Actualités

Jérusalem indivisible et solution à « deux états »

Il semblerait que Trump s’apprête dans les prochains jours à tenir sa promesse de campagne vis à vis de Jérusalem: y installer l’ambassade US et déclarer que Jérusalem doit rester indivisible.

Décision courageuse bien à contre-courant de la diplomatie occidentale y compris de celle de notre président, Emmanuel Macron.

Cela serait de bons augures pour la fête de Hanoukka toute proche.

Ainsi Trump avait déjà déclaré en février dernier que «La solution à deux États» pour régler le conflit israélo-palestinien n’est pas la seule voie possible pour la paix. Ceci lors d’une très courte conférence de presse conjointe à la Maison Blanche avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, avant leur rencontre.

Vouloir imposer un état dit palestinien n’a aucune justification historique. La justification est plutôt idéologique avec pour but d’enrayer la réunification de Jérusalem sous bannière juive; en effet le nouvel état aurait ainsi pour capitale Jérusalem Est.

Pourtant, comme l’histoire l’a montré, seule une souveraineté juive pleine et entière sur Jérusalem y garantit une libre circulation des adeptes – non hostiles – de toutes les religions ainsi que ceux qui ne sont adeptes d’aucune. Cela a été loin d’être le cas lorsque la ville était sous domination chrétienne, musulmane voire romaine, perse ou byzantine.

Le concert des nations aujourd’hui prône une séparation de Jérusalem en deux capitales d’États distincts bien que sachant que l’un de ces états, le « Palestinien », continuera à cultiver la haine de l’autre, la haine du juif. Deux États mais pas de paix …

Les  nations qui préconisent aujourd’hui une Jérusalem divisée en deux avaient auparavant toutes œuvré pour la réunification de Berlin.

Que ce soit pour Berlin ou Belfast, la séparation d’une ville en deux n’a jamais été gage de paix. Il en est de même pour Jérusalem.

La déclaration de Trump est donc bien marquée de sagesse, bien que pour beaucoup « sagesse » et « Trump » ne soient pas une association évidente.

L’histoire montre que  Jérusalem-Est n’a pas de justification théorique.

Au moment[1] de la conquête britannique, en 1917, il n’y a que trois cents familles arabes hors les murs de Jérusalem. Un recensement de 1905 n’en relevait que cent soixante. En 1912, La population totale de Jérusalem comporte 45 000 juifs pour 12 000 musulmans.

photo aérienne de Jérusalem en 1917.

La revendication actuelle de vouloir faire de Jérusalem-Est la capitale d’un hypothétique état Palestinien n’a donc aucun fondement.

Sur le même principe il suffirait de trouver un ensemble d’immeubles dans la banlieue Est de Paris regroupant entre 160 et 300 familles musulmanes pour revendiquer d’ici quelque temps en France la création d’un état musulman avec pour capitale Paris-Est.

Pour appuyer ce projet, une remise en cause de la légitimité de la présence juive sur sa terre est orchestrée par les nations.

Pourtant ceux que l’on nomme Palestiniens ne leurs sont pas plus légitimes …

Les Anglais[2] pendant la Première Guerre s’allient à Abdallah Ibn Hussein pour mener une révolte arabe contre l’Empire ottoman qui était allié alors des Allemands et donc dans le camp ennemi de l’Angleterre.

C’est[2] Lawrence d’Arabie qui est envoyé par les Anglais pour l’assister. Le père d’Abdallah est Hussein, chérif des chérifs et émir de La Mecque, le plus grand potentat d’Arabie, souverain hachémite et descendant direct du prophète.

À la fin[2] de la guerre, les anciennes provinces ottomanes sont redistribuées, Faycal un des fils de Hussein obtient la royauté sur l’Irak, l’autre fils Abdallah chercha à s’octroyer l’Arabie, mais défait par le chef Saoudien, il se rabat et « se contente » de l’actuelle Jordanie, qui n’avait jamais été auparavant un pays ou une région à part. Abdallah s’y installe avec trente officiers et deux cents Bédouins.

La Jordanie est donc déjà issue du partage en deux de la Palestine mandataire de 1920 bien que cette région fût pressentie pour faire partie du foyer Juif. Les Juifs se contentent de la partie à l’Ouest du Jourdain malgré les promesses antérieures des nations.

Il est incompréhensible que les nations aujourd’hui refusent toute légitimité à Israël alors que personne ne conteste celle de la Jordanie qui de toute évidence a été créée artificiellement et a été peuplée par une colonisation réelle et récente.

Pour ce qui est de la population dite palestinienne qui aurait été lésée par l’installation des Juifs: en 1840[3], la Palestine (au sens de région) compte 70 000 habitants dont 10 000 juifs.

La population[4] mondiale est alors d’environ 1,2 milliard d’habitants soit environ 6 fois moins que la population mondiale actuelle (2013).

Ainsi si on fait une projection, la population actuelle de la Palestine, si le sionisme n’avait pas eu lieu devrait comprendre environ 400 000 habitants toutes religions confondues, soit 4 fois (au moins 5 fois si on se restreint à la population musulmane, la population arabe israélienne est estimée à environ 1 600 000 aujourd’hui) moins que la population arabe israélienne actuelle !!

Cela sans inclure la population dite palestinienne de Cisjordanie, de Gaza, de Jordanie et de la « diaspora ».

Si la population palestinienne (suivant la terminologie actuelle) est  aussi nombreuse aujourd’hui cela n’est évidemment dû qu’à des immigrations massives des régions voisines en accompagnement du développement sioniste depuis la fin du XIXe siècle et d’une volonté forte de la contrebalancer à la veille de la seconde guerre mondiale (dès 1930  en « accompagnement » des « Livres Blancs »). Cela est confirmé par les historiens objectifs.

L’immigration musulmane depuis l’empire Ottoman vers ce qui était dénommé Palestine au début du XXe siècle n’a donc rien à envier à l’immigration juive vers Israël depuis les restes de l’Empire Ottoman.

Le monde, en dernier recours, pourrait alors feindre d’accepter l’implantation des Juifs descendants des familles présentes depuis plusieurs siècles sur la terre d’Israël de même que celle issue des déplacements de population au sein de l’ex-empire ottoman pour ne refuser que l’immigration juive en provenance d’Europe.

Cela n’est pas non plus recevable car le Moyen-Orient a intégré sans difficultés de nombreux Européens … musulmans.

Ainsi, Païens[5] convertis au christianisme au XIe siècle, les Circassiens se convertirent à l’Islam au XVIIe siècle sous l’influence des Tatars de Crimée.

Ils furent[6] remis au-devant de l’actualité pendant les JO de Sotchi 2014, lieu où ils vécurent : Après un siècle de résistance à l’impérialisme tsariste, au prix de la vie de 800000 des leurs, les douze tribus circassiennes sont en partie exterminées à Sotchi, par Alexandre II, le 21 mai 1864.

Un million[6] d’entre eux sont alors poussés à l’exode vers l’Empire ottoman, parmi lesquels 200.000 vont mourir de faim, de maladie ou de fatigue.

Les recherches[6] de l’association Circassian World recensent également 100.000 d’entre eux en Jordanie ainsi qu’en Syrie, quelques milliers en Israël, en Libye et au Liban, et d’autres encore en Europe (40.000 environ) et aux États-Unis (au moins 5.000).

En Jordanie[6], les survivants sont arrivés par vagues à partir de 1878. La légende veut qu’ils aient fondé Amman, la capitale, jusqu’alors terre de tribus bédouines – le royaume jordanien n’ayant été institué qu’en 1946.

Ainsi Tel-Aviv est au moins aussi légitime qu’Amman …

Aujourd’hui le monde réclame une partition à « deux États » d’Israël, déjà issu de la partition de la Palestine mandataire, en considérant implicitement illégitime tout juif implanté au Moyen-Orient .

Ce même monde légitime sans la moindre restriction  toute présence musulmane dans ces mêmes territoires sans ignorer que celle-ci est elle-même issue d’une forte immigration des régions voisines ainsi que de l’Europe.

La voix discordante de Donald Trump à ce sujet est donc la bienvenue pour éviter que le vingt-et-unième siècle ne soit pas mieux loti que le vingtième en ce qui concerne les rapports avec les Juifs …

 

Paul David.

 

 

[1] Renée Neher-Bernheim : « Jérusalem, trois millénaires d’histoire ». (p. 156 et 168).

[2] D’après : Simon Sebag Montefiore : « Jérusalem ». Chapitre : « Révolte arabe, déclaration Balfour, 1916-1917 » et « Vainqueurs et dépouilles ». (p. 478 à 517)

[3] D’après Renée Neher-Bernheim : « Histoire juive de la Révolution à l’Etat d’Israël ». (p. 361). Il existe d’autres estimations de la population en Palestine avec de grosses variations dans les chiffres. Toutefois quelque soit l’estimation, la terre de Palestine et Jérusalem en particulier, étaient très peu peuplées au milieu du dix neuvième siècle au moment ou l’immigration juive s’intensifia. Il suffit pour cela de se référer aux photos et illustrations de l’époque..

