Mois : janvier 2017

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HAMON vs VALLS

Ce dimanche aura lieu le second tour de la primaire socialiste qui oppