1170 à 1190, psaume 106 : Maïmonide.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtonsmaimonide shutterstock_137713700Cette génération marque la fin d’un certain monde médiéval.

Pendant que l’invasion Almohade sonne le glas de la présence musulmane en Espagne et donc en Europe, les incursions occidentales en Orient sont à leur tour menacées: le royaume chrétien de Jérusalem est menacé par Saladin qui s’en empare en 1187.

Cette nouvelle situation en Orient sera le déclencheur de la troisième croisade qui ne parviendra pas à rétablir la domination chrétienne en Orient.

ChristiansBeforeSaladinDans le même temps, pendant que l’Europe est en train de perdre ses rêves orientaux, l’Europe moderne est en train de se construire.

Il y avait déjà la reconquête espagnole, déjà commencée, et avec elle l’essor général de la culture européenne qui s’imprègne de toute l’accumulation de culture de l’Espagne islamique avant qu’elle ne bascule dans l’intégrisme Almohade.

Henry_II_of_England_-_Illustration_from_Cassell's_History_of_England_1902Les Plantagenets règnent sur le royaume Anglo-Normand depuis près de trois siècles. Henri II en assure les destinées pour la génération qui nous intéresse. IL commence son règne en 1154, mettant fin à la lutte de succession qui suit la mort d’Henri 1er en 1135, mort sans héritier direct. En épousant Aliénor d’Aquitaine en 1152, il agrandit considérablement son royaume. S’ajoutent aux terres anglaises et à la Normandie le Poitou, l’Aquitaine, la Gascogne, le

France_1154-frLimousin et l’Agenais. Les possessions d’Aliénor et celles d’Henri réunies représentent la moitié du royaume de France. Dès lors, lesconflits entre la France et l’Angleterre sont fréquents. Bien que terni en particulier avec le conflit avec son fils Richard Cœur de Lion qui finira par lui succéder en 1189, le règne d’Henri II l’Angleterre émerge pour prendre sa place au sein des futures grandes nations européennes. Cette grande nation qui alors a une grande partie de son territoire dans la France actuelle se heurte à la montée d’une autre grande nation européenne : la France Capétienne.

Louis-Félix_Amiel-Philippe_II_dit_Philippe-Auguste_Roi_de_France_(1165-1223)Si la dynastie Capétienne, initialisée en 987, remonte à Hugues Capet, il faut attendre la présente génération pour que celle-ci fournisse avec Philippe Auguste, un premier roi de France.

En fait le psaume de cette génération clôt le quatrième livre des psaumes. Ce quatrième livre avait commencé à la génération 90. Nous avions alors pu constater que cette génération, la génération 90, et en conséquence le psaume de cette génération marquait le vrai début de la gestation de l’Europe moderne. Rappelons ce que nous avions indiqué pour la génération du psaume 90 :

  • Comme la génération précédente, cette génération est une génération charnière. L’éclatement de l’empire carolingien et la renaissance de l’empire Byzantin avec ses conséquences sur l’émergence des pays de l’est de l’Europe dont les pays slaves marquent l’éclosion de l’Europe. Cette éclosion de l’Europe recentrera le monde. Le monde antique était défini en dessous d’une ligne matérialisée par Rome, Athènes et Byzance. Le monde à venir est défini au-dessus de cette ligne. Le quatrième livre des psaumes correspond à ce basculement du monde annonciateur pour le peuple Juif de nouveaux destins mais également de nouveaux malheurs.

Cette génération clôt cette gestation annoncée à la génération 90, l’Allemagne a déjà fait sa place au sein de l’Europe, même si pendant des siècles elle n’apparaîtra pas comme un grand royaume, son influence sera déterminante. L’Espagne chrétienne a déjà initialisé la reconquête alors que le Portugal est un royaume indépendant depuis 1143 (traité de Zamora conclu avec le roi d’Espagne Alphonse VII, suite à la victoire sur les musulmans à Ourique en 1139). La France et l’Angleterre viennent clore à cette génération la distribution des acteurs qui joueront le film européen pendant les générations qu’il reste à parcourir pour les Juifs lors de leur long exil.

Dans cette Europe nouvelle qui prendra les rennes du monde pour les dernières générations de l’exil, les Juifs sont largement représentés par des communautés disséminées dans ces nouveaux royaumes, comme le montre en particulier la cartographie du judaïsme français à cette époque.

Les Juifs dans les générations à venir sont confrontés à la renaissance culturelle qui fera de l’Europe le centre du monde. Cette renaissance prendra en particulier comme pivot l’éclosion de la culture philosophique de l’Europe musulmane qui s’est elle-même développée à partir de la culture grecque redécouverte.

