-730 à -711, psaume 11 : Fin du royaume d’Israël.

acces-psaume-fotolia_102515739_subscription_monthly_mhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mButton aus zwei Puzzlestücken zeigt E-Mail KontaktButtonsButtonsAssyrie annote shutterstock_86576212Cette génération voit la fin du règne du roi Achaz et le début du roi Ézéchias pour le royaume de Juda et le règne d’Osée pour le royaume d’Israël. Osée est le dernier roi d’Israël, puisque ce royaume disparaît au cours de cette onzième génération.

Les Assyriens envahissent la Galilée en -732 au début de cette génération. Les armées du royaume d’Israël combattent celle de Salmanazar V et sont défaits en -722 initialisant la déportation de sa population.

Ni le règne d’Achaz ni celui d’Osée ne furent exemplaires. Le fait que le roi Osée eut un comportement fautif moindre que ses prédécesseurs ne suffit pas à sauver le royaume d’Israël.

Le comportement fautif des générations précédentes avait déjà suffi a irrité l’Eternel. Toutefois au cours des deux générations précédentes les prophéties avaient été nombreuses pour prévenir l’imminence de la sanction. Nous pouvons considérer que ces prophéties continuèrent lors de cette onzième génération. Malgré cela il n’y eut pas de retour vers la voie de la justice de la part du royaume d’Israël. Le psaume 8, relatif à la huitième génération rappelle à la fois la toute-puissance divine mais également le libre arbitre de l’homme :

  • Tu[1] lui (l’homme) as donné l’empire sur les œuvres de tes mains, et mis tout à ses pieds.

Libre à l’homme d’agir dans le bien ou dans le mal, de faire partie des justes ou des méchants. Mais Dieu poursuit les fautes de l’homme jusqu’à la quatrième génération. Dieu a laissé s’accumuler les fautes du royaume d’Israël jusqu’à la huitième génération. Puis le compte à rebours a commencé. La onzième génération soit la quatrième à partir du « compte à rebours » a poursuivi les fautes de ses pères. De ce fait, Dieu exerce son châtiment non pas pour punir directement la faute des pères mais pour punir les enfants qui n’ont pas su revenir de l’attitude fautive de leurs pères. La punition sera l’exil.

Comme indiqué précédemment, cette punition infligée au royaume d’Israël est due à l’entêtement de celui-ci à ne pas suivre la voie de l’Éternel.

En ce qui concerne le royaume de Juda, le comportement d’Ézéchias arrête le compte à rebours initialisé par ses pères et plus particulièrement le mauvais comportement du roi Achaz.

Ainsi le début du psaume de cette génération peut être illustré par son attitude :

L’Éternel est mon abri : comment me dites-vous : « Fuis vers la montagne comme un oiseau ? Car voici que les méchants bandent leur arc, fixent leur flèche sur la corde, pour la lancer, dans les ténèbres contre les cœurs droits. Si les fondements sont renversés, que peut faire le juste ? »

Osée, comme ses prédécesseurs avait cherché son salut uniquement dans sa puissance, négligeant l’alliance avec l’Éternel. Il complota contre le roi d’Assyrie et échoua jusqu’à ce que son peuple prît le chemin de l’exil. Achaz avait également suivi l’exemple des rois d’Israël. Lui aussi fut alors soumis à ses ennemis. Achaz au lieu de retourner vers l’Éternel pour défier ces menaces se tourna au contraire, sans succès, vers les dieux étrangers.

Ézéchias qui lui succéda et devant la même menace (Car voici que les méchants bandent leur arc, fixent leur flèche sur la corde, pour la lancer, dans les ténèbres contre les cœurs droits) au lieu de fuir vers des dieux étrangers comme son prédécesseur (comment me dites-vous : « Fuis vers la montagne comme un oiseau ? »), retourne au contraire vers l’Éternel qui seul peut le protéger (L’Éternel est mon abri).

C’est pour cela que dès son avènement Ézéchias essaiera de restaurer le culte de l’Éternel (Si les fondements sont renversés, que peut faire le juste ? Ézéchias apporte la réponse). Cette attitude salutaire évita le pire au royaume de Juda. Le royaume d’Israël qui n’a pas suivi les mêmes voies prend la direction de l’exil, conformément aux prédictions d’Isaïe.

Ainsi l’Éternel fait la distinction entre le juste et le méchant. Il épargne le royaume de Juda et punit le royaume d’Israël, qui pour son non-respect des commandements divins (son impiété) et son non-respect de la justice (partisan de la violence) subit les foudres de l’Éternel. Toutefois celles-ci ne sont pas définitives, car, la nuit pour le peuple d’Israël (Juda et Israël) prendra fin et ceux qui l’auront traversé en restant fidèle à l’Éternel et à ses préceptes pourront lorsque pointera l’aurore contempler la majesté divine (sa face).

C’est ce qu’exprime le reste du psaume de cette génération :

L’Éternel dans son palais, l’Éternel, dont le trône est aux cieux, ses yeux regardent, ses paupières distinguent les fils d’Adam. L’Éternel éprouve le juste, mais le méchant et le partisan de la violence, il les hait de toute son âme. Il fait pleuvoir sur les impies des charbons ardents ; le feu, le soufre et un vent brûlant sont le lot qui leur échoit en partage. Car l’Éternel est juste, il aime ce qui est juste : quiconque est droit contemplera sa face.

 

 

[1] PSAUME 8, verset 7