[4] D’après : http://en.wikipedia.org/wiki/World_population_estimates

[5] D’après : http://igor.hagondokoff.perso.sfr.fr/circassien.html

[6] D’après : http://www.slate.fr/sports/82559/tcherkesses-circassiens-sotchi

Actualités

Tueur de Toulouse, poilu ou barbu?

Le 19 mars 2012, la haine antisémite s’abattait une nouvelle fois en France à Toulouse à l’école juive Ozar Hatorah.

Parmi les 4 victimes 3 enfants.

Dans cet article, je ne citerai pas le nom du tueur, car si un devoir de mémoire doit être fait c’est vis-à-vis des victimes que celui-ci est nécessaire. Le tueur, lui, ne le mérite aucunement.

Pourtant c’est ce que font de nombreux intellectuels aujourd’hui essayant de trouver des justifications à l’injustifiable.

Ainsi Libération dans son article du 4 octobre 2017[1] n’hésite pas à diffuser le testament du tueur ainsi que les justifications de ses proches. Les victimes elles, qui ne désiraient que le bien de leur prochain, quelle que soit sa croyance, n’ont évidemment pas le droit à l’analyse du journaliste.

Libération va même jusqu’à comparer le « sacrifice » du tueur à celui d’un poilu de la guerre de 14-18. Le nom de ce poilu, Normalien, est évidemment choisi avec malice puisqu’il se nomme Hertz et avait déclaré pour justifier de se porter volontaire pour les premières lignes : « Comme Juif, comme socialiste, comme sociologue, je devais faire plus »

Cette comparaison, même si dans l’artifice de la thèse et de l’antithèse, est tentée d’être contrebalancée par le journaliste n’est pas admissible.

Quand les poilus combattaient, les ennemis qu’ils essayaient de tuer étaient également armés et avaient également l’intention de les tuer. Les civils n’étaient pas la cible.

De plus, si la propagande guerrière faisait du boche un ennemi, cette haine n’englobait pas sa descendance. Les poilus se sacrifiaient car ils pensaient que la guerre de 14 serait la « der des ders » et que leurs enfants et les enfants de leurs ennemis du jour cohabiteraient dans une Europe en paix.

Cela était l’espérance des guerriers de la Première Guerre mondiale.

La deuxième guerre mondiale n’avait pas le même esprit, au moins dans le camp allemand. Car là, pour les nazis, il s’agissait de tuer l’ennemi, mais également aussi d’assurer à la descendance des vainqueurs de ne pas cohabiter avec la descendance des ennemis désignés.

C’était déjà la volonté des auteurs des pogroms du début du XXe siècle.

L’illustration du Pogrom de Białostock en 1906 par Henryk Nowodorski pourrait quasiment servir d’illustration à un des assassinats du tueur de Toulouse.

Ceci venant confirmer que le tueur de Toulouse au mieux ne peut être comparé qu’aux sbires des armées d’extermination.

Dans les camps nazis, certaines pseudo-expériences médicales consistaient à rendre stérile les femmes en bombardant leurs ovaires par des rayons X. C’est-à-dire que plus que la génération de la Shoah, les nazis voulaient détruire les générations du futur dans l’œuf.

Quand le tueur de Toulouse s’en prend délibérément à une école et vise délibérément des enfants il agit de même, il veut tuer par avance la génération future. Il veut s’assurer que le monde futur sera musulman, sans mécréants, sans juifs.

Le tueur de Toulouse n’a pas agi comme le poilu de la guerre de 14, comme le poilu Hertz, qui combattait en étant persuadé de se sacrifier pour une paix future. Il a agi comme les Einsatzgruppen qui menaient eux une guerre d’extermination où la paix future devait être assurée par la non-survivance des ennemis désignés, leur extinction définitive, l’absence de leur descendance dans le monde futur.

Cette dernière comparaison n’est pas abusive, car de nombreux volontaires musulmans ont formé des divisions SS musulmanes. 1 632 de ces volontaires musulmans sont même rentrés dans les rangs de Einsatzgruppen D[2]. Le tueur de Toulouse en est l’héritier, mais en aucun cas il ne peut revendiquer l’héritage des poilus.

Trouver des excuses au tueur de Toulouse, c’est alors aussi défendre le tueur de Marseille qui vient de tuer deux « mécréantes », Laura et Mauranne, le 1er octobre, 3 jours avant l’article de libération.

Car là encore le tueur a choisi des femmes jeunes et les a tuées avant « qu’elles ne se reproduisent », avant qu’elles « ne polluent » la génération future en donnant naissance à de futurs mécréants.

En Israël aussi, les Kamikazes, quand ils le peuvent préfèrent se faire exploser avec femmes et enfants.

Il serait temps que les Journalistes s’intéressent plus aux victimes qu’à leurs tueurs.

La vision du futur du tueur de Toulouse n’a aucun intérêt.

Celle des victimes est de loin préférable. Si malheureusement elles n’ont pu l’exprimer, on peut penser que leur vision du monde futur est à rapprocher de celle laissée par Anne Frank.

Un futur de cohabitation sans haine.

 

Paul David.

 

[1] http://www.liberation.fr/france/2017/10/04/du-poilu-hertz-a-merah-une-radicalisation-en-famille_1600978

[2] http://147thgeneration.net/index.php/2016/12/01/islam-et-nazisme-3-divisions-ss-et-einsatzgruppen/

Actualités

Kippour 5778

 

Bon jeun de Kippour à chacun.

La liturgie de Kippour comme la liturgie de chacune des fêtes juives ainsi que les prières quotidiennes incluent de nombreux psaumes de David.

La liturgie chrétienne inclut également ces mêmes psaumes. Le Coran considère les psaumes de David comme sacrés.

Mais derrière les psaumes, David a en fait décrit l’histoire du peuple Juif depuis la mort de Salomon jusqu’à nos jours (et un peu après …).

Trois millénaires de l’aventure du peuple Juif dans tous les domaines y compris spirituel ont été ainsi décrits il y a de cela plus de trois mille ans avant que cette histoire ait commencé. Chaque psaume résume une génration de vingt ans, le psaume 1 la première génération après la mort de Salomon, le psaume 2, la deuxième génération et ainsi de suite jusqu’à la présente génération (2010-2030), la 147ème génération racontée par avance dans le psaume 147.

La comparaison de ces psaumes avec la génération à laquelle est associée le psaume est effectuée sur mon site (www.147thgeneration.net).

(sur ce qui suit, le texte souligné est un lien dynamique avec la page correspondante du site accessible par « clic » )

Vous pourrez ainsi savoir ce que pense le roi David de (entre autres):

Paul David

Actualités

Shana Tova, 5778 l’année de l’aliyah …

La Corée du Nord déclare pouvoir anéantir les USA, le Japon la Corée du Sud et éventuellement Israël,

Les USA déclarent à l’ONU pouvoir anéantir la Corée du Nord.

L’Iran déclare pouvoir anéantir Israël.

Daesh regrette de ne pas avoir un puissant arsenal nucléaire pour anéantir le monde.

Donc 5778 s’annoncent sous de bons augures …

Mais pour les Juifs d’Europe, le danger est peut-être bien ailleurs que dans ces déclarations belliqueuses qui agrémentent cette fin d’année 5777.

En effet l’année 5778 se terminera le 9 septembre 2018 soit exactement 2 mois avant les 80 ans de la commémoration de la nuit de Cristal qui a eu lieu dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938. Cette nuit de cristal est le premier événement nazi réellement sanglant et destructeur contre les Juifs, peut-être le premier acte pouvant être associé à la Shoah. Premier acte envers les Juifs que le monde a laissé faire faisant comprendre ainsi à Hitler qu’il avait les mains libres pour appliquer sa solution finale.

Sur mon site, j’explique que la punition divine intervient 80 ans après les faits si les descendants des fautifs continuent sur la voie de leur père. Ainsi lorsque Pharaon tue les premiers nés, Moïse vient de naître et il échappe au massacre. 80 ans après exactement, Moïse vient annoncer les dix plaies à l’Égypte qui n’a cessé de s’en prendre aux Juifs. Je cite d’autres exemples sur mon site comme l’extension des Capétiens et la destruction de l’Invincible armada.

Sur mon site, j’explique que les psaumes racontent d’avance 3 millénaires de vie juive, un psaume par génération de vingt ans.

La génération actuelle (2010-2030) est ainsi associée au psaume 147.

Ce psaume 147 décrit bien la reconstruction de Jérusalem telle qu’elle a lieu en ce moment ainsi que le retour des derniers débris d’Israël.

Le psaume 147 indique aussi que cette génération est celle où le monde va payer pour la Shoah. Et apparemment, malgré le réchauffement climatique, c’est une glaciation de l’Europe qui est prévu, au moins la partie de l’Europe impliquée dans la Shoah. Cela inclut peut-être une partie de l’Amérique du Nord qui n’a pas eu une position claire pendant la Seconde Guerre mondiale à l’encontre de l’extermination des Juifs d’Europe.

Ainsi, si ces prédictions s’avèrent justes, mettez à profit cette année 5778 pour faire votre aliyah afin que les derniers débris d’Israël retrouvent leur terre.

Pour accéder aux prévisions du psaume associé à notre génération, activer le lien ci-dessous:

Génération des années 2010 à 2030 : La glaciation.

Pour accéder aux autres psaumes et aux générations associées, activer les liens ci-dessous:

Génération des années 1990 à 2010: Les guerres asymétriques.

Génération des années 1970 à 1990: Les Refuzniks.

Génération des années 1950 à 1970: Tsahal.

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde.

Génération des années 1910 à 1930: La Déflagration.

Génération des années 1890 à 1910: Dreyfus.

Génération des années 1870 à 1890: Le IIe Reich.

Génération des années 1850 à 1870: Darwin.

Génération des années 1830 à 1850: Renaissance de Jérusalem, ville juive.

Génération des années 1810 à 1830: Lorelei.

Génération des années 1790 à 1810: L’émancipation.

Génération des années 1770 à 1790: Mendelssohn.

Génération des années 1750 à 1770: Les francs-maçons.

Génération des années 1730 à 1750: Les lumières.

Génération des années 1710 à 1730: Les pleurs de Rachel.

Génération des années 1690 à 1710: Les Hofjuden.

Génération des années 1670 à 1690: Spinoza.

Génération des années 1650 à 1670: Le déluge.

Génération des années 1630 à 1650: Goûte le bonheur de Jérusalem.

Génération des années 1610 à 1630: Le réveil des cryptojuifs.

Génération des années 1590 à 1610: Amsterdam.

Génération des années 1570 à 1590: L’invincible Armada.

Génération des années 1550 à 1570: La pureté de sang.

Génération des années 1530 à 1550: Safed.

Génération des années 1510 à 1530: Soleïman Le Magnifique.

Génération des années 1490 à 1510: La fin de Séfarad.

Génération des années 1470 à 1490: L’Inquisition.

Génération des années 1430 à 1470: La chute de Constantinople.

Génération des années 1410 à 1430: Tortosa.

Génération des années 1390 à 1410: Les marranes.

Génération des années 1370 à 1390: Tentations.

Génération des années 1350 à 1370: Samuel Halevi.

Génération des années 1330 à 1350: La Peste noire.

Génération des années 1310 à 1330: Les Pastoureaux.

Génération des années 1290 à 1310: Cabale.

Génération des années 1270 à 1290: Le Zohar.

Génération des années 1250 à 1270: Nahmanide.

Génération des années 1230 à 1250: Le brûlement du Talmud.

Génération des années 1210 à 1230: Gengis Khan.

Génération des années 1190 à 1210: Le Guide des égarés.

Génération des années 1170 à 1190: Maïmonide.

Génération des années 1150 à 1170: Ibn Ezra.

Génération des années 1130 à 1150: Le Bahir.

Génération des années 1110 à 1130: Le Kuzari.

Génération des années 1090 à 1110: La première croisade.

Génération des années 1070 à 1090: Le temps des synagogues.

Génération des années 1050 à 1070: Rachi.

Génération des années 1030 à 1050: Europe.

Génération des années 1010 à 1030: Déclin du monde méditerranéen.

Génération des années 990 à 1010: La lumière de l’exil.

Génération des années 970 à 990: Chanter un cantique nouveau.

Génération des années 950 à 970: Hasdaï Ibn Shaprut.

Génération des années 930 à 950: Saadia Gaon.

Génération des années 910 à 930: Les Khazars.

Génération des années 890 à 910: Les Karaïtes.

Génération des années 870 à 890: L’oiseleur.

Génération des années 850 à 870: Réponse.

Génération des années 830 à 850: Bilan.

Génération des années 810 à 830: Agobard.

Génération des années 790 à 810: Charlemagne.

Génération des années 770 à 790: Les Omeyyades de Cordoue.

Génération des années 750 à 770: Monde nouveau.

Génération des années 730 à 750: À travers la vallée des larmes.

Génération des années 710 à 730: Al Aqsa.

Génération des années 690 à 710: Les Wisigoths.

Génération des années 670 à 690: Le feu grégeois.

Génération des années 650 à 670: Aïcha.

Génération des années 630 à 650: La conquête arabe.

Génération des années 610 à 630: L’Hégire.

Génération des années 590 à 610: Mahomet.

Génération des années 570 à 590: Khaibar.

Génération des années 550 à 570: Les cornes de l’autel.

Génération des années 530 à 550: Sainte Sophie.

Génération des années 510 à 530: Dsou-Nowas.

Génération des années 490 à 510: Fin de l’Empire romain.

Génération des années 470 à 490: Talmud de Babylone.

Génération des années 450 à 470: Le sac de Rome.

Génération des années 430 à 450: Les Juifs parias.

Génération des années 410 à 430: La Ka’ba.

Génération des années 390 à 410: La Vulgate.

Génération des années 370 à 390: Recul du paganisme.

Génération des années 350 à 370: Julien.

Génération des années 330 à 350: Constantinople.

Génération des années 310 à 330: Constantin.

Génération des années 290 à 310: La scission de l’Empire romain.

Génération des années 270 à 290: Poumbédita.

Génération des années 250 à 270: Nehardea.

Génération des années 230 à 250: Gestation de l’Europe.

Génération des années 210 à 230: Les Sassanides.

Génération des années 190 à 210: Michna.

Génération des années 170 à 190: Fondements du christianisme.

Génération des années 150 à 170: Édom.

Génération des années 130 à 150: Bar Kokhba.

Génération des années 110 à 130: Alexandrie.

Génération des années 90 à 110: Les Évangiles.

Génération des années 70 à 90: Yabné.

Génération des années 50 à 70: Prières en Guise de sacrifices.

Génération des années 30 à 50: Le sage meurt aussi.

Génération des années 10 à 30: Jérusalem universelle.

Génération des années 10 av. JC à 10 ap. JC: Jésus, pour les nations.

Génération des années 30 av. JC à 10 av. JC: La terre tremble.

Génération des années 50 av. JC à 30 av. JC: Hérode.

Génération des années 70 av. JC à 50 av. JC: Sous le signe d’Esaü.

Génération des années 90 av. JC à 70 av. JC: Revenir auprès de l’autel.

Génération des années 110 av. JC à 90 av. JC: Alexandre Jannée.

Génération des années 130 av. JC à 110 av. JC: Jean Hyrcan.

Génération des années 150 av JC à 130 av. JC: Maccabées.

Génération des années 170 av JC à 150 av. JC: Hanouccah.

Génération des années 190 av. JC à 170 av. JC: Antiochus Épiphane.

Génération des années 210 av. JC à 190 av. JC: Le méchant ne l’emportera pas.

Génération des années 230 av. JC à 210 av. JC : L’hippodrome.

Génération des années 250 av. JC à 230 av. JC : Calme trompeur.

Génération des années 270 av. JC à 250 av. JC: Ouverture aux nations.

Génération des années 290 av. JC à 270 av. JC: La Septante.

Génération des années 310 av. JC à 290 av. JC: Les Lagides.

Génération des années 330 av. JC à 310 av. JC: L’empreinte d’Ésaü.

Génération des années 350 av. JC à 330 av. JC: Alexandre.

Génération des années 370 av. JC à 350 av. JC: Jonas.

Génération des années 390 av. JC à 370 av. JC: Reconstruction du peuple d’Israël.

Génération des années 410 av. JC à 390 av. JC: Ezra.

Génération des années 430 av. JC à 410 av. JC: La loi d’Israël.

Génération des années 450 av. JC à 430 av. JC: Rédemption.

Génération des années 470 av. JC à 450 av. JC: Les murailles de Jérusalem.

Génération des années 490 av. JC à 470 av. JC: Esther.

Génération des années 510 av. JC à 490 av. JC: La biche de l’aurore.

Génération des années 530 av. JC à 510 av. JC: Daniel.

Génération des années 550 av. JC à 530 av. JC: Chute de Babylone.

Génération des années 570 av. JC à 550 av. JC: La clémence après la sanction.

Génération des années 590 av. JC à 570 av. JC: Le char céleste.

Génération des années 610 av. JC à 590 av. JC: Fin de la présence divine.

