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3 millénaires de vie juive

Pour tout connaître des événements historiques, culturels ou sociétaux qui ont affecté le parcours des juifs et du judaïsme depuis 3 000 ans, rendez-vous sur mon site. J’y décris les 147 générations de 20 ans qui se sont succédé depuis – 930 jusqu’à nos jours en me basant sur un très grand nombre d’ouvrages religieux ou historiques.

Le fil conducteur sont les psaumes de David, car je démontre que ces psaumes racontent par avance toutes ces générations, un psaume pour une génération de 20 ans dans l’ordre des psaumes.

Toutefois, si cela est en contradiction avec votre rationalisme, vous pourrez quand même utiliser mon site uniquement pour savoir quels sont les événements qui ont marqué la vie juive à telle ou telle génération.

(pour juger rapidement de la correspondance avec les psaumes, vous pouvez consulter la page à propos en cliquant sur le présent texte)

Sur mon site le menu principal (voir aide) permet d’accéder rapidement à chaque génération, mais je les rappelle ci-dessous:

(il vous suffit de cliquer sur la ligne correspondante pour atteindre la page relative à la génération sélectionnée)

Génération des années -930 à -911: Le déchirement.

Génération des années -910 à -891: L’agitation des nations.

Génération des années -890 à -871: Élie.

Génération des années -870 à -851: Lumière et pénombre.

Génération des années -850 à -831: Élisée.

Génération des années -830 à -811: Déclin du Royaume d’Israël.

Génération des années -810 à -791: L’arc divin.

Génération des années -790 à -771: La tentation d’Édom.

Génération des années -770 à -751: Isaïe

Génération des années -750 à -731: Prophéties.

Génération des années -730 à -711: Fin du royaume d’Israël.

Génération des années -710 à -691: Sursis pour le royaume de Judée.

Génération des années -690 à -671: Déclin du royaume de Judée.

Génération des années -670 à -651: Dieu prend de la hauteur.

Génération des années -650 à -631: Qui habitera sur ta montagne sainte ?

Génération des années -630 à -611: Redécouverte de l’héritage.

Génération des années -610 à -591: Fin de la présence divine.

Génération des années -590 à -571: Le char céleste.

Génération des années -570 à -551: La clémence après la sanction.

Génération des années -550 à -531: Chute de Babylone.

Génération des années -530 à -511: Daniel.

Génération des années -510 à -491: La biche de l’aurore.

Génération des années -490 à -471: Esther.

Génération des années -470 à -451: Les murailles de Jérusalem.

Génération des années -450 à -431: Rédemption.

Génération des années -430 à -411: La loi d’Israël.

Génération des années -410 à -391, psaume 27 : Ezra.

Génération des années -390 à -371, psaume 28 : Reconstruction du peuple d’Israël.

Génération des années -370 à -351, psaume 29 : Jonas.

Génération des années -350 à -331, psaume 30 : Alexandre.

Génération des années -330 à -311: L’empreinte d’Ésaü.

Génération des années -310 à -291: Les Lagides.

Génération des années -290 à -271: La Septante.

Génération des années -270 à -251: Ouverture aux nations.

Génération des années -250 à -231 : Calme trompeur.

Génération des années -230 à -211 : L’hippodrome.

Génération des années -210 à -191: Le méchant ne l’emportera pas.

Génération des années -190 à -171: Antiochus Épiphane.

Génération des années -170 à -151: Hanouccah.

Génération des années -150 à -131: Maccabées.

Génération des années -130 à -111: Jean Hyrcan.

Génération des années -110 à -91: Alexandre Jannée.

Génération des années -90 à -71: Revenir auprès de l’autel.

Génération des années -70 à -51: Sous le signe d’Esaü.

Génération des années -50 à -30: Hérode.

Génération des années -30 à -10: La terre tremble.

Génération des années -10 à 10: Jésus, pour les nations.

Génération des années 10 à 30: Jérusalem universelle.

Génération des années 30 à 50: Le sage meurt aussi.

Génération des années 50 à 70: Prières en Guise de sacrifices.

Génération des années 70 à 90: Yabné.

Génération des années 90 à 110: Les Évangiles.

Génération des années 110 à 130: Alexandrie.

Génération des années 130 à 150: Bar Kokhba.

Génération des années 150 à 170: Édom.

Génération des années 170 à 190: Fondements du christianisme.

Génération des années 190 à 210: Michna.

Génération des années 210 à 230: Les Sassanides.

Génération des années 230 à 250: Gestation de l’Europe.

Génération des années 250 à 270: Nehardea.

Génération des années 270 à 290: Poumbédita.

Génération des années 290 à 310: La scission de l’Empire romain.

Génération des années 310 à 330: Constantin.

Génération des années 330 à 350: Constantinople.

Génération des années 350 à 370: Julien.

Génération des années 370 à 390: Recul du paganisme.

Génération des années 390 à 410: La Vulgate.

Génération des années 410 à 430: La Ka’ba.

Génération des années 430 à 450: Les Juifs parias.

Génération des années 450 à 470: Le sac de Rome.

Génération des années 470 à 490: Talmud de Babylone.

Génération des années 490 à 510: Fin de l’Empire romain.

Génération des années 510 à 530: Dsou-Nowas.

Génération des années 530 à 550: Sainte Sophie.

Génération des années 550 à 570: Les cornes de l’autel.

Génération des années 570 à 590: Khaibar.

Génération des années 590 à 610: Mahomet.

Génération des années 610 à 630: L’Hégire.

Génération des années 630 à 650: La conquête arabe.

Génération des années 650 à 670: Aïcha.

Génération des années 670 à 690: Le feu grégeois.

Génération des années 690 à 710: Les Wisigoths.

Génération des années 710 à 730: Al Aqsa.

Génération des années 730 à 750: À travers la vallée des larmes.

Génération des années 750 à 770: Monde nouveau.

Génération des années 770 à 790: Les Omeyyades de Cordoue.

Génération des années 790 à 810: Charlemagne.

Génération des années 810 à 830: Agobard.

Génération des années 830 à 850: Bilan.

Génération des années 850 à 870: Réponse.

Génération des années 870 à 890: L’oiseleur.

Génération des années 890 à 910: Les Karaïtes.

Génération des années 910 à 930: Les Khazars.

Génération des années 930 à 950: Saadia Gaon.

Génération des années 950 à 970: Hasdaï Ibn Shaprut.

Génération des années 970 à 990: Chanter un cantique nouveau.

Génération des années 990 à 1010: La lumière de l’exil.

Génération des années 1010 à 1030: Déclin du monde méditerranéen.

Génération des années 1030 à 1050: Europe.

Génération des années 1050 à 1070: Rachi.

Génération des années 1070 à 1090: Le temps des synagogues.

Génération des années 1090 à 1110: La première croisade.

Génération des années 1110 à 1130: Le Kuzari.

Génération des années 1130 à 1150: Le Bahir.

Génération des années 1150 à 1170: Ibn Ezra.

Génération des années 1170 à 1190: Maïmonide.

Génération des années 1190 à 1210: Le Guide des égarés.

Génération des années 1210 à 1230: Gengis Khan.

Génération des années 1230 à 1250: Le brûlement du Talmud.

Génération des années 1250 à 1270: Nahmanide.

Génération des années 1270 à 1290: Le Zohar.

Génération des années 1290 à 1310: Cabale.

Génération des années 1310 à 1330: Les Pastoureaux.

Génération des années 1330 à 1350: La Peste noire.

Génération des années 1350 à 1370: Samuel Halevi.

Génération des années 1370 à 1390: Tentations.

Génération des années 1390 à 1410: Les marranes.

Génération des années 1410 à 1430: Tortosa.

Génération des années 1430 à 1470: La chute de Constantinople.

Génération des années 1470 à 1490: L’Inquisition.

Génération des années 1490 à 1510: La fin de Séfarad.

Génération des années 1510 à 1530: Soleïman Le Magnifique.

Génération des années 1530 à 1550: Safed.

Génération des années 1550 à 1570: La pureté de sang.

Génération des années 1570 à 1590: L’invincible Armada.

Génération des années 1590 à 1610: Amsterdam.

Génération des années 1610 à 1630: Le réveil des cryptojuifs.

Génération des années 1630 à 1650: Goûte le bonheur de Jérusalem.

Génération des années 1650 à 1670: Le déluge.

Génération des années 1670 à 1690: Spinoza.

Génération des années 1690 à 1710: Les Hofjuden.

Génération des années 1710 à 1730: Les pleurs de Rachel.

Génération des années 1730 à 1750: Les lumières.

Génération des années 1750 à 1770: Les francs-maçons.

Génération des années 1770 à 1790: Mendelssohn.

Génération des années 1790 à 1810: L’émancipation.

Génération des années 1810 à 1830: Lorelei.

Génération des années 1830 à 1850: Renaissance de Jérusalem, ville juive.

Génération des années 1850 à 1870: Darwin.

Génération des années 1870 à 1890: Le IIe Reich.

Génération des années 1890 à 1910: Dreyfus.

Génération des années 1910 à 1930: La Déflagration.

Génération des années 1930 à 1950: La bête immonde.

Génération des années 1950 à 1970: Tsahal.

Génération des années 1970 à 1990: Les Refuzniks.

Génération des années 1990 à 2010: Les guerres asymétriques.

Génération des années 2010 à 2030 : La glaciation.

 

Paul David

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Présidentielle à tours inversés …

Classiquement le 1er tour de la Présidentielle était un tour de chauffe pour laisser s’exprimer la pluralité des candidats, l’élection se jouant réellement au deuxième tour entre le candidat désigné de la droite et celui de la gauche.

L’élection de 2002 a dérogé à la règle puisque Jean Marie le Pen a dérobé la place du candidat de la gauche, Lionel Jospin, éliminé dès le premier tour. La leçon a été retenue, puisque aux élections de 2007 et de 2012, le deuxième tour est redevenu celui de l’affrontement gauche-droite traditionnel.

