Le pape François et le président palestinien Mahmoud Abbas ont inauguré samedi (14 janvier 2017) l’ambassade palestinienne au Vatican

Le Vatican, complice de la Shoah par son silence puis par son action pour mettre à l’abri les criminels nazis, n’a pas de complexes : Le pape François a reçu ce samedi en audience privée au Vatican le président palestinien Mahmoud Abbas qui a ensuite inauguré l’ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège. Le pape François[1] avait qualifié  M. Abbas « Ange de la paix » en 2015.

Abbas[2] a profité de cette inauguration pour réitérer son opposition au transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et a salué «le rôle du président Hollande et du gouvernement français» dans l’organisation de la conférence internationale qui réunit dimanche à Paris 70 pays pour discuter des moyens de parvenir à la paix au Proche-Orient.

Christianisme et Islam se sont combattus pendant des siècles pour dominer le monde et le convertir à leur foi. Chacun considérant le Judaïsme comme une religion fossile a conservé dans chacun de leur espace un petit nombre de Juifs avec un statut de paria de façon à bien démonter que le peuple Juif était déchu de son élection divine.

Mais conformément à toutes les prophéties, confirmées par les livres saints chrétiens et musulmans, l’exil des Juifs touche à son terme et la réunification de Jérusalem est en cours et est inéluctable.

Ce retour est trop dangereux pour la théologie développée par ces religions sur le dos du judaïsme devenu ainsi plus dangereux que l’autre religion dominante.

Dans ce cadre c’est l’union sacrée : mieux vaut s’allier avec la religion concurrente plutôt que de risquer que Jérusalem renaisse après 2000 ans de parenthèse.

Cette union sacrée n’est pas récente, déjà dans les années 1920 quelques années avant la Shoah, en plus de la réaction arabe à la création d’un état juif, le monde chrétien commence à y réagir, les deux religions monothéistes issues du judaïsme voient d’un mauvais œil que le judaïsme puisse ne pas être la religion déchue qu’ils décrivent.

Ainsi avant même la création effective de l’État d’Israël, les chrétiens perçoivent le danger idéologique que représenterait un retour effectif des Juifs sur leur terre et décide d’une union ultime entre Christianisme et Islam pour combattre la renaissance du peuple théoriquement déchu et, déjà, bien avant notre époque, antisémitisme et antisionisme se mêlent dangereusement, comme cela est exprimé dans un article paru en janvier 1921 :

  • La jeune[3] « Documentation catholique », spécialisée dans une agitation anti-juive à la fois antisioniste et anti-bolchévique, publiait un nouveau dossier sur « Le sionisme » dans lequel, sous la signature « Christianus » étaient énumérés les remèdes :
  • « Il faut créer une « opinion publique » dans les pays chrétiens […] il faudrait faire écho à l’émouvante plainte du souverain pontife, il faudrait parler à ces nations chrétiennes de l’idéal chrétien, de la honte qu’il y aurait à laisser tomber sous la domination politique, déguisée ou non, du judaïsme le berceau de leur religion…
  • « Un second remède… persuader aux paysans de ne pas vendre leurs terres aux Juifs, en faisant valoir que plus tard ces terrains auront acquis une valeur bien supérieure. Une banque qui avancerait sur hypothèques… rendrait de précieux services».
  • « Enfin (je devrais dire par-dessus tout) l’union entre Chrétiens et entre Chrétiens et Musulmans s’impose comme une nécessité de salut ».

Sur quoi conclut Léon Poliakov[3]: « On reconnaît les principaux ingrédients, qu’on peut dire intemporels, d’une idéologie antisioniste, qu’une erreur tenace fait naître en 1948-1949, et encore plus souvent en 1967 ».

Mais cette union contre nature est inutile, car le temps des nations est achevé et se termine l’exil des Juifs comme l’avait prédit l’Évangile de Luc :

  • Ils (le peuple Juif) tomberont[4] au fil de l’épée ; ils seront emmenés captifs dans toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à que soit accompli le temps des nations.

Le Vatican peut tenter de s’allier à Mahmoud Abbas aujourd’hui (14 janvier 2017), les nations peuvent s’unir à Paris demain (15 janvier 2017) pour tenter d’entraver ce qui est écrit depuis des millénaires. Cela est sans issue.

Jérusalem sera reconstruite et réunifiée. Cela est écrit. Cela est en cours de se réaliser. Que les nations applaudissent au lieu d’essayer d’entraver.

 

Paul David

 

[1] http://www.lapresse.ca/international/europe/201701/14/01-5059502-inauguration-de-lambassade-palestinienne-au-vatican.php

[2] http://www.lapresse.ca/international/europe/201701/14/01-5059502-inauguration-de-lambassade-palestinienne-au-vatican.php

[3] Léon Poliakov : « Histoire de l’antisémitisme, 2 – L’âge de la science ». (p. 453,454).

[4] Évangile de Luc, Chapitre 21, verset 24

 

Posted by Paul David

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