-510 à -491, psaume 22 : La biche de l’aurore.

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biche aurore shutterstock_170789840Cette génération est bien particulière car, à la destruction du Temple, a succédé sa reconstruction sans que le peuple d’Israël ait eu besoin de combattre. Mais c’est bien cela qui soulève l’inquiétude de David. Si l’empire qu’il a laissé en héritage à son fils Salomon n’a tenu que dix-sept générations, comment résistera le reste d’Israël pendant la longue période de nuit qui doit s’écouler. Soient encore plus de cent vingt générations.

Ainsi, le titre de ce psaume peut nous permettre de mieux comprendre son sens profond.

En effet le titre, en plus des intitulés habituels, tels que Psaume de David ou « Au Chef des chantres » inclut une mention originale : d’après la « Biche de l’aurore ».

Dans le Zohar, nous trouvons ce passage :

  • Rabbi Hiyâ le Grand[1] se rendait auprès des maîtres de la Loi pour apprendre. Arrivé près de Rabbi Siméon bar Yohaï. Il vit que sa maison était divisée en deux par une cloison de feu. Étonné, Rabbi Hiyâ se dit : Je vais m’arrêter ici ; peut-être entendrai-je les paroles de Rabbi Siméon d’ici. Il entendit dire : « il est écrit : Fuis, ô mon bien aimé, et soit semblable à un cerf ou à un faon de biche. » C’est tout ce qu’Israël demande au Saint béni soit-il ; car Rabbi Siméon a dit : Ce qu’Israël désire ardemment, c’est que le Saint, béni soit-il, ne s’éloigne de lui autrement qu’à la manière de la fuite particulière au cerf et au faon de la biche. Pourquoi ? Rabbi Siméon dit : Aucun animal au monde n’imite le cerf ou le faon de la biche qui en fuyant, parcourent un court espace et retournent la tête vers l’endroit d’où ils viennent de fuir, et durant tout le temps de leur fuite tournent toujours la tête en arrière. De même, Israël dit à Dieu : Maître de l’univers, si jamais nous sommes cause que tu te retires de nous, puisse-t-il te plaire de t’éloigner de nous à la façon du cerf et du faon de la biche qui, tout en fuyant, tournent la tête vers l’endroit qu’ils viennent de quitter. Aussi l’écriture dit-elle : « Et alors même qu’ils étaient dans une terre ennemie, Je ne les ai cependant pas rejetés et ne les ai point méprisés jusqu’à les laisser périr entièrement ».

De fait, nous arrivons à une génération charnière, le peuple d’Israël revient sur sa terre après le premier exil de Babylone, mais cela ne signifie pas la fin de la nuit, bien au contraire. La durée de la nuit est de cent quarante-sept générations soit trois « séries » de quarante-neuf générations.

Les quarante-neuf premières correspondent aux malédictions du Lévitique, les quatre-vingt-dix-huit (deux fois quarante-neuf) dernières correspondent à celles du Deutéronome.

Dans le Lévitique, Dieu avait tout d’abord annoncé sept malédictions puis avait annoncé :

  • Et[2] si jusqu’à ceux-là, vous ne m’écoutez pas, Je continuerai à vous éprouver sept fois pour vos péchés.

Le peuple d’Israël est d’abord puni sept fois, puis dans un deuxième temps quarante-neuf fois (en totalité) soit sept fois sept.

3 fois 7 et 3 fois 49

Si l’on applique cela aux trois « séries » de quarante-neuf malédictions, cela nous donne un premier niveau de vingt et une malédictions (trois fois sept), le deuxième niveau complète ces malédictions pour arriver au septuple soit cent quarante-sept.

Nous sommes à la vingt-deuxième génération, c’est-à-dire que la première séquence de vingt et une malédictions vient de se terminer, cela est matérialisé par le retour d’exil de Babylone. Mais cela est aussi le début de la deuxième séquence de cent vingt-six malédictions (soient les cent quarante-sept malédictions moins les vingt et une déjà subies) et le peuple d’Israël ainsi pénètre dans le plus profond de la nuit.

