de 710 à 730, psaume 83 : Al Aqsa.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtonsTemple mount - holy place for judaism and islam

À Byzance, à Philippicos Bardanès (711-713) succèdent Anastase II (713-715), Théodose III (715-717) avant l’instauration du long règne de Léon III l’Isaurien (717-741). Ce dernier met fin à une longue période d’instabilité principalement en mettant en échec un nouveau siège de Constantinople mené par les Arabes qui tourne en déroute.

Du côté des Omeyyades, Al Walid 1er (705-715) initialise cette génération. Suivent Suleyman (715-717), Umar Ibn Abd-Al Aziz (717-720), Yazîd II (720-724) puis Hisham (724-743).

Alors que les attaques directes des armées arabes contre Constantinople sont vaines, les armées arabes consolident pendant cette génération leurs conquêtes vers l’orient. Ainsi Samarkand tombe et accepte d’abandonner le culte idolâtre au profit de l’Islam matérialisé par la construction d’une mosquée. Cette mosquée ne sera pas la seule construction à marquer cette génération.

En marge de la politique de conquête des califes Omeyyades à Damas, une initiative du gouverneur d’Ifriqiya (le Maghreb actuel et principalement la Tunisie actuelle) change le destin de l’Europe.

Tarik_ibn_Ziyad_-Pendant que les Arabes essaient en vain depuis quelques générations de forcer Constantinople, le verrou Est de l’Europe, Tarik en 711, profite de la faiblesse du royaume Wisigoth pour assez rapidement faire de la majeure partie de la péninsule Ibérique la nouvelle province arabe d’El Andalous.

La conquête de l’Espagne Wisigoth met à jour des trésors cachés. Ce sont les Wisigoths, sous le commandement d’Alaric, qui avaient œuvré au sac de Rome en 410. Rome avait pillé les trésors du Temple de Salomon lors de la prise de Jérusalem en 70. Le fait que les armées arabes puissent découvrir certains de ces trésors lors de leur conquête de l’Espagne Wisigoth est donc tout à fait plausible.

Il n’est pas impossible que la table de Salomon soit venue enrichir une salle cachée ou une cave des différentes grandes constructions de cette génération (Damas, Médine ou Jérusalem).

1024px-Steuben_-_Bataille_de_PoitiersLe successeur d’Abd Al Aziz tente de poursuivre les conquêtes en « Europe ». Charles Martel y mets un point d’arrêt en 732 près de Poitiers.

De fait si dans l’Empire chrétien de Byzance, les Juifs ont un statut inférieur et qu’ils ont pu subir des épisodes douloureux, comme ceux évoqués dans les générations précédentes, il n’y a jamais eu une volonté flagrante d’extermination des Juifs de la part du christianisme oriental.

Ce n’est pas le cas du christianisme développé dans le royaume Wisigoth, dont les pratiques seront malheureusement imitées par l’ensemble des futurs royaumes chrétiens d’Occident.

La conquête musulmane met fin à ce siècle de laboratoire d’antisémitisme :

  • Avec[1] la conversion de Reccared, apparaît la législation anti-juive. Elle ne cesse de se renforcer jusqu’à la chute du royaume de Tolède, parce que les souverains ont pour mission de défendre la foi catholique, et parce que les Juifs représentent le seul obstacle à l’unification totale. Par ailleurs, les profits qu’ils réalisent dans le grand commerce apparaissent comme scandaleux dans une période d’économie contractée.
  • Dans une première étape, qui se prolonge durant un siècle, les autorités cherchent à isoler les Juifs et à les convertir par la persuasion ou la force. Les conciles et les monarques successifs leur interdisent d’avoir une épouse chrétienne, de posséder des esclaves ou des domestiques non juifs, d’exercer des charges publiques et de fréquenter les convertis ; ils punissent de mort le prosélytisme juif. Sisebut, vers 616, puis Chintila décident de les convertir en masse et sont les instigateurs des premières persécutions à leur égard.
  • Avec la radicalisation de la tension sociale et l’aggravation des difficultés politiques et économiques, s’ouvre alors une deuxième étape au cours de laquelle la monarchie, incitée par les évêques comme Julien de Tolède, un converti, cherchent à éliminer les Juifs, devenus boucs émissaires de la crise. Pas moins de 40 lois anti-juives sont édictées de 681 à 694 ! Ervige décide d’extirper « la peste judaïque » […]
  • En 711, les communautés, ont été décimées, mais il reste encore des Juifs, que les chroniques accusent d’accueillir les musulmans en libérateurs.