Génération des années 630 av. JC à 610 av. JC: Redécouverte de l’héritage.

Génération des années 650 av. JC à 630 av. JC: Qui habitera sur ta montagne sainte ?

Génération des années 670 av. JC à 650 av. JC: Dieu prend de la hauteur.

Génération des années 690 av. JC à 670 av. JC: Déclin du royaume de Judée.

Génération des années 710 av. JC à 690 av. JC: Sursis pour le royaume de Judée.

Génération des années 730 av. JC à 710 av. JC: Fin du royaume d’Israël.

Génération des années 750 av. JC à 730 av. JC: Prophéties.

Génération des années 770 av. JC à 750 av. JC : Isaïe

Génération des années 790 av. JC à 770 av. JC: La tentation d’Édom.

Génération des années 810 av. JC  à 790 av. JC: L’arc divin.

Génération des années 830 av. JC  à 810 av. JC: Déclin du Royaume d’Israël.

Génération des années 850 av. JC à 830 av. JC: Élisée.

Génération des années 870 av. JC à 850 av. JC: Lumière et pénombre.

Génération des années 890 av. JC à 870 av. JC: Élie.

Génération des années 910 av. JC à 890 av. JC: L’agitation des nations.

Génération des années 930 av. JC à 910 av. JC: Le déchirement.

 

Paul David

 

Paul David.

 

Actualités

Les démons de Barcelone.

La ville de Barcelone vient d’être touchée à son tour par un sanglant attentat islamique à la voiture bélier.

Barcelone et la Catalogne de par leur position clé en Europe ont largement contribué à l’histoire de l’Europe et à l’histoire des Juifs en Europe.

Lors des premiers siècles de la reconquista, les Juifs sont bien traités dans les provinces qui basculent sous pouvoir chrétien, mieux souvent que dans les provinces sous domination musulmane.

En particulier à Barcelone où au 9e siècle existe une communauté florissante, les Juifs y sont traités sur un pied d’égalité avec les chrétiens.

Tout au long de la reconquête, les Juifs espagnols sont le véritable vecteur de l’éveil culturel de l’Europe naissante :

    • (Il est essentiel de) parler[1] du rôle des Juifs espagnols dans la transmission des connaissances du monde antique et oriental.
    • Sur le pourtour de la Méditerranée, il y eut d’autres points de contact entre l’Orient et l’Occident, ainsi la Sicile arabisée elle aussi, ou Byzance. Mais c’est l’Espagne qui servit de principale porte d’entrée aux sciences et aux arts, sans doute parce que les principaux intermédiaires, c’est-à-dire les Juifs, y étaient nombreux et instruits. (…)Sinagoga Mayor de Barcelona, The Main Synagogue, one of the oldest synagogue's in Europe, 13th Century, Spain
    • Théologiens chrétiens et rabbins entretenaient à Barcelone des relations étroites. Élève du cabaliste Abraham Abulafia, l’érudit Armand de Villeneuve semble avoir été si fortement influencé par lui qu’on l’accusait de s’être fait Juif en secret. Le célèbre xfranciscain Raymond Rulle faisait partie de ce groupe. On a retrouvé un de ses Ancient_Synagogue_Barcelona_DSCN1386manuscrits dédicacé par lui aux principaux rabbins de la ville, « à Maître Abram Denanet (= ben Adret), Maître Aron, Maître Salomon et aux autres sages Juifs qui sont en l’aljama (la communauté juive) ». Son « Dialogue des Trois Sages » (Chrétien, Musulman et Juif), peut-être inspiré par le Kujari, reste le sommet inégalé de l’humanisme et de la tolérance médiévaux.

 

Une fois que l’Espagne chrétienne estima que l’apport Juif n’était plus utile, le divorce devint perceptible.

C’est ainsi que la dispute de Barcelone eut lieu en 1263. L’enjeu de la dispute de Barcelone est de première importance pour les Juifs d’Europe, une défaite aurait permis à l’Église d’effacer le Judaïsme européen.

Celui qui défend les intérêts juifs, Nahmanide, est une autorité reconnue du judaïsme Espagnol :

  • 1024px-Nahmanides_-_Wall_painting_in_Acre,_IsraelL’autorité[2] de Nahmanide est reconnue non seulement par les Juifs mais aussi par (le roi) Jaime avec lequel il entretient des relations privilégiées. (…) Il est probablement nommé grand rabbin de Catalogne en 1264, à la mort de Jonas Abraham de Gérone. (…) Débattre avec Nahmanide, c’est disputer avec le « maître » de la tradition juive. Sa réputation de talmudiste le désigne comme protagoniste où l’Église s’est assignée pour but l’appropriation ou la censure du Talmud.

 

Si, à l’issue de cette dispute, les dominicains ne parvinrent pas à leur but initial visant à la conversion des communautés juives d’Europe, ils compensèrent cette défaite par des tracasseries judiciaires à l’encontre des Juifs, en effet de nouvelles contraintes furent décrétées à la suite de la dispute à la fois de la part du pouvoir royal que de la papauté.

Ne se sentant plus en odeur de sainteté, Nahmanide émigre en Terre sainte imitant en cela, Rabbi Yehiel de Paris qui avait lui débattu à Paris à la génération précédente, et pour des raisons similaires avait lui aussi pris le même chemin :

  • En 1257[3], Rabbi Yehiel de Paris s’installe à Acre et y fonde le Beth Hamidrash Hagadol Me Partz, la grande maison d’Études de Paris,
  • Ramban_shulEn 1267, l’émigrant le plus célèbre est Rabbi Moché Ben Nah’man, Nahmanide (1194-1270), médecin et Talmudiste espagnol. Il s’installe à Jérusalem qui ne compte pas d’habitants juifs à cette époque, construit une synagogue dans une vieille maison abandonnée. Cette synagogue, la plus ancienne de Jérusalem, porte son nom et est encore en usage (après la conquête turque en 1517, elle devient une fromagerie et n’est utilisée comme synagogue qu’à partir de 1967). Il exhorte les Juifs à revenir vivre dans Jérusalem. À partir de cette date, il y a tout au long des siècles, des Juifs à Jérusalem. Il enseigne également à acre où il meurt en 1270.
  • L’aliyah de Ramban est un exemple pour ses disciples et pour les générations suivantes : en effet, il proclame que de vivre en Erets Israël est une des 613 Mitsvot de la Torah auxquelles le peuple juif est assujetti.

 

Ainsi la dispute de Barcelone fit prendre conscience, bien avant que l’inquisition s’installe en Espagne, à Nahmanide, qu’il n’y avait pas d’avenir pour les Juifs en exil et eut pour résultat que les Juifs se réinstallèrent à Jérusalem (leur présence avait été interrompue du fait des croisades). Cette présence juive à Jérusalem est ininterrompue depuis.

De fait la dispute de Barcelone était bien prémonitoire pour le sort des Juifs en Espagne, et en particulier à Barcelone :

  • Au XIVe siècle[4], la situation (pour les Juifs en Espagne chrétienne) ne cesse de se dégrader. (…)
  • L’archidiacre d’Ecija, Ferrant Martinez, se lance dans une campagne acharnée contre les Juifs en 1378. Lorsqu’il devient administrateur de l’archevêché de Séville en 1390, toutes les conditions sont réunies pour que l’histoire des Juifs en terre ibérique connaisse un tournant décisif. (…) Le 4 juin 1391, les premiers massacres ont lieu à Séville, et se répandent comme une traînée de poudre dans toute la péninsule ibérique. (…)
  • Nombre d’illustres communautés furent durement touchées ; celles de Tolède et de Cordoue furent dévastées, et celle de Barcelone disparut à jamais, lorsque les émeutes gagnèrent la Catalogne, au nord, à partir de Valence.

En 1992, à l’occasion des 500 ans de l’expulsion des Juifs d’Espagne, l’Espagne a organisé quelques commémorations pour se laver à bon compte de son antisémitisme passé.

Mais, comme la plupart des Européens, les Espagnols ont substitué au vieil antisémitisme européen un antisionisme décomplexé.

Ainsi Barcelone[5] a adhéré sans réserve et sans ambiguïté le 19 avril dernier au mouvement de boycott BDS.

Dans la foulée, Barcelone a voulu démontrer plus encore son combat antisioniste et antisémite en invitant en mai dernier la terroriste, dite palestinienne, Leïla Khaled[6].

Khaled s’est fait connaître en 1969 en devenant la première femme terroriste à détourner un avion et l’année suivante en en détournant un autre. Elle est aujourd’hui membre du Conseil national palestinien (CNP) et de l’Union générale des femmes palestiniennes.

Ceux qui se réclament Palestiniens, à l’image de Leïla Khaled, ont été pionniers dans tous les types de terrorisme appliqués dans les guerres asymétriques.