Pour aborder la première séquence, le peuple d’Israël était fort. En effet la première génération a commencé à la mort de Salomon, le royaume était alors bien établi et le peuple d’Israël suffisamment nombreux et fort pour ne pas avoir à craindre ses voisins.

Dans cette vingt-deuxième génération, le peuple d’Israël est à nouveau réuni sur sa terre (uniquement les descendants du royaume de Juda), mais en ce qui concerne son nombre ou sa force, la situation est bien moins à l’avantage de celui-ci. Il ne peut lutter contre aucun de ses voisins.

C’est ce qui va susciter la supplique de David dans ce psaume. Elle commence par l’intitulé du titre. David ne remet pas en cause le jugement de Dieu qui encore soumettra son peuple aux malédictions pendant encore plus de cent vingt générations.

Dieu n’apportera pas de secours à son peuple tant qu’il n’aura pas subi les malédictions annoncées.

Après le passage que nous venons de citer du Lévitique ou Dieu indique « Je continuerai à vous éprouver sept fois », suivent les malédictions proprement dites.

Puis Il conclut sur le passage cité par le Zohar en illustration de son commentaire sur le Cantique des Cantiques : « Je ne les ai cependant pas rejetés et ne les ai point méprisés jusqu’à les laisser périr entièrement ».

Ainsi, la fuite du cerf symbolise la relation de Dieu avec son peuple.

Dieu donne l’impression de délaisser son peuple et de le fuir, mais de fait il ne l’abandonne pas.

Car si Dieu s’éloigne de son peuple, il le fait en gardant sa face dirigée vers son peuple afin de s’assurer que celui-ci ne périsse pas complètement. Ainsi malgré les apparences, le peuple d’Israël n’est pas délaissé, et viendra le jour où Dieu se rapprochera à nouveau de son peuple pour lui rendre sa place au sein des nations.

Mais avant cela, il faut que le peuple d’Israël traverse sa nuit et subsiste jusqu’à l’aurore, jusqu’à que Dieu se souvienne à nouveau de son peuple. Jusqu’à que Dieu remplace la rigueur par la miséricorde. Que le cerf, la rigueur du mâle, fasse place à la biche, la miséricorde de la femelle. Lorsque David évoque la biche de l’aurore, il évoque la Miséricorde finale de Dieu envers son peuple.

Ce psaume est ainsi une supplique de David envers Dieu afin que pendant le reste de la nuit que traverse le peuple d’Israël, Dieu puisse appliquer sa colère avec mesure afin que le peuple d’Israël puisse au moins atteindre l’aurore afin de retrouver l’amour de son Dieu.

C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter le début du psaume :

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné, loin de me porter secours, d’entendre mes paroles suppliantes ? Mon Dieu, j’appelle le jour et Tu ne réponds pas, de nuit il n’est pas de trêve pour moi. Tu es pourtant le Saint, trônant au milieu des louanges d’Israël. En Toi nos pères ont eu confiance ; ils ont eu confiance, et Tu les as sauvés. Ils ont crié vers Toi, et ont été délivrés ; ils ont espéré en Toi et n’ont pas été déçus.

Le jour correspond aux règnes conjugués de David et Salomon qui ont eu lieu alors que le peuple d’Israël était encore dans le jour et pendant lesquels ils avaient largement intercédé pour leur peuple. La nuit correspond évidemment à la nuit que subi le peuple d’Israël depuis la mort de Salomon et à laquelle assiste David au travers de ses psaumes.

La situation en effet pour cette génération de renaissance n’est pas très reluisante.

108.Nehemiah_Views_the_Ruins_of_Jerusalem's_WallsPour se l’imaginer, nous pouvons nous reporter au début du livre de Néhémie (bien que ce livre soit postérieur à cette génération, la situation décrite est bien représentative du retour d’exil et décrit une situation qui dure depuis celui-ci) qui décrit une situation déplorable pour les Juifs de retour en Judée ; à tel point qu’il en pleure.

Cette misère du peuple d’Israël après l’exil justifie le verset suivant du psaume qui exprime le désarroi de David devant cette situation :

Moi, je suis un vermisseau, et non un homme, l’opprobre des gens, objet de mépris pour le peuple.

De fait le premier cycle de vingt et une générations de la nuit concernait un peuple d’Israël souverain mais rebelle à Dieu dont la principale menace était lui-même.

Le second cycle qui se poursuit encore aujourd’hui montre un peuple d’Israël qui ne possède plus la puissance et qui est sous la constante menace des autres peuples de la terre.

Dans ce cycle, au contraire du premier, le peuple d’Israël sera constamment fidèle à son Dieu et se verra sans cesse reprocher cet attachement en apparence sans résultat, puisque malgré lui Dieu ne protégera pas son peuple des menaces des autres peuples, ou tout du moins pas de façon visible.

Cette vulnérabilité aux autres peuples ainsi que leurs railleries par rapport à la fidélité irrationnelle du peuple d’Israël à son Dieu est exprimée dans la suite du psaume :

Tous ceux qui me voient se moquent de moi, grimacent des lèvres, hochent la tête. « Qu’il s’en remette à l’Éternel ! Que celui-ci le sauve, qu’il l’arrache du danger, puisqu’Il l’aime ! ». Oui, c’est Toi qui m’as tiré des entrailles maternelles, qui m’as fait reposer en sûreté dans le giron de ma mère ; entre les bras j’ai jeté dès ma naissance, dès le sein de ma mère, tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi, car l’angoisse est proche, et nul n’est là pour m’aider.

Dan_8_ram_and_he-goatQuand aux attaques successives des autres peuples elles sont évoquées dans le livre de Daniel. Les différents animaux et cornes évoquées dans ce récit sont les différents empires qui se succéderont et pour lesquels le peuple d’Israël ne sera qu’un spectateur.

Les empires évoqués sont entre autres ceux d’Alexandre le Grand et d’Antiochius Épiphane. Ces empires ne seront que les premiers d’une longue série, de l’Empire romain au récent régime nazi.

C’est ce long parcours qu’évoque la suite du psaume :

Des taureaux nombreux m’environnent, des bêtes puissantes de Basan m’assiègent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, tel un lion qui déchire et rugit. Je suis comme l’eau qu’on répand, tous mes membres se disloquent ; mon cœur est comme de la cire, qui fondrait au milieu de mes entrailles. Ma sève est desséchée comme un tesson, ma langue est collée à mon palais ; Tu l’étends dans la poussière de la mort.

Comme nous l’avons vu précédemment le bouc représente Esaü, or les empires qui se succéderont lors de ce deuxième cycle sont bien placés sous le signe de l’occident et donc d’Esaü.

D’autre part, le taureau représente la prêtrise. Lorsque David évoque des taureaux nombreux, il n’évoque pas les prêtres d’Israël, mais ceux des descendants d’Esaü qui essaieront de s’approprier pendant ce deuxième cycle la prêtrise du peuple d’Israël.

Le peuple d’Israël tout d’abord impuissant devant les empires qui se succèdent ne pourra éviter l’émergence de nouvelles religions monothéistes que sont le Christianisme et l’Islam.

Or si, Isaac avait béni Esaü en lui laissant le pouvoir d’apporter la lumière dans les terres païennes, seul le peuple d’Israël devait assurer la prêtrise.

Statue of St. Peter in St. Peter's Square (Rome, Italy)Mais au lieu de cela, le Christianisme, qui sera d’abord une religion proche et à côté du Judaïsme, s’en éloignera pour devenir concurrent à ce dernier.

Kaaba in Mecca Saudi ArabiaIl en sera de même pour l’Islam. Ce sont ces taureaux, ces nouvelles religions que craint David, car il sait que tout au long de ce second cycle elles vont être un risque majeur envers la survie de sa descendance.