Pour l’élection de 2017, même en l’absence de couac, tous les sondages prévoient que Marine le Pen sera au deuxième tour des élections avec de fortes probabilités qu’elle soit en tête au premier tour.

Il est vraisemblable que comme en 2002, le « sursaut citoyen » empêchera Marine le Pen d’être élue à la Présidence de la République. Son adversaire du second tour sera vraisemblablement le futur président de la République Française.

Ce qui signifie que le candidat qui se positionnera en deuxième position au premier tour des élections sera élu président et que donc le Président de la République sera de fait désigné au premier tour et non au second : inversement des tours

D’où une fébrilité certaine pour les possibles deuxièmes qui sont à ce jour (dans l’ordre des derniers sondages) : Emmanuel Macron, François Fillon et Benoît Hamon. Il ne semble pas à ce jour que les autres candidats puissent obtenir cette seconde place convoitée.

Ainsi même pour cette deuxième place le duel traditionnel « gauche-droite » est troublé par un quatrième candidat ne se réclamant ni de gauche ni de droite : Emmanuel Macron.

Les derniers sondages le place en deuxième derrière Marine le Pen, le candidat de droite étant affaibli par le « Pénélope Gate ». Le candidat de gauche, Benoît Hamon, qui a longtemps mené la fronde contre le gouvernement de Hollande, peine à rassembler.

Quel rôle a la communauté juive dans cette élection ?

Visiblement aucune.

La communauté juive compte au plus 500 000 membres soit environ 335 000 électeurs potentiels et environ 265 000 qui iront voter.

Comme aux États-Unis, la plupart des représentants de la communauté juive votent en fonction de leurs convictions personnelles : un juif de gauche votre pour le candidat de gauche, un juif de droite vote pour le candidat de droite.

Ceux qui votent en fonction des orientations du candidat envers les Juifs ou Israël sont minoritaires et ne devraient pas excéder 10 % de l’électorat (estimation personnelle) soit environ 25 000 voies. Ce qui est négligeable et qui n’influencera pas les candidats dans leurs déclarations.

Si la communauté Juive est hors-jeu, ce n’est pas le cas des autres communautés en particulier de la communauté musulmane qui est visiblement bien plus courtisée par les candidats à la présidentielle.

Ainsi déjà Benoît Hamon, n’a jamais caché sa position à ce sujet comme le reflète Le Canard Enchainé du 20 novembre 2014[1] : « Benoît Hamon aurait déclaré concernant le vote pour la reconnaissance de l’État Palestinien qu’« il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande ».

C’est visiblement pour récupérer le même électorat que Emmanuel Macron s’est rendu en Algérie et n’a pas hésité à condamner dans des termes inhabituels, le 15 février, la colonisation française, qui dura cent trente-deux ans en Algérie :

  • « La colonisation fait partie de l’histoire française, a déclaré le candidat d’ « En marche » ! C’est un crime, un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. »

Nous ne relancerons pas le débat sur la colonisation française en Algérie, elle n’a sûrement pas été parfaite.

Elle a eu le mérite d’abroger le statut de dhimmi, statut de sous-hommes, auxquels étaient soumis les Juifs autochtones dans le Maghreb. C’était aussi le cas en Tunisie (voir affaire Bato Sfez exécuté pour blasphème en 1856).

Si la colonisation n’a pas été parfaite, son arrêt, l’indépendance, ne l’a pas été non plus : le FLN a décrété, en 1963, qu’il fallait avoir un père et des grands-parents paternels de statut personnel musulman pour être algérien. Ce qui signifiait d’emblée qu’il n’y avait pas de place pour les non-musulmans en Algérie, que ce soient les Juifs qui y étaient établis depuis plus de deux mille ans ou les pieds-noirs depuis près de 130 ans, même pour ceux qui avaient combattu la France aux côtés du FLN.

La population de l’Algérie est aujourd’hui (chiffrage 2011) à 98 %[2] musulmane.

Rappelons également que les Maghrébins actuels qui se plaignent de la colonisation française sont les descendants de ceux qui ont colonisé le Maghreb aux dépens des Berbères et qui ont colonisé l’Espagne pendant près de huit siècles.

En tout état de cause, le terme de « crime contre l’humanité » ne peut s’appliquer à la colonisation française en Algérie.

Ce terme a été créé pour qualifier le crime commis contre les Juifs lors de la Shoah, toute récupération de ce terme est la voie toute désignée vers le négationnisme.

Ainsi de même que pour satisfaire la volonté d’une grande partie de la communauté musulmane en France, la Shoah est de moins en moins enseignée en France, il ne faudrait pas que pour de simples visées électoralistes, les candidats à la Présidentielle vendent leur âme.

Le candidat qui sera élu président devra l’être pour son programme et non pour son adhésion à certains communautarismes ambiants.

Il est temps donc que Monsieur Macron travaille sur son programme…

 

Paul David

 

[1] Rappelé dans de nombreux médias, dont : http://www.europe-israel.org/2014/11/vote-etat-palestinien-selon-le-canard-enchaine-benoit-hamon-est-un-menteur/

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_musulmans_par_pays

 

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Tou Bichvat, la renaissance méritée mais combattue de la Terre d’Israël.

Tou Bichvat, littéralement le 15 (« Tou » pour 15 par association des lettres hébraïques teth et vav de valeurs respectives 9 et 6) du mois de Shevat est le jour choisi pour fêter le nouvel an des arbres.

Cette année cela correspond au 11 février 2017.

Cette fête n’est pas instituée par la Torah mais découle de nombreux préceptes édictés dans celle-ci à propos du respect des arbres et particulièrement en terre d’Israël.

Lors[1] de la période du second Temple, un nouvel an des arbres était déjà instauré, pas en tant que fête, mais uniquement pour pouvoir comptabiliser les fruits soumis à la dîme. La date retenue aujourd’hui (15 Shevat) correspond au nouvel an défini par l’école de Hillel qui diffère légèrement de celle définie par Shammaï (1er Shevat).

À toutes les générations, les Juifs sont toujours restés fidèles à leur terre et ont sans cesse tenté d’y retourner quel que soit le risque encouru.

Cette immigration juive s’est accrue au XVIe siècle du fait de la souveraineté Ottomane nouvelle et de l’arrivée de nombreux exilés espagnols.

Ces derniers avec l’appui des cabalistes de Safed vont sanctifier la terre retrouvée et son renouveau. C’est ainsi que le 15 Shevat, qui n’était qu’une fête « technique » devient le nouvel an des arbres et en particulier des arbres fruitiers.

Fête qui prend toute son importance avec le sionisme, symbolisant plus encore les retrouvailles des Juifs et de leur terre.

En effet, depuis l’exil des Juifs depuis la destruction du second Temple, aucun peuple n’a pu y prendre réellement pied, la terre se refusant à tous ses occupants provisoires et réservant son opulence au peuple Juif.

Dans un précédent article, j’avais évoqué l’immigration des Circassiens vers l’Empire Ottoman pour démontrer que les Juifs européens n’avaient pas été les seuls à émigrer vers l’orient.

Ce peuple musulman a trouvé principalement refuge en Jordanie mais a aussi tenté de s’implanter en terre d’Israël démontrant que cette terre était bien déserte au XIXe siècle et que le sionisme n’a pas eu besoin de déloger des populations indigènes pour en prendre la place.

Site de village circassien établi en 1860, abandonné en raison du paludisme.

Les Circassiens d’Israël[2], musulmans, parfaitement bien intégrés en Israël, se partagent aujourd’hui en deux villages avec un total de 3 500 membres.

Ils durent affronter la malaria (paludisme) et abandonnèrent d’autres villages qu’ils avaient tenté de créer.

Un des premiers buts du sionisme a été de sceller à nouveau le mariage des Juifs avec leur Terre. Charles Netter[3] prend l’initiative de créer une école dédiée à l’agriculture dès 1870, l’école Mikvé Israël.

Mais pour les émigrants en terre promise, comme pour les Circassiens, , les ennemis ne sont pas les habitants de cette terre.

Les Juifs s’installent en effet dans des terres désertées et incultes avec pour seuls ennemis les moustiques.

Ainsi la terre d’Israël se mérite et a son prix. Les Juifs qui viennent défricher les terres incultes d’Eretz Israël le découvrent à leurs dépens mais arrivent à leurs fins :

  • Quelques[4] juifs de Jérusalem gagnés aux idées de Charles Netter sur la nécessité d’un renouveau agricole en sont à l’origine. […] Dans le livre de Josué (VII, 26), la vallée proche de Jéricho est appelée Emek Akhor (Vallée du malheur), et dans le prophète Osée on lit (II, 17) : « la vallée du malheur deviendra la Porte de l’espérance, Pétah Tikva ». (…) Le petit groupe (autour de Joël Moïse Salomon) ne renonce pas au projet d’un établissement agricole, et jette son dévolu sur une région qui semble fertile, dans la plaine côtière près du Yarkon. Ils savent que la Malaria les y guette, mais ils espèrent y échapper. Ils s’y installent en 1878 et restent fidèles au nom de Pétah Tikva, qui est ainsi la première tentative agricole juive moderne en Erets Israël. Mais la malaria sévit avec force. Les soixante-six habitants de Pétah Tikva ne peuvent résister plus longtemps. En 1882, c’est l’éclatement du groupe. Un seul habitant, tenace, maintient tout seul Pétah Tikva. L’année suivante, des jeunes de la première alya agricole le rejoignent. La malaria sévit à nouveau. Mais cette fois, ils obtiennent l’aide financière d’Edmond de Rothschild, ce qui leur permet d’assécher les marais environnants. La plus ancienne agglomération agricole, « la mère des moshavot », Pétah Tikva, est sauvée.

Depuis les Juifs ont fait refleurir le désert, désert que personne ne revendiquait, mais qui attise les convoitises et les jalousies.

Ainsi le terrorisme envers Israël a pris ces derniers mois un nouveau visage: la destruction des arbres !

La religion juive est très explicite dans la protection de l’environnement et de la même façon que de nombreuses lois visent à respecter l’âme animale, de nombreuses autres lois visent également à respecter le règne végétal.

