursuivent d’une haine violente. Protège mon âme et sauve-moi ; que je ne sois pas confondu, moi qui m’abrite en toi. Que ma loyauté et la droiture soient ma sauvegarde ! Car j’ai mis espoir en Toi. Ô Dieu ! Délivre Israël de toutes ses détresses.

[1] NEHEMIE Chapitre 8, versets 1 à 4 puis 9 à 12