C’est ce qu’exprime le reste du passage du psaume que nous avons cité.

En ce qui concerne les nouveaux monothéismes, il est intéressant de citer le passage suivant des évangiles :

  • Le peuple[3] (censé être le peuple juif qui vient d’assister à la crucifixion de Jésus) restait là à regarder ; les chefs, eux ricanaient ; ils disaient : « Il en a sauvé d’autres. Qu’il se sauve lui-même s’il est le Messie de Dieu, l’Élu » Les soldats aussi se moquèrent de lui : s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils dirent : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Il y avait une inscription au-dessus de lui : « C’est le roi des Juifs ». L’un des malfaiteurs crucifiés l’insultait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! »

Ce passage n’est pas sans évoquer le psaume 22 qui fait l’objet du présent chapitre. En particulier, nous pouvons faire un parallèle avec le passage suivant que nous avons déjà cité :

Tous ceux qui me voient se moquent de moi, grimacent des lèvres, hochent la tête. « Qu’il s’en remette à l’Éternel ! Que celui-ci le sauve, qu’il l’arrache du danger, puisqu’Il l’aime ! ».

Or si nous prenons le passage des évangiles qui précède la citation précédente, nous avons :

  • Arrivés[4] au lieu-dit « Le Crâne », ils (les romains) l’y crucifièrent (Jésus) ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et, pour partager ses vêtements, ils tirèrent au sort.

Cela est à mettre en parallèle avec la suite du psaume vingt-deux :

Car des chiens m’enveloppent, la bande des méchants fait cercle autour de moi : comme le lion ils meurtrissent mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os : eux, ils me toisent et se repaissent de ma vue. Ils se partagent mes habits, ils tirent au sort mes vêtements.

VIENNA, AUSTRIA - DECEMBER 17, 2014: The Jesus Stripped of His Garments old lithography from 18. cent. by Johannes Lorenz Haid in Salesianerkirche church as the part of Cross way cycle.Or ceux qui s’attaquent à Jésus sont les romains, les descendants d’Esaü ou tout du moins leur représentation. Jésus est un juif pieux, et ses vêtements sont conformes à la tradition juive, en particulier, ils comportent les franges rituelles.

En s’appropriant ces vêtements et ces franges, tout en proclamant dans la foulée, Jésus, roi de Juifs[5], ils s’approprient le culte réservé au peuple d’Israël.

Les romains se détourneront peu à peu du message de Jésus qui voulait que les païens se tournent vers l’Éternel afin d’en recevoir la lumière.

Au lieu de cela, le Christianisme deviendra une religion obscurantiste, qui au lieu d’être au côté du peuple d’Israël sera pendant de longs siècles son ennemi déclaré.

Cela en complète méconnaissance du message de Jésus.

Car si l’Évangile que nous venons de citer prévoit à travers la personnalisation que représente Jésus, le dépouillement du peuple juif par la future église, il annonce également sa rédemption future :

  • Puis[6] il (Jésus s’adresse aux disciples après sa résurrection) : Codex_binding_Louvre_MR373« Voici les paroles que je vous ai adressées quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui été écrit de moi dans la loi de Moïse, les prophètes et les Psaumes ». Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures, et il leur dit : « C’est comme il a été écrit : le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, et on prêchera en son nom la conversion et le pardon de tous les péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem ».

En dehors des considérations chrétiennes sur la résurrection de Jésus, il résulte de ce passage que le salut du monde ne peut avoir lieu sans celui préalable du peuple d’Israël qui doit d’abord subir les cent quarante-sept générations de malédiction annoncées afin de pouvoir accéder à la place qui lui est réservée auprès de Dieu. Alors seulement pourra être envisagé le salut des autres peuples.

Si l’Évangile conclut sur le fait que le salut n’aura lieu qu’après que les psaumes soient accomplis, cela signifie que toutes les générations matérialisées par les psaumes de David doivent s’écouler pour que le salut final ait lieu.

