-830 à -811, psaume 6 : Déclin du Royaume d’Israël.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtons

jehu-obelisk-croppedLa sixième génération est la génération correspondant aux vingt dernières années du règne de Jéhu en ce qui concerne le royaume d’Israël et quasiment les vingt premières années du règne du roi Joas pour ce qui concerne le royaume de Juda. Jéhu s’est illustré en décimant la descendance du roi Achab et en éliminant le culte de Baal dans le royaume d’Israël. Joas est le seul rescapé de la lignée du roi Joram que la reine Athalie, mère du roi Achazia essaya d’éliminer. Joas fut sauvé par Josabeth, fille du roi Joram et sœur du roi Achazia. Joas fut gardé dans le Temple de l’Éternel pendant six ans, soit la durée du règne de la reine Athalie. À l’issue de ces six ans la reine Athalie fut mise à mort et le règne de Joas commença.

Lors de la précédente génération Élisée avait rendu visite à Hazaël, le futur roi de Syrie alors que son prédécesseur Ben Hadad était malade et fit une prédiction néfaste pour Israël dont Hazaël sera « l’exécutant », cette prédiction se réalise à la présente génération, pendant le règne de Jéhu.

C’est à la lumière de ces faits que l’on peut comprendre le psaume de cette génération :

Seigneur ne me réprimande pas dans ta colère, ne me châtie pas dans ton courroux :

Le roi David, auteur du psaume, essaie d’obtenir le pardon des fautes répétées des rois d’Israël.

Ait pitié de moi, Seigneur, car je suis abattu ; guéris-moi, Éternel, car mes membres sont en désarroi,

Le royaume d’Israël commence à être démembré, déjà trois tribus (ou deux tribus et demie) sont détachées des autres tribus pour être à la merci des autres peuples, dans le cas présent la Syrie.

Mon âme est bien troublée : et toi, ô Éternel, Jusqu’à quand ?

Le sort réservé aux tribus de Gad, Ruben et Manassé ne fait que préfigurer les autres malheurs qui vont s’abattre tout au long de cette nuit (de cent quarante-sept générations).

Daigne de nouveau, Seigneur, délivrer mon âme, vient à mon secours en raison de ta bonté ; car dans la mort ton souvenir est effacé ; dans le Schéol, qui te rend hommage ?

La reine Athalie a failli éteindre la descendance du roi David et par la là la lignée qui doit donner naissance au Messie qui annoncera le règne final et définitif de l’Éternel. En préservant Joas au sein de son Temple, l’Éternel maintient en vie l’âme de David et l’empêche de disparaître définitivement dans le Schéol et répond donc in extremis à la supplique de David.

Je me suis exténué en gémissements ; chaque nuit je baigne mon lit de larmes ; de mes pleurs j’inonde ma couche. Ma vue s’éteint de chagrin, elle vieillit à cause de tous mes ennemis.

L’attente de l’aube se fait dans la douleur et les angoisses de la nuit, des malheurs qui vont toucher le peuple d’Israël pendant ces cent quarante-sept générations et qui déjà à cette génération ont failli avoir raison de la lignée de David.

Loin de moi, vous tous, artisans d’iniquité ! Car l’Éternel entend le bruit de mes sanglots. L’Éternel exauce ma supplication, l’Éternel accueille ma prière. Qu’ils soient confus, effarés, tous mes ennemis ! Qu’ils lâchent pied, couvert soudain de honte !

Malgré l’adversité que rencontre cette génération par le biais d’Hazaël, l’initialisation du règne de Joas marque l’attachement de l’Éternel à son peuple qui en préservant la lignée royale du roi David n’abandonne pas son peuple. S’il le laisse aux mains de ses ennemis, il reviendra à son secours à l’époque messianique. La nuit sera rude, mais la promesse de l’aurore subsistera.