C’est à la fin de l’épisode Wisigoth, que le début du psaume de cette génération fait référence :

Ô Dieu, n’arrête plus ton action, ne garde pas le silence, ne reste pas au repos, ô Tout-Puissant ! Car voilà tes ennemis qui s’agitent en tumulte, et tes adversaires qui lèvent la tête. Contre ton peuple ils ourdissent des complots ; ils se concertent contre ceux que Tu protèges. Ils disent : « Allons, rayons-les du nombre des nations ; que le nom d’Israël ne soit plus mentionné ! »

La fin de l’Espagne Wisigoth donne place bientôt à une Espagne où les trois religions monothéistes cohabitent mieux qu’ailleurs.

Ce résultat est peut-être dû au fait que les nouveaux maîtres de l’Espagne n’étaient ni des musulmans de longue date, ni des adeptes vigoureux de la religion du Prophète :

  • Les habitants[2] de ces régions (Tunisie et Maghreb) sont des tribus berbères. La première conquête du gouverneur Ibn Abî-Sarh, qui les vainquit, eux et les Francs chrétiens (du Maghreb), n’eut aucune conséquence durable. Les Berbères se révoltèrent et apostasièrent. Les musulmans en massacrèrent. Une fois que l’Islam fut solidement établi chez eux, ils se révoltèrent encore et ils adoptèrent l’hérésie kharijite à plusieurs reprises. Ibn Abî-Zayd rapporte que les Berbères maghrébins se soulevèrent douze fois et qu’il fallut attendre que Musa b. Nusayr devint gouverneur, pour que l’Islam s’établisse solidement chez eux.

De fait après les défaites contre l’empire Byzantin, les musulmans décident de consolider leur empire plutôt que de l’étendre. Cela passe par une rigueur accrue dans l’Islamisation qui n’en est en fait qu’à ses débuts, puisque les canons du Coran ne sont fixés que depuis quelques années.

Les Berbères fraîchement convertis à l’Islam par la force ont donc vraisemblablement cherché un havre de paix loin des instances califales de Damas. C’est ce qu’ils trouveront dans la conquête de l’Espagne.

Celle-ci étant faite vraisemblablement avec la complicité des Juifs de la péninsule et également de nombreuses forces chrétiennes, les Califes de Bagdad ne pourront pas imposer de rigueur islamique sur ce nouveau territoire et devront composer avec ce nouvel équilibre d’entente entre les trois religions monothéistes. Cette entente sera rompue quelques générations plus tard lorsque les musulmans deviendront réellement majoritaires.

De nombreux Juifs saisissent vraisemblablement l’opportunité de ces nouvelles conquêtes pour émigrer des territoires de Syrie (englobant la terre d’Israël) et de la Mésopotamie pour s’installer sur les terres contrôlées par les Berbères musulmans (dont de nombreuses tribus judaïsantes avant leurs conversions) : le Maghreb et l’Espagne. Cet exode fait suite à de nombreuses épidémies et amplifie ainsi la baisse de la population juive de ces territoires :

  • En[3] cette même année, 79 de l’Hégire, il y eut en Syrie une épidémie, qui enleva une quantité immense d’hommes. La mortalité fut si grande en cette contrée, qu’elle en fut presque dépeuplée.

C’est vraisemblablement cette désertification juive de la terre ancestrale due à l’exode et aux épidémies qui incite Suleyman Ibn Abd Al Malik (calife de 715 à 717) à construire en terre d’Israël (avant son accession au trône) la ville d’al Ramla (40 km au nord-ouest de Jérusalem) qui lui servira par la suite de résidence califienne. Cette ville est la seule ville arabo-musulmane d’importance fondée en terre d’Israël.

