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Le mythe allemand …

Emmanuel Macron vient hier (15 mai 2017) de se faire adouber par la Chancelière allemande Angela Merkel, ayant juste pris le temps auparavant de nommer son Premier ministre. Comme lui, Hollande et Sarkozy avaient également rencontré la chancelière dès leur élection en 2012 et 2007. C’est Jaques Chirac qui avait initialisé ce « sacrement » en 1998 en rencontrant dès son élection le chancelier Kohl. Les présidents antérieurs De Gaulle, Pompidou et Valéry Giscard D’Estaing ont tous tenu à rencontrer dès leur élection leur homologue allemand avant toute autre rencontre internationale.

L’Allemagne est considérée comme la première puissance européenne et les autres pays européens dont la France doivent faire allégeance.

Quand l’Espagne décida de l’expulsion des Juifs en 1492, la découverte de l’Amérique a pu faire croire que cette décision avait apporté la bénédiction divine sur celle-ci et le Portugal.

Cette bénédiction ne fut qu’illusoire, car assez rapidement l’Espagne et le Portugal déclinèrent au profit des puissances du nord qui elles avaient ouvert leurs portes aux Juifs.

Pour l’Allemagne, beaucoup pourraient également penser, au regard de sa puissance actuelle, que l’extermination des Juifs lui a apporté un équivalent de bénédiction divine. Mais celle-ci est aussi illusoire que celle perçue par l’Espagne de l’Inquisition.

C’est la France, pays des droits de l’homme, qui aurait dû être la puissance de référence en Europe. Ce qui aurait vraisemblablement évité les drames du XXe siècle.

1024px-Dep-frNapoléon n’a pas su gérer ses victoires, et après la défaite de Waterloo, le congrès de Vienne redessine l’Europe. Les vainqueurs, dont l’Angleterre y œuvrent pour éviter une nouvelle hégémonie de la France en Europe ce qui profite à la Prusse qui tout au long du dix-neuvième siècle va accroître son influence jusqu’à la victoire de 1870 qui permet la réunification de l’Allemagne et la naissance du IIe Reich en 1871.

Le vingtième siècle débute par la Première Guerre mondiale qui appauvrit la France, les sanctions contre l’Allemagne qui n’a pas subi la guerre sur son territoire, sont illusoires et ne l’empêcheront pas de se reconstituer une puissance militaire et de déclencher la Seconde Guerre mondiale :

  • Le putsch[1] hitlérien manqué de novembre 1923 marquait la fin des agitations violentes. Jusqu’en 1933, il n’y eut plus de soulèvements ni de pronunciamientos. Pour la République-pas-de-chance (la République de Weimar), commençaient quelques brèves années de bonheur.
  • Ce fut un bonheur relatif, sur fond de ruines, et bâti sur l’emprunt. Les ruines d’abord. Pas tant sur le plan matériel : rien de comparable à ce qui se passera pendant la Seconde Guerre mondiale. Nulle part, entre 1914 et 1918, le territoire allemand n’avait servi de champ de bataille et les attaques aériennes furent sans importance réelle. C’étaient les citoyens qui avaient été ruinés, et avant tout les « bons citoyens », ceux qui avaient souscrit aux emprunts de guerre et dont à présent l’argent prêté à la patrie ne valait plus rien. Cela nous paraît très simple aujourd’hui, à nous qui savons que quelqu’un doit payer les frais largement improductifs de la guerre, mais les victimes, à l’époque, ne le savaient pas encore. Les dirigeants français le comprirent, eux, qui pensèrent qu’il serait possible de « faire payer le boche ». En fait, on n’avait aucune idée de ce qu’on pouvait réellement prélever sur l’économie allemande sans l’empêcher de tourner, et la fixation des montants des réparations, sans cesse remise en chantier dans un sens toujours moins défavorable à l’Allemagne, dura presque aussi longtemps que la République elle-même, du plan Dawes au plan Young et jusqu’à l’accord de Lausanne où von Papen obtint en 1932 la fin des réparations contre un versement ultime de trois milliards de RM que, bien sûr, Hitler ne paya jamais…

L’Allemagne n’a pas été aussi meurtrie qu’on pourrait le penser pendant la Première Guerre mondiale, elle dispose à la veille de la crise de 1929 d’une industrie forte grâce en particulier aux investissements étrangers, surtout américains et au fait que l’industrie n’a pas réellement souffert de la Première Guerre mondiale. Les États-Unis ne veulent pas non plus d’une France forte après la Première Guerre mondiale et leur soutien à l’Allemagne va dans ce sens.

La crise de 1929 amène Hitler au pouvoir, il relance l’économie allemande. Mais le pseudo-miracle allemand d’avant-guerre est du d’une part à l’épuisement des effets de la crise de 1929 et à une économie financée par l’effort de la guerre à venir.

De fait, l’Allemagne construit son économie en s’allouant par avance les futures prises de guerre, c’est donc par anticipation sur le dos de l’Europe qui va être mise à genoux que l’économie allemande se construit avant guerre :

  • Hitler[2] veillait à ce que le peuple,sans développer exagérément sa consommation, eût l’impression de participer à une progression continue de la richesse et de la puissance de l’Allemagne. En fait, sur le plan économique, l’État mobilisait pour ses buts inavoués l’épargne des particuliers et lesinvestissements des industriels. On finançait le plein-emploi et le réarmement par une inflation différée ; un jour la vérité éclaterait – ou bien il faudrait alors modifier en profondeur les données du jeu, c’est-à-dire se résoudre à la guerre. Schacht (ministre de l’économie depuis 1934), sûr de lui et orgueilleux, voulait rester le maître de celui-ci et adapter aux progrès de l’économie le rythme du réarmement. Le conflit était programmé : en 1939, le grand technicien donna sa démission. Seuls devaient compter dorénavant les besoins des forces armées. Il devenait évident que tous ces efforts visaient la guerre, qu’Hitler voulait la guerre et que la guerre devait rapporter ce qu’il fallait pour résorber l’inflation cachée et pour se financer elle-même.

L’Allemagne est vaincue.

Au vu de la ruine qui s’abattit sur le monde pendant la Seconde Guerre mondiale, on aurait pu penser, au vu de la lourdeur des crimes commis, que le monde réserverait le même sort à l’Allemagne vaincue que celui que Rome infligea à Carthage.

Il n’en fut rien.

Comme pour la Première Guerre mondiale, si la population a payé un certain prix, moindre que d’autres pays européens, alors que l’économie des pays victorieux – en particulier France et Angleterre – est plus que précaire, l’économie allemande n’a pas réellement souffert :

  • En fait[3], la substance (en Allemagne) était moins atteinte qu’il n’y paraissait. La population beaucoup moins amoindrie qu’au lendemain de la précédente catastrophe nationale, la guerre de Trente Ans. Les prisonniers de guerre, en dépit de terribles hémorragies en URSS et en Yougoslavie, et de pertes sensibles en France, revinrent plus vite et plus nombreux qu’on ne l’avait craint au départ. À l’exception de quelques dizaines de milliers de « criminels de guerre » condamnés, dont les survivants durent attendre le voyage d’Adenauer à Moscou en 1955, le retour était pratiquement achevé à la fin de 1948. Délais longs pour les hommes et les femmes concernés et brefs pour l’histoire. Il s’avéra également que la guerre des bombes, la seule véritable dévastatrice, avait été plus cruelle pour les logements et leurs occupants que pour les usines et leurs machines.

Ainsi l’Allemagne peut se reconstruire après-guerre en construisant son économie sur les acquis d’avant-guerre qui ont subsisté malgré la guerre et que l’Europe a payés contre son gré en supportant la guerre nazie.

Alors que pour arriver à ce résultat, le judaïsme européen a quasiment disparu, le monde entier a salué la réunification de Berlin, capitale du nazisme alors que ce même monde ne cesse d’œuvrer pour la division de Jérusalem capitale de l’État Juif qui n’a pourtant, malgré les procès récurrents qui lui sont faits, n’a jamais refusé l’existence de l’autre.

Si le monde a applaudi à la réunification de Berlin, qui fut la capitale du mal, il se doit d’applaudir encore plus fort la réunification inéluctable de Jérusalem, capitale du bien, capitale éternelle de l’État Juif.

 

Paul David

 

[1] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». Chapitre : « La république de Weimar ». (p. 619,620)

[2] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». Chapitre : « Le Reich d’Adolf Hitler ». (p. 674/675)

[3] Joseph Rovan : « Histoire de l’Allemagne ». Chapitre : « L’Allemagne depuis la Seconde guerre mondiale ». (p. 769/770)

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Yom Haatsmaout – De David. Béni soit l’Éternel, mon rocher, qui a exercé mes mains au combat, mes doigts à l’art de la guerre !

Yom Haatsmaout est la fête nationale israélienne et commémore la déclaration d’indépendance de l’État Hébreu qui a eu lieu le 14 mai 1948, soit le 5 iyar 5708 pour la date hébraïque.

En raison du miracle que représente la résurrection du peuple Juif sur sa terre après deux millénaires d’exil, Yom Haatsmaout est également devenue une fête religieuse avec une liturgie propre.

Le roi David dans ses psaumes a déjà célébré ce retour des Juifs sur leur terre.

Sur mon site, j’associe chaque psaume à une génération (20 ans) et cela pour 3 millénaires de vie juive depuis la mort de Salomon (930 avant JC) jusqu’à nos jours (génération des années 2010 à 2030).

Ainsi le psaume 143 est naturellement associé à la génération des années 1930 à 1950.

Si dans ce psaume le roi David évoque les années terribles de la Shoah :

C’est que[1] l’ennemi s’est jeté à ma poursuite, a broyé ma vie sur le sol, me plongeant dans les ténèbres, comme ceux qui, dès longtemps appartiennent à la mort… mon esprit se consume, ne me dérobe point ta face, sinon je ressemblerais à ceux qui descendent dans la tombe.

Il ne manque pas d’évoquer la création d’Israël :

Enseigne-moi[2] à accomplir Ta volonté, car c’est Toi qui es mon Dieu ; que ton esprit bienveillant me guide sur un sol uni !

Cette renaissance du peuple Juif sur sa terre a été accueillie par de nombreuses guerres. Les guerres d’Israël se sont concentrées sur la génération des années 1950-1970 (précédée par la guerre d’indépendance de 1948 et clôturée par la guerre de Kippour en 1973).

La guerre des Six Jours en 1967 a révélé au monde un peuple qui, en plus de posséder l’héritage biblique, est doté d’une armée puissante et victorieuse. Cette victoire qui a étonné le monde est évoquée par le roi David dans le psaume associé à cette génération, le psaume 144 :

Béni[3] soit l’Éternel, mon rocher, qui a exercé mes mains au combat, mes doigts à l’art de la guerre !

Mais la bienveillance divine est également au rendez-vous de la présente génération (années 2010-2030) où David dans le psaume associé, le psaume 147, promet le retour des derniers exilés du peuple Juif sur sa terre avec Jérusalem réunifiée et reconstruite :

L’Éternel[4] rebâtira Jérusalem, il y rassemblera les débris dispersés d’Israël.

Sur mon site comme l’ensemble des 147 générations correspondantes aux 147 premiers psaumes de David, les pages associées aux 3 générations évoquées dans cet article sont directement accessibles par les liens ci-dessous :

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde.

Génération des années 1950 à 1970: Tsahal.

Génération des années 2010 à 2030 : La glaciation.

 

Yom Haatsmaout Sameah !

Paul David

 

[1] Psaume 143, versets 3 et 7

[2] Psaume 143, versets 10

[3] Psaume 144, verset 1

[4] Psaume 147, verset 2

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Yom Hazikaron, Jour du souvenir

C’est à mi-chemin entre le 1er tour et le 2e tour de l’élection présidentielle en France qu’a lieu cette année Yom Hazikaron soit le 1er mai 2017 (début la veille).

L’État d’Israël a instauré cette commémoration en complément de la commémoration de la Shoah (Yom Ha Shoah) qui a lieu une semaine auparavant.

Ceci afin que le devoir de mémoire soit complet avant la commémoration de l’indépendance d’Israël Yom Haatsmaout qui a lieu le lendemain le 2 mai (début la veille) cette année.

L’horreur de la Shoah aurait dû en effet être un point d’arrêt à la haine du Juif dans le monde. Mais le monde n’a pas eu cette réaction salutaire.

Bien sûr, le monde a accepté l’indépendance d’Israël en 1948 mais beaucoup pensaient que celle-ci serait un arrêt de mort pour les Juifs qui s’y étaient installés.

Les Juifs pourtant espéraient une cohabitation paisible avec les Arabes sur cette terre, ce ne fut pas le cas.

Se laissant convaincre par les plus extrémistes, en particuliers les adeptes des frères musulmans et par héritage ceux du mufti de Jérusalem, les Arabes voulurent jeter les Juifs à la mer et les exterminer.

Cela n’arriva pas.

Mais les Juifs des pays à majorité musulmane, qui y avaient résidence depuis plus de deux millénaires furent contraints les uns après les autres à l’exode.

Si nombreux (cela inclut le battu Mélenchon) sont ceux qui œuvrent au retour des réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 pour laisser les mains libres aux armées arabes, personne ne compatit avec l’exode des Juifs des pays à majorité musulmane qui eux malheureusement n’ont pas eu le choix.

Depuis 1945, Israël est soumis à des guerres de rejet par le monde arabe.

N’arrivant pas jusqu’à présent à vaincre Israël sur le champ de bataille, celui-ci utilise tous les moyens possibles pour tuer de l’Israélien et de façon plus générale du Juif.

Ce sont les victimes de cet acharnement que commémore Yom HaZikaron[1] (nom complet en hébreu : יום הזיכרון לחללי מערכות ישראל ולנפגעי פעולות האיבה et en français : « jour du souvenir pour les victimes de guerre israéliennes et pour les victimes des opérations de haine ») qui est un temps fixé par l’État d’Israël dans la seconde moitié du XXe siècle pour rendre hommage aux soldats morts pour la patrie. La commémoration, qui précède les festivités du Jour de l’Indépendance d’Israël, a ensuite été étendue à toutes les personnes mortes pour l’État d’Israël et à celles assassinées parce qu’israéliennes ou juives depuis 1945.

Cette haine fait également des victimes en France qui est un des derniers pays au monde à posséder une communauté juive conséquente.

Ce fut le cas récemment pour Sarah Lucie Halimi qui a été défenestrée par un fou de Dieu dans l’indifférence générale de tous nos responsables politiques et dans le silence des médias.

Ce fut aussi le cas pour la tuerie de l’Hyper Cacher en janvier 2015.

Comme indiqué dans un de mes précédents articles, l’électorat juif en France est à la fois négligeable et peu influençable.

Cela n’est évidemment pas le cas pour l’électorat musulman qui est très courtisé surtout à gauche et donc aujourd’hui par Emmanuel Macron qui s’est de ce fait entouré de personnages peu recommandables.

Ainsi de nombreux Juifs hésitent encore à voter Macron malgré que la seule opposition soit celle de Marine Le Pen.

Jean Marie Le Pen avait usage d’honorer Jeanne d’Arc le 1er mai.

Est-ce que pour ce 1er mai à une semaine du deuxième tour des élections présidentielles, Emmanuel Macron osera honorer ce devoir de mémoire du Yom HaZikaron en se rendant devant l’hyper Cacher symbole de la haine destructrice du juif en France ?

Cela convaincrait sûrement de nombreux juifs encore indécis à voter pour lui; même, si cela ne compte que pour du beurre (ou plutôt : même si cela ne compte pas autant que du beur)

 

Paul David

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Hazikaron

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Yom Hashoah

Aujourd’hui c’est le jour de commémoration de la Shoah.  (23/24 avril, Yom Hashoah).

La haine du Juif a principalement été alimentée par les religions monothéistes issues du judaïsme que sont le Christianisme et l’Islam. Religions qui ne peuvent se légitimer qu’en essayant de démontrer que le peuple Juif est déchu et donc en œuvrant en ce sens.

À celle-ci s’est ajoutée la haine irrationnelle moderne qui n’a plus besoin de dogme religieux pour haïr le juif.

La Shoah est le résultat de l’addition de toutes ces haines avec un terrible effet de résonance.

Si l’antisémitisme viscéral de Luther a pu alimenter l’antisémitisme allemand du vingtième siècle, il est loin d’en être la seule cause. Les Allemands n’ont jamais réellement abandonné leur panthéon germanique et n’ont jamais réellement adhéré au christianisme que Charlemagne leur a imposé avec violence.

Dans le romantisme allemand du dix-neuvième siècle, ferment du nazisme, il y avait aussi le refus de se voir imposé, à travers l’image de Jésus, un Dieu juif.

Sur mon site j’évoque 3 millénaires de vie juive, génération par génération avec comme prisme de décryptage les psaumes de David (chaque psaume évoque une de ces générations).

Ainsi David a pressenti la catastrophe du vingtième siècle dès l’émergence du premier Reich Allemand au IXe siècle jusqu’à l’éclosion du darwinisme social au XIXe siècle.

Lors de la génération de la Shoah (1930-1950), dans le psaume associé (psaume 143), David en évoque les massacres (« C’est que l’ennemi s’est jeté à ma poursuite, a broyé ma vie sur le sol »), mais se réjouit de la création de l’État d’Israël (« que ton esprit bienveillant me guide sur un sol uni ! »).