Même en cas de guerre, les combattants juifs se doivent de respecter la nature :

  • Quand[5] tu marcheras sur une ville pour l’attaquer, tu l’inviteras d’abord à la paix.(…)
  • Si tu es arrêté longtemps au siège d’une ville que tu attaques pour t’en rendre maître, tu ne dois cependant pas en détruire les arbres en portant sur eux la cognée : ce sont eux qui te nourrissent, tu ne dois pas les abattre. Oui, l’arbre du champ c’est l’homme même, tu l’épargneras dans les travaux du siège.

La guerre n’est pas une fin en soi et ne doit pas hypothéquer la paix qui doit s’en suivre.

Le Coran se revendique être le digne successeur de la Bible juive et des Évangiles. Visiblement ce précepte de respect des arbres fruitiers même en cas de siège n’est pas respecté par Mahomet lorsque, rompant le traité qu’il avait conclu auparavant, il fait le siège de la tribu juive des Béni-Nadhir proche de Médine :

  • Le Prophète[6], après avoir établi Ibn-Oumm-Maktoum son lieutenant à Médine, sortit de la ville avec son armée et vint investir la forteresse des Béni-Nadhir, qui s’y étaient enfermés. Il ordonna de

    Mohammed recevant la soumission des Banu Nadir

    couper les dattiers, et lorsque, après avoir toute une journée abattu les arbres, on se disposa, sur l’ordre du Prophète, à continuer pendant plusieurs jours, les Juifs crièrent du haut de la forteresse : « Ô Mohammed, s’il nous est permis de donner un avis, nous te dirons que ces arbres nous appartiennent, et, s’ils doivent t’appartenir, ils te seront utiles ; pourquoi donc les couper ? » Le Prophète répondit : C’est Dieu qui l’ordonne. Ils lui répliquèrent : Dieu n’ordonne pas les crimes, et couper des arbres est un crime. Dieu révéla le verset suivant : « C’est avec[7] la permission de Dieu que vous avez coupé un certain nombre de palmiers et que vous en avez laissé debout un certain nombre d’autres, » etc. Ensuite le Prophète défendit de couper les autres palmiers.

De la mésaventure des Béni-Nadhir, et du texte du Coran associé, on en déduit que le Prophète de l’Islam a dû avoir une permission de Dieu spécifique pour abattre les arbres de cette tribu et que donc cela est proscrit par le Coran pour l’ensemble des musulmans.

Malgré cela, de nombreux arbres ont brûlé en Israël au nom de l’Islam. Nouveau type de guerre.

Arbre de la Connaissance (nom de l’image). Les étudiants d’une école autour d’un olivier dans un verger à Kiryat Malakhi.

Continuons à célébrer les arbres d’Erets Israël, car quel que soit l’ennemi, les moustiques ou les incendiaires, la terre d’Israël s’est de nouveau mariée à son peuple et rien n’empêchera d’en faire un immense verger.

 

 

 

Paul David

Pour accéder aux articles associés à ce sujet:

Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.Article associé aux récents incendies criminels en Israël:
Le jugement de Salomon


Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.Article associé à l’immigration Circassienne dans l’empire OTTOMAN
Solution à deux États …

Pour plus d’info sur les périodes évoquées dans cet article:

Sur les Béni-Nadhir:
Psaume 78 (période 610-630):
L’Hégire.

Sur première alya agricole:
Psaume 140 (période 1870-1890):
Le IIe Reich.

 

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Tou_Bichvat

[2] http://www.otisrael.com/Tourism_Fra/Articles/Discover%20Israel/Cities/Pages/Kafr%20Kana.aspx

[3] Renée Neher-Bernheim : « La vie juive en Terre sainte, 1517-1918». (p. 224-225)

[4] Renée Neher-Bernheim : « La vie juive en Terre sainte, 1517-1918». (p. 234-235 et 239)

[5] Deutéronome, Chapitre 20, versets 10 et 19. Le verset 20 autorise l’utilisation, si nécessaire des arbres non fruitiers.

[6] TABARI : « La Chronique/Mohammed, sceau des prophètes » / Chapitre : « Expédition contre les Béni-Nadhir» (Volume II, p. 218)

[7] CORAN, Sourate 59 (AL-ḤAŠR (L’EXODE), verset 5

 

 

 

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En finir avec la Chandeleur ….

Marie (Auréole) apporte les deux pigeons au Temple à l’issue des quarante jours

Comme pour Noël, il semble que la chandeleur ait été instituée pour remplacer une ancienne fête païenne pendant laquelle avaient lieu des processions avec des torches (Chandelles d’où le nom Chandeleur).

SI le christianisme a donné une raison profondément religieuse à la fête de Noël (naissance de Jésus), il en est de même pour la Chandeleur qui a lieu le 2 février soit exactement 40 jours après Noël, donc 40 jours après la commémoration de la naissance de Jésus.

Dans un de mes précédents articles, j’avais d’ailleurs indiqué que le 1er janvier était ainsi auparavant la commémoration de la circoncision de Jésus.

Signification souvent oubliée, car il n’est pas bon dans le monde actuel de rappeler que Jésus est né Juif, à vécu Juif et est mort Juif.

À ce titre il faut se référer à Flavius Josèphe pour se rendre compte que la crucifixion, supplice romain, a été infligée à des milliers de Juifs rejetant le pouvoir romain. Parmi ceux-ci l’histoire n’a retenu que Jésus.

Pour en revenir à Jésus, il a été circoncis le huitième jour en respect de la tradition juive, et au quarantième jour sa mère Marie s’est présentée au Temple pour y être purifiée comme le veut la loi juive.

Cette purification directement au Temple de Jérusalem est évoquée dans les Évangiles :

  • Puis[1] quand vint le jour où, suivant la loi de Moïse, ils devaient être purifiés (Jésus et surtout sa mère Marie), ils l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur – ainsi qu’il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur – et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux petits pigeons.

Le jour qui est indiqué est le quarantième conformément aux prescriptions du Lévitique :

  • L’Éternel[2] parla à Moïse en ces termes : « Parle ainsi aux enfants d’Israël : lorsqu’une femme, ayant conçu, enfantera un mâle, elle sera impure durant sept jours, comme lorsqu’elle est isolée à cause de sa souffrance. Au huitième jour, on circoncira l’excroissance de l’enfant. Puis trente-trois jours durant, la femme restera dans le sang de la purification ; elle ne touchera à rien de consacré, elle n’entrera point dans le saint lieu, que les jours de sa purification ne soient accomplis. […] Quand sera accompli le temps de sa purification, pour un garçon ou pour une fille, elle apportera un agneau d’un an comme expiatoire, à l’entrée de la tente d’assignation, et les remettra au Pontife. […] Si ses moyens ne lui permettent pas d’offrir un agneau, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes colombes, l’une pour l’holocauste, l’autre pour expiatoire ; et le pontife fera expiation pour elle, et elle sera purifiée. »

C’est cette purification de Marie au Temple de Jérusalem que célèbre la fête de la Chandeleur.

Dans les premiers temps du Christianisme, la fête de « purification » (équivalent de la chandeleur) était fêtée à Jérusalem :

  • En outre[3], la fête de la présentation au temple est célébrée dès le IVe siècle à Jérusalem. On trouve ainsi des homélies sur la fête de Methodius de Patara (†312), du pseudo-Cyrille de Jérusalem, du pseudo-Grégoire de Nysse (†400) ou de Saint-Jean Chrysostome (†407). En outre, on dispose du récit de pèlerinage d’Égérie (381-384) où elle affirme que des festivités ont lieu à Jérusalem quarante jours après l’Épiphanie – la naissance du Christ étant alors célébrée à cette date en orient (comme cela est toujours le cas pour les Arméniens)- en l’honneur de la Présentation au Temple.

Mais en fait, j’ai dû m’égarer….

En effet l’Unesco et l’ONU l’ont confirmé : Jérusalem n’a existé que depuis l’Hégire, il n’y a jamais eu de Temple…

Cette histoire d’une Juive vivant à Bethléem venant se purifier au Temple de Jérusalem en donnant une offrande deux pigeons est encore de la propagande sioniste…

Pour ceux qui ont envie de crêpes tout de même, je leur conseille les Qatayef (قطايف), un dessert arabe réservé aux fêtes musulmanes du Ramadan, une sorte de crêpe douce remplie de fromage ou de noix.

Plus conforme à l’histoire réécrite par les instances internationales.

 

Paul David

 

[1] Évangile selon Luc, Chapitre 2, versets 22 à 24

[2] LÉVITIQUE, Chapitre 12, versets 1 à 12.

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Chandeleur#cite_note-11

Actualités

HAMON vs VALLS

Ce dimanche aura lieu le second tour de la primaire socialiste qui oppose Manuel Valls à Benoit Hamon.

Pour ceux qui veulent voter socialiste aux élections présidentielles, l’heure du choix est arrivée.
De nombreux critères existent, le journal « Le Monde[1] » fait un tableau synthétique de ce qui oppose les deux candidats dans différents domaines. Je reproduis ici uniquement cette comparaison pour les critères « immigration » et « international » :

Pour la communauté juive de France, le critère international peut être déterminant pour les sympathisants socialistes en particulier l’attitude envers Israël des candidats et de leurs soutiens.

Pour mémoire, aux « primaires citoyennes de 2011 », des deux candidats de dimanche seul Valls y participait. Les candidats de 2011 étaient : Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, Manuel Valls, François Hollande et Ségolène Royal.

Si Hamon était absent, Martine Aubry et Arnaud Montebourg y étaient candidats et apportent aujourd’hui leur plein soutien à Benoit Hamon.

Martine Aubry a été la seule parmi les candidats de 2011, comme le constate le 13 octobre 2011 le site de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) à se prononcer sur la Palestine :

  • Le 29 septembre dernier (2011), l’Association France Palestine Solidarité a envoyé aux candidats à la primaire socialiste la question suivante :
    « Si vous étiez élu à la présidence de la République, reconnaîtriez-vous sans délai l’État palestinien dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et voteriez-vous au Conseil de Sécurité en faveur de l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’État membre de plein droit ? »
    Pour le moment 13/10/2011), seule Martine Aubry nous a répondu. Voici sa réponse :
(…) Je pense que la France aurait dû être à la tête de l’Europe pour porter la reconnaissance de L’état palestinien, assortie de conditions ouvrant ensuite la possibilité de négociations sincères et renouvelées.
En juin dernier, sous ma direction, le Bureau national du Parti socialiste a ainsi adopté une position claire en faveur de cette reconnaissance. Le 23 septembre, je me suis également exprimée pour demander à la France de reconnaître l’État palestinien, de défendre cette position à l’Assemblée générale de I’ONU et de voter en faveur de l’admission de cet État à l’ONU comme membre de plein droit. Les frontières de 1967 (avec des échanges de territoire le cas échéant), Jérusalem-est comme capitale, la réciprocité de la reconnaissance de l’État d’Israël par l’État palestinien et le droit à la sécurité pour les deux États sont la base de toute négociation future et la condition de la paix.
Il est temps de créer une nouvelle dynamique au Proche-Orient qui débouche rapidement sur deux États indépendants et viables. Nous ne devons pas manquer cette opportunité. Élue, vous pourrez compter sur moi pour agir avec détermination en ce sens.
Bien cordialement,
Martine Aubry

Comme le rappelle Christian Jacob[2], toute reconnaissance d’un éventuel État Palestinien ne peut se faire qu’après la conclusion d’accords de paix. Martine Aubry a été l’initiatrice de la création d’un État palestinien sans garantie de paix, position visiblement suivie par la suite par François Hollande.

Arnaud Montebourg, l’autre candidat de 2011 qui soutient aujourd’hui Benoit Hamon, s’était exprimé aussi en 2011 dans l’émission « Face à l’Actu » sur Beur FM comme le relate, le 6 octobre 2011, le site « oumma.com »[3]  :

Au sujet du proche orient : « Les provocations d’Israël et de son gouvernement extrémiste, les appuis dont ils disposent et notamment, malheureusement excessivement aux Etats-Unis (…)… C’est à l’Europe et à la France de prendre l’initiative pour faire pression sur Israël et avancer dans le processus de paix, et on le fera en soutenant la cause palestinienne. Je suis favorable à la reconnaissance de l’État palestinien viable dans les frontières de 1967 tel que cela a été proposé. Nous avons signé tous une résolution dans ce sens à l’Assemblée Nationale et j’en suis particulièrement fier. »

Quand à Benoit Hamon lui-même, il n’a jamais caché son orientation envers Israël, combattant la politique « pro-israélienne » du gouvernement Hollande comme le reflète Le Canard Enchainé du 20 novembre 2014[4] :

En réaction à la « raison officielle » évoquée par Benoit Hamon au micro de RTL au sujet de la reconnaissance de l’État palestinien : « L’objectif d’inviter le gouvernement à reconnaître l’État de Palestine, pour redonner de la force aux partisans de la paix des deux camps ».

Le Canard Enchainé évoque une raison bien moins « Jauressienne » : Benoit Hamon aurait déclaré concernant ce vote pour la reconnaissance de l’État Palestinien qu’« il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande » 

La position de Valls est résumée dans Le Figaro du 23 mai 2016[5] :

  • Le premier ministre (VALLS) refuse d’évoquer par avance une reconnaissance de l’État palestinien malgré un vote en ce sens de l’Assemblée nationale.

«Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a déclaré Manuel Valls à Tel Aviv, en référence à la démarche pour la paix entreprise par la France, qui organisera une conférence le 3 juin (2016) à Paris.

Un refus de faire pression sur Israël qui agace Benoît Hamon, député socialiste et artisan de longue date d’une reconnaissance de l’État palestinien. Dans un communiqué publié lundi, l’ancien ministre juge «douloureux de constater aujourd’hui que (Manuel Valls) batte si facilement en retraite».

Pour Benoît Hamon, le «principe d’une reconnaissance automatique en cas d’échec de la conférence (du 3 juin), garantissait le sérieux et la fermeté des intentions de la France». En y renonçant, Manuel Valls «cède ainsi à la demande du gouvernement conservateur israélien et condamne par avance l’initiative française à n’être qu’un nouveau théâtre d’ombres pour constater l’impasse du processus de paix».

Benjamin Netanyahu a rejeté le projet français de conférence internationale proposé par Paris, proposant plutôt à Paris d’accueillir des négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens. «J’ai entendu la proposition de M. Netanyahu. Je vais en parler au président de la République» François Hollande, a répondu le chef du gouvernement français. (Pour mémoire, la conférence a eu lieu mais sans les Israéliens).

Benoit Hamon confirme ainsi la position de Martine Aubry de 2011 : priorité à l’établissement d’un état palestinien sans garantie préalable de paix.

Pour illustrer encore ce qui oppose les deux candidats, je conclus sur un article de Libération du 23/01/2017[6]  qui donne une des lignes de stratégie du candidat Valls pour le deuxième tour de la primaire :

«Les bobos libéraux qui ont voté Hollande en 2012 ont lâché la rampe depuis la déchéance et le burkini, rappelle un conseiller de l’exécutif. Si les vallsistes veulent les rassurer, il vaut mieux la jouer en douceur.» Ce qui n’est pas le genre de la TPE «Valls», ces élus qui l’accompagnent depuis son élection à Évry (Essonne) au début des années 2000, ni des députés Malek Boutih et Christophe Caresche. Eux conseillent à l’ancien ministre de l’Intérieur de donner dans le rugueux. «Ça va saigner», a laissé échapper Caresche, dimanche soir. Cette ligne virulente est résumée par l’ancien chef de cabinet de Manuel Valls à Matignon sur sa page Facebook. «Maintenant, il faut faire le choix entre les valeurs républicaines et le communautarisme», écrit Sébastien Gros. Sous couvert d’anonymat, un ministre glisse que «Hamon est le candidat des Frères musulmans». Sans ciller.

Pour les sympathisants socialistes, aux urnes donc …
(Bien que pour les autres ce vote puisse être une opportunité de donner sa voix au candidat qui aurait le moins de chance de rester au second tour des présidentielles …)

 

Paul David

 

 

[1] http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/22/primaire-a-gauche-ce-qui-differencie-les-programmes-de-hamon-et-valls_5067123_4355770.html

[2] http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2014/11/27/a-paris-une-resolution-pour-la-palestine-cree-un-malaise_4530360_823448.html?xtmc=hamon_palestine&xtcr=5

[3] http://oumma.com/Arnaud-Montebourg-Mon-grand-pere

[4] Rappelé dans de nombreux médias, dont : http://www.europe-israel.org/2014/11/vote-etat-palestinien-selon-le-canard-enchaine-benoit-hamon-est-un-menteur/

[5] Extraits de : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/23/25002-20160523ARTFIG00166-reconnaissance-de-l-etat-palestinien-hamon-reproche-a-valls-d-avoir-cede-a-israel.php

[6] http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/01/23/manuel-valls-faire-autorite-ou-jouer-le-social_1543579

Actualités

Trump et la fin du monde…

Trump vient d’être investi. De nombreux Juifs et Israéliens espèrent que sa politique sera plus inspirée que celle d’Obama. Ce dernier n’a pas hésité, rompant avec les usages, faire s’abstenir les USA à un vote défavorable (Y en a-t-il eu des favorables ? Des équilibrés ?) de l’ONU envers Israël. Jusqu’alors, les États-Unis étaient le seul garde-fou parmi les nations à l’ONU dans leur attitude envers l’Israël.

Bien qu’élu démocratiquement, l’élection de Trump est largement contestée, et la contestation est active comme le montrent les manifestations de ce week-end.

Le slogan « America First » de Trump laisse-t-il entrevoir une politique plus juste envers Israël ?

Trump acceptera-t-il d’accroître son impopularité en prenant la défense d’Israël alors que l’on sait que ses opposants sont en général aussi des adversaires d’Israël ? L’avenir nous le dira…

Israël risque encore de se retrouver seul face à un monde de plus en plus hostile au fur et à mesure que celui-ci se rencontre que Jérusalem est en train de se rebâtir.

Seul ou presque, car visiblement Dieu valide et soutient cette réunification de Jérusalem.

Sur mon site j’ai démontré que les psaumes de David racontent de façon précise les 3000 ans d’histoire juive qui s’écoulent depuis la mort de Salomon (-930).

Pour la génération actuelle (2010-2030, chaque génération fait vingt ans), la 147e d’où le titre de mon site, David indique clairement cette reconstruction associée à une renaissance du peuple Juif rassemblé sur sa terre :

  • Louez[1] le Seigneur, car il est bon, qu’on célèbre notre Dieu, car il est aimable : à lui conviennent les louanges. L’Éternel rebâtira Jérusalem, il y rassemblera les débris dispersés d’Israël.

Pour les États-Unis, pays pour lequel l’attachement à la Bible est réel, la question est de savoir s’ils accompagneront cette prédiction biblique ou s’ils s’y opposeront.

Rappelons qu’à la génération précédente (1990-2010), les États-Unis, se prévalant de leur amitié envers Israël avaient largement fait pression sur ce dernier pour lui faire accepter une paix qui lui aurait fait perdre la souveraineté sur Jérusalem. Ce plan proposé par Clinton, accepté par Barak a été refusé par les Palestiniens et le monde arabe.

Il est dans la lignée des Accords d’Oslo en 1993 (action entamée en 1991) qui ont pour principale conséquence la légitimation d’Arafat et l’émergence des attentats terroristes du Hamas dès 1994 et des accords jamais appliqués de Wye Plantation en 1998.

Quels que soient les sacrifices et concessions que les Israéliens seront prêts à mettre sur la table, la paix ne peut être obtenue avec un adversaire qui refuse toute souveraineté juive sur tout territoire même réduit à une peau de chagrin dans les terres considérées comme islamiques.

Après Bill Clinton, les élections respectives en Israël et aux USA mettent de nouveaux acteurs aux destinées de ces pays, Ariel Sharon en mars 2001 et Georges W. Bush le 20 janvier 2001.

Ariel Sharon refuse la confiance aux USA.

Cela fut de bon augure car Jérusalem est restée ainsi unifiée alors que la puissance américaine sombre dans la poussière le 11 septembre 2001.

La réaction de Sharon est conforme aux prévisions et conseils du psaume 146 qui est associé à la génération 146 (1990-2010). En effet David y indique aux Juifs (donc aux Israéliens) :

  • Ne placez (conseil appliqué par Ariel Sharon) pas votre confiance dans les grands (États-Unis), dans le fils d’Adam, impuissant à secourir. Que son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière : le jour même (11 septembre 2001) ses projets sont anéantis.

Conseil d’autant plus adapté que Georges W. Bush peu après les attentats du 11 septembre, s’est prononcé publiquement en faveur de la création d’un État appelé Palestine, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait fait auparavant.

En dehors du fait que cette création serait tout à fait artificielle (du point de vue historique il n’y a jamais eu d’équivalent d’état palestinien ou de peuple palestinien), cette concession ne serait en rien gage de paix pour Israël.

Pour en revenir à Trump, et donc à la présente génération (la génération 147, 2010-2030), le psaume 147 rappelle que Dieu n’a pas oublié les victimes de la Shoah. Il connaît le nom de chacun et leurs souffrances :

  • C’est lui[2] (L’Éternel) qui guérit les cœurs brisés et panse leurs douloureuses blessures. Il détermine le nombre des étoiles, à elles toutes il attribue des noms.

Or cette génération est celle des 80 ans de la Shoah. 80 ans c’est le temps qui sépare le crime de sa punition, ainsi 80 ans après que Pharaon ait déclaré la mort des nouveau-nés mâles Hébreux, il subit les 10 plaies (Voir article : Et le cœur de Pharaon s’endurcit…)

La punition prévue pour les 80 ans de la Shoah dans le psaume 147 de la présente génération (2010-2030) est une glaciation :

  • La neige dans le sud de l’Allemagne, le 15 janvier 2017

    Il (L’Éternel) envoie[3] ses ordres sur la terre, sa parole vole avec une extrême rapidité. Il répand la neige comme des flocons de laine, sème le givre comme de la cendre. Il lance des glaçons par morceaux : qui peut tenir devant ses frimas ?

La vague de froid actuelle sur l’Europe est peut-être un avant-goût de cette prévision.

En effet les 80 ans de commémoration de la Shoah sont proches. Suivant la date que l’on choisit, 80 ans nous donnent de 2018 (nuit de cristal) à 2022 (Wansee).

Rappelons que l’Europe réitère ses fautes de la Shoah envers les Juifs, que ce soit par les remontées de l’antisémitisme et de l’antisionisme qui se généralisent sur ces anciennes terres de réalisation de la Shoah.

Qu’en sera-t-il pour le continent Nord-américain ? Si les États-Unis et le Canada n’ont pas été des complices « actifs » de la Shoah, il est vraisemblable qu’ils ont été complices passifs. Ils peuvent donc aussi être touchés par cette punition divine.

Tout dépendra donc de l’attitude, de Trump, le nouveau président américain…

À lui soit de suivre les sirènes des nations s’acharnant sur Israël ou d’avoir une politique courageuse et juste envers ce pays…

Pour ceux qui doutent que les psaumes de David soient associés à l’histoire des Juifs depuis la mort de Salomon, sur mon site je décris chacun des psaumes en fonction des événements de la génération associée, et visiblement cela matche…

Je cite ci-après quelques exemples qui montrent que cette association est loin d’être une élucubration (en remontant progressivement dans le temps) :

Psaume 144 ( génération 1950 à 1970 )

Le psaume 144 est celui de la génération des guerres d’Israël en particulier la guerre des 6 jours :

  • Béni[4] soit l’Éternel, mon rocher, qui a exercé mes mains au combat, mes doigts à l’art de la guerre !

Psaume 143 ( génération 1930 à 1950 )

Le psaume 143 qui est celui de la génération de la Shoah évoque entre autres :

  • C’est[5] que l’ennemi s’est jeté à ma poursuite, a broyé ma vie sur le sol, me plongeant dans les ténèbres, comme ceux qui, dès longtemps appartiennent à la mort… mon esprit se consume, ne me dérobe point ta face, sinon je ressemblerais à ceux qui descendent dans la tombe.

Mais c’est aussi la génération de la création d’Israël :

  • Enseigne-moi[6] à accomplir Ta volonté, car c’est Toi qui es mon Dieu ; que ton esprit bienveillant me guide sur un sol uni !

Psaume 141 ( génération 1890 à 1910 )

Le psaume 141 qui est représentatif de la génération de Dreyfus :

  • Que le juste[7] m’assène des coups, c’est une preuve d’amour ; qu’il me châtie, c’est comme de l’huile sur la tête, à laquelle ma tête ne se soustrait point : mais certes de façon constante ma prière s’élèvera contre leurs méchancetés. Que leurs magistrats glissent sur les arêtes du rocher, on entendra alors combien douces sont mes paroles.

Psaume 139 ( génération 1850 à 1870 )

Le psaume 139 qui est représentatif de la génération de Darwin :

  • Car c’est Toi[8] (Dieu) qui m’as façonné mes reins, Tu m’as pétri dans le sein de ma mère. Je te rends grâce de m’avoir si merveilleusement distingué ; tes œuvres sont prodigieuses, mon âme le sait parfaitement. Mon être n’échappe point à Tes regards, quand je fus formé dans le mystère, artistement organisé dans les profondeurs de la terre.

Psaume 133 ( génération 1730 à 1750 )

Le psaume 133 qui évoque l’avènement des Lumières en Europe :

  • Qu’il est doux[9] à des frères de vivre dans une étroite union.

Psaume 120 ( génération 1470 à 1490 )

Le psaume 120 relatif à la génération ou sévit l’inquisition, où Méchec et Kédar sont représentatifs des Chrétiens et des musulmans vivant en Espagne :

  • Quel malheur[10] pour moi d’avoir séjourné à Méchec, demeuré près des tentes de Kédar ! Trop longtemps mon âme a vécu dans le voisinage de ceux qui haïssent la paix. Je suis, moi, tout à la paix, et quand je la proclame, eux ne méditent que la guerre.

Psaume 111 ( génération 1270 à 1290 )

Le psaume 111 celui relatif à la fixation du Zohar (pour lequel « Majesté et splendeur » a une signification toute particulière), évoque :

Grandes sont les œuvres de l’Éternel, digne d’objet d’études pour tous ceux qui s’y complaisent. Majesté et splendeur, telle est son action, sa justice subsiste à jamais.

Psaume 102 ( génération 1090 à 1110 )

Le psaume 102 relatif à la génération de la première croisade contient entre autres le passage suivant :

  • Prière[11] d’un malheureux qui se sent défaillir et répand sa plainte devant l’Éternel. Éternel (…). Car mes jours se consument dans la fumée, et mes os sont brûlants comme un brasier. (…)Tous les jours mes ennemis m’insultent ; ceux qui sont en rage contre moi font de mon nom une malédiction.

Psaume 83 ( génération 710 à 730 )

Le psaume 83 s’intéresse aux Omeyades, et surtout à la fin de la dynastie en Orient. Les derniers Omeyyades sont ainsi décimés:

  • Abou’l-‘Abbâs, de son côté[12], , avait donné l’ordre d’amener tous les membres de la famille d’Omayya que l’on pût saisir, vieillards, jeunes gens et enfants, en un endroit appelé Nahr-Tousî. Quand tous furent réunis, Saffâ’h les fit massacrer. Puis il fit étendre sur les corps un tapis de cuir, sur lequel on servit un repas à ceux qui assistaient à cette scène, et qui mangèrent, pendant que les victimes râlaient et expiraient.

Ce que le psaume 83 résume ainsi :

  • Traite-les[13] comme tu as traité Madian, Sisara et Jabin près du torrent de Kison, qui furent anéantis à Endor, couchés sur le sol comme du fumier.

Les Omeyyades sont ceux qui ont construit les mosquées sur l’emplacement de l’ancien Temple, la Mosquée Al Aqsa et la Coupole du Rocher, c’est ce que le psalmiste (David, père de Salomon) leur reproche dans le même psaume et justifie la colère exprimée précédemment :

  • Rends[14] leurs nobles pareils à Oreb et à Zeêb, et tous leurs princes, pareils à Zébah et Çalmouna, car ils ont dit : « Emparons-nous des demeures de Dieu. »

Psaume 58 ( génération 210 à 230 )

Le psaume 58 correspond à la génération d’éclosion de la dynastie des Sassanides. La légende de la naissance de Shâpour indique que son père Ardachir voulut faire mourir sa mère, une des dernières survivantes des Achéménides, mais celui qui devait la tuer préféra la cacher sous terre :

  • Il fit appeler[15] un officier (surintendant qui avait sa pleine confiance), lui raconta l’histoire de la jeune fille, et lui dit : « Je préfère l’accomplissement du serment de mon aïeul à l’amour pour cette jeune fille. Emmène-la et fais la périr ». Quand le surintendant la prit pour la tuer, la jeune fille lui dit : « Je suis enceinte du roi ». Il fit venir des sages-femmes, qui devaient s’en assurer ; celles-ci confirmèrent qu’elle était enceinte. L’officier la fit transporter dans sa maison et la fit enfermer sous terre. (..)

Ce que le psaume résume ainsi :

  • Qu’ils[16] soient comme un limaçon, qui se dissout en rampant ; comme l’avorton d’une femme, qui n’a pas vu le soleil !

Psaume 50 ( génération 50 à 70 )

Le psaume 50 qui correspond à la génération de la destruction du second temple, Dieu préconise le remplacement des holocaustes (sacrifices au temple) par la prière :

  • Sélah[17]! Écoute, mon peuple, Je veux parler ; Israël, Je veux t’adjurer solennellement : Je suis Dieu, ton Dieu ! Ce n’est pas pour tes sacrifices que Je te reprends : tes holocaustes sont constamment sous mes yeux. Je ne réclame pas de taureau de ta maison, ni des béliers de tes parcs. […] En guise de sacrifice, offre à Dieu des actions de grâce, ainsi tu acquitteras tes vœux envers le Très-Haut. Alors tu pourras M’appeler au jour de la détresse,

Psaume 49 ( génération 30 à 50 )

Le psaume 49 qui correspond à la génération où meurt Jésus évoque sa crucifixion au milieu des deux bandits (fou et sot) :

  • Ils remarquent[18] pourtant que les sages meurent tout comme périssent le fou et le sot,

Psaume 47 ( génération -10 à 10)

Le psaume 47 qui correspond à la génération où naît Jésus évoque la joie des nations :

  • Vous tous[19], ô peuples, battez des mains ; faites retentir des cris de joie en l’honneur de Dieu !

Psaume 23 ( génération -490 à -470 )

Le psaume 23 est relatif à la génération d’Esther, il évoque le repas ou elle convie Aman :

  • Tu dresses[20] la table devant moi, à la face de mes ennemis

Psaume 21 ( génération -530 à -510 )

Le psaume 21 est relatif à la génération de Daniel, il évoque la fournaise à laquelle il échappe :

  • Tu les traiteras[21] tel un four ardent

Psaume 18 ( génération -590 à -570 )

La destruction du premier Temple a lieu à la génération 18, le psaume 18 résume ainsi l’envol de Dieu qui quitte sa maison sur terre, le premier temple :

  • Porté[22] sur les chérubins, Il vole, Il plane sur les ailes du vent. Des ténèbres Il se fait une mystérieuse retraite, Il s’enveloppe, comme d’un pavillon, des eaux obscures, d’opaques nuages. De l’éclat qui l’entoure s’élancent Ses nuées, la grêle et des flammes ardentes. Il tonne dans les cieux, l’Éternel, le Dieu suprême fait entendre Sa voix, la grêle et les flammes ardentes. Il décoche Ses flèches et Il les disperse., Il lance des éclairs, et les frappe de stupeur.

Pour ceux qui sont toujours sceptiques, vous pouvez quand même consulter mon site ou j’y décris 3000 ans d’histoire juive génération par génération.

 

Paul David.

[1] Psaume 147, versets 1 et 2

[2] Psaume 147, versets 3 et 4

[3] Psaume 147, versets 15 à 17

[4] Psaume 144, verset 1

[5] Psaume 143, versets 3 et 7

[6] Psaume 143, verset 10

[7] Psaume 141, versets 5 et 6

[8] Psaume 139, versets 13 à 15

[9] Psaume 133, verset 1

[10] Psaume 120, versets 5 à 7

[11] Psaume 102, versets 1 à 9

[12] TABARI : « La Chronique / L’âge d’or des Abbassides ». Chapitre : « Abdallah, fils d’Ali, envahit la Syrie. Mort de Marwân » (p. 28)

[13] Psaume 83, versets 10 et 11

[14] Psaume 83, versets 12 et 13

[15] TABARI/ Histoire des prophètes et des rois/De Salomon à la chute des Sassanides/Histoire du règne de Shâhpuhr (p. 180/181)

[16] Psaume 58, verset 9

[17] Psaume 50, versets 7 à 15

[18] Psaume 49, verset 11

[19] Psaume 47, verset 2

[20] Psaume 23, verset 5

[21] Psaume 21, verset 10

[22] Psaume 18, versets 11 à 15

 

 

 

Actualités

Nuit de Cristal II, Le retour…

Un tribunal[1] régional allemand de la ville de Wuppertal vient de confirmer – apparemment le 6 janvier 2017 – une décision du tribunal de première instance, selon laquelle une tentative de brûler la synagogue de la ville par trois hommes (allemands d’origine « palestinienne ») en 2014, était une expression « justifiée » contre la politique israélienne, rapporte le Jerusalem Post.

Synagogue d’Erfut, construite en 1094

Bien que la présence des Juifs en Allemagne soit des plus anciennes comme le montre la survivance de cimetières et édifices religieux Juifs, brûler des synagogues y est un vieux rituel.…

Le 10 novembre 1938, le lendemain du déclenchement de la nuit de cristal, Goebbels avait ainsi justifié et encouragé celle-ci :

  • « Je présente[2] les faits au Führer. Il décide : laisser les manifestations se poursuivre. Retirer la police. Les Juifs doivent sentir pour une fois la colère du peuple. C’est justice. Je donne aussitôt les consignes correspondantes à la police et au Parti. Puis je fais un bref discours en conséquence devant les dirigeants du Parti. Tempêtes d’applaudissements. Tout le monde se précipite immédiatement sur les téléphones. Maintenant, c’est le peuple qui va agir. »

Synagogue de Wuppertal-Barmen en 1900 incendiée par les nazis en 1938.

Comme l’a sermonné Goebbels il y a près de 80 ans, lorsqu’on essaie de brûler une synagogue en Allemagne c’est pour exprimer une juste colère.

C’est visiblement ainsi que les juges ont conclu en première et seconde instances en Allemagne pour la tentative d’incendie de la synagogue de Wuppertal en 2014.

Pour mémoire la synagogue de Wuppertal avait déjà été incendiée par les nazis pendant la nuit de cristal.

Pas d’antisémitisme donc ! Cela est connu, les Allemands, de souche ou d’adoption, ne sont pas perméables à l’antisémitisme !

À Wuppertal en particulier, les musulmans sont bien intégrés…

La tentative d’incendie de la synagogue de la ville a eu lieu pendant l’été 2014.

Des policiers encadrent un manifestant salafiste à Wuppertal, le 14 mars 2015

À cette[3] même période (été 2014), afin d’aider les Allemands à « aller dans le droit chemin », un groupe de salafistes avait formé une « police de la charia » patrouillant dans la ville pour empêcher les mauvais usages (consommation d’alcool et musique). Le 14 mars 2015 près de 400 salafistes avaient manifesté dans la ville pour s’affronter à une mobilisation du mouvement anti-islam Pegida.

Malheureusement, en France, également, la plupart des tentatives d’incendies de synagogues qui ont eu lieu depuis la fin des années 1990 ont été pour la plupart jugées dans le même sens que la tentative d’incendie de Wuppertal.

L’Europe ne peut pas dans le même temps ne rien faire pour garder ses Juifs (ou tout faire pour ne pas les garder), et approuver ou encourager les décisions des instances internationales envers Israël, ce qui implicitement s’oppose à leur départ vers le seul pays prêt à les accueillir en tant que Juifs…

 

Paul David

 

[1] http://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/134999-170113-pour-un-tribunal-allemand-bruler-une-synagogue-n-est-pas-un-acte-antisemite , qui reprend une info du Jerusalem Post.

[2] Cité par : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_de_Cristal

[3] http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2015/03/14/allemagne-salafistes-pegidistes-et-anti-racistes-manifestent-a-wuppertal_4593760_3214.html?xtmc=wuppertal&xtcr=8

 

 

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Bas les masques …

Le pape François et le président palestinien Mahmoud Abbas ont inauguré samedi (14 janvier 2017) l’ambassade palestinienne au Vatican

Le Vatican, complice de la Shoah par son silence puis par son action pour mettre à l’abri les criminels nazis, n’a pas de complexes : Le pape François a reçu ce samedi en audience privée au Vatican le président palestinien Mahmoud Abbas qui a ensuite inauguré l’ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège. Le pape François[1] avait qualifié  M. Abbas « Ange de la paix » en 2015.

Abbas[2] a profité de cette inauguration pour réitérer son opposition au transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et a salué «le rôle du président Hollande et du gouvernement français» dans l’organisation de la conférence internationale qui réunit dimanche à Paris 70 pays pour discuter des moyens de parvenir à la paix au Proche-Orient.

Christianisme et Islam se sont combattus pendant des siècles pour dominer le monde et le convertir à leur foi. Chacun considérant le Judaïsme comme une religion fossile a conservé dans chacun de leur espace un petit nombre de Juifs avec un statut de paria de façon à bien démonter que le peuple Juif était déchu de son élection divine.

Mais conformément à toutes les prophéties, confirmées par les livres saints chrétiens et musulmans, l’exil des Juifs touche à son terme et la réunification de Jérusalem est en cours et est inéluctable.

Ce retour est trop dangereux pour la théologie développée par ces religions sur le dos du judaïsme devenu ainsi plus dangereux que l’autre religion dominante.

Dans ce cadre c’est l’union sacrée : mieux vaut s’allier avec la religion concurrente plutôt que de risquer que Jérusalem renaisse après 2000 ans de parenthèse.

Cette union sacrée n’est pas récente, déjà dans les années 1920 quelques années avant la Shoah, en plus de la réaction arabe à la création d’un état juif, le monde chrétien commence à y réagir, les deux religions monothéistes issues du judaïsme voient d’un mauvais œil que le judaïsme puisse ne pas être la religion déchue qu’ils décrivent.

Ainsi avant même la création effective de l’État d’Israël, les chrétiens perçoivent le danger idéologique que représenterait un retour effectif des Juifs sur leur terre et décide d’une union ultime entre Christianisme et Islam pour combattre la renaissance du peuple théoriquement déchu et, déjà, bien avant notre époque, antisémitisme et antisionisme se mêlent dangereusement, comme cela est exprimé dans un article paru en janvier 1921 :

  • La jeune[3] « Documentation catholique », spécialisée dans une agitation anti-juive à la fois antisioniste et anti-bolchévique, publiait un nouveau dossier sur « Le sionisme » dans lequel, sous la signature « Christianus » étaient énumérés les remèdes :
  • « Il faut créer une « opinion publique » dans les pays chrétiens […] il faudrait faire écho à l’émouvante plainte du souverain pontife, il faudrait parler à ces nations chrétiennes de l’idéal chrétien, de la honte qu’il y aurait à laisser tomber sous la domination politique, déguisée ou non, du judaïsme le berceau de leur religion…
  • « Un second remède… persuader aux paysans de ne pas vendre leurs terres aux Juifs, en faisant valoir que plus tard ces terrains auront acquis une valeur bien supérieure. Une banque qui avancerait sur hypothèques… rendrait de précieux services».
  • « Enfin (je devrais dire par-dessus tout) l’union entre Chrétiens et entre Chrétiens et Musulmans s’impose comme une nécessité de salut ».

Sur quoi conclut Léon Poliakov[3]: « On reconnaît les principaux ingrédients, qu’on peut dire intemporels, d’une idéologie antisioniste, qu’une erreur tenace fait naître en 1948-1949, et encore plus souvent en 1967 ».

Mais cette union contre nature est inutile, car le temps des nations est achevé et se termine l’exil des Juifs comme l’avait prédit l’Évangile de Luc :

  • Ils (le peuple Juif) tomberont[4] au fil de l’épée ; ils seront emmenés captifs dans toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à que soit accompli le temps des nations.

Le Vatican peut tenter de s’allier à Mahmoud Abbas aujourd’hui (14 janvier 2017), les nations peuvent s’unir à Paris demain (15 janvier 2017) pour tenter d’entraver ce qui est écrit depuis des millénaires. Cela est sans issue.

Jérusalem sera reconstruite et réunifiée. Cela est écrit. Cela est en cours de se réaliser. Que les nations applaudissent au lieu d’essayer d’entraver.

 

Paul David

 

[1] http://www.lapresse.ca/international/europe/201701/14/01-5059502-inauguration-de-lambassade-palestinienne-au-vatican.php

[2] http://www.lapresse.ca/international/europe/201701/14/01-5059502-inauguration-de-lambassade-palestinienne-au-vatican.php

[3] Léon Poliakov : « Histoire de l’antisémitisme, 2 – L’âge de la science ». (p. 453,454).

[4] Évangile de Luc, Chapitre 21, verset 24

 

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Évian – Paris, correspondance à Vichy

Israël et le monde Juif sont divisés sur le sort à réserver au soldat franco-israélien Elor Azria qui a tué un terroriste.

Depuis un autre terroriste a lui réussi à tuer « du Juif » à Jérusalem.

Il est louable que les Israéliens et les Juifs débattent sur le sort d’Elor Azria.

Mais il est vraisemblable qu’il y a plus de Juifs parmi les 14 millions de Juifs dans le monde qui pleurent le terroriste abattu – qui voulait tuer « du Juif » – que de musulmans parmi les 1,6 milliard de musulmans dans le monde qui pleurent les Juifs qui ont quitté ce monde à Jérusalem – qui eux ne voulaient tuer personne -.

L’histoire nous a montré que tous les plans de partage entre Israéliens et « Palestiniens », même ceux qui étaient les plus avantageux pour ces derniers ont toujours été acceptés par les Israéliens et toujours refusés par les « Palestiniens » et le monde arabe.

Le retrait des Israéliens de Gaza a en outre démontré que le retrait d’un territoire n’est pas un gage de paix.

Dans le calendrier musulman, nous venons d’entrer dans l’année 1438. Si on compare au calendrier chrétien, l’Islam est en – avec un peu d’avance – en pleine inquisition. Pour les lumières musulmanes, il semble qu’il faille attendre…

Faire la paix à tout prix dans ce contexte de haine unilatérale serait vraisemblablement suicidaire pour Israël.

Pourtant c’est ce que veut imposer la France dans quelques Jours à Paris en y réunissant les nations (au nombre très symbolique de 70).

De même que les Israéliens et les Juifs se sont déchirés sur le sort du soldat Elor Azria, ils se déchirent aussi sur cette initiative (sans que la définition des « pour » et « contre » soit la même dans les deux cas).

Depuis sa création, Israël ne cesse de vouloir être un pays exemplaire.

Nombre d’Israéliens et de Juifs sont prêts à sacrifier Jérusalem sur l’autel de la paix, voire plus. Ceux-ci veulent également être exemplaires, ils veulent un Israël exemplaire, un Israël accepté par les nations…

Si dans l’histoire d’Israël de nombreux Juifs y ont immigré volontairement, ce ne fut pas le cas de tous.

L’Allemagne nazie laissa émigrer en Israël dans les années 1933-1936 un grand nombre de ses ressortissants Juifs avec une partie de leurs biens dont l’apport fut indéniable pour le développement d’Israël :

  • Paradoxalement[1], l’arrivée d’immigrants fuyant l’Allemagne, où monte le nazisme, n’intensifie pas la crise, mais permet au contraire sa solution. C’est que la majorité des Juifs allemands ont de hautes qualifications professionnelles et souvent un certain capital, du moins dans les années 1933-1936, où ils peuvent encore faire sortir d’Allemagne une part importante de leurs biens. […]
  • C’est à la fois les villes et les centres pionniers qui bénéficient de cet apport. C’est ce qui explique la réussite de cette alya.

Ces émigrés forcés ont voulu faire d’Israël une image de l’Europe, comme le montre entre autres la forte présence de l’architecture Bauhaus à Tel-Aviv, avec vraisemblablement l’espoir de se faire enfin accepter de celle-ci comme une nation respectable, voire de faire d’Israël une petite Allemagne.

Mais cela est vain.

De même que les Juifs allemands n’ont jamais été considérés comme allemands par les Allemands « pure souche », Israël ne sera jamais accepté comme un pays légitime par l’Europe et les nations.

Israël pourra faire tous les efforts du monde elle ne deviendra jamais une nation acceptée par les autres nations, tout du moins tant qu’Israël tentera d’imiter les autres nations.

Derrière cette volonté d’être accepté par les nations en perdant sa singularité, son identité, peut être assimilée à une haine de soi, un rejet de l’héritage juif. Cela était déjà le cas en Allemagne pour les Juifs allemands. Cela n’a pas empêché l’Allemagne de les vomir. Il en est de même pour Israël, les nations vomissent Israël aujourd’hui malgré tous ces efforts pour être « propre ».

Un de ceux, en Allemagne, qui ont dénoncé cette haine de soi en Allemagne est Theodor Lessing (1872-1933).

Alors que la catastrophe est en train de se construire, Theodor Lessing visionnaire la voit arriver de même qu’il dresse un tableau sombre du judaïsme européen et particulièrement allemand.

Theodor[2] Lessing mena une existence mouvementée dans un univers instable. Ses grands-parents, comme tant d’autres familles juives (qui empruntaient des noms de célébrités supposées philosémites), avaient volontairement pris le nom de Lessing, celui du célèbre ami, non juif, de Moïse Mendelssohn. C’est toute la problématique de l’Émancipation, avec ses promesses et ses déceptions, qui se profilait derrière ce changement de nom. […] À propos des Juifs, il déclarait :

  • Mais qui dirige aujourd’hui la communauté (juive) ? Ce ne sont plus les Sages de la tradition, mais les juristes ! Depuis la fin du XIXe siècle, les juifs tirent une grande fierté du fait que tant des leurs sont devenus ministres, chanceliers, généraux, hauts fonctionnaires, éminents chercheurs, professeurs, directeurs de théâtre, écrivains, etc. Nous devrions avoir honte de ceux qui ont dilapidé la grande richesse de notre peuple. Car ils n’ont été que la lueur agonisante d’un organe en proie au déclin. « Ils ne furent qu’un bref laps de temps au soleil de l’Europe où notre noblesse s’est brûlée. » Et Lessing de conclure ainsi :
  • « Honte à tous ces fils qui préférèrent embrasser cette carrière académique ou entrer en littérature pour le luxe et le confort des grandes villes de l’Occident, au lieu de porter les pierres de la grande route de Yéroushalayim. »

Heinrich Heine

Les conclusions de Theodor Lessing sont un bilan dramatique confirmant les inquiétudes de Heinrich Heine sur les risques de l’émancipation. Cela a abouti au début du vingtième siècle à des Juifs complètement détachés de leurs origines ou plutôt essayant de s’en détacher et donc éprouvant une « haine de soi » assez caractéristique. C’est d’ailleurs le titre d’un des ouvrages de Lessing qui décrit les efforts démesurés des Juifs allemands pour effacer leur judaïté et devenir de vrais allemands. Effort vain comme l’indique Lessing à propos de lui-même, quelques jours avant sa mort en 1933 :

  • J’étais[3] un jeune homme sage et pimpant. Mais j’avais constaté très tôt que même si j’avais été mille fois plus sage et plus pimpant, c’est-à-dire une véritable merveille sur le plan du caractère et du travail, tout, oui, tout, eût été vain. À leurs yeux, j’étais un étranger, j’étais Juif. Aucune œuvre n’aurait pu me servir. Si je m’étais nommé Christian Stoffel, si j’avais été le rejeton d’un paysan allemand de Basse-Saxe et d’une femme blonde, j’eusse été de la race des seigneurs. C’est ainsi que je devins un paria.

Israël se doit d’être un pays exemplaire comme il essaie de l’être depuis sa création malgré les critiques sans cesse renouvelées des nations, mais ne doit pas essayer de leur ressembler.

Si Israël veut être respectée parmi les nations et cesser d’être une nation paria au sein des nations comme le furent les Juifs pendant tout leur exil, elle doit affirmer fermement son identité.

Celle-ci passe par la réunification de Jérusalem – comme l’a rappelé Theodor Lessing – sous souveraineté Juive, et donc Israélienne. La seule souveraineté qui puisse permettre aux nations de s’y réunir librement. Christianisme et Islam ont échoué sur ce point.

La conférence d’Évian en 1938 avait rassemblé les nations pour décider du sort des Juifs Allemands et Autrichiens transformés en apatrides par le pouvoir nazi. Rien n’en sortit.

La conférence programmée à Paris sera aussi stérile pour les Juifs et Israël que l’a été la conférence d’Évian en 1938.

À Évian, en 1938, tous les pays tournèrent le dos aux Juifs. Ces mêmes pays contribuèrent par la suite, directement ou indirectement, à la destruction des Juifs d’Europe (et du monde si cela avait été possible).

Ainsi la continuité logique de la conférence d’Évian qui se posait la question « que faire des Juifs ? », fut, pour la France, le gouvernement de Vichy qui accepta la réponse connue d’avance : « il faut les détruire ! ».

La conférence de Paris est sur les mêmes bases : « Que faire d’Israël ? ». N’attendons pas que les nations ne finissent par dévoiler leurs intentions : « Il faut détruire Israël ! ».

 

Paul David.

 

Pour plus d’info sur différents sujets connexes à cet article, consulter les pages et articles de ce site, en particuliers:

Sur Heinrich Heine:
Psaume 137 (période 1810-1830):
Lorelei

Sur Theodor Lessing:
Psaume 142 (période 1910-1930):
La Déflagration.

 

[1] Renée Neher-Bernheim : « Histoire juive de la Révolution à l’État d’Israël ». (p. 812 à 814)

[2] Maurice Ruben Hayoun : « Les lumières de Cordoue à Berlin (2) ». (p. 568 à 574).

[3] Maurice Ruben Hayoun : « Les lumières de Cordoue à Berlin (2) ». (p. 578).

 

 

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Solution à deux États …

«La solution à deux États» pour régler le conflit israélo-palestinien n’est pas la seule voie possible pour la paix, a déclaré, le 15 février 2017, le président américain Donald Trump lors d’une très courte conférence de presse conjointe à la Maison Blanche avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, avant leur rencontre.

Vouloir imposer un état dit palestinien n’a aucune justification historique. La justification est plutôt idéologique avec pour but d’enrayer la réunification de Jérusalem sous bannière juive; en effet le nouvel état aurait pour capitale Jérusalem Est.

Pourtant, comme l’histoire l’a montré, seule une souveraineté juive pleine et entière sur Jérusalem y garantit une libre circulation des adeptes – non hostiles – de toutes les religions ainsi que ceux qui ne sont adeptes d’aucune. Cela a été loin d’être le cas lorsque la ville était sous domination chrétienne, musulmane voire romaine, perse ou byzantine.

Le concert des nations aujourd’hui prône une séparation de Jérusalem en deux capitales d’États distincts bien que sachant que l’un de ces états, le « Palestinien », continuera à cultiver la haine de l’autre, la haine du juif. Deux États mais pas de paix …

Les  nations qui préconisent aujourd’hui une Jérusalem divisée en deux avaient auparavant toutes œuvré pour la réunification de Berlin.

Que ce soit pour Berlin ou Belfast, la séparation d’une ville en deux n’a jamais été gage de paix. Il en est de même pour Jérusalem.

La déclaration de Trump est donc bien marquée de sagesse, bien que pour beaucoup « sagesse » et « Trump » ne soient pas une association évidente.

L’histoire montre que  Jérusalem-Est n’a pas de justification théorique.

Au moment[1] de la conquête britannique, en 1917, il n’y a que trois cents familles arabes hors les murs de Jérusalem. Un recensement de 1905 n’en relevait que cent soixante. En 1912, La population totale de Jérusalem comporte 45 000 juifs pour 12 000 musulmans.

photo aérienne de Jérusalem en 1917.

La revendication actuelle de vouloir faire de Jérusalem-Est la capitale d’un hypothétique état Palestinien n’a donc aucun fondement.

Sur le même principe il suffirait de trouver un ensemble d’immeubles dans la banlieue Est de Paris regroupant entre 160 et 300 familles musulmanes pour revendiquer d’ici quelque temps en France la création d’un état musulman avec pour capitale Paris-Est.

Pour appuyer ce projet, une remise en cause de la légitimité de la présence juive sur sa terre est orchestrée par les nations.

Pourtant ceux que l’on nomme Palestiniens ne leurs sont pas plus légitimes …

Les Anglais[2] pendant la Première Guerre s’allient à Abdallah Ibn Hussein pour mener une révolte arabe contre l’Empire ottoman qui était allié alors des Allemands et donc dans le camp ennemi de l’Angleterre.

C’est[2] Lawrence d’Arabie qui est envoyé par les Anglais pour l’assister. Le père d’Abdallah est Hussein, chérif des chérifs et émir de La Mecque, le plus grand potentat d’Arabie, souverain hachémite et descendant direct du prophète.

À la fin[2] de la guerre, les anciennes provinces ottomanes sont redistribuées, Faycal un des fils de Hussein obtient la royauté sur l’Irak, l’autre fils Abdallah chercha à s’octroyer l’Arabie, mais défait par le chef Saoudien, il se rabat et « se contente » de l’actuelle Jordanie, qui n’avait jamais été auparavant un pays ou une région à part. Abdallah s’y installe avec trente officiers et deux cents Bédouins.

La Jordanie est donc déjà issue du partage en deux de la Palestine mandataire de 1920 bien que cette région fût pressentie pour faire partie du foyer Juif. Les Juifs se contentent de la partie à l’Ouest du Jourdain malgré les promesses antérieures des nations.

Il est incompréhensible que les nations aujourd’hui refusent toute légitimité à Israël alors que personne ne conteste celle de la Jordanie qui de toute évidence a été créée artificiellement et a été peuplée par une colonisation réelle et récente.

Pour ce qui est de la population dite palestinienne qui aurait été lésée par l’installation des Juifs: en 1840[3], la Palestine (au sens de région) compte 70 000 habitants dont 10 000 juifs.

La population[4] mondiale est alors d’environ 1,2 milliard d’habitants soit environ 6 fois moins que la population mondiale actuelle (2013).

Ainsi si on fait une projection, la population actuelle de la Palestine, si le sionisme n’avait pas eu lieu devrait comprendre environ 400 000 habitants toutes religions confondues, soit 4 fois (au moins 5 fois si on se restreint à la population musulmane, la population arabe israélienne est estimée à environ 1 600 000 aujourd’hui) moins que la population arabe israélienne actuelle !!

Cela sans inclure la population dite palestinienne de Cisjordanie, de Gaza, de Jordanie et de la « diaspora ».

Si la population palestinienne (suivant la terminologie actuelle) est  aussi nombreuse aujourd’hui cela n’est évidemment dû qu’à des immigrations massives des régions voisines en accompagnement du développement sioniste depuis la fin du XIXe siècle. Cela est confirmé par les historiens objectifs.

L’immigration musulmane depuis l’empire Ottoman vers ce qui était dénommé Palestine au début du XXe siècle n’a donc rien à envier à l’immigration juive vers Israël depuis les restes de l’Empire Ottoman.

Le monde, en dernier recours, pourrait alors feindre d’accepter l’implantation des Juifs descendants des familles présentes depuis plusieurs siècles sur la terre d’Israël de même que celle issue des déplacements de population au sein de l’ex-empire ottoman pour ne refuser que l’immigration juive en provenance d’Europe.

Cela n’est pas non plus recevable car le Moyen-Orient a intégré sans difficultés de nombreux Européens … musulmans.

Ainsi, Païens[5] convertis au christianisme au XIe siècle, les Circassiens se convertirent à l’Islam au XVIIe siècle sous l’influence des Tatars de Crimée.

Ils furent[6] remis au-devant de l’actualité pendant les JO de Sotchi 2014, lieu où ils vécurent : Après un siècle de résistance à l’impérialisme tsariste, au prix de la vie de 800000 des leurs, les douze tribus circassiennes sont en partie exterminées à Sotchi, par Alexandre II, le 21 mai 1864.

Un million[6] d’entre eux sont alors poussés à l’exode vers l’Empire ottoman, parmi lesquels 200.000 vont mourir de faim, de maladie ou de fatigue.

Circassiens en Israël

Les recherches[6] de l’association Circassian World recensent également 100.000 d’entre eux en Jordanie ainsi qu’en Syrie, quelques milliers en Israël, en Libye et au Liban, et d’autres encore en Europe (40.000 environ) et aux États-Unis (au moins 5.000).

En Jordanie[6], les survivants sont arrivés par vagues à partir de 1878. La légende veut qu’ils aient fondé Amman, la capitale, jusqu’alors terre de tribus bédouines – le royaume jordanien n’ayant été institué qu’en 1946.

Ainsi Tel-Aviv est au moins aussi légitime qu’Amman …

Aujourd’hui le monde réclame une partition à « deux États » d’Israël, déjà issu de la partition de la Palestine mandataire, en considérant implicitement illégitime tout juif implanté au Moyen-Orient .

Ce même monde légitime sans la moindre restriction  toute présence musulmane dans ces mêmes territoires sans ignorer que celle-ci est elle-même issue d’une forte immigration des régions voisines ainsi que de l’Europe.

La voix discordante de Donald Trump à ce sujet est donc la bienvenue pour éviter que le vingt-et-unième siècle ne soit pas mieux loti que le vingtième en ce qui concerne les rapports avec les Juifs …

 

Paul David.

 

 

[1] Renée Neher-Bernheim : « Jérusalem, trois millénaires d’histoire ». (p. 156 et 168).

[2] D’après : Simon Sebag Montefiore : « Jérusalem ». Chapitre : « Révolte arabe, déclaration Balfour, 1916-1917 » et « Vainqueurs et dépouilles ». (p. 478 à 517)

[3] D’après Renée Neher-Bernheim : « Histoire juive de la Révolution à l’Etat d’Israël ». (p. 361). Il existe d’autres estimations de la population en Palestine avec de grosses variations dans les chiffres. Toutefois quelque soit l’estimation, la terre de Palestine et Jérusalem en particulier, étaient très peu peuplées au milieu du dix neuvième siècle au moment ou l’immigration juive s’intensifia. Il suffit pour cela de se référer aux photos et illustrations de l’époque..

[4] D’après : http://en.wikipedia.org/wiki/World_population_estimates

[5] D’après : http://igor.hagondokoff.perso.sfr.fr/circassien.html

[6] D’après : http://www.slate.fr/sports/82559/tcherkesses-circassiens-sotchi