Cela inclut les cent quarante-sept premiers psaumes que sont les cent quarante-sept générations de la nuit que doit subir le peuple d’Israël, car ce sont ces générations qui permettront d’accéder aux trois derniers psaumes qui matérialisent le salut d’Israël, la reconstruction de Jérusalem puis le salut des autres peuples.

Ce deuxième cycle pendant lequel le peuple d’Israël devra subir les attaques répétées des autres peuples est également annoncé par le Coran, dans le passage suivant que nous avons déjà cité :

  • Nous[7]avons décidé pour les fils d’Israël dans l’écrit : « Vous serez détruits deux fois sur terre, puis vous vous élèverez en grande élévation ».

Cette annonce qui est évoquée dans la sourate qui est appelée soit « Le voyage nocturne » (en rappel de celui de Mahomet qui ainsi pu être présenté à Dieu) soit « Les fils d’Israël », est particulièrement pertinente pour décrire « Le voyage nocturne du peuple d’Israël ».

En effet, si la nuit que subit Israël est terrible, l’espoir de l’aube la rend plus douce. C’est cette aube confirmée par les Évangiles et le Coran que David évoque dans ce psaume pour contrebalancer les duretés du deuxième cycle qui est initialisé par cette vingt-deuxième génération. Ainsi comme l’évoque le titre de ce psaume, c’est la biche de l’aurore que David évoque dans la fin de ce psaume. La biche de l’aurore, soit le retour de Dieu auprès de son peuple et la fin de la disgrâce. Le salut du peuple d’Israël pour le salut des peuples :

Mais Toi, ô Seigneur, ne T’éloigne pas ; Toi, qui es ma force, viens vite à mon secours ! Sauve mon âme du glaive, ma vie de la fureur des chiens ; arrache-moi de la gueule du lion, protège-moi contre les cornes des buffles. Je proclamerai Ton nom devant mes frères, au milieu de l’assemblée, je Te louerai. « Adorateurs de l’Éternel, louez-Le ; vous tous, descendants de Jacob, honorez-Le, vous tous, postérité d’Israël ! Car Il n’a point dédaigné, Il n’a point méprisé la misère du malheureux ; Il n’a pas caché de lui son visage, ni manqué de l’entendre quand il implorait ! » C’est Toi dont je célébrerai les louanges dans la grande assemblée, j’accomplirai mes vœux devant ceux qui Te craignent. Les humbles mangeront et seront rassasiés, les adorateurs de l’Éternel le loueront. Que votre cœur renaisse à la vie pour toujours ! Les confins de la terre se souviendront et reviendront au Seigneur, toutes les familles des peuples se prosterneront devant lui. Car à l’Éternel appartient la royauté, Il domine sur toutes les nations. Ils mangeront et adoreront, tous les heureux de la terre ; devant lui s’inclineront ceux qui descendent dans la poussière, incapables de sustenter leur vie. La postérité lui vouera un culte ; on parlera du Seigneur aux âges à venir. Ils viendront et proclameront sa justice ; ils diront au peuple à naître ce qu’Il a fait.

 

[1] ZOHAR II (section Chemot) 14a, qui cite dans un premier temps « Le Cantique des Cantiques », Chapitre 8,  verset 14 puis qui conclue sur une citation de Lévitique Chapitre 26, verset 44

[2] LÉVITIQUE Chapitre 26, verset 18

[3] Évangile selon Luc, Chapitre 23, versets 35 à 39

[4] Évangile selon Luc, Chapitre 23, versets 33 et 34

[5] Voir Évangile selon Luc, Chapitre 23, verset 38.

[6] Évangile selon Luc, Chapitre 24, versets 44 à 47

[7] CORAN Sourate 17 (intitulée « Le voyage nocturne » ou « Les fils d’Israël ») verset 4 suivant la traduction d’André Chouraqui.