Aristotle_latin_manuscriptAvicenne Philosophe musulman, fut le propagateur des œuvres de Galien et d’Hippocrate mais surtout celui qui fit émerger la philosophie d’Aristote. Du fait de la montée de l’intégrisme musulman, son œuvre ne permettra pas au monde arabe de devenir la puissance intellectuelle qu’il aurait pu devenir.

Ce n’est pas le cas du monde chrétien européen qui suivant son exemple redécouvre la culture grecque, celle d’Ésaü, pour devenir la puissance dominante des siècles à venir. Les Juifs dans ce passage de pouvoir, joueront un rôle déterminant dans la transmission du savoir de l’orient à l’occident. Mais l’émergence des principes philosophiques grecs, de Platon à Aristote met en danger la théorie de la révélation et à travers elle de la création du monde et en conséquence de la place de Dieu dans le monde intellectuel Juif.

De cette confrontation entre le monde d’Ésaü et celui d’Isaac, se pose le problème de la place des Juifs pour les générations à venir. Le rejet pur et simple des idées grecques ferait sombrer le judaïsme dans l’obscurantisme à l’image de ce qui est en train d’advenir du monde musulman. L’adhésion sans discernement aux idées grecques, serait un arrêt de mort pour le judaïsme, une victoire définitive d’Esaü sur Isaac.

La solution au dilemme est apportée par Maïmonide, qui à l’image des Juifs de son temps, ne cesse d’essayer de trouver sa place dans ce monde en pleine redéfinition. Né à Cordoue en 1138, sous la poussée Almohade, sa famille émigre en 1151 au Maghreb. Celui-ci également sous domination Almohade, il émigre une nouvelle fois en Israël puis en Egypte à la mort de son père en 1170. Imprégné de judaïsme de par une longue ascendance rabbinique, il est également séduit par la philosophie grecque, en particulier celle d’Aristote, vraisemblablement influencé par Avicenne. Une de ces premières œuvres maîtresse est le Mishné Torah (Répétition de la Torah) qu’il achève en 1180.

Rambam_mishne-torahSi dans ce livre, il s’adresse à l’ensemble des Juifs, il ne tarde pas à s’adresser à « l’élite » pour essayer de lever les contradictions apparentes entre Judaïsme et modernisme, entre Judaïsme et pensée philosophique.

C’est le but du « Guide des égarés » qu’il achève en 1190 :

  • Le guide[1] a été écrit pour celui qui est gêné par les anthropomorphismes qui affectent Dieu dans les Écritures. Ce livre est donc fait pour les « intellectuels » imprégnés des sciences profanes et troublés par l’opposition apparente entre leur savoir prophétique et leurs croyances religieuses. Et à la question qu’ils sont contraints de se poser – à savoir si la religion et la philosophie tendent vers le même but – Maïmonide répond de façon affirmative. […]
  • Le Mishné Torah, en revanche, poursuit une finalité opposée à celle du Guide. Destiné aux masses, il leur propose une série de règles concrètes qui ressortissent presque exclusivement à une philosophie pratique.

Si Maïmonide sera loin de faire l’unanimité au sein de sa propre communauté dans la suite des générations, son œuvre à l’avantage d’ouvrir le judaïsme au monde et de faire en sorte que celui-ci ne soit pas remis sérieusement en cause dans l’avancée vers les lumières :

  • Dans[2] la pensée juive médiévale l’apparition de Maïmonide marque un véritable tournant : avant lui l’exégèse philosophique, ou le commentaire allégorique des Écritures, faisait ses premiers pas. Après la mise en circulation du « Guide des égarés » on assiste à un développement puissant de ce type d’exégèse. Nul n’a synthétisé avec autant de netteté les doctrines cardinales du judaïsme pour tenter de les rapprocher de l’enseignement du philosophe stagirite (Aristote).

Le début du psaume de cette génération rends hommage à la démarche de Maïmonide, dans la lignée de ceux qui l’ont précédé tel Ibn Ezra ou Ibn Daoud, qui malgré leur attirance vers la modernité et la science restent fidèles à la loi mosaïque en réaffirmant la primauté de Dieu sur l’univers, sa création et en conséquence sur l’éternelle validité de la loi mosaïque dans le respect du droit mutuel :

Alléluia ! Rendez hommage à l’Éternel, car sa grâce dure à jamais. Qui saura dire la toute-puissance de l’Éternel, exprimer toute sa gloire ? Heureux ceux qui respectent le droit, pratiquent la justice en tout temps ! Souviens-toi de moi, ô Éternel, dans Ta bienveillance pour Ton peuple, veille sur moi, par Ta protection, pour que je puisse voir le bonheur de Tes élus, me réjouir de la joie de Ton peuple, me glorifier de concert avec Ton héritage.

Mais cette vivacité du judaïsme, exemplaire dans sa fidélité à l’alliance divine ne peut faire oublier que le peuple d’Israël est en exil. Cet exil va bientôt attaquer sa dernière phase, la plus terrible.