En légitimant Leïla Khaled, Barcelone a légitimé non seulement les détournements d’avions mais également tous les types de terrorismes qui ont été testés en Israël.

Il en est ainsi pour les attaques au couteau qui se multiplient maintenant en Europe comme ça a été le cas à Turku en Finlande ces derniers jours. Le terroriste d’origine marocaine visait spécifiquement des femmes, de la même manière que les terroristes dits palestiniens visent aussi en Israël femmes et enfants en priorité.

Barcelone a ainsi légitimé les attaques au couteau mais aussi les attaques à la voiture bélier qui ont fait leurs premières victimes en Israël. L’Europe s’en était peu émue.

Après la phase de laboratoire en Israël, ce type d’attentat atteint dorénavant l’Europe et ainsi Barcelone ces derniers jours.

Ainsi la politique des plus conciliantes de l’Europe avec la cause palestinienne et son terrorisme ne l’immunise pas contre le terrorisme islamique.

Les démons antisémites qui ont sévi à Barcelone il y a quelques siècles ont fait place aux démons antisionistes qui ne sont qu’une nouvelle forme d’antisémitisme.

Les vieux démons avaient poussé Nahmanide à émigrer en Israël. Les nouveaux démons ont incité récemment le Grand rabbin de Barcelone[7], à l’instar de Nahmanide, à déclarer que L’Europe était perdue et que les Juifs devaient la quitter pour émigrer Israël.

Ce n’est pas en sacrifiant Israël que l’Europe évitera de nouveaux attentats meurtriers, par contre en adoptant une politique plus juste envers Israël, peut-être que l’Europe finira par sauver son âme.

 

Paul David.

 

[1] Léon Poliakov : « Histoire de l’antisémitisme, I – L’âge de la foi ». Chapitre : « L’Espagne des trois religions » (p. 129-131)

[2] (traduit de l’hébreu et du latin par) Eric Smilévitch et Luc Ferrier : « La dispute de Barcelone ». Introduction  (p. 13-14)

[3] Marianne Picard : « Juifs et Judaïsme, de 70 à 1492 – Tome 2 ». (p. 204-205).

[4] Esther Benbassa/Aron Rodrigue : « Histoire des Juifs sépharades ». Chapitre : « La fin de Sefarad ? (Prologue) ». (p. 37 à 39)

[5] http://www.lemondejuif.info/2017/04/haine-disrael-espagne-ville-de-barcelone-apporte-soutien-mouvement-antijuif-anti-israelien-bds/

[6] http://www.lemondejuif.info/2017/05/haine-disrael-ville-de-barcelone-invite-terroriste-palestinienne-leila-khaled/?fref=gc

[7] http://www.lphinfo.com/grand-rabbin-de-barcelone-leurope-perdue-juifs-doivent-quitter/

 

 

Actualités

Tisha Beav : A nouveau l’Éternel fera choix de Jérusalem.

Le titre de cet article paraphrase Zacharie qui dit de façon plus complète :

  • Ainsi[1] parle l’Éternel-Cébaot. A nouveau mes villes déborderont de bien-être, à nouveau l’Éternel consolera Sion et fera choix de Jérusalem.

Dans le livre de Zacharie nous trouvons aussi le passage suivant :

  • La parole[2] de l’Éternel me fut adressée en ces termes : « Ainsi parle l’Éternel-Cébaot : le jeûne du quatrième mois et le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième mois seront changés pour la maison de Juda en joie et en allégresse et en fêtes solennelles. Mais chérissez la vérité et la paix ! »

Le jeûne du cinquième mois fait référence au jeûne de Tisha beav. Zacharie est un prophète de l’exil à Babylone ou plutôt en Perse, puisque les prophéties sont contemporaines du règne du roi Perse Darius. Cette évocation indique que dès la destruction du premier Temple, les Juifs ont commémoré cette date funeste par un jeûne qui est encore respectée de nos jours. Malheureusement depuis, le 9 av commémore bien d’autres malheurs du peuple Juif qui se produisirent à cette même date.

Sur mon site, j’indique que du fait de trois fautes majeures du peuple juif dans le désert, celui-ci subit 3 séries de 49 malédictions à raison d’une malédiction par génération. Cela nous donne 3 séries de 49 générations, soit environ mille ans pour chaque série puisqu’une génération à une durée de vingt ans.

Ces malédictions correspondent aux malédictions énumérées dans le Lévitique et dans le Deutéronome. Rachi décompte ainsi 49 malédictions dans le Lévitique et 98 (2 fois 49) dans le Deutéronome.

Les 3 fautes majeures du désert sont :

  • La faute du veau d’or,
  • La rébellion à Refidime,
  • Le retour des explorateurs.

Pour plus d’infos sur ces fautes, se reporter à l’article : « Chavouot ».

Chacune de ces fautes aurait du  avoir pour conséquence l’extermination des Juifs dans le désert par Dieu. Mais à chaque fois, ils trouvèrent un parfait avocat : Moïse. Dieu y renonçât. Cela est d’autant plus justifié que ces fautes ne sont pas réellement imputables  – je ne l’expliciterai pas ici – au peuple d’Israël.

Quelle fut la négociation de Moïse ?

Lorsqu’il se rendit compte du péché du veau d’or, il brisa les deux tables de loi en pierre que Dieu lui avait confiées. Cet acte ce n’est ni une révocation de la loi divine ni du peuple d’Israël. Elle est le fruit de la négociation avec Dieu. Dieu renonce à détruire les Juifs dans le désert en contrepartie, les deux temples, que matérialisent les deux tables de la loi brisées, seront détruits.

Ainsi le peuple d’Israël ne restera qu’un temps limité en présence des Temples de Jérusalem, près de 1000 ans entre la mort de Salomon et la destruction du second Temple, exactement 49 générations correspondantes aux 49 malédictions énumérées dans le Lévitique, livre qui définit principalement la loi associée au service du Temple.

Derrière la malédiction apparente, c’est une maturation du peuple juif qui est obtenue. En effet au début de ces 49 générations, à la mort de Salomon, le peuple Juif est attiré par les cultes idolâtres et délaisse le culte divin. Mais au fur des générations non seulement le culte idolâtre va être progressivement abandonné, mais quand les grecs entreront en scène voulant imposer leur culte païen en terre d’Israël, les Juifs réagiront fortement à l’image de la révolte des Macchabées.

Les romains entreront en scène à leur tour jusqu’à la destruction du second temple, mais les Juifs n’ont plus besoin de temple pour rester fidèles à Dieu, ils sont devenus murs sur ce point. La faute du veau d’or est définitivement effacée.

A la 50ème génération commence le long exil du peuple Juif ainsi que les 98 générations associées aux malédictions du Deutéronome. Le Deutéronome est une « répétition » de la loi par Moïse, qui contrairement au Lévitique ne s’intéresse plus au service de Temple. Ceci avec raison, car ces lois sont les lois associé à l’exil, à une longue période pendant laquelle les Temples de Jérusalem sont absents.

De la même façon que les 49 générations de malédictions en présence du Temple ont permis une construction et une maturation du peuple Juif vis-à-vis de Dieu, les 98 générations de l’exil sans Temple, permettent de construire le peuple juif en tant que peuple attaché à sa terre qu’il finit par retrouver à la fin de ces 98 générations, en redevenant souverain sur celle-ci.

Ainsi à la fin de ces générations les fautes de Refidime et des explorateurs sont lavées : Le peuple Juif a compris que sa place n’est pas parmi les nations, comme il le revendiquait à Refidime. Il a aussi compris que quelque soit les forces en présence, rien ne l’empêchera de redevenir souverain sur sa terre, la peur exprimée au retour des explorateurs n’est plus de mise.

La 98ème génération de l’exil est la génération actuelle (2010-2030), le peuple Juif contrairement à son attitude dans le désert a montré sa maturité dans sa construction envers Dieu, dans sa construction en tant que peuple et dans son attachement à la terre d’Israël.

Les malédictions peuvent donc s’arrêter et la construction du troisième temple peut avoir lieu dès maintenant.

Ainsi la prédiction de Zacharie sera accomplie :

  • La parole[3] de l’Éternel me fut adressée en ces termes : « Ainsi parle l’Éternel-Cébaot : le jeûne du quatrième mois et le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième mois seront changés pour la maison de Juda en joie et en allégresse et en fêtes solennelles. Mais chérissez la vérité et la paix ! »

Pour la description des 147 générations associées aux malédictions du Lévitique et du Deutéronome, suivre le lien suivant:

3 millénaires de vie juive

Paul David.

[1] Zacharie, Chapitre I, verset 17.

[2] Zacharie, Chapitre 8, versets 18 et 19.

[3] Zacharie, Chapitre 8, versets 18 et 19.