Sur mon site vous trouverez en particulier la description des générations qui ont rapport avec le Shoah :

Les prémices de la Shoah en Allemagne :

Génération des années 730 à 750: À travers la vallée des larmes. (lorsque les Juifs s’engouffrent dans la vallée du Rhin, la vallée des larmes …)

Génération des années 870 à 890: L’oiseleur. (Naissance du premier Reich allemand, ou l’oiseleur prend les Juifs dans ses filets)

Génération des années 1090 à 1110: La première croisade. (Premiers massacres de Juifs à grande échelle en terre allemande).

Génération des années 1330 à 1350: La Peste noire. (Les exactions contre les Juifs en terre allemande vont les pousser en Pologne et Lituanie)

Génération des années 1690 à 1710: Les Hofjuden. (l’avènement des Juifs de Cour en terre allemande)

Génération des années 1810 à 1830: Lorelei. (L’écartèlement des Juifs en terres allemandes entre judaïsme et germanisme)

Génération des années 1850 à 1870: Darwin. (l’énoncé des thèses de Darwin qui vont avoir pour conséquence l’éclosion du Darwinisme social dont s’inspireront fortement les nazis)

Génération des années 1870 à 1890: Le IIe Reich. (l’avènement du IIe Reich sous Bismarck qui malheureusement annonce le troisième …)

Pour la Shoah elle-même :

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde. (La Shoah et dans la même génération la naissance de l’ État d’Israël)

La punition promise aux nations pour les punir de la Shoah :

Génération des années 2010 à 2030 : La glaciation. (La génération actuelle qui promet reconstruction de Jérusalem et un cataclysme –glaciation- pour les nations complices de la Shoah)

 

 

 

 

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Histoire d’O

À l’image du roman de Pauline Réage, les élections présidentielles de 2017 ressemblent de plus en plus à un jeu sadomasochiste auquel sont soumis les électeurs français : Ils ne doivent pas choisir le candidat en fonction du bien qu’il pourra leur apporter pendant la prochaine mandature mais celui qui les fera le moins souffrir.

En se basant principalement sur les qualifications données aux candidats par les médias, ils devront choisir entre Le Pen la fachO, Macron le jeunOt, Fillon l’escrOc et Mélenchon le zérO.

Apparemment Hamon le socialO, n’est pas invité à la fête.

Ces qualificatifs sont ceux qui résultent des différents jugements que l’on peut trouver dans les médias à propos de ces candidats.

Il est important à une semaine du premier tour de l’élection de discerner comment se positionnent ces candidats par rapport à la communauté juive et Israël.

Les révélations opportunistes connues sous le nom de Penelope Gate font que le terme d’escroc est sur-utilisé pour définir le candidat de la droite. En respect de la présomption d’innocence, si ce terme est repris ici, cela ne signifie aucunement une adhésion au qualificatif.

Dans son discours du 9 avril à Paris, Fillon a déclaré :

  • Cette[1] France qui est la nôtre, je la vois prête à surgir, à tout balayer, une nouvelle fois sur son passage : c’est la France de Chrétien de Troyes et de Rachi […].

Rachi a vécu au XIe siècle à une époque où la communauté juive était bien acceptée en France avant que les Capétiens mettent fin à cet âge d’or du judaïsme français qui profita pourtant largement au pays d’accueil.

Les relations[2] entre Juifs et Chrétiens étaient alors cordiales : ainsi les chrétiens offraient des gâteaux à leurs amis Juifs à l’issue de la fête de Pessah tandis que les Juifs offraient des cadeaux à leurs domestiques chrétiens lors de la fête de Pourim.

Rachi[3] pour étayer ses commentaires utilisaient souvent des mots en français de son temps alors que toutes les œuvres de l’époque n’utilisaient que le latin. Ainsi l’œuvre de Rachi constitue un apport considérable et irremplaçable pour l’étude de l’ancien français.

Le rappel de Fillon sur l’appartenance de Rachi à l’héritage revendiqué de la France est donc parfaitement justifié indépendamment de toute visée électorale. L’électorat juif est en effet très minoritaire et peu influencé par les prises de position dans le sens du poil.

Marine le Pen a toujours affiché sa volonté de rompre avec l’antisémitisme affiché de son père.

Malheureusement sa stagnation dans les sondages l’a poussé à une entorse dans ce domaine en affirmant que « la France n’était pas responsable de la rafle du Vél d’Hiv » se ralliant ainsi à la position de De Gaulle qui n’était pas réputé pour son philosémitisme, ignorant ainsi la mise au point courageuse et responsable de Chirac.

Lorsque Jean-Marie Le Pen déclarait que « les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire », il considérait implicitement que tuer du juif n’était pas blâmable. La position de la fille est différente, la rafle de Vel d’Hiv est cette fois blâmable, mais la France n’en est pas responsable…

Le temps est donc favorable à l’évolution de pensée de la famille Le Pen, mais pour que celle-ci soit enfin acceptable attendons encore une ou deux générations…

Le vote musulman est majoritairement acquis à la gauche.

Hamon aurait dû faire le plein de voix auprès des musulmans de France. Devant sa déroute dans les sondages, cet électorat se doit à un vote utile : soit Macron, soit Mélenchon.

Ces deux candidats multiplient donc naturellement les déclarations pour séduire cet électorat.

C’est dans ce sens que le 15 février dernier, Emmanuel Macron a déclaré en Algérie :

  • « La colonisation fait partie de l’histoire française ! C’est un crime, un crime contre l’humanité »

Le terme de « crime contre l’humanité » ne peut être ainsi vulgarisé, ce terme a été créé pour qualifier le crime commis contre les Juifs lors de la Shoah. C’est déjà pour satisfaire la volonté d’une grande partie de la communauté musulmane en France que la Shoah est de moins en moins enseignée en France. La banalisation de la notion de « crime contre l’humanité » est une concession dangereuse au négationnisme ambiant.

Depuis que Mélenchon est devenu un qualifié potentiel pour le deuxième tour et séduit donc une grande partie de l’électorat musulman, Macron est dans la surenchère.

Ainsi sur Beur FM, il n’hésite pas à soutenir Mohamed Saou, l’ancien référent de son mouvement dans le Val-d’Oise, écarté pour avoir tenu des propos jugés polémiques sur sa page Facebook :

  • « On a déjà eu ce débat. Les gens qui disent « Je ne suis pas Charlie » au sens « Je ne suis pas « Charlie Hebdo » », je ne suis pas obligé d’aimer », répond l’un des journalistes.
  • « Non, mais il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux, répond Emmanuel Macron, qui semble ignorer à ce moment-là qu’il est toujours filmé. C’est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c’est un type bien. C’est un type très bien, Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré. »

Le patrimoine[4] de Mélenchon dépasse le million d’euros et il fait donc partie des millionnaires français qu’il dénonce[5] dans son programme comme responsable de la pauvreté qui se généralise en France.

Nous laissons à d’autres le soin d’énumérer les nombreuses incohérences de son programme économique. Beaucoup pensent que celui-ci fera exploser la pauvreté en France.

Aussi anticlérical et déiste que Voltaire, Mélenchon a vraisemblablement hérité de la même haine irrationnelle du Juif et d’Israël, d’un antisémitisme moderne non basé sur la foi, mais prenant fondement sur toute interprétation volontairement détournée de l’histoire et des faits.

Ainsi dans son discours à Marseille du 9 avril, Mélenchon a évoqué l’utilisation d’armes chimiques à Khan Cheikhoun en Syrie Le 4 avril dernier qui a fait plus de 70 morts.

Alors que les responsables de cette atrocité sont nécessairement du côté musulman, Mélenchon a réussi à faire huer…. Israël !!!

Et cela sur un mensonge car Mélenchon affirme qu’Israël n’a pas signé la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC). Cela est faux[6], Israël l’a signé le 13 janvier 1993 donc dès l’origine. Israël a par contre refusé de ratifier[7], non dans un but de pouvoir utiliser de telles armes, mais simplement du fait de sa méfiance vis-à-vis de la communauté internationale, et sa vision pessimiste de l’avenir du Moyen-Orient, ce qui ne peut lui être opposé.

L’attaque de Mélenchon est encore plus inacceptable lorsque l’on sait qu’Israël[8] a redoublé d’efforts pour venir au secours des victimes.

En plus de cette attaque sans fondements et malicieuse, la solution que propose Mélenchon pour résoudre le conflit israélo-arabe est un véritable arrêt de mort pour l’État hébreu :

  • Nous[9] proposons de réaliser les mesures suivantes :
    • Reconnaître l’État palestinien,
    • Appuyer la solution à deux États coexistant pacifiquement par l’application pleine et entière des résolutions de l’Onu (reconnaissance du droit souverain du peuple palestinien à disposer d’un État viable et indépendant, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem Est pour capitale et dans le respect du principe du droit au retour des réfugiés).

Soit

  • reconnaissance de l’État Palestinien sans que soit exigée une reconnaissance réciproque de l’État d’Israël,
  • une définition des frontières que plus personne ne considère comme viable,
  • un retour des réfugiés qui rendra majoritaire les musulmans en Israël qui n’auront aucun mal à transformer ce pays démocratique en république islamique dans laquelle les Juifs n’auront plus leur place comme c’est le cas dans tous les pays à majorité musulmane.

Si le jeunOt se retrouve face à l’escrOc, peut-être vaudrait mieux mettre le jeunOt en réserve pour 2022 en espérant que d’ici là il courtisera moins les infréquentables…

Si au deuxième tour, la fachO est confrontée au jeunOt ou à l’escrOc, on peut raisonnablement penser que la fachO perdra.

SI la fachO se retrouve au deuxième tour contre le zérO, vérifiez la validité de votre passeport…

Si le zérO se retrouve au deuxième tour contre soit le jeunOt soit l’escrOc, ne votez pas pour le zérO ….

Car en paraphrasant le Juif allemand Theodor Lessing (1872-1933) qui quasiment seul a combattu l’élection du Chancelier Hindenburg en 1925 qui malheureusement permettra à Hitler de prendre le pouvoir en 1933 :

  • Selon Platon[10], les philosophes doivent être les guides du peuple. Avec Hindenburg, ce n’est pas vraiment un philosophe qui monterait sur le trône. Seulement un symbole représentatif, un point d’interrogation, un zéro. Mieux vaux un zéro qu’un Néron, dira-t-on ? L’histoire montre hélas que derrière un zéro se cache toujours un futur Néron.

La République de Weimar a démarré sur la définition d’une nouvelle constitution, sur une utopie porteuse, mais aussi malheureusement sur une économie faisant la part belle au déficit budgétaire. La VIRépublique que nous promet Mélenchon n’a rien à envier à  la République de Weimar en promesse d’avenir…

Bons votes….

[1] Discours de François Fillon à Paris du 9 avril 2017 : https://www.republicains.fr/actualites_discours_francois_fillon_paris_20170409

[2] D’après Simon Schwarzfuchs : « Rachi de Troyes ». Chapitre « Les relations entre Juifs et Chrétiens » (p.42)

[3] D’après Simon Schwarzfuchs : « Rachi de Troyes ». Chapitre « Les gloses en français ». (Appendice I).

[4] http://www.capital.fr/a-la-une/politique-economique/jean-luc-melenchon-son-patrimoine-depasse-le-million-d-euros-1215930

[5] Jean-Luc Mélenchon : « L’avenir en commun ». (p. 43).

[6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_sur_l%27interdiction_des_armes_chimiques

[7] http://www.jpost.com/Edition-fran%C3%A7aise/International/Israel-et-les-armes-chimiques-404121

[8] http://www.lemondejuif.info/2017/04/ultime-geste-humanitaire-de-letat-juif-israel-va-soigner-enfants-syriens-victimes-de-lattaque-chimique-perpetree-assad/

[9] Jean-Luc Mélenchon : « L’avenir en commun ». (point 61 p. 96).

[10] Hans Mayer : « Allemands et Juifs : la révocation ». (p. 121,122)

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Tu diras alors à ton fils …

Alors qu’il y a quelques jours Paris autorisait une manifestation antisémite, la défenestration à Paris de Sarah Lucie Halimi, nous rappelle la dureté de l’exil et renforce encore une fois la symbolique des herbes amères que nous consommons pendant le Seder de Pessah.

Depuis la destruction du second Temple nous vivons un long exil de près de 2000 ans où nous sommes sans cesse confrontés aux desseins destructeurs des nations.

Nos ennemis d’hier ont disparu et le peuple Juif est toujours présent malgré les souffrances accumulées.

Une des raisons de cette survie du Peuple Juif est contenue dans l’annonce par Dieu de la fête de Pessah dans le livre de l’Exode exprimée juste au moment du départ des Juifs d’Égypte :

  • Pendant[1] sept jours tu mangeras des pains sans levain et le septième jour il y aura une fête en l’honneur de l’Éternel.
  • On mangera des pains sans levain pendant les jours. On ne verra pas chez toi de pain levé ni de levain, sur tout ton territoire.
  • Tu diras alors à ton fils : « C’est en mémoire de ce que l’Éternel a fait pour moi lorsque je suis sorti d’Égypte. »

Tout le peuple Juif a été témoin de la sortie d’Égypte, et de génération en génération chaque année nous commémorons celle-ci lors du Seder de Pessah, avec une priorité la transmission du témoignage à la génération nouvelle.

C’est ainsi que lors du Seder quatre fils sont définis : un Sage, un Méchant, un Simplet, et un Qui-ne-sait-pas-demander. Derrière leur questionnement et les réponses apportées, le peuple Juif remplit ainsi l’obligation « Tu diras alors à ton fils ».

Ce devoir de transmission est la clé de la survie du peuple Juif à travers les temps.

Ainsi quand l’Islam a émergé, certaines tribus juives de la péninsule arabique étaient hostiles à Mahomet, d’autres lui étaient favorables. Mais aucune d’entre elle n’a abandonné la religion juive. Celles qui étaient hostiles, soit, ont émigré, soit, ont été exterminées. Mais aucune n’a renié sa foi.

Les tribus qui étaient favorables au Prophète de l’Islam et qui ont combattu à son côté furent courtisées pour se convertir à l’Islam.

Bien que la religion présentée par Mahomet respecte de nombreux points de la loi de Moïse, les Juifs de Médine restèrent fidèles à l’intégralité de la loi donnée sur le mont Sinaï. Au cœur de leur argumentation, les Juifs rappelèrent qu’ils resteront fidèles à la religion de leurs pères telle qu’elle leur a été transmise :

  • L’envoyé[2] d’Allah a invité les Juifs, qui sont des gens qui ont l’écriture, à embrasser l’Islam et les y intéressa et en même temps les avertissait du tourment de Dieu et de son châtiment. Alors Rafi’b. Khâryjah et Malik b. Awf lui dirent : « Non, Muhammad. Nous suivrons ce qu’ont suivi nos pères, car ils étaient plus savants et mieux que nous. Dieu a fait descendre, au sujet de leur parole, le verset suivant « Si on leur dit : Suivez ce que Dieu a révélé (à travers le Coran), ils disent : « Non, nous suivrons ce que nous avons trouvé nos pères faire. Et si leurs pères n’avaient rien compris, n’avaient pas été bien guidés ? »

Sur mon site, chaque psaume est mis en parallèle avec une génération. Pour la génération où Mahomet proposa aux Juifs de se convertir à l’Islam sans succès, soit la génération des années 610 à 630, il faut se référer au psaume 78.

Or justement le psaume 78 met en valeur ce travail de transmission particulièrement mis en œuvre à Pessah et qui permit aux Juifs contemporains de Mahomet de ne pas succomber aux sirènes de l’Islam :

  • Écoute[3], ô mon peuple, mon enseignement, prête l’oreille aux paroles de ma bouche. J’ouvre les lèvres pour des sentences poétiques, j’énonce des aphorismes venant des temps anciens. Ce que nous connaissons pour l’avoir entendu, ce que nos pères nous ont raconté, nous ne le laissons pas ignorer à leurs descendants ; à la génération la plus reculée nous voulons raconter les œuvres glorieuses de l’Éternel, sa puissance et les merveilles qu’Il a accomplies. Il a établi un code dans Jacob, institué une loi en Israël ; et Il ordonna à nos pères de les enseigner à leurs enfants, pour que la génération future soit mise au courant, pour que les enfants qui viendraient à naître se lèvent (à leur tour) en instruisent leurs fils. Qu’ils mettent donc leur confiance en Dieu, se gardent d’oublier les hauts faits du Tout-Puissant, et observent ses prescriptions !

Le Coran fait d’ailleurs une grande part au récit de la sortie d’Égypte. Ainsi la version musulmane de celle-ci peut principalement être trouvée dans la sourate n° 2, « Al Baqarah – La vache », la plus importante sourate du Coran au moins par sa longueur. Le nom de cette Sourate fait référence au culte de la « vache rousse » qui est évoqué au verset 67 de celle-ci.

Il est intéressant de noter qu’une autre sourate fait également référence à la sortie d’Égypte, la sourate 7 « Al A’raf – « Le purgatoire ». Cette sourate est intéressante car elle affirme que les Juifs sont bien propriétaire de la terre d’Israël incluant la Jordanie actuelle :

  • Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. Et la très belle promesse de Ton Seigneur sur les enfants d’Israël s’accomplit pour prix de leur endurance. Et nous avons détruit ce que faisaient Pharaon et son peuple, ainsi que ce qu’ils construisaient.

Les contrées orientales et occidentales que les musulmans d’aujourd’hui dénomment Palestine et Jordanie sont bien allouées aux Juifs par le Coran, sans qu’un autre passage du Coran contredise ce fait.

Ainsi le combat que mènent les musulmans aujourd’hui contre la présence Juive en Israël est en contradiction flagrante avec le texte sacré de l’Islam.

Aujourd’hui les Juifs ont retrouvé leur terre et la suprématie sur Jérusalem.

Ainsi le précepte divin de Pessah : « Tu diras alors à ton fils » a permis nos seulement au peuple Juif de survivre à l’exil en préservant leur foi mais également de fonder à nouveau une nation en Israël.

Cela malgré l’hostilité ininterrompue des nations, encore d’actualité aujourd’hui. Continuons à transmettre …

Joyeuses fêtes de Pessah.

 

Paul David

Plus d’info sur l’histoire Juive pendant l’expansion arabe:

Génération des années 410 à 430: La Ka’ba.

Génération des années 510 à 530: Dsou-Nowas.

Génération des années 570 à 590: Khaibar.

Génération des années 590 à 610: Mahomet.

Génération des années 610 à 630: L’Hégire.

Génération des années 630 à 650: La conquête arabe.

Génération des années 650 à 670: Aïcha.

Génération des années 670 à 690: Le feu grégeois.

Génération des années 710 à 730: Al Aqsa.

 

 

[1] EXODE, Chapitre 13, versets 7 à 9.

[2] Ibn Ishâq : « Muhammad » (Traduction de Abdurrahmân Badawî), chapitre : « Leur réponse (des Juifs) quand le Prophète les appela à l’Islam » (T.I, p.457), qui cite le Coran /Sourate 3, versets 12 à 14

[3] Psaume 78, versets 1 à 7

 

Actualités

Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais … Paris BDS, Paris antisémite !

Une nouvelle fois, Paris autorise une manifestation du BDS pour l’appel au boycott d’Israël ce samedi 1er avril 2017.

Cet appel au boycott est évidemment illégal. Il émane de différents mouvements qui légitiment la disparition des Juifs des contrées du Moyen-Orient aujourd’hui sous contrôle de l’Islam, terres sur lesquelles ils étaient pourtant implantés depuis plus de deux millénaires.

Nombre des Juifs de ces contrées se sont réfugiés en France. Mais là les descendants de ceux qui ont œuvré à leur départ des terres islamiques épurées commettent tous types d’exaction pour leur faire comprendre que les Juifs n’ont pas leur place en France. Le mouvement BDS complète le tableau en considérant qu’ils n’ont pas leur place non plus en Israël quelles que soient les frontières associées à cet État.

En conclusion, les islamistes considèrent que les Juifs n’ont pas de place ni sur leur terre de naissance ni sur leur terre de refuge ni sur leur terre ancestrale… On n’ose imaginer quelles sont leurs intentions envers les Juifs.

Il y a environ 70 ans, la France se libérait du nazisme qui avait pour intention l’élimination de tous les Juifs de la terre. Aujourd’hui la France et Paris soutiennent les Islamistes qui accordent visiblement aux Juifs le même droit de vivre que les nazis.

Les élus de la majorité parisienne, pour les présidentielles 2017, sont partagés aujourd’hui entre le soutien au candidat Hamon et le soutien au candidat Macron.

Comme indiqué dans un de mes précédents articles, ces 2 candidats cherchent ouvertement les voies de l’électorat musulman. Il semble donc que l’autorisation de la manifestation du 1er avril du BDS autorisée à Paris aille dans ce sens.

Seule[1], Nathalie Kosciusko-Morizet, la représentante de l’opposition (Les Républicains) a une attitude exemplaire en appelant à l’interdiction de la manifestation du BDS.

Ainsi si Paris s’est libéré du joug (militaire) allemand en 1945, cela ne l’a pas guéri de son antisémitisme. Car à travers le soutien au BDS, Paris confirme son héritage antisémite.

C’est en effet à Paris que le Talmud fut brûlé en 1240.

Ce sont les Capétiens, rompant avec l’attitude relativement tolérante des Carolingiens, qui firent de Paris la capitale de la France mais qui également décrétèrent l’expulsion des Juifs de France qui ne fut abolie officiellement qu’à la révolution.

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C’est à Paris que fut dégradé injustement Alfred Dreyfus accompagné des cris « mort aux Juifs ».

C’est à Paris qu’eut lieu la rafle du Vel d’Hiv et où furent appliquées sans scrupule les lois anti-juives y compris celles interdisant aux enfants Juifs l’accès aux parcs et jardins de la ville.

 

Depuis il y a eu évidemment une repentance exprimée avec discours et plaques apposées.

Mais c’est encore à Paris qu’a eu lieu l’attaque de l’Hyper Cacher. C’est à Paris aussi aujourd’hui que de nombreux Juifs se font insulter ou agresser uniquement parce qu’ils sont Juifs.

Que vaut cette repentance, si aujourd’hui à nouveau Paris encouragent la manifestation de ceux qui ne veulent en fait que l’élimination des Juifs sur terre.

 

Paul David.

[1] http://www.lemondejuif.info/2017/03/haine-disrael-juif-a-paris-nkm-appelle-prefet-de-police-a-interdire-manifestation-pro-bds-1er-avril/

 

Actualités

Pourim ou la construction du peuple Juif.

L’exil à Babylone initialise une nouvelle phase de construction du peuple Juif, celle qui lui permet de se construire son identité, lors de l’avènement de la Reine Esther et que le peuple d’Israël dut affronter les desseins funestes d’Aman.

Le livre d’Esther ou tout du moins la version officiellement retenue dans le canon de la Bible hébraïque, ne mentionne aucune fois Dieu.

Ainsi la version juive du livre d’Esther narre un épisode intime du peuple juif dont l’issue heureuse (au moins pour le peuple juif) est due au fait que le peuple juif a su se souder autour de ses valeurs.

Dans la version grecque du livre d’Esther incorporée à la Bible chrétienne, six chapitres ont été rajoutés et quelques retouches sur le texte ont été apportées aux chapitres en commun avec la version hébraïque.

Ces chapitres et ajouts sur la version grecque (Bible chrétienne) du livre d’Esther, réintroduisent Dieu de façon implicite dans le miracle de Pourim, ignorant ainsi la spécificité du miracle de Pourim. Ainsi :

  • Tous les membres[1] du peuple qui obéit à Dieu tremblent effrayés devant les malheurs qui les attendent. Ils se préparent à mourir et ils crient vers Dieu.
  • Mardochée se souvient[2] de toutes les actions du Seigneur et il lui adresse cette prière : « Seigneur, Seigneur… »

Ou encore :

  • Puis elle (la Reine Esther) adresse[3] cette prière au Seigneur, Dieu d’Israël : « Mon Seigneur, Roi de mon peuple, tu es le seul Dieu. Viens à mon secours ! »

La fête de Pourim est ainsi d’une importance primordiale pour les Juifs en exil et en particulier depuis la destruction du second Temple car elle donne les clés de la survie en exil.

Aman voulait exterminer le peuple Juif en Perse car il semblait faible. Grâce à l’attachement à son identité le peuple Juif a survécu. Et la Perse, au lieu de déclencher l’équivalent d’une première Shoah, devint un partenaire fort du peuple d’Israël. En effet les rois Perses Darius ou Cyrus aideront les Juifs à reconstruire le second Temple et à clore leur exil de 70 ans depuis la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor.

Malheureusement le deuxième exil qui dure depuis la destruction du second Temple est bien plus long puisqu’il a commencé il y a près de 2000 ans.

Pendant cet exil les Juifs ont trouvé au moins à deux reprises des terres accueillantes (en apparence) comme le furent Babylone et la Perse.

Cela fut le cas une première fois en Espagne.

Devant les difficultés qui apparurent à la fin du XIVsiècle, beaucoup de Juifs se convertirent, d’une conversion sincère ou déguisée. Cela entraîna un siècle plus tard le rejet des Juifs par l’Espagne puis par le Portugal.

En perdant leur identité juive ou en la diluant, les Juifs d’Espagne se firent rejeter. Pas de Reine Esther pour éviter ce sort funeste.

La deuxième fois fut plus dramatique. Après de nombreuses persécutions, du fait de l’influence des Lumières, l’Europe finit par accepter la présence Juive.

D’abord la France puis progressivement l’Allemagne.

L’Europe devient ainsi la nouvelle Babylone pour les Juifs.

Mais le psalmiste avait mis en garde les Juifs dans l’attrait de l’exil. Comme indiqué dans le psaume 137 :

  • Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes, et nous pleurâmes au souvenir de Sion. […] Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies !

Sur mon site le psaume 137 est justement associé à la génération des années 1810 à 1830. Celle où les Juifs allemands commencent à s’insérer dans la société allemande et où ils oscillent entre l’attachement au judaïsme et la germanité.

Un des acteurs clé de cette génération est Heinrich Heine. Il[4] se convertit, pensant obtenir, suivant sa propre expression, son « ticket d’entrée » dans la culture européenne.

Mais l’illusion ne durera pas, à la fin de sa vie, il déclare, malgré sa conversion en 1825 :

  • Une profonde transformation[5] s’est opérée en moi depuis ma maladie, je vais en faire l’aveu. Je ne suis plus « l’Allemand le plus libre après Goethe », « le grand païen numéro deux », que l’on comparait à Dionysos, paré des guirlandes de la vigne, je ne suis plus un Hellène joyeux de vivre, légèrement pansu, et regardant avec un sourire dédaigneux les Nazaréens mélancoliques du haut de ma vitalité, je ne suis plus qu’un pauvre juif, malade à mourir, une image ascétique de la misère, un homme malheureux !

Malgré ce constat nombreux seront les Juifs qui abandonneront leur identité et qui oublieront Jérusalem malgré la mise en garde du psalmiste.

L’antisémitisme enfle en Europe et particulièrement en Allemagne, ouvrant ainsi, dès le XIXe siècle, la voie à Hitler, le Aman des temps modernes. Dépourvus de leur identité, les Juifs d’Europe et les Juifs allemands en particulier furent incapables de contrer le danger.

Comme le constate Gershom Scholem, seuls eux crurent que l’abandon de leur identité leur permettrait d’être acceptés par la Babylone des XIXe et XXe siècles :

  • Dans un essai célèbre[6], le grand historien de la Kabbale Gershom Scholem a nié l’existence même d’un dialogue judéo-allemand qui, à son avis, « est mort à sa naissance même et n’a jamais eu lieu », car les Juifs furent toujours perçus comme des éléments étrangers à la nation allemande et, en dépit de leur volonté d’assimilation, ne réussirent à aucun moment à s’y intégrer. Après avoir abandonné la perspective d’une « totalité juive », la seule prémisse possible d’un dialogue, la rencontre des Juifs avec la culture allemande se transforma en réalité à la fois en une auto-négation et en une sorte de monologue : « Je nie qu’il ait jamais existé un dialogue judéo-allemand d’une quelconque authenticité, c’est-à-dire qu’il ait eu une réalité historique. Pour entrer en dialogue, il faut deux interlocuteurs, qui s’écoutent mutuellement, qui sont prêts à percevoir l’autre tel qu’il est et pour ce qu’il représente, et à lui répondre. Rien ne peut être plus fallacieux que d’appliquer un tel concept aux discussions entre Allemands et Juifs pendant les deux cents dernières années. » Par conséquent, conclut Scholem, lorsqu’on se pose la question de savoir « à qui donc les Juifs s’adressaient-ils dans ce dialogue judéo-allemand dont on a tant parlé ? » sa réponse est nette : « Ils se parlaient à eux-mêmes, pour ne pas dire qu’ils s’assourdissaient eux-mêmes… Quand ils croyaient parler aux Allemands, ils se parlaient à eux-mêmes ».

Dans l’Europe nouvelle qui semble leur ouvrir les bras, les Juifs veulent devenir de vrais français ou de vrais allemands en sacrifiant leur foi et leurs traditions devenant des sortes de fantômes dans ces mondes modernes nouveaux : ils ne sont plus juifs mais ne seront jamais réellement considérés comme Allemands par les Allemands, Français par les Français.

À partir du XIXe siècle, nombreux sont les Juifs qui vont jusqu’à la conversion pour essayer de devenir des citoyens à part entière des pays européens où ils vivent.

D’autres sans aller jusqu’à la conversion essaient d’effacer toute trace de leur judaïsme ancestral également pour tenter d’être considérés comme égaux à ceux qui se prétendent indigènes de ces pays.

Dans les deux cas, ces réactions accroissent encore plus la réaction de rejet des nations européennes.

Car si les Européens arrivaient à tolérer les Juifs en leur sein, ils ne pouvaient admettre que ceux-ci puissent être confondus avec eux-mêmes.

Ainsi la plupart des Juifs européens ayant fait ces choix, en particulier dans la sphère allemande ne pourront réagir efficacement à la montée de l’antisémitisme : ne se considérant pas réellement comme juifs, ils ne pouvaient s’en prétendre victimes.

Pas d’Esther au vingtième siècle, pas de miracle de Pourim.

L’extermination voulue par Aman et évitée grâce à l’attachement des Juifs en exil à leur identité n’a pu être évitée en Europe au vingtième siècle.

Le vingt et unième siècle que nous vivons voit apparaître de nouveaux Aman souhaitant la destruction des Juifs et d’Israël.

C’est en, particulier le cas de en Iran, pays des Perses, pays où eut lieu le miracle de Pourim.

C’est en réaffirmant notre identité juive que nous mettrons en échec ces derniers Aman et que peut-être surgiront de nouveaux Darius ou Cyrus, qui contribueront peut-être à la construction du troisième Temple.

Pour mémoire, les Iraniens, majoritairement de religion chiite, ne peuvent vénérer les Mosquées de Jérusalem (Dôme du Rocher et Al Aqsa dans sa version « en dur ») construites sur l’emplacement des premier et second Temple.

Ces mosquées ont en effet été construites par la dynastie Omeyyade qui a toujours combattu et chercher à détruire Ali et ses descendants qui sont eux-mêmes à l’origine du mouvement chiite.

Paul David.

Pour plus d’infos sur les événements cités:

(il vous suffit de cliquer sur la ligne correspondante pour atteindre la page relative à la génération sélectionnée)

Sur les événements liés à Pourim et à la reconstruction du second Temple:

Génération des années -490 à -471: Esther.

Génération des années -470 à -451: Les murailles de Jérusalem.

Génération des années -450 à -431: Rédemption.

Génération des années -430 à -411: La loi d’Israël.

Génération des années -410 à -391, psaume 27 : Ezra.

Génération des années -390 à -371, psaume 28 : Reconstruction du peuple d’Israël.

Sur la fin de la présence Juive en Espagne:

Génération des années 1370 à 1390: Tentations.

Génération des années 1390 à 1410: Les marranes.

Génération des années 1410 à 1430: Tortosa.

Génération des années 1430 à 1470: La chute de Constantinople.

Génération des années 1470 à 1490: L’Inquisition.

Génération des années 1490 à 1510: La fin de Séfarad.

Sur l’illusion germanique:

Génération des années 1810 à 1830: Lorelei.

Génération des années 1830 à 1850: Renaissance de Jérusalem, ville juive.

Génération des années 1850 à 1870: Darwin.

Génération des années 1870 à 1890: Le IIe Reich.

Génération des années 1890 à 1910: Dreyfus.

Génération des années 1910 à 1930: La Déflagration.

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde.

 

[1] Premier chapitre inséré par rapport à la version hébraïque, référencé Chapitre A. Versets 8 et 9. Dieu est cité deux autres fois dans ce chapitre. Cette citation a lieu pendant un rêve prémonitoire de Mardochée introduisant la le livre d’Esther version chrétienne.

[2] Troisième chapitre ajouté par rapport à la version hébraïque, référencé Chapitre C, Versets 1 et 2

[3] Troisième chapitre ajouté par rapport à la version hébraïque, référencé Chapitre C, Verset 14

[4] Maurice Ruben Hayoun : « Les Lumières de Cordoue à Berlin, volume 2 ». Chapitre : « La survie de judaïsme par la science ? Le Culturverein ». (p. 288).

[5] Renée Neher-Bernheim : « Histoire juive de la Révolution à l’état d’Israël ». Citation de « Heinrich Heine, Rectifications, 15 avril 1849, traduction inédite d’André Neher. (p. 197,198)

[6] Enzo Traverso : « Les Juifs et l’Allemagne ». (p. 19)

Actualités

Le retour de l’antisémitisme décomplexé…

Les deux dernières fois que l’antisémitisme s’est exprimé librement en France c’était avant l’affaire Dreyfus puis avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Deux fois où la liberté de parole sans contrôle a été catastrophique pour le judaïsme. Il semble bien qu’une troisième période est en train de s’établir…

Après la Shoah, l’antisémitisme était devenu une expression déplacée en France pendant quelques décennies. L’antisionisme plus « convenable » lui était préféré. Mais le temps aidant, l’antisémitisme pur et dur refait surface et pour cela les antisémites notoires d’avant-guerre sont progressivement réhabilités.

Parmi eux, Louis Ferdinand Céline (de son vrai nom Louis Ferdinand Destouches). Céline est un personnage qui s’est fait connaître par son œuvre littéraire mais aussi par son antisémitisme virulent avant la Seconde Guerre mondiale et pendant celle-ci.

À propos de son œuvre antisémite :

À la fin des années 1930[1], alors qu’il est en contact avec Arthur Pfannstiel, un critique d’art et traducteur travaillant pour le Welt-Dienst (service mondial de propagande nazi anti-maçonnique et antisémite), organe auprès duquel il se renseigne, Céline publie deux pamphlets fortement marqués par un antisémitisme virulent : Bagatelles pour un massacre (1937) et L’École des cadavres (1938). Il présente lui-même ces ouvrages ainsi :

  • « Je viens de publier un livre abominablement antisémite, je vous l’envoie. Je suis l’ennemi no1 des juifs. »

Quelques extraits de « L’École des cadavres »[2]

  • « Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. […] Dans l’élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangréneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n’a jamais été persécuté par les Aryens. Il s’est persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d’hybride »

Ou encore :

  • « Je me sens très ami d’Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu’ils ont bien raison d’être racistes. Ça me ferait énormément de peine si jamais ils étaient battus. Je trouve que nos vrais ennemis ce sont les Juifs et les francs-maçons. Que la guerre c’est la guerre des Juifs et des francs-maçons, que ce n’est pas du tout la nôtre. Que c’est un crime qu’on nous oblige à porter les armes contre des personnes de notre race, qui ne nous demandent rien, que c’est juste pour faire plaisir aux détrousseurs du ghetto. Que c’est la dégringolade au dernier cran de la dégueulasserie »

Sous l’Occupation, Céline, s’il ne signe pas à proprement parler d’articles, envoie des lettres aux journaux collaborationnistes dont certaines sont publiées. Il y fait preuve d’un antisémitisme littéraire violent.

Pour son œuvre littéraire « classique », Il fut boycotté à la Libération par le monde littéraire français. Mais après un court exil et un court bannissement, il est amnistié en 1951 : s’en prendre aux Juifs n’est finalement pas si blâmable. Gallimard assure alors l’édition de ses œuvres « classiques ». Céline décède à Meudon en 1961.

Pour résumer le personnage on peut se référer à la déclaration de Bertrand Delanoë[3] :

  • « Céline est un excellent écrivain mais un parfait salaud. »

En remplaçant écrivain par compositeur on pourrait aisément remplacer Céline par Wagner.

Si l’œuvre littéraire de Céline, comme l’œuvre de Wagner est aujourd’hui reconnue, son côté sombre ne peut être oublié.

Si ni Céline ni Wagner n’ont tué des Juifs de leurs mains, par leur influence indéniable ils ont contribué à banaliser l’antisémitisme et ont justifié par avance la Shoah auprès de nombreux de leurs admirateurs.

Depuis 1985, Fabrice Luchini fait l’éloge de l’écrivain maudit tout en indiquant[4] « J’aime l’œuvre de Céline, pas l’homme ». Il fait de l’œuvre littéraire de Céline l’objet de nombre de ces spectacles et contribue ainsi à en vulgariser l’œuvre et à faire découvrir son œuvre au grand public.

Mais vraisemblablement sans le vouloir, par cette action, Luchini est le vecteur d’un message subliminal dangereux : « Céline est un des plus grands écrivains du vingtième siècle dont l’œuvre a été étouffée par le lobby juif. Écoutez ce que la France a accepté d’ignorer depuis des décennies du fait du complot juif ».

C’est d’ailleurs[5] dans cet esprit qu’a été perçue l’action de Serge Klarsfeld en 2011 qui s’était opposé et avait obtenu que Céline ne soit pas célébrée par la République et qu’il soit retiré du menu des célébrations nationales en 2011.

Si Fabrice Luchini n’avait que des intentions littéraires ce n’est vraisemblablement pas le cas d’Olivier Sauton. Il a intitulé son spectacle « Fabrice Luchini et moi », ce qui derrière l’admiration du comédien cache vraisemblablement plutôt celle de Céline, vraisemblablement plus pour le côté sombre que pour l’œuvre littéraire. C’est en tout cas ce que l’on peut penser avec les tweets révélés de 2012 d’Olivier Sauton, dont[6] :

  • « Je préviens tous mes amis juifs : en cas de déportation, ÉVIDEMMENT je vous mettrais en 1re J’ai trop le respect de vos habitudes »,
  • « J’aime tellement la musique yiddish que si j’avais été gardien à Auschwitz j’aurais épargné les musiciens. C’est l’art qui sauvera les juifs »,

En Europe, après la Shoah, les Juifs pouvaient penser que cet apogée de la haine du Juif sonnerait le glas de l’antisémitisme. Alors que les élites cachaient jusqu’à présent leur antisémitisme derrière un antisionisme bien accepté par tous, aujourd’hui l’antisémitisme s’affiche de plus en plus simplement sans même avoir besoin de s’inventer un peuple « martyrisé » par les Juifs.

Dans la même veine, Mehdi Meklat, qui s’est fait une « virginité » par ses passages en tant que chroniqueur radio à Bondy Blog et à France Inter, a aussi produit auparavant des tweets antisémites[7] :

  • « Faites entrer Hitler pour tuer les juifs »,
  • « Je ne sais pas pour vous mais je trouve la phrase « Moi la mort, je l’aime comme vous vous aimez la vie » de Mohammed Merah, troublante de beauté ».
  • « Sarkozy = La synagogue = les juifs = shalom = Oui, mon fils = l’argent »

C’est le même[8] Mehdi Meklat sous le pseudo de « Marcelin Deschamps » qui déclarait à propos d’Alain Finkielkraut : « Il fallait lui casser les jambes à ce fils de pute ». Malgré cela, les intellectuels bien-pensants[9] du nouvel Obs critiquent le lynchage de… Mehdi Meklat. Vouloir casser du Juif, même au sens propre, ne doit pas être blâmable.

Cette réhabilitation des antisémites d’avant-guerre sans limitation et cette liberté de parole à l’encontre des Juifs qui se fait de plus en plus jour démontrent bien que l’antisémitisme d’avant-guerre est bien en train de renaître avec l’aval des élites bien pensantes de la société occidentale.

Les larmes de crocodiles versées après la Shoah par les nations ne sont plus d’actualité.

Les prédictions du psaume 147 sont bien en train de se réaliser…

 

Paul David

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_C%C3%A9line#L.27.C3.A9poque_des_pamphlets_antis.C3.A9mites se reporter à cet article pour les citations.

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_C%C3%A9line#L.27.C3.A9poque_des_pamphlets_antis.C3.A9mites qui cite les pages 108 et 151 de L’École des cadavres, Paris, Denoël, 1938.

[3] http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-rue89-culture/20110120.RUE0444/faut-il-commemorer-celine-le-retour-d-une-vieille-polemique.html

[4] https://www.youtube.com/watch?v=2GqLcqp4HxQ

[5] http://www.france24.com/fr/20110121-celine-pas-celebre-2011-culture-mitterrand-serge-klarsfeld-crif-antisemite-ferdinand

[6] http://abonnes.lemonde.fr/culture/article/2017/03/01/l-humoriste-olivier-sauton-a-son-tour-rattrape-par-d-anciens-tweets_5087191_3246.html

[7] http://www.lepoint.fr/societe/mehdi-meklat-icone-des-banlieues-ou-antisemite-haineux-21-02-2017-2106258_23.php

[8] http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-sur-les-reseaux/20170220.OBS5507/mehdi-meklat-pretend-que-c-est-son-double-malefique-qui-tweetait.html

[9] https://abonnes.nouvelobs.com/bibliobs/actualites/20170221.OBS5550/mehdi-meklat-un-kid-dans-l-il-du-cyclone.html?access_token=1488533351%3B1bf8093a356ea070cbc8048b91232adeb51c55df93ec3c0089eef4a4c7705030%3B58b937639a0447971b8b4567&client_id=58b937639a0447971b8b4567&check=1

Actualités

3 millénaires de vie juive

Pour tout connaître des événements historiques, culturels ou sociétaux qui ont affecté le parcours des juifs et du judaïsme depuis 3 000 ans, rendez-vous sur mon site. J’y décris les 147 générations de 20 ans qui se sont succédé depuis – 930 jusqu’à nos jours en me basant sur un très grand nombre d’ouvrages religieux ou historiques.

Le fil conducteur sont les psaumes de David, car je démontre que ces psaumes racontent par avance toutes ces générations, un psaume pour une génération de 20 ans dans l’ordre des psaumes.

Toutefois, si cela est en contradiction avec votre rationalisme, vous pourrez quand même utiliser mon site uniquement pour savoir quels sont les événements qui ont marqué la vie juive à telle ou telle génération.

(pour juger rapidement de la correspondance avec les psaumes, vous pouvez consulter la page à propos en cliquant sur le présent texte)

Sur mon site le menu principal (voir aide) permet d’accéder rapidement à chaque génération, mais je les rappelle ci-dessous:

(il vous suffit de cliquer sur la ligne correspondante pour atteindre la page relative à la génération sélectionnée)

Génération des années -930 à -911: Le déchirement.

Génération des années -910 à -891: L’agitation des nations.

Génération des années -890 à -871: Élie.

Génération des années -870 à -851: Lumière et pénombre.

Génération des années -850 à -831: Élisée.

Génération des années -830 à -811: Déclin du Royaume d’Israël.

Génération des années -810 à -791: L’arc divin.

Génération des années -790 à -771: La tentation d’Édom.

Génération des années -770 à -751: Isaïe

Génération des années -750 à -731: Prophéties.

Génération des années -730 à -711: Fin du royaume d’Israël.

Génération des années -710 à -691: Sursis pour le royaume de Judée.

Génération des années -690 à -671: Déclin du royaume de Judée.

Génération des années -670 à -651: Dieu prend de la hauteur.

Génération des années -650 à -631: Qui habitera sur ta montagne sainte ?

Génération des années -630 à -611: Redécouverte de l’héritage.

Génération des années -610 à -591: Fin de la présence divine.

Génération des années -590 à -571: Le char céleste.

Génération des années -570 à -551: La clémence après la sanction.

Génération des années -550 à -531: Chute de Babylone.

Génération des années -530 à -511: Daniel.

Génération des années -510 à -491: La biche de l’aurore.

Génération des années -490 à -471: Esther.

Génération des années -470 à -451: Les murailles de Jérusalem.

Génération des années -450 à -431: Rédemption.

Génération des années -430 à -411: La loi d’Israël.

Génération des années -410 à -391, psaume 27 : Ezra.

Génération des années -390 à -371, psaume 28 : Reconstruction du peuple d’Israël.

Génération des années -370 à -351, psaume 29 : Jonas.

Génération des années -350 à -331, psaume 30 : Alexandre.

Génération des années -330 à -311: L’empreinte d’Ésaü.

Génération des années -310 à -291: Les Lagides.

Génération des années -290 à -271: La Septante.

Génération des années -270 à -251: Ouverture aux nations.

Génération des années -250 à -231 : Calme trompeur.

Génération des années -230 à -211 : L’hippodrome.

Génération des années -210 à -191: Le méchant ne l’emportera pas.

Génération des années -190 à -171: Antiochus Épiphane.

Génération des années -170 à -151: Hanouccah.

Génération des années -150 à -131: Maccabées.

Génération des années -130 à -111: Jean Hyrcan.

Génération des années -110 à -91: Alexandre Jannée.

Génération des années -90 à -71: Revenir auprès de l’autel.

Génération des années -70 à -51: Sous le signe d’Esaü.

Génération des années -50 à -30: Hérode.

Génération des années -30 à -10: La terre tremble.

Génération des années -10 à 10: Jésus, pour les nations.

Génération des années 10 à 30: Jérusalem universelle.

Génération des années 30 à 50: Le sage meurt aussi.

Génération des années 50 à 70: Prières en Guise de sacrifices.

Génération des années 70 à 90: Yabné.

Génération des années 90 à 110: Les Évangiles.

Génération des années 110 à 130: Alexandrie.

Génération des années 130 à 150: Bar Kokhba.

Génération des années 150 à 170: Édom.

Génération des années 170 à 190: Fondements du christianisme.

Génération des années 190 à 210: Michna.

Génération des années 210 à 230: Les Sassanides.

Génération des années 230 à 250: Gestation de l’Europe.

Génération des années 250 à 270: Nehardea.

Génération des années 270 à 290: Poumbédita.

Génération des années 290 à 310: La scission de l’Empire romain.

Génération des années 310 à 330: Constantin.

Génération des années 330 à 350: Constantinople.

Génération des années 350 à 370: Julien.

Génération des années 370 à 390: Recul du paganisme.

Génération des années 390 à 410: La Vulgate.

Génération des années 410 à 430: La Ka’ba.

Génération des années 430 à 450: Les Juifs parias.

Génération des années 450 à 470: Le sac de Rome.

Génération des années 470 à 490: Talmud de Babylone.

Génération des années 490 à 510: Fin de l’Empire romain.

Génération des années 510 à 530: Dsou-Nowas.

Génération des années 530 à 550: Sainte Sophie.

Génération des années 550 à 570: Les cornes de l’autel.

Génération des années 570 à 590: Khaibar.

Génération des années 590 à 610: Mahomet.

Génération des années 610 à 630: L’Hégire.

Génération des années 630 à 650: La conquête arabe.

Génération des années 650 à 670: Aïcha.

Génération des années 670 à 690: Le feu grégeois.

Génération des années 690 à 710: Les Wisigoths.

Génération des années 710 à 730: Al Aqsa.

Génération des années 730 à 750: À travers la vallée des larmes.

Génération des années 750 à 770: Monde nouveau.

Génération des années 770 à 790: Les Omeyyades de Cordoue.

Génération des années 790 à 810: Charlemagne.

Génération des années 810 à 830: Agobard.

Génération des années 830 à 850: Bilan.

Génération des années 850 à 870: Réponse.

Génération des années 870 à 890: L’oiseleur.

Génération des années 890 à 910: Les Karaïtes.

Génération des années 910 à 930: Les Khazars.

Génération des années 930 à 950: Saadia Gaon.

Génération des années 950 à 970: Hasdaï Ibn Shaprut.

Génération des années 970 à 990: Chanter un cantique nouveau.

Génération des années 990 à 1010: La lumière de l’exil.

Génération des années 1010 à 1030: Déclin du monde méditerranéen.

Génération des années 1030 à 1050: Europe.

Génération des années 1050 à 1070: Rachi.

Génération des années 1070 à 1090: Le temps des synagogues.

Génération des années 1090 à 1110: La première croisade.

Génération des années 1110 à 1130: Le Kuzari.

Génération des années 1130 à 1150: Le Bahir.

Génération des années 1150 à 1170: Ibn Ezra.

Génération des années 1170 à 1190: Maïmonide.

Génération des années 1190 à 1210: Le Guide des égarés.

Génération des années 1210 à 1230: Gengis Khan.

Génération des années 1230 à 1250: Le brûlement du Talmud.

Génération des années 1250 à 1270: Nahmanide.

Génération des années 1270 à 1290: Le Zohar.

Génération des années 1290 à 1310: Cabale.

Génération des années 1310 à 1330: Les Pastoureaux.

Génération des années 1330 à 1350: La Peste noire.

Génération des années 1350 à 1370: Samuel Halevi.

Génération des années 1370 à 1390: Tentations.

Génération des années 1390 à 1410: Les marranes.

Génération des années 1410 à 1430: Tortosa.

Génération des années 1430 à 1470: La chute de Constantinople.

Génération des années 1470 à 1490: L’Inquisition.

Génération des années 1490 à 1510: La fin de Séfarad.

Génération des années 1510 à 1530: Soleïman Le Magnifique.

Génération des années 1530 à 1550: Safed.

Génération des années 1550 à 1570: La pureté de sang.

Génération des années 1570 à 1590: L’invincible Armada.

Génération des années 1590 à 1610: Amsterdam.

Génération des années 1610 à 1630: Le réveil des cryptojuifs.

Génération des années 1630 à 1650: Goûte le bonheur de Jérusalem.

Génération des années 1650 à 1670: Le déluge.

Génération des années 1670 à 1690: Spinoza.

Génération des années 1690 à 1710: Les Hofjuden.

Génération des années 1710 à 1730: Les pleurs de Rachel.

Génération des années 1730 à 1750: Les lumières.

Génération des années 1750 à 1770: Les francs-maçons.

Génération des années 1770 à 1790: Mendelssohn.

Génération des années 1790 à 1810: L’émancipation.

Génération des années 1810 à 1830: Lorelei.

Génération des années 1830 à 1850: Renaissance de Jérusalem, ville juive.

Génération des années 1850 à 1870: Darwin.

Génération des années 1870 à 1890: Le IIe Reich.

Génération des années 1890 à 1910: Dreyfus.

Génération des années 1910 à 1930: La Déflagration.

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde.

Génération des années 1950 à 1970: Tsahal.

Génération des années 1970 à 1990: Les Refuzniks.

Génération des années 1990 à 2010: Les guerres asymétriques.

Génération des années 2010 à 2030 : La glaciation.

 

Paul David