Pendant cette dernière phase, les Juifs à la fois profiteront d’un dynamisme culturel sans précédent au contact de la nouvelle Europe mais subiront dans le même temps des malheurs sans précédents dans leur confrontation avec les héritiers, au moins intellectuels, d’Esaü.

C’est pourquoi qu’avant d’attaquer, cette dernière phase, le psalmiste rappelle les fautes du peuple Juif dans le désert qui sont la cause de cet exil :

Nous avons péché tout comme nos pères, nous avons mal agi, nous sommes coupables ! Nos pères, en Égypte n’ont pas compris Tes miracles, ni gardé le souvenir de Tes nombreux bienfaits ! Ils se révoltèrent aux bords de la mer des Joncs. Lui (cependant) les secourut à cause de Son Nom, pour faire connaître Sa puissance. Il apostropha la mer des Joncs, et elle se dessécha, Il leur fit traverser les flots comme une terre nue. Il leur porta secours contre l’oppresseur, les délivra de la main de l’ennemi. Les eaux recouvrirent leurs persécuteurs, pas un d’entre eux n’en réchappa. Alors ils eurent foi en ses paroles, et chantèrent ses louanges. Bien vite ils oublièrent ses œuvres ; ils ne mirent pas leur attente dans ses desseins. Ils furent pris d’ardentes convoitises dans le désert, et mirent Dieu à l’épreuve dans la solitude. Il leur accorda ce qu’ils réclamèrent, mais envoya la consomption dans leurs organes. Ils furent jaloux de Moïse dans le camp, d’Aaron, le saint de l’Éternel. La terre, s’entrouvrant, engloutit Dathan, elle se referma sur la bande d’Abirâm. Un feu consuma leur troupe, une flamme embrasa les impies. Ils fabriquèrent un veau près du Horeb, et se prosternèrent devant une idole en fonte. Ils troquèrent ainsi leur gloire contre l’effigie d’un bœuf qui broute l’herbe. Ils avaient oublié Dieu, leur sauveur, qui avait accompli de si grandes choses en Égypte, des merveilles dans le pays de Cham, de formidables prodiges près de la mer des Joncs. Il parlait de les anéantir, si Moïse, son élu, ne se fut placé sur la brèche devant lui, pour détourner sa colère prête à tout détruire. Puis ils montrèrent du dédain pour un pays délicieux, n’ayant pas foi en sa parole. Ils murmurèrent dans leurs tentes, n’écoutèrent point la voix de l’Éternel ; et Il leva la main contre eux (pour jurer) qu’Il les ferait succomber dans le désert, qu’Il rejetterait leurs descendants parmi les nations, et les dispersait dans leurs (dieux) inanimés. Ils déchaînèrent la colère par leurs actes, et un fléau fit irruption parmi eux. Mais Phinéas se leva pour faire justice, et le fléau cessa de sévir. Cette action lui fut comptée comme un mérite, d’âge en âge, jusque dans l’éternité. Ils suscitèrent le courroux (divin) aux eaux de Mériba, et il advint du mal à Moïse à cause d’eux. Car ils furent rebelles à l’esprit de Dieu, et ses lèvres prononcèrent l’arrêt.

Ce que vient de résumer le psalmiste est le rappel des trois fautes fondamentales des Israélites dans le désert : les eaux de Mériba, le veau d’or et la faute des explorateurs.

Chacune d’elle aurait dû avoir comme conséquence l’extermination du peuple Juif dans le désert. Mais grâce, principalement à l’entremise de Moïse, ces exterminations ont été annulées et remplacées par trois séries de quarante-neuf générations de malédictions.

Ce rappel est fait au moment opportun, les Juifs ont déjà traversé plus de cent générations où ils ont subi déjà des malédictions nombreuses et sévères. Mais, cette génération clôt le quatrième livre des psaumes et annonce le cinquième et dernier qui est associé aux dernières générations d’exil du peuple Juif, celles pour lesquelles les nations accroîtront leurs exactions et leur haine envers le peuple Juif.

Le passage de ce psaume vient donc rappeler que l’exil n’est pas terminé et qu’il entre dans sa phase la plus dure.

Cette génération donne des signes avant coureur de ce que sera la cohabitation des Juifs avec la nouvelle Europe.

Si le passage précédent du psaume évoque le feu (« un feu consuma leur troupe, une flamme embrasa les impies »), ce n’est pas sans rapport avec les événements de cette génération, et de ce qu’elle annonce pour l’avenir.

En effet, l’Europe utilisera le feu comme un élément « purificateur » contre l’impiété que représente dans leur dogme la présence juive. Pour cette génération, mais malheureusement également à de nombreuses reprises dans ce qui reste de l’exil, y compris dans les temps « modernes ».

Des deux pays qui émergent, la France et l’Angleterre, qui finiront par se partager le monde, naissent un nouveau type de motif pour s’en prendre aux Juifs : l’accusation de crime rituel. Cette accusation sans fondement, à travers les générations à venir, servira sans cesse de prétexte à attaquer les Juifs. À tel point que contre toute attente, la propagande musulmane dans son combat contre le sionisme et contre les Juifs de façon générale s’en accapare encore aujourd’hui de façon complètement irrationnelle.

Cela commence en 1144 en Angleterre, mais le point de non-retour est atteint pendant cette génération qui voit la communauté de Blois décimée suite à une affaire de ce type :

  • En 1171[3], une nouvelle peur s’empara de la chrétienté déjà en proie aux démons. Les Juifs de Blois furent accusés de pratiquer des meurtres rituels. Des gens qui éprouvaient une profonde répulsion devant les sacrifices païens et qui, depuis la période de la Bible, s’interdisaient de consommer le sang de la viande étaient désormais accusés d’avoir tué un chrétien pour prendre son sang et confectionner le pain sans levain de la Pâque. Les Juifs, murmurait-on, n’étaient pas humains et avaient besoin de la force du sang pour prendre forme humaine. Les premiers chrétiens avaient été, eux aussi, victimes des mêmes accusations, ainsi que les hérétiques au sein du christianisme. Ce fut le premier procès de la sorte en France. Le tout premier de l’histoire avait eu lieu quelques décennies auparavant à Norwich en Angleterre en 1144. Trente-trois Juifs vivaient à Blois à l’époque du procès, hommes, femmes et enfants (selon Riccardo Calimani ce sont 34 hommes et 17 femmes qui furent brûlés). Le 26 mai 1171, ils furent tous brûlés sur le bûcher. On allait assister à des centaines de procès de ce genre dans les siècles à venir. Des milliers de Juifs allaient être exécutés. Les papes condamnèrent ces procès et ces exécutions qui ne cessèrent pas pour autant.

Les accusations portées contre les Juifs sont évidemment erronées et bien souvent un véritable crime est dissimulé grâce à ces attaques. Mais si les Juifs de cette génération ne sacrifient évidemment pas le sang innocent pour leur sacrement, il n’en a pas été de même pour la génération du veau d’or.

En reprenant cet épisode du désert, le psaume de cette génération trouve le moyen d’évoquer les accusations portées contre les Juifs de Blois:

Ils n’exterminèrent point les nations que l’Éternel leur avait désignées. Ils se mêlèrent aux peuples et s’inspirèrent de leurs coutumes, adorant leurs idoles, qui devinrent pour eux un piège. Ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux démons, répandirent du sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles, qu’ils immolaient aux idoles de Canaan, et le pays fut déshonoré par des flots de sang. Ils se souillèrent par leurs œuvres, et leurs actes furent une (longue) prostitution.

Sans prendre la défense des nations qui oppriment le peuple Juif, la suite du psaume rappelle que c’est du fait des fautes dans le désert qu’Israël est à la merci des nations dans un long exil qui bientôt atteindra sa phase finale :

La colère de l’Éternel s’alluma contre son peuple, et Il prit en horreur Son héritage. Il les livra au pouvoir des nations, ceux qui les haïssaient devinrent leurs maîtres. Leurs ennemis les opprimèrent, et les firent plier sous leur joug.

Mais si le peuple Juif est condamné à se faire malmené par les nations, Dieu reste vigilent pour ne pas l’abandonner complètement afin qu’à la fin de son exil, il puisse retrouver sa place privilégiée du fait de l’alliance divine.

C’est ce qu’exprime la conclusion du psaume :

Maintes fois Dieu les délivra, mais ils redevenaient rebelles de propos délibéré, et tombaient en décadence par leurs fautes. Il devenait attentif à leur détresse, quand Il entendait leurs supplications, se souvenant, pour leur bien, de son alliance, et se laissant fléchir dans son infinie miséricorde. Il émouvait la pitié en leur faveur chez tous ceux qui les retenaient captifs. Viens à notre secours, Éternel, notre Dieu, rassemble-nous d’entre les nations, pour que nous rendions hommage à Ton saint Nom, et cherchons notre gloire dans les louanges. Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, d’éternité en éternité, et que le peuple tout entier dise : « Amen ! Alléluia ! »

 

 

 

[1] Maurice-Ruben Hayoun : « Les Lumières de Cordoue à Berlin ». Chapitre : « L’exégèse biblique de Saadia Gaon à Moïse Maïmonide ». (p. 176).

[2] Maurice-Ruben Hayoun : « Les Lumières de Cordoue à Berlin ». Chapitre : « L’exégèse biblique de Saadia Gaon à Moïse Maïmonide ». (p. 166).

[3] Chaïm Potok : « Une histoire du peuple Juif ». Chapitre : « Le Christianisme : perdus dans le pays enchanté »