Actualités

Chavouot, la fin du Omer, la fin des Temps …

Chavouot est avec la fête de Pessah (« fête des azymes ») et celle de Souccoth (« fête des tentes ») une des trois fêtes de pèlerinage pendant lesquelles le peuple Juif devait se rendre au Temple.

Dans la Bible, la fête de Chavouot est dénommée « fête des semaines ».

En effet celle-ci est célébrée suite à un comptage (le Omer) à compter de la fête de Pessah. Exactement Sept semaines soient 49 jours, Chavouot est fêté à l’issue de ce comptage soit le 50ème jour.

Comme expliqué sur mon site, ce nombre de 49 est important car 49 malédictions sont définies dans le livre du Lévitique et 98 (2 fois 49) sont définies dans le Deutéronome. Soient 147 malédictions au total, 3 fois 49. 49 sont associées à chacune des trois fêtes de pèlerinage.

Pour en savoir plus à ce sujet :

http://147thgeneration.net/index.php/chavouot/

Chavouot est fêté le 50ème jour et donc  à l’issue des malédictions et symbolise donc la fin de celles-ci et en particulier la fin de l’exil du peuple Juif qui retrouve enfin sa place auprès de Dieu sur sa terre comme le symbolise le don de la Torah qui est fêtée ce jour-là.

À chaque malédiction correspond une génération de 20 ans, et chaque génération est évoquée par un psaume de David dans l’ordre des générations.

Ainsi la première génération associée à une malédiction est celle qui suit la mort de Salomon soit de -930 à -910 et est associée au psaume 1. La dernière génération associée à une malédiction (la 147ème) est la génération actuelle soit de 2010 à 2030 et est associée au psaume 147.

Ces 147 générations de malédictions qui s’achèvent à la présente génération sont décrites génération par génération sur mon site.

Le fil conducteur sont les psaumes de David, car je démontre que ces psaumes racontent par avance toutes ces générations, un psaume pour une génération de 20 ans dans l’ordre des psaumes.

Toutefois, si cela est en contradiction avec votre rationalisme, vous pourrez quand même utiliser mon site uniquement pour savoir quels sont les événements qui ont marqué la vie juive à telle ou telle génération.

(pour juger rapidement de la correspondance avec les psaumes, vous pouvez consulter la page à propos en cliquant sur le présent texte)

Sur mon site le menu principal (voir aide) permet d’accéder rapidement à chaque génération, mais je les rappelle ci-dessous:

(il vous suffit de cliquer sur la ligne correspondante pour atteindre la page relative à la génération sélectionnée)

Génération des années -930 à -911: Le déchirement.

Génération des années -910 à -891: L’agitation des nations.

Génération des années -890 à -871: Élie.

Génération des années -870 à -851: Lumière et pénombre.

Génération des années -850 à -831: Élisée.

Génération des années -830 à -811: Déclin du Royaume d’Israël.

Génération des années -810 à -791: L’arc divin.

Génération des années -790 à -771: La tentation d’Édom.

Génération des années -770 à -751: Isaïe

Génération des années -750 à -731: Prophéties.

Génération des années -730 à -711: Fin du royaume d’Israël.

Génération des années -710 à -691: Sursis pour le royaume de Judée.

Génération des années -690 à -671: Déclin du royaume de Judée.

Génération des années -670 à -651: Dieu prend de la hauteur.

Génération des années -650 à -631: Qui habitera sur ta montagne sainte ?

Génération des années -630 à -611: Redécouverte de l’héritage.

Génération des années -610 à -591: Fin de la présence divine.

Génération des années -590 à -571: Le char céleste.

Génération des années -570 à -551: La clémence après la sanction.

Génération des années -550 à -531: Chute de Babylone.

Génération des années -530 à -511: Daniel.

Génération des années -510 à -491: La biche de l’aurore.

Génération des années -490 à -471: Esther.

Génération des années -470 à -451: Les murailles de Jérusalem.

Génération des années -450 à -431: Rédemption.

Génération des années -430 à -411: La loi d’Israël.

Génération des années -410 à -391: Ezra.

Génération des années -390 à -371: Reconstruction du peuple d’Israël.

Génération des années -370 à -351: Jonas.

Génération des années -350 à -331: Alexandre.

Génération des années -330 à -311: L’empreinte d’Ésaü.

Génération des années -310 à -291: Les Lagides.

Génération des années -290 à -271: La Septante.

Génération des années -270 à -251: Ouverture aux nations.

Génération des années -250 à -231 : Calme trompeur.

Génération des années -230 à -211 : L’hippodrome.

Génération des années -210 à -191: Le méchant ne l’emportera pas.

Génération des années -190 à -171: Antiochus Épiphane.

Génération des années -170 à -151: Hanouccah.

Génération des années -150 à -131: Maccabées.

Génération des années -130 à -111: Jean Hyrcan.

Génération des années -110 à -91: Alexandre Jannée.

Génération des années -90 à -71: Revenir auprès de l’autel.

Génération des années -70 à -51: Sous le signe d’Esaü.

Génération des années -50 à -30: Hérode.

Génération des années -30 à -10: La terre tremble.

Génération des années -10 à 10: Jésus, pour les nations.

Génération des années 10 à 30: Jérusalem universelle.

Génération des années 30 à 50: Le sage meurt aussi.

Génération des années 50 à 70: Prières en Guise de sacrifices.

Génération des années 70 à 90: Yabné.

Génération des années 90 à 110: Les Évangiles.

Génération des années 110 à 130: Alexandrie.

Génération des années 130 à 150: Bar Kokhba.

Génération des années 150 à 170: Édom.

Génération des années 170 à 190: Fondements du christianisme.

Génération des années 190 à 210: Michna.

Génération des années 210 à 230: Les Sassanides.

Génération des années 230 à 250: Gestation de l’Europe.

Génération des années 250 à 270: Nehardea.

Génération des années 270 à 290: Poumbédita.

Génération des années 290 à 310: La scission de l’Empire romain.

Génération des années 310 à 330: Constantin.

Génération des années 330 à 350: Constantinople.

Génération des années 350 à 370: Julien.

Génération des années 370 à 390: Recul du paganisme.

Génération des années 390 à 410: La Vulgate.

Génération des années 410 à 430: La Ka’ba.

Génération des années 430 à 450: Les Juifs parias.

Génération des années 450 à 470: Le sac de Rome.

Génération des années 470 à 490: Talmud de Babylone.

Génération des années 490 à 510: Fin de l’Empire romain.

Génération des années 510 à 530: Dsou-Nowas.

Génération des années 530 à 550: Sainte Sophie.

Génération des années 550 à 570: Les cornes de l’autel.

Génération des années 570 à 590: Khaibar.

Génération des années 590 à 610: Mahomet.

Génération des années 610 à 630: L’Hégire.

Génération des années 630 à 650: La conquête arabe.

Génération des années 650 à 670: Aïcha.

Génération des années 670 à 690: Le feu grégeois.

Génération des années 690 à 710: Les Wisigoths.

Génération des années 710 à 730: Al Aqsa.

Génération des années 730 à 750: À travers la vallée des larmes.

Génération des années 750 à 770: Monde nouveau.

Génération des années 770 à 790: Les Omeyyades de Cordoue.

Génération des années 790 à 810: Charlemagne.

Génération des années 810 à 830: Agobard.

Génération des années 830 à 850: Bilan.

Génération des années 850 à 870: Réponse.

Génération des années 870 à 890: L’oiseleur.

Génération des années 890 à 910: Les Karaïtes.

Génération des années 910 à 930: Les Khazars.

Génération des années 930 à 950: Saadia Gaon.

Génération des années 950 à 970: Hasdaï Ibn Shaprut.

Génération des années 970 à 990: Chanter un cantique nouveau.

Génération des années 990 à 1010: La lumière de l’exil.

Génération des années 1010 à 1030: Déclin du monde méditerranéen.

Génération des années 1030 à 1050: Europe.

Génération des années 1050 à 1070: Rachi.

Génération des années 1070 à 1090: Le temps des synagogues.

Génération des années 1090 à 1110: La première croisade.

Génération des années 1110 à 1130: Le Kuzari.

Génération des années 1130 à 1150: Le Bahir.

Génération des années 1150 à 1170: Ibn Ezra.

Génération des années 1170 à 1190: Maïmonide.

Génération des années 1190 à 1210: Le Guide des égarés.

Génération des années 1210 à 1230: Gengis Khan.

Génération des années 1230 à 1250: Le brûlement du Talmud.

Génération des années 1250 à 1270: Nahmanide.

Génération des années 1270 à 1290: Le Zohar.

Génération des années 1290 à 1310: Cabale.

Génération des années 1310 à 1330: Les Pastoureaux.

Génération des années 1330 à 1350: La Peste noire.

Génération des années 1350 à 1370: Samuel Halevi.

Génération des années 1370 à 1390: Tentations.

