-710 à -691, psaume 12 : Sursis pour le royaume de Judée.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtonsSennacheribPour cette génération, le royaume d’Israël n’existe plus en tant que royaume juif.

Les tribus juives qui le peuplaient sont exilées et sont remplacées par des peuples étrangers. Nous ne parlerons plus de royaume d’Israël mais de la Samarie.

Lachishsiege1Le royaume de Juda qui finira par être dénommé Judée ne verra pas avec une grande considération cette contrée voisine même si en apparence elle essaie d’adopter la religion du pays : le Judaïsme.

Ezechias-HezekiahCette génération est marquée par le règne d’Ézéchias qui a commencé sur la génération précédente et qui se terminera sur la génération suivante (la génération 13).

L’établissement de peuples étrangers sur le territoire de Samarie fut à l’initiative du roi d’Assyrie qui avait auparavant exilé les tribus juives du royaume d’Israël.

Suite à l’intervention divine, les nouveaux occupants comprirent qu’il fallait respecter le culte de l’Éternel. Ils firent revenir un prêtre exilé, ce qui les amena à exercer le culte de l’Éternel mais associé à leurs anciens cultes idolâtres. C’est ce qui explique la distance prise par les habitants de Judée envers ceux de Samarie depuis cette époque.

Le roi d’Assyrie Sennachérib (successeur de Salmanazar qui força l’exil du royaume d’Israël) cherche à faire tomber le royaume de Juda. Il exige une rançon d’or et d’argent, qu’Ézéchias acquitta en dépouillant les richesses du Temple. Malgré le paiement du tribut imposé, le roi d’Assyrie continua sa marche jusqu’à Jérusalem et sûr de sa force montra une certaine arrogance envers Ézéchias (qui avait rétabli le culte de l’Éternel sur le royaume de Juda et détruit les anciennes idoles) et son Dieu. Rabchaké, l’envoyé de Sennachérib tient un discours belliqueux au peuple de Judée lui conseillant de prendre ses distances avec son roi Ézéchias et d’accepter le même sort que le peuple de l’ex royaume d’Israël.

Ce discours belliqueux du représentant du roi d’Assyrie illustre bien la première partie du psaume de cette génération :

Au secours, Seigneur, car il n’est plus d’homme pieux !

Au vu du discours de Rabchaké qui nie toute puissance à l’Éternel au regard de celle de son roi.

Car la loyauté est bannie des fils d’Adam.

Dont le représentant en l’occasion est le roi d’Assyrie.

On se parle avec fausseté l’un à l’autre,

Rabchaké tente de rassurer le peuple de Juda mais ne cherche que la victoire en assurant le même sort au royaume de Juda que celui réservé au royaume d’Israël,

on parle d’une langue mielleuse,

Cela caractérise bien les promesses faites par Rabchaké pour la nouvelle « terre promise » au peuple de Juda, donc « mielleuse » au sens propre et au sens figuré à la fois,

d’un cœur plein de duplicité. Que l’Éternel supprime toutes les langues mielleuses, les lèvres qui s’expriment avec arrogance, ceux qui disent : « Par notre langue nous triomphons, nos lèvres sont notre force : qui serait notre maître ? ».

Cela est bien représentatif du discours de Rabchaké, pour lequel le psalmiste réclame l’intervention divine à l’image de la prière d’Ézéchias (voir ci après).

En réponse à cette menace, Ézéchias adresse une prière à l’Éternel:

  • Éternel, Dieu[1] d’Israël, toi qui trônes sur les chérubins, tu es le seul Dieu de tous les royaumes de l’univers, c’est Toi qui as créé le ciel et la terre. Seigneur, prête l’oreille et écoutes, ouvre les yeux et regarde ! Accorde Ton attention au message envoyé par Sennachérib pour blasphémer le Dieu vivant ! Il est vrai, Éternel, que les rois d’Assyrie ont ruiné les peuples avec leurs territoires, et ont livré leurs divinités aux flammes. Mais ce n’étaient point des dieux, c’étaient des œuvres fabriquées par l’homme, du bois de la pierre ; on les a donc anéanties. Et maintenant, protège-nous contre lui, Éternel, notre Dieu, afin que tous les royaumes de la terre reconnaissent que seul, ô Seigneur, Tu es Dieu.

Par l’entremise du prophète Isaïe, l’Éternel rassure Ézéchias et inflige la défaite à Sennachérib.

Le salut de l’Éternel devant la menace du roi d’Assyrie illustre la suite du psaume de cette génération, ou Ézéchias rendu humble et pauvre par Sennachérib trouve le réconfort avec Dieu:

Devant l’oppression des humbles, les plaintes des pauvres. « À cette heure je me lève,

Intervention de l’ange divin, après l’intervention du prophète Isaïe.

dit le Seigneur, j’apporte le salut à celui qu’on entoure de pièges. » Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures ; c’est de l’argent raffiné au creuset dans le sol, et qui est sept fois épuré. Toi, ô Seigneur, tu les protèges les justes, tu les défends à jamais contre cette engeance.

Conclusion sur l’échec du roi d’Assyrie après l’intervention de l’ange de Dieu qui donne un répit au royaume de Judée.

Toutefois, cette victoire n’est pas définitive, car malheureusement le royaume de Juda finira par tomber à son tour aux mains du royaume d’Assyrie, car les rois qui succéderont à Ézéchias ramèneront la colère divine.

Ainsi, suite à la visite de messagers de Berodac-Baladan, nouveau roi de Babylonie, Isaïe fait la prédiction suivante :

  • Isaïe[2] dit à Ézéchias : « Écoute ce que dit le Seigneur : il viendra un temps où l’on emportera en Babylonie tout ce que renferme ton palais (auparavant, Ézéchias avait montré l’intégralité des trésors du Temple aux envoyés du roi de Babylonie) avec tes trésors amassés par tes aïeux ; il n’en restera rien, dit l’Éternel. On emmènera aussi une partie de tes fils qui te devront le jour, de ceux que tu engendreras, pour les employer comme fonctionnaires au palais du roi d’Assyrie. »

Cette prédiction nous permet de comprendre le dernier verset pessimiste du psaume de cette génération :

Les méchants rôdent aux alentours, quand la vilenie domine parmi les hommes.

 

 

[1] II ROIS Chapitre 19, versets 15 à 19

[2] II ROIS Chapitre 20, versets 16 à 18