Cette appropriation de la terre d’Israël est accompagnée d’un durcissement des conditions pour les Juifs au sein de l’empire musulman. Les conditions favorables du début de la dynastie Omeyyade se durcissent à l’instar des nouvelles règles imposées aux dhimmis par la Convention d’Omar :

  • Il est[4] probable qu’un certain nombre des prescriptions humiliantes contenues dans la Convention d’Omar ont été le fait du calife omeyyade Omar II (717-720), et c’est peut-être l’origine de la confusion. La rédaction du texte sous sa forme la plus complète doit être l’œuvre de compilateurs lettrés du IIIe siècle de l’Hégire, prenant en compte toutes les restrictions successives apportées aux libertés des dhimmis, sans considération de temps et de lieux.
  • Quoi qu’il en soit, le texte des « chorouth » (= stipulations, nom arabe de la convention) est révélateur d’un état de la pensée juridique musulmane, à l’égard des minorités, qui marque une considérable péjoration par rapport à l’époque du Prophète et de la conquête, et qui peut paraître caractéristique de l’attitude, au moins théorique, de la civilisation islamique à son apogée. La liste des interdictions et vexations diverses est désormais très longue : interdictions de construire ou de réparer des édifices religieux ; des manifestations publiques de culte, de port d’armes ou de monter à cheval sur des selles ; obligation de signes distinctifs d’ordre vestimentaires, ou de particularités de coiffure ; de marques extérieures de respect à l’égard des Musulmans, etc. Parallèlement se développaient les avanies diverses imposées aux dhimmis lors du paiement de la capitation (attitude humble et courbée des contribuables, qui doivent effectuer le versement en personne ; sceau apposé sur la nuque du contribuable pour servir de quittance, etc.), qui découlent directement, quant à elles, du texte du verset coranique (Sourate IX, verset 29 : « avec humiliation ») et de ses interprétations rigoristes. Enfin les diverses écoles juridiques élaboraient toute une série de réglementations et toute une jurisprudence de détails qui aboutissaient dans de nombreux domaines du droit privé et public (taxes commerciales spéciales ; fiscalité particulière en ce qui concerne l’impôt foncier (kharâdj) ; restrictions à la capacité d’hériter, interdiction pour un dhimmi d’épouser une Musulmane, de posséder des esclaves non seulement musulmans mais parfois même païens ; exclusions au moins théorique des emplois publics ; nullité ou médiocre valeur du témoignage, en particulier en cas de procès avec un musulman, etc.) à affecter gravement la situation des minorités non musulmanes.

Ainsi, les Musulmans (les Ismaélites) continuant le travail du précédent empire, celui de Rome et Byzance (Edom) dans le projet de spolier des Juifs de leur terre promise et s’allient ainsi virtuellement aux ennemis que le peuple d’Israël avait dû affronter lors de la sortie d’Égypte. Ré-attribution de l’héritage du peuple Juif et transformation de celui-ci en paria afin d’éviter que celui-ci soit en mesure de revendiquer à nouveau son bien.

C’est ce qu’exprime la suite du psaume :

Car, d’un commun accord, ils prennent des résolutions, contre Toi ils font un pacte : les tentes d’Edom et les Ismaélites, Moabites et Hagrites, Ghebal, Amon et Amalec, les Philistins ainsi que les habitants de Tyr ; Achour aussi se joint à eux ; ils prêtent main-forte aux fils de Loth. Sélah !

Par le code d’Omar (ils prennent des résolutions) ils viennent de rejoindre les autres peuples dans la lutte contre l’élection du peuple d’Israël. De nombreux éléments de ce code seront repris dans les prochains siècles à l’égard des Juifs et pas seulement en terre d’Islam.

Pour maudire ce dernier intervenant, le rédacteur du psaume fait référence à un épisode biblique[5] de la période des Juges (après la conquête de la terre d’Israël par Josué et avant l’avènement des premiers rois d’Israël), lorsqu’ils furent confrontés à Jabin, roi Cananéen et son général Sisara qui possédaient une puissante armée.

Les Israélites s’en remirent à la prophétesse Déborah qui mena Barak à la victoire. L’armée cananéenne fut défaite au torrent de Kison, Sisara chercha son salut dans la fuite :

Giaele_e_SisaraCependant[6] (après que les troupes qui l’accompagnaient furent décimées) Sisara fuyait à pied vers la tente de Jaël, femme de Heber le Kénéen ; car il y avait paix entre Jabin, roi de Haçor, et la famille de Heber le Kénéen. Jaël sortit à la rencontre de Sisara et lui dit : « Entre, seigneur, entre chez moi, ne crains rien ! » Il la suivit dans la tente, et elle le cacha sous une couverture. Il lui dit : « Donne-moi, je te prie, un peu d’eau à boire, j’ai soif ! » Et elle ouvrit l’outre au lait, lui donna à boire et le recouvrit. Il lui dit : « Tiens-toi à l’entrée de la tente, et si l’on vient te demander : Y a-t-il quelqu’un ici ? Tu répondras : Non. » Or Jaël, femme de Heber, prit une cheville de la tente, se saisit d’un marteau, se glissa près de lui sans bruit et enfonça dans sa tempe la cheville, qui resta fichée en terre ; lui, fatigué, s’était endormi ; il mourut.

De la même façon, la dynastie des Omeyyades ne résistera pas à la révolution abbasside à la prochaine génération, les troupes de Marwân, le dernier calife Omeyyade seront-elles aussi décimées lors de la bataille du grand Zâb en janvier 750.

Marwân essayera lui aussi de trouver son salut dans la fuite, mais lui aussi sera poursuivi et exécuté :

  • Marwân[7] s’était arrêté dans une ville nommée Aïn as-Schams, ancienne capitale de Pharaon. Amir (qui poursuivait Marwân) y arriva pendant la nuit et il vit un esclave qui ferrait un cheval. Il lui demanda à qui appartenait ce cheval. « A Marwân », répondit l’esclave. « Où est-il ? » demanda de nouveau Amir. L’esclave lui indiqua l’église. Amir et ses soldats se dirigèrent vers cet endroit. Marwân, averti de leur arrivée, se leva aussitôt, revêtit sa cuirasse, prit son sabre, sortit et chercha à repousser les assaillants. Amir cria à ses soldats en langue persane : Tombez sur lui ! L’un de ses officiers nommé Abdallah, fils de Schihâb, lança son javelot et atteignit Marwân au ventre. Marwân tomba, les cavaliers d’Amir l’entourèrent aussitôt et un esclave de Mohammed, fils de Schihâb, lui trancha la tête.

Par suite, toute survivance de la dynastie Omeyyade sera détruite, que ce soit les restes des précédents califes ou les derniers membres de l’ancienne famille régnante :

  • Abou’l-‘Abbâs, de son côté[8], avait donné l’ordre d’amener tous les membres de la famille d’Omayya que l’on pût saisir, vieillards, jeunes gens et enfants, en un endroit appelé Nahr-Tousî. Quand tous furent réunis, Saffâ’h les fit massacrer. Puis il fit étendre sur les corps un tapis de cuir, sur lequel on servit un repas à ceux qui assistaient à cette scène, et qui mangèrent, pendant que les victimes râlaient et expiraient.

Le sort final des Omeyyades, comparé à celui des troupes de Jabin est ainsi rappelé dans la suite du psaume, le vœu du psalmiste sera exécuté « à la lettre » à la prochaine génération :

Traite-les comme tu as traité Madian, Sisara et Jabin près du torrent de Kison, qui furent anéantis à Endor, couchés sur le sol comme du fumier.

Pourquoi, une telle colère ? Les mesures du code d’Omar ne suffisent pas à justifier à elle seule une telle malédiction du psalmiste.

De fait cette génération est également celle de la construction définitive de la mosquée Al-Aqsa (en dur) sur l’endroit le plus saint de Jérusalem:

  • Al Walid[13] 1er (675-715), avait succédé à son père Abd Al Malik pour un règne d’une dizaine d’années, entre 705 et 715. Surtout connu comme bâtisseur, il fit élever à Damas, à l’intérieur des murs d’un ancien temple, la fameuse mosquée des Omeyyades […]. On lui doit aussi la reconstruction de la grande mosquée de Médine et celle du Masjid Al-Aqsa à Jérusalem en face de la Coupole du Rocher élevée par son père Abd Al Malik dont il continuait l’œuvre.

L’association des deux mosquées sur le site du Temple de Salomon est bien la faute que le psalmiste reproche à la dynastie Omeyyade comme l’indique la suite du psaume :

Rends leurs nobles pareils à Oreb et à Zeêb, et tous leurs princes, pareils à Zébah et Çalmouna, car ils ont dit : « Emparons-nous des demeures de Dieu. » Mon Dieu, fais d’eux comme un tourbillon de poussière, comme du chaume emporté par le vent. De même que le feu dévore les forêts, que la flamme embrase les montagnes, ainsi pourchasse-les par ta tempête, jette-les dans une fuite éperdue par ton ouragan. Couvre leur visage d’opprobre, terrifiés à jamais, saisis de honte et perdus. Qu’ils reconnaissent ainsi que Toi seul as nom Éternel, que Tu es le Maître suprême de toute la terre.

La fin de ce passage n’est pas sans rappeler la fuite éperdue des survivants de la dynastie Omeyyade dont seul réchappera Abd al-Rahman qui fondera la dynastie Omeyyade de Cordoue après près de cinq années de fuite et de cache :

  • Le voyage[14] d’Abd Al Rahman depuis l’Irak jusqu’à Al Andalus dura cinq ans et jamais il ne fut assuré d’être encore vivant quand viendrait l’aube du lendemain. Où qu’il allât, il était recherché par les espions et les sicaires de ses ennemis, les Abbassides, qui avaient arraché le califat à sa famille.

Les personnages évoqués dans ce passage du psaume correspondent à un nouvel épisode des « juges »[15] pendant laquelle les Madianites empêchaient les israélites de vivre sur leur terre. L’édification des mosquées aura le même effet.

Dome of the Rock and Western Wall in Jerusalem, IsraelJusqu’à aujourd’hui, ces mosquées empêchent le peuple d’Israël revenu sur sa terre de procéder au culte de son Dieu à Jérusalem. Ainsi la conclusion du psaume fait écho à la prophétie d’Isaïe qui fait par ailleurs référence au joug des Madianites qui illustre le psaume :

  • Le peuple[16] (d’Israël) qui marchait dans l’obscurité (de l’exil) voit une grande lueur ; ceux qui habitaient une terre ténébreuse, la lumière rayonne sur eux. Tu élèves ce peuple, Seigneur, tu lui accordes de grandes joies : ils se réjouissent en ta présence comme on se réjouit au temps de la moisson, comme on exulte au partage du butin ; car le joug qui pesait sur lui, la barre qui courbait son épaule, la verge qui le fustigeait, tu les as brisés comme au jour de Madian. Tout l’attirail des guerriers bruyants, les vêtements souillés de sang, tout est consumé, devient la proie du feu. C’est qu’un enfant nous est né, un fils nous est accordé : la souveraineté repose sur son épaule, et on l’a appelé Conseiller merveilleux, Héros divin, Père de la conquête, Prince de la Paix. Son rôle est d’agrandir l’empire, d’assurer une paix sans fin au trône de David et à sa dynastie, qui aura pour base et appui le droit et la justice, dès maintenant et à jamais. Le zèle de l’Éternel fera cela.

 

[1] Denis MENJOT : « Les Espagnes médiévales / 409-1474 ». Chapitre : « l’Espagne des Wisigoths : Le royaume de Tolède 569-711. (p.33/34)

[2] Ibn Khaldûn : « Discours sur l’Histoire universelle » (traduction de Vincent Monteil). Chapitre : « Dynasties, Monarchie, Califat. 9 : Une dynastie s’installe rarement dans des pays hétérogènes » (p. 252)

[3] TABARI : « La Chronique, Les Omeyyades ».  Chapitre : « Gouvernement de Haddjadj, fils de Yousef, dans l’Iraq » (p. 112)

[4] Xavier de Planhol : « Minorités en Islam ». Chapitre : « Introduction générale / La multiplication des mesures restrictives : la « convention d’Omar ». (p.37)

[5] Voir JUGES, Chapitre 4

[6] JUGES, Chapitre 4, versets 17 à 21

[7] TABARI : « La Chronique / L’âge d’or des Abbassides ». Chapitre : « Abdallah, fils d’Ali, envahit la Syrie. Mort de Marwân » (p. 26)

[8] TABARI : « La Chronique / L’âge d’or des Abbassides ». Chapitre : « Abdallah, fils d’Ali, envahit la Syrie. Mort de Marwân » (p. 28)

[9] TABARI : « La Chronique /Les Omeyyades ». Chapitre : « Conquête du Gorgān et du Taberistan par Yezîd, fils de Mouhallab ». (p. 201)

[10] TABARI : « La Chronique /Les Omeyyades ». Chapitre : « Conquête du Gorgān et du Taberistan par Yezîd, fils de Mouhallab ». (p. 202)

[11] Janine Sourdel et Dominique Sourdel : « Dictionnaire historique de l’Islam ».

[12] JUGES, Chapitre 5, versets 21 et 31

[13] Janine Sourdel et Dominique Sourdel : « Dictionnaire historique de l’Islam ».

[14] Antonio Munoz Molina : « Cordoue des Omeyyades ». Chapitre : « Le prince fugitif » (p. 50)

[15] Voir JUGES, Chapitres 6 à 8

[16] ISAÏE, Chapitre 9, versets 1 à 6