870 à 890, psaume 91 : L’oiseleur.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtonsOttokar_Walter_Heinrich_der_Vogler

Du côté des Omeyyades de Cordoue, Muhammad 1er poursuit son règne (852-886), puis lui succèdent Al Mundhir (886-888) et Abd Allah (888-912). En attendant l’âge d’or du judaïsme au sein du califat Omeyyade de Cordoue, il semble que les Juifs vivent sereins dans l’Espagne Islamique durant cette génération. En tout état de cause, l’histoire n’a retenu aucun événement négatif pour cette communauté et cette génération.

Pour cette génération, le califat Abbasside est assuré par al Mutamid (870-892). La politique d’Al Mutawakkil hostile envers les minorités et les Juifs en particulier ne semble pas reconduite par ses successeurs. Comme dans le Califat Omeyyade, il semble que pour cette génération, les Juifs vivent sereinement au sein de l’empire Abbasside. Cette génération est associée au début de l’éclatement de l’empire Abbasside.

Du côté de l’ex-empire carolingien, les juifs jouissent encore de la protection royale, les attaques récurrentes des cadres du clergé restant sans effet notables, du moins pour les Juifs de cette génération.

Il semble bien que la prière d’Ethan ait été entendue, et que le peuple Juif puisse souffler pendant cette génération.

Le psaume de cette génération n’est pas signé, mais semble bien être en continuité avec le psaume de la génération précédente. Moïse pourrait donc bien être l’auteur de ce nouveau psaume qui ressemble de prime abord à une bénédiction, puisqu’il n’est que promesse de protection.

Cette bénédiction est adaptée à la présente génération qui est vraisemblablement pour l’ensemble des communautés en monde chrétien ou musulman une opportunité de se renforcer sur le plan démographique et économique. Nous savons que la suite de l’histoire n’est pas rose et que les Juifs devront encore traverser de nombreuses expériences douloureuses au sein des nations.

En fait, si Moïse évoque le sort des hommes dans le psaume précédent. Ici il ne s’adresse plus à une pluralité d’individus mais à un sujet au singulier.

De même, au regard du temps employé, il n’évoque plus le présent mais le futur. Il en résulte que ce qui semble une bénédiction ne s’adresse en fait qu’au peuple Juif dans son ensemble et est une évocation des événements qui l’atteindront dans la suite des générations.

En évoquant la fragilité de la vie dans le psaume précédent, il est plus aisé dans le présent psaume d’évoquer la seule bénédiction qui importe : la survie du peuple d’Israël.

C’est ce qu’évoque le psaume de cette génération qui promet au peuple d’Israël et non pas à chaque Juif de traverser la nuit sauf. Ainsi le début du psaume rappelle le rôle protecteur de Dieu envers son peuple :

Celui qui demeure sous la sauvegarde du Très-Haut, et s’abrite à l’ombre du Tout-Puissant, qu’il dise à l’Éternel : « Tu es mon refuge, ma citadelle, mon Dieu, en qui je place ma confiance ! »

Le traité de Verdun[1] en 843 a signé la fin de l’empire carolingien partagé entre les trois fils de Louis le Pieux. Ce partage a permis de réunir auprès de la part de Louis II, l’ensemble des territoires allemands.Ces territoires sont ceux qui ont donné le plus de mal à Charlemagne dans ses conquêtes, en particulier ceux des Saxons.

Ary_Scheffer,_Charlemagne_reçoit_la_soumission_de_Widukind_à_Paderborn,_(1840)Les Saxons étaient païens, et chaque conversion au christianisme n’était souvent que de façade :Zerstörung_der_Irminsaule_durch_Karl_den_Großen_by_Heinrich_Leutemann

  • L’essentiel[2] des actions conquérantes de Charlemagne se situe aux confins septentrionaux et orientaux de la Germanie. Une première menace était constituée par les Saxons encore païens. À plusieurs reprises, les Saxons avaient fait mine de reconnaître l’autorité des Francs puis avaient repris leur indépendance. Leurs attaques avaient repris sous Pépin le Bref qui était parvenu à les contenir. Dès 772, Charlemagne entrepris contre eux une première campagne qui le conduisit jusqu’à la basse Weser où il fit construire le fort d’Ehresburg ; il ordonna de détruire l’idole des Saxons, l’Irmensul ou Erminsäule, un tronc d’arbre gigantesque situé au milieu d’un bois sacré où l’on vénérait le dieu Odin. […]
  • (en 775) Charlemagne (dans une nouvelle campagne) réapparut en, pays saxon. Face aux Francs, le duc Widukind organisa la résistance. Pénétrant jusqu’au cœur de la Saxe, Charlemagne obtint la soumission de quelques chefs saxons.Charlemagne_obligeant_les_Saxons_à_être_baptisésPlusieurs milliers de Saxons se convertirent lors d’un baptême collectif à Paderborn, en 777, mais Widukind continua la lutte jusqu’en 785. Au cours de ce long affrontement les Francs procédèrent à une politique de terreur dont l’un des épisodes les plus cruels fut la mise à mort de quatre mille cinq cents otages saxons à Verden en 782. […] Ce n’est qu’au bout de trente ans et après huit campagnes militaires que Charlemagne était enfin parvenu à soumettre le pays saxon.

Charlemagne qui s’était comparé au roi David et avait fait d’Aix La Chapelle la nouvelle Jérusalem a cru pouvoir supprimer le paganisme dans les terres allemandes en y important et en y imposant le Christianisme.

En fait la victoire n’est qu’apparente, le paganisme reste ancré dans l’héritage allemand, il se réveillera sous la forme du romantisme allemand au XIXe siècle entraînant l’Allemagne vers le nazisme et l’Europe et une partie du monde vers le chaos.

L’ancrage du paganisme est réel au sein du peuple allemand:

  • La masse[3] des hommes vit dans l’Allemagne de Charlemagne d’une manière primitive et misérable, dans l’ignorance et la superstition. […] Dans leur isolement, leur ignorance, leur misère et leurs terreurs, les hommes ne savent pas grand-chose du monde qui les entoure, au-delà de leur clairière et de leur forêt, et encore moins des mondes historiques qui les ont précédés. Leur mémoire collective conserve cependant, sous forme de contes, de légendes et de chants, le souvenir des gestes lointaines mêlées aux tribulations des anciens dieux et demi-dieux. Mais ces remembrances sont souvent et victorieusement battues en brèche par les servants du christianisme, qui substituent l’histoire sacrée du peuple d’Israël aux histoires païennes des Germains d’autrefois. Peu à peu, très lentement, une morale chrétienne se superpose aux morales germaniques ; sans cesse, tout au long du haut moyen-âge, synodes, mandements, prédications combattent ce qui, dans le peuple (c’est-à-dire dans toutes les classes et les couches), appartient encore à l’ancienne culture, qui sera refoulée, niée, chassée du conscient et de l’historique, sans être pour autant totalement éliminée, comme le montrent les réapparitions des vieilles légendes nordiques et des souvenirs des grandes migrations dans les chansons de geste qui se rédigent vers la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, sept, huit siècles après les événements dont elles conservent les traces.

Or c’est à cette époque, celle qui est ouverte par cette génération, que les exactions vers les Juifs se succéderont en terre allemande, tout servira de prétexte pour s’en prendre aux Juifs : Croisades, Peste ….

Peut-être par ce qu’ils représentent la religion qui leur a été imposée au détriment de leurs croyances païennes ancestrales.

C’est à la présente génération, en 876 que naît celui qui créera la première dynastie allemande : Henri 1er l’Oiseleur.

À la mort du jeune roi Louis l’Enfant en 911, plutôt que de choisir un souverain Carolingien, les Allemands désignent en 911 un des leurs : Conrad. La date de 911 est une des dates retenues comme date de naissance de l’Allemagne. Avant de mourir, Conrad désigne son successeur le duc de Saxe : le futur Henri 1er l’Oiseleur:

  • Lorsque[4] les envoyés de Conrad arrivèrent auprès du Duc de Saxe, celui-ci, Heinrich-der-finkler-darbringung-der-kaiserkroneselon la tradition rapportée par les chroniqueurs, était en train de tendre des pièges pour les oiseaux. C’est ce qui lui valut de passer dans l’histoire sous le nom d’Henri l’Oiseleur. Ainsi c’était le duc de Saxe qui était choisi pour régner sur la partie orientale de l’héritage de Charlemagne. Revanche des Saxons autrefois combattus et humiliés par Charlemagne ! Avec Henri de Saxe, en effet, c’était un lointain descendant de Widukind, dont le grand-père Ludolf, avait reçu la distinction ducale des mains de Louis le Germanique pour combattre les envahisseurs vikings, qui devenait roi de Germanie. […] Pour bien se démarquer de la tradition franque, le nouveau roi Henri 1er (919-936) refusa de recevoir l’investiture spirituelle de l’archevêque Heringer de Mayence, ce qui lui valut d’être qualifié de « roi non sacré».

Également :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’autre[5] aspect significatif de l’accession du Saxon à la royauté est, précisément, qu’il soit saxon, et descendant de Widukind, le héros païen de la lutte saxonne contre Charlemagne. C’est là une autre preuve, décisive, de la solidité de la toute nouvelle unité allemande.

Henri 1er l’Oiseleur fonde la première dynastie allemande à travers son fils Otton 1er, premier empereur germanique, et est impliqué dans l’éclosion de la dynastie Capétienne puisqu’il est le grand-père d’Hugues Capet.

La « pacification » de l’Allemagne par les Carolingiens et l’essor des villes nouvelles souvent développées à partir d’anciennes positions romaines attirent de nombreux juifs qui s’y établissent se laissant séduire par une certaine liberté et des conditions économiques favorables.

Toutefois de même que l’oiseleur attire dans son piège les oiseaux en les attirant dans des endroits en apparence sans danger et pourvus de nourriture, les Juifs se laissent piéger dans ces nouveaux territoires. Le piège se refermera à plusieurs reprises.

À chaque fois, les Juifs reviendront, subiront des massacres et disparaîtront. Puis le temps faisant son œuvre, oubliant les déboires passés de nouvelles générations s’installeront à leur tour pour subir le même sort. Et cela jusqu’aux temps modernes.

C’est ainsi que la suite du psaume indique les dangers contre lequel le peuple d’Israël devra faire face, en y laissant « des plumes » à chaque fois mais sans succomber (en tant que peuple). En fait ces dangers qui sont évoqués seront loin d’épargner les Juifs, mais miraculeusement, si chaque génération de la nuit va avoir droit à son lot de larmes, le peuple Juif restera toujours en vie, alors que chacun de ses ennemis, après avoir meurtri le peuple Juif ne survivra pas à l’épreuve du temps :

Car c’est lui (l’Éternel) qui te préserve du piège de l’oiseleur,

En faisant allusion à Henri 1er l’Oiseleur qui naît à cette génération le psalmiste indique géographiquement où se trouve le danger des prochaines générations : en terres allemandes et également en terres françaises qui seront dans une certaine dépendance de la sphère allemande.

de la peste meurtrière. Il te recouvre de ses vastes pennes ; sous ses ailes tu trouves un refuge : sa bonté est un bouclier et une cuirasse. Tu n’auras à craindre ni les terreurs de la nuit, ni les flèches qui voltigent le jour, ni la peste qui chemine dans l’ombre, ni l’épidémie qui exerce ses ravages en plein midi.

La peste meurtrière n‘épargnera pas les Juifs, elle les frappera même doublement. Une première fois directement, une seconde fois, lorsque après l’épidémie passée, les survivants se vengeront sur les Juifs accusés de l’avoir propagée. Le piège de l’oiseleur, c’est bien la comparaison que l’on peut faire avec les générations qui subiront les effets des croisades, de la peste et autre massacres perpétrés en Europe, sans oublier le piège qui lui se refermera sur les Juifs Ibériques. Malheureusement bien d’autres générations de Juifs encore seront prises dans la nasse.

Qu’à tes côtés il en tombe mille, dix mille à ta droite : toi, le mal ne t’atteindra point.

Quel que soit le lot payé par chaque génération, le peuple Juif traversera sauf les nations.

Tu le verras seulement de tes yeux, tu seras témoin de la rémunération des méchants.

Chacun des ennemis d’Israël finira par périr ou disparaître, le peuple d’Israël lui survivra pour voir sa chute.

Moïse, profitant de l’accalmie apparente pour les Juifs de cette génération, récite un psaume en forme de bénédiction contrastant avec ce que les Juifs subiront dans les prochaines générations. Tous les maux cités dans ce psaume, en effet, s’abattront sur les Juifs. Pas dans cette génération, mais dans les prochaines, conformément au temps employé dans le psaume. Cette contradiction n’est qu’apparente.

De fait lorsque les Juifs ont hérité de la terre promise, ils n’ont pas su gérer leur « bonheur » et se sont éloignés de Dieu, progressivement.

La nation d’Israël a été désignée par Dieu comme une nation de prêtres, devant jouer le rôle de témoin de Dieu auprès des nations. De fait les malheurs qui les frappent depuis que le compte à rebours de la nuit a commencé, soit depuis la mort de Salomon n’ont qu’un but global : affermir l’alliance entre Dieu et son peuple qui dans l’adversité, du fait de sa « nuque raide » se montre bien plus déterminé à affirmer sa fidélité à Dieu que dans l’opulence et la quiétude.

Par cette fidélité renforcée et à travers l’exil de la nuit, le peuple Juif devient un messager divin auprès des nations et renforce ainsi directement ou indirectement la connaissance et la reconnaissance de Dieu auprès des peuples de la terre.

Ainsi ce psaume devient bien plus clair si l’on se réfère au discours testament de Moïse dans le Deutéronome qui présente des parallélismes forts avec le présent psaume :

  • Quand[6] le Souverain donna leurs lois aux nations, quand il sépara les enfants d’Adam, il fixa les limites des peuples d’après le nombre des enfants d’Israël. Car ce peuple est la part du Seigneur ; Jacob est le lot de son héritage.
  • Il le rencontre dans une région déserte, dans les solitudes aux hurlements sauvages ; Il le protège, il veille sur lui, la garde comme la prunelle de son œil.
  • Ainsi l’aigle veille sur son nid, plane sur ses jeunes aiglons ; déploie ses ailes pour les recueillir, les porte sur ses pennes robustes. Seul, l’Éternel le dirige, et nulle puissance étrangère ne le seconde.
  • Il l’a fait monter victorieusement sur les hauteurs de la terre et jouir des produits des champs ; l’a nourri avec le miel des rochers, avec l’huile de la roche pierreuse. Avec la crème des vaches, le lait des brebis, les gras agneaux, les béliers de Basan et les boucs, avec la moelle exquise du froment, et tu buvais le sang vermeil du raisin.
  • Yechouroun, engraissé, regimbe ; tu étais trop gras, trop replet, trop bien nourri et il l’abandonne le Dieu qui l’a créé, et il méprise son rocher tutélaire. Ils L’irritent par des cultes étrangers, ils L’outragent par leurs abominations. Ils sacrifient à des démons qui ne sont pas Dieu, à des déités qu’ils ne connaissent point, déités nouvelles, de fraîche date, que n’avaient point redoutées vos pères. Et le rocher qui t’engendra, Tu le dédaignes, et tu oublies le Dieu qui t’a fait naître. À cette vue, le Seigneur s’est indigné ; ainsi outragé par ses fils, par ses filles.
  • Il a dit : Je veux dérober Ma face, Je verrai ce que sera leur avenir ; car c’est une race aux voies obliques, des enfants sans loyauté. Eux, m’ont irrité par des dieux nuls, m’ont contristé par leurs vaines idoles ; et Moi Je les irriterai par un peuple nul, Je les contristerai par une nation indigne.
  • Oui, un feu s’est allumé dans Ma colère, dévorant jusqu’aux profondeurs de l’Abime ; il a consumé la terre et ses productions, embrasé les fondements de montagnes. J’entasserai sur eux tous les malheurs ; contre eux j’épuiserai mes flèches. Exténués par la famine, dévorés par la fièvre et des pestes meurtrières, j’exciterai contre eux la dent des carnassiers, et le venin brûlant des reptiles.
  • Au dehors, l’épée fera des victimes, au-dedans, ce sera la terreur, adolescent et jeune vierge, nourrisson et vieillard.
  • J’aurais résolu de les réduire à néant, d’effacer leur souvenir de l’humanité.
  • Si Je ne craignais le dire insultant de l’ennemi et l’aveuglement de leurs persécuteurs, qui s’écrieraient : « C’est notre puissance qui triomphe, ce n’est pas l’Eternel qui en est la cause ». Car c’est une race aux idées fausse ; ils sont dépourvus d’intelligence. S’ils étaient sages, ils y réfléchiraient ; ils seraient frappés de ce qui finit par leur arriver.
  • Comment un seul homme pourrait-il en poursuivre mille, mettre en fuite une myriade, si leur Protecteur ne les eût vendus, si l’Éternel ne les eût livrés ?
  • Car leur Protecteur ne ressemble point au nôtre, et nos ennemis sont une race à part. De fait leur vigne tient de la vigne de Sodome, et leur terroir, des campagnes de Gomorrhe, ce sont des grappes amères que les leurs. Leur vin, c’est la bave des serpents, c’est le poison meurtrier des vipères ! Certes, ceci est mon secret ; il est scellé dans mes archives.
  • À moi la vindicte et les représailles, vienne l’heure où leur pied doit glisser ; car il approche, le jour de leur catastrophe, et l’Avenir accourt sur eux ! Oui, l’Éternel prendra parti pour son peuple, pour ses serviteurs il redeviendra propice, lorsqu’il les verra à bout de forces, sans appui et sans ressources. Alors il dira : « Où sont leurs dieux, ces rocs tutélaires, objets de leur confiance, qui consomment la graisse de leurs victimes, s’abreuvent du vin de leurs libations ? Qu’ils se lèvent pour vous secourir ! Qu’ils soient pour vous une sauvegarde ! Reconnaissez maintenant que c’est Moi, qui suis Dieu, moi seul, et nul Dieu à côté de moi ! Que seul, Je fais mourir et vivre, Je blesse et Je guéris, et qu’on ne peut rien soustraire à Ma puissance ».
  • Oui, J’en lève la main au ciel, J’en atteste mon éternelle existence. Quand J’aiguiserai l’éclair de mon glaive, quand Ma main s’armera du châtiment, Je prendrai revanche sur mes adversaires, Je paierai de retour mes ennemis. J’enivrerai de sang mes flèches, et mon glaive se repaîtra de chair – du sang des mourants et des captifs — du crâne des capitaines ennemis !
  • Nations, félicitez son peuple, car Dieu venge le sang de ses serviteurs, il exerce sa vindicte sur ses ennemis, réhabilite et Sa Terre et Son peuple.

C’est à la lumière de cette prédiction de Moïse qu’il faut comprendre la conclusion du psaume. Cette fin ne nie pas les malheurs que supportera le peuple Juif dans les générations à venir, mais cette « détresse » n’est qu’un passage temporaire qui doit mener celui-ci vers la rédemption finale et sa reconnaissance par les nations :

C’est que (tu as dit) : « L’Éternel est mon refuge ! » Dans le Très-Haut tu as placé ton abri. Nul malheur ne te surviendra, nul fléau n’approchera ta tente ; car à ses anges Il a donné mission de te protéger en toutes tes voies. Sur leurs bras ils te porteront, pour que ton pied ne se heurte à aucune pierre. Tu marcheras sur le chacal et la vipère, tu fouleras le lionceau et le serpent. « Car (dit le Seigneur) il m’est attaché, et Je veux le sauver du danger ; je veux le grandir, parce qu’il connaît Mon Nom. Il m’appelle et Je lui réponds ; Je suis avec lui dans la détresse, Je le délivre et le comble d’honneur. Je le rassasie de longs jours, et le fais jouir de mon salut».

 

 

[1] Henry Bogdan : « Histoire de l’Allemagne ». (p. 55/56)

[2] Henry Bogdan : « Histoire de l’Allemagne ». (p. 50/51)

[3] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». (p. 67)

[4] Henry Bogdan : « Histoire de l’Allemagne ». (p. 59/60)

[5] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». (p. 89)

[6] DEUTERONOME, Chapitre 32, versets 8 à 43.