-770 à -751, psaume 9 : Isaïe.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtonsLe_prophète_Isaïe,_par_Gustave_Doré

La neuvième génération concerne la partie centrale des règnes du roi Azaria pour le royaume de Juda et Jéroboam pour le royaume d’Israël. Bien que le livre des rois indique un règne de cinquante-deux ans pour le roi Amacia, nous considérerons que son règne dura effectivement quarante-deux ans (durée a priori retenue par les historiens).

Ces règnes furent profitables aux deux royaumes en ce qui concerne leurs ennemis respectifs. Ces succès militaires illustrent le début du psaume de cette génération :

Je rends grâce à l’Éternel de tout mon cœur, je veux proclamer toutes tes merveilles, je veux me réjouir et exulter en toi, chanter ton nom, Dieu suprême, alors que mes ennemis lâchent pied et reculent, qu’ils trébuchent et périssent sous tes coups.

En fait si les ennemis d’hier lâchent pied, les ennemis de demain pointent au loin. Le succès du royaume d’Israël n’est pas dû à sa fidélité envers l’Éternel mais à la bienveillance temporaire de celui-ci.  Mais la survie accordée au royaume d’Israël est limitée, son temps est compté. Il disparaîtra bientôt. Le royaume de Juda n’est pas mieux loti, car bientôt des rois moins scrupuleux qu’Azaria vont se succéder au trône, ce qui amènera la destruction de Jérusalem et l’exil à Babylone des habitants du royaume.

Cette génération voit donc apparaître les prophètes qui, chacun à leur tour, mettront en garde le peuple d’Israël. Le mettre en garde sans oublier de le rassurer sur l’amour que Dieu porte sur son peuple. Le premier de ces prophètes est le prophète Isaïe. Les prophéties d’Isaïe préparent le peuple d’Israël à l’exil, pour cela les discriminations internes doivent disparaître afin que le peuple reste soudé dans l’adversité. Ceci afin d’atteindre ensemble la rédemption finale.

Si les prophéties d’Isaïe débutent par un sombre bilan pour le peuple d’Israël elles incluent des prévisions plus positives liées à la fin de la nuit promettant la résurrection de Sion et la punition de ses ennemis pour conclure sur une cohabitation heureuse et pacifique des peuples.

C’est l’objet de la suite du psaume de cette génération qui reprend les conclusions d’Isaïe relatives au fait que les peuples de la terre finiront par vivre à la fin des temps dans un monde de paix et de justice, ainsi la suite du psaume de cette génération :

Oui tu as fait triompher mon droit, ma cause, pris place sur ton trône en juge équitable. Tu as réprimandé les peuples, perdu l’impie : leur nom, tu l’as effacé à tout jamais. Ô l’ennemi ! C’en est fini pour toujours des ruines ; plus de villes démolies par toi ! C’est leur souvenir à eux qui disparaît. Mais le Seigneur demeure éternellement, il a établi son trône pour la justice. Oui, c’est lui qui juge le monde avec équité, il prononce sur les nations avec droiture. Que l’Éternel soit un abri pour l’opprimé, un abri dans les temps de détresse ! Ainsi se confient en toi ceux qui connaissent ton nom ; car tu ne délaisses point, ô Seigneur, ceux qui te recherchent. Célébrez l’Éternel qui siège à Sion ; proclamez parmi les peuples ses hauts faits.

La suite et fin du psaume est à mettre en parallèle avec les prévisions d’Isaïe promettant la fin de Moab et à travers luis des ennemis du peuple d’Israël.