Génération des années 1390 à 1410: Les marranes.

Génération des années 1410 à 1430: Tortosa.

Génération des années 1430 à 1470: La chute de Constantinople.

Génération des années 1470 à 1490: L’Inquisition.

Génération des années 1490 à 1510: La fin de Séfarad.

Génération des années 1510 à 1530: Soleïman Le Magnifique.

Génération des années 1530 à 1550: Safed.

Génération des années 1550 à 1570: La pureté de sang.

Génération des années 1570 à 1590: L’invincible Armada.

Génération des années 1590 à 1610: Amsterdam.

Génération des années 1610 à 1630: Le réveil des cryptojuifs.

Génération des années 1630 à 1650: Goûte le bonheur de Jérusalem.

Génération des années 1650 à 1670: Le déluge.

Génération des années 1670 à 1690: Spinoza.

Génération des années 1690 à 1710: Les Hofjuden.

Génération des années 1710 à 1730: Les pleurs de Rachel.

Génération des années 1730 à 1750: Les lumières.

Génération des années 1750 à 1770: Les francs-maçons.

Génération des années 1770 à 1790: Mendelssohn.

Génération des années 1790 à 1810: L’émancipation.

Génération des années 1810 à 1830: Lorelei.

Génération des années 1830 à 1850: Renaissance de Jérusalem, ville juive.

Génération des années 1850 à 1870: Darwin.

Génération des années 1870 à 1890: Le IIe Reich.

Génération des années 1890 à 1910: Dreyfus.

Génération des années 1910 à 1930: La Déflagration.

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde.

Génération des années 1950 à 1970: Tsahal.

Génération des années 1970 à 1990: Les Refuzniks.

Génération des années 1990 à 2010: Les guerres asymétriques.

Génération des années 2010 à 2030 : La glaciation.

 

Paul David

Actualités

Le mythe allemand …

Emmanuel Macron vient hier (15 mai 2017) de se faire adouber par la Chancelière allemande Angela Merkel, ayant juste pris le temps auparavant de nommer son Premier ministre. Comme lui, Hollande et Sarkozy avaient également rencontré la chancelière dès leur élection en 2012 et 2007. C’est Jaques Chirac qui avait initialisé ce « sacrement » en 1998 en rencontrant dès son élection le chancelier Kohl. Les présidents antérieurs De Gaulle, Pompidou et Valéry Giscard D’Estaing ont tous tenu à rencontrer dès leur élection leur homologue allemand avant toute autre rencontre internationale.

L’Allemagne est considérée comme la première puissance européenne et les autres pays européens dont la France doivent faire allégeance.

Quand l’Espagne décida de l’expulsion des Juifs en 1492, la découverte de l’Amérique a pu faire croire que cette décision avait apporté la bénédiction divine sur celle-ci et le Portugal.

Cette bénédiction ne fut qu’illusoire, car assez rapidement l’Espagne et le Portugal déclinèrent au profit des puissances du nord qui elles avaient ouvert leurs portes aux Juifs.

Pour l’Allemagne, beaucoup pourraient également penser, au regard de sa puissance actuelle, que l’extermination des Juifs lui a apporté un équivalent de bénédiction divine. Mais celle-ci est aussi illusoire que celle perçue par l’Espagne de l’Inquisition.

C’est la France, pays des droits de l’homme, qui aurait dû être la puissance de référence en Europe. Ce qui aurait vraisemblablement évité les drames du XXe siècle.

1024px-Dep-frNapoléon n’a pas su gérer ses victoires, et après la défaite de Waterloo, le congrès de Vienne redessine l’Europe. Les vainqueurs, dont l’Angleterre y œuvrent pour éviter une nouvelle hégémonie de la France en Europe ce qui profite à la Prusse qui tout au long du dix-neuvième siècle va accroître son influence jusqu’à la victoire de 1870 qui permet la réunification de l’Allemagne et la naissance du IIe Reich en 1871.

Le vingtième siècle débute par la Première Guerre mondiale qui appauvrit la France, les sanctions contre l’Allemagne qui n’a pas subi la guerre sur son territoire, sont illusoires et ne l’empêcheront pas de se reconstituer une puissance militaire et de déclencher la Seconde Guerre mondiale :

  • Le putsch[1] hitlérien manqué de novembre 1923 marquait la fin des agitations violentes. Jusqu’en 1933, il n’y eut plus de soulèvements ni de pronunciamientos. Pour la République-pas-de-chance (la République de Weimar), commençaient quelques brèves années de bonheur.
  • Ce fut un bonheur relatif, sur fond de ruines, et bâti sur l’emprunt. Les ruines d’abord. Pas tant sur le plan matériel : rien de comparable à ce qui se passera pendant la Seconde Guerre mondiale. Nulle part, entre 1914 et 1918, le territoire allemand n’avait servi de champ de bataille et les attaques aériennes furent sans importance réelle. C’étaient les citoyens qui avaient été ruinés, et avant tout les « bons citoyens », ceux qui avaient souscrit aux emprunts de guerre et dont à présent l’argent prêté à la patrie ne valait plus rien. Cela nous paraît très simple aujourd’hui, à nous qui savons que quelqu’un doit payer les frais largement improductifs de la guerre, mais les victimes, à l’époque, ne le savaient pas encore. Les dirigeants français le comprirent, eux, qui pensèrent qu’il serait possible de « faire payer le boche ». En fait, on n’avait aucune idée de ce qu’on pouvait réellement prélever sur l’économie allemande sans l’empêcher de tourner, et la fixation des montants des réparations, sans cesse remise en chantier dans un sens toujours moins défavorable à l’Allemagne, dura presque aussi longtemps que la République elle-même, du plan Dawes au plan Young et jusqu’à l’accord de Lausanne où von Papen obtint en 1932 la fin des réparations contre un versement ultime de trois milliards de RM que, bien sûr, Hitler ne paya jamais…

L’Allemagne n’a pas été aussi meurtrie qu’on pourrait le penser pendant la Première Guerre mondiale, elle dispose à la veille de la crise de 1929 d’une industrie forte grâce en particulier aux investissements étrangers, surtout américains et au fait que l’industrie n’a pas réellement souffert de la Première Guerre mondiale. Les États-Unis ne veulent pas non plus d’une France forte après la Première Guerre mondiale et leur soutien à l’Allemagne va dans ce sens.

La crise de 1929 amène Hitler au pouvoir, il relance l’économie allemande. Mais le pseudo-miracle allemand d’avant-guerre est du d’une part à l’épuisement des effets de la crise de 1929 et à une économie financée par l’effort de la guerre à venir.

De fait, l’Allemagne construit son économie en s’allouant par avance les futures prises de guerre, c’est donc par anticipation sur le dos de l’Europe qui va être mise à genoux que l’économie allemande se construit avant guerre :

  • Hitler[2] veillait à ce que le peuple,sans développer exagérément sa consommation, eût l’impression de participer à une progression continue de la richesse et de la puissance de l’Allemagne. En fait, sur le plan économique, l’État mobilisait pour ses buts inavoués l’épargne des particuliers et lesinvestissements des industriels. On finançait le plein-emploi et le réarmement par une inflation différée ; un jour la vérité éclaterait – ou bien il faudrait alors modifier en profondeur les données du jeu, c’est-à-dire se résoudre à la guerre. Schacht (ministre de l’économie depuis 1934), sûr de lui et orgueilleux, voulait rester le maître de celui-ci et adapter aux progrès de l’économie le rythme du réarmement. Le conflit était programmé : en 1939, le grand technicien donna sa démission. Seuls devaient compter dorénavant les besoins des forces armées. Il devenait évident que tous ces efforts visaient la guerre, qu’Hitler voulait la guerre et que la guerre devait rapporter ce qu’il fallait pour résorber l’inflation cachée et pour se financer elle-même.

L’Allemagne est vaincue.

Au vu de la ruine qui s’abattit sur le monde pendant la Seconde Guerre mondiale, on aurait pu penser, au vu de la lourdeur des crimes commis, que le monde réserverait le même sort à l’Allemagne vaincue que celui que Rome infligea à Carthage.

Il n’en fut rien.

Comme pour la Première Guerre mondiale, si la population a payé un certain prix, moindre que d’autres pays européens, alors que l’économie des pays victorieux – en particulier France et Angleterre – est plus que précaire, l’économie allemande n’a pas réellement souffert :

  • En fait[3], la substance (en Allemagne) était moins atteinte qu’il n’y paraissait. La population beaucoup moins amoindrie qu’au lendemain de la précédente catastrophe nationale, la guerre de Trente Ans. Les prisonniers de guerre, en dépit de terribles hémorragies en URSS et en Yougoslavie, et de pertes sensibles en France, revinrent plus vite et plus nombreux qu’on ne l’avait craint au départ. À l’exception de quelques dizaines de milliers de « criminels de guerre » condamnés, dont les survivants durent attendre le voyage d’Adenauer à Moscou en 1955, le retour était pratiquement achevé à la fin de 1948. Délais longs pour les hommes et les femmes concernés et brefs pour l’histoire. Il s’avéra également que la guerre des bombes, la seule véritable dévastatrice, avait été plus cruelle pour les logements et leurs occupants que pour les usines et leurs machines.

Ainsi l’Allemagne peut se reconstruire après-guerre en construisant son économie sur les acquis d’avant-guerre qui ont subsisté malgré la guerre et que l’Europe a payés contre son gré en supportant la guerre nazie.

Alors que pour arriver à ce résultat, le judaïsme européen a quasiment disparu, le monde entier a salué la réunification de Berlin, capitale du nazisme alors que ce même monde ne cesse d’œuvrer pour la division de Jérusalem capitale de l’État Juif qui n’a pourtant, malgré les procès récurrents qui lui sont faits, n’a jamais refusé l’existence de l’autre.

Si le monde a applaudi à la réunification de Berlin, qui fut la capitale du mal, il se doit d’applaudir encore plus fort la réunification inéluctable de Jérusalem, capitale du bien, capitale éternelle de l’État Juif.

 

Paul David

 

[1] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». Chapitre : « La république de Weimar ». (p. 619,620)

[2] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». Chapitre : « Le Reich d’Adolf Hitler ». (p. 674/675)

[3] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». Chapitre : « L’Allemagne depuis la Seconde guerre mondiale ». (p. 769/770)

Actualités

Yom Haatsmaout – De David. Béni soit l’Éternel, mon rocher, qui a exercé mes mains au combat, mes doigts à l’art de la guerre !

Yom Haatsmaout est la fête nationale israélienne et commémore la déclaration d’indépendance de l’État Hébreu qui a eu lieu le 14 mai 1948, soit le 5 iyar 5708 pour la date hébraïque.

En raison du miracle que représente la résurrection du peuple Juif sur sa terre après deux millénaires d’exil, Yom Haatsmaout est également devenue une fête religieuse avec une liturgie propre.

Le roi David dans ses psaumes a déjà célébré ce retour des Juifs sur leur terre.

Sur mon site, j’associe chaque psaume à une génération (20 ans) et cela pour 3 millénaires de vie juive depuis la mort de Salomon (930 avant JC) jusqu’à nos jours (génération des années 2010 à 2030).

Ainsi le psaume 143 est naturellement associé à la génération des années 1930 à 1950.

Si dans ce psaume le roi David évoque les années terribles de la Shoah :

C’est que[1] l’ennemi s’est jeté à ma poursuite, a broyé ma vie sur le sol, me plongeant dans les ténèbres, comme ceux qui, dès longtemps appartiennent à la mort… mon esprit se consume, ne me dérobe point ta face, sinon je ressemblerais à ceux qui descendent dans la tombe.

Il ne manque pas d’évoquer la création d’Israël :

Enseigne-moi[2] à accomplir Ta volonté, car c’est Toi qui es mon Dieu ; que ton esprit bienveillant me guide sur un sol uni !

Cette renaissance du peuple Juif sur sa terre a été accueillie par de nombreuses guerres. Les guerres d’Israël se sont concentrées sur la génération des années 1950-1970 (précédée par la guerre d’indépendance de 1948 et clôturée par la guerre de Kippour en 1973).

La guerre des Six Jours en 1967 a révélé au monde un peuple qui, en plus de posséder l’héritage biblique, est doté d’une armée puissante et victorieuse. Cette victoire qui a étonné le monde est évoquée par le roi David dans le psaume associé à cette génération, le psaume 144 :

Béni[3] soit l’Éternel, mon rocher, qui a exercé mes mains au combat, mes doigts à l’art de la guerre !

Mais la bienveillance divine est également au rendez-vous de la présente génération (années 2010-2030) où David dans le psaume associé, le psaume 147, promet le retour des derniers exilés du peuple Juif sur sa terre avec Jérusalem réunifiée et reconstruite :

L’Éternel[4] rebâtira Jérusalem, il y rassemblera les débris dispersés d’Israël.

Sur mon site comme l’ensemble des 147 générations correspondantes aux 147 premiers psaumes de David, les pages associées aux 3 générations évoquées dans cet article sont directement accessibles par les liens ci-dessous :

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde.

Génération des années 1950 à 1970: Tsahal.

Génération des années 2010 à 2030 : La glaciation.

 

Yom Haatsmaout Sameah !

Paul David

 

[1] Psaume 143, versets 3 et 7

[2] Psaume 143, versets 10

[3] Psaume 144, verset 1

[4] Psaume 147, verset 2

Actualités

Yom Hazikaron, Jour du souvenir

C’est à mi-chemin entre le 1er tour et le 2e tour de l’élection présidentielle en France qu’a lieu cette année Yom Hazikaron soit le 1er mai 2017 (début la veille).

L’État d’Israël a instauré cette commémoration en complément de la commémoration de la Shoah (Yom Ha Shoah) qui a lieu une semaine auparavant.

Ceci afin que le devoir de mémoire soit complet avant la commémoration de l’indépendance d’Israël Yom Haatsmaout qui a lieu le lendemain le 2 mai (début la veille) cette année.

L’horreur de la Shoah aurait dû en effet être un point d’arrêt à la haine du Juif dans le monde. Mais le monde n’a pas eu cette réaction salutaire.

Bien sûr, le monde a accepté l’indépendance d’Israël en 1948 mais beaucoup pensaient que celle-ci serait un arrêt de mort pour les Juifs qui s’y étaient installés.

Les Juifs pourtant espéraient une cohabitation paisible avec les Arabes sur cette terre, ce ne fut pas le cas.

Se laissant convaincre par les plus extrémistes, en particuliers les adeptes des frères musulmans et par héritage ceux du mufti de Jérusalem, les Arabes voulurent jeter les Juifs à la mer et les exterminer.

Cela n’arriva pas.

Mais les Juifs des pays à majorité musulmane, qui y avaient résidence depuis plus de deux millénaires furent contraints les uns après les autres à l’exode.

Si nombreux (cela inclut le battu Mélenchon) sont ceux qui œuvrent au retour des réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 pour laisser les mains libres aux armées arabes, personne ne compatit avec l’exode des Juifs des pays à majorité musulmane qui eux malheureusement n’ont pas eu le choix.

Depuis 1945, Israël est soumis à des guerres de rejet par le monde arabe.

N’arrivant pas jusqu’à présent à vaincre Israël sur le champ de bataille, celui-ci utilise tous les moyens possibles pour tuer de l’Israélien et de façon plus générale du Juif.

Ce sont les victimes de cet acharnement que commémore Yom HaZikaron[1] (nom complet en hébreu : יום הזיכרון לחללי מערכות ישראל ולנפגעי פעולות האיבה et en français : « jour du souvenir pour les victimes de guerre israéliennes et pour les victimes des opérations de haine ») qui est un temps fixé par l’État d’Israël dans la seconde moitié du XXe siècle pour rendre hommage aux soldats morts pour la patrie. La commémoration, qui précède les festivités du Jour de l’Indépendance d’Israël, a ensuite été étendue à toutes les personnes mortes pour l’État d’Israël et à celles assassinées parce qu’israéliennes ou juives depuis 1945.

Cette haine fait également des victimes en France qui est un des derniers pays au monde à posséder une communauté juive conséquente.

Ce fut le cas récemment pour Sarah Lucie Halimi qui a été défenestrée par un fou de Dieu dans l’indifférence générale de tous nos responsables politiques et dans le silence des médias.

Ce fut aussi le cas pour la tuerie de l’Hyper Cacher en janvier 2015.

Comme indiqué dans un de mes précédents articles, l’électorat juif en France est à la fois négligeable et peu influençable.

Cela n’est évidemment pas le cas pour l’électorat musulman qui est très courtisé surtout à gauche et donc aujourd’hui par Emmanuel Macron qui s’est de ce fait entouré de personnages peu recommandables.

Ainsi de nombreux Juifs hésitent encore à voter Macron malgré que la seule opposition soit celle de Marine Le Pen.

Jean Marie Le Pen avait usage d’honorer Jeanne d’Arc le 1er mai.

Est-ce que pour ce 1er mai à une semaine du deuxième tour des élections présidentielles, Emmanuel Macron osera honorer ce devoir de mémoire du Yom HaZikaron en se rendant devant l’hyper Cacher symbole de la haine destructrice du juif en France ?

Cela convaincrait sûrement de nombreux juifs encore indécis à voter pour lui; même, si cela ne compte que pour du beurre (ou plutôt : même si cela ne compte pas autant que du beur)

 

Paul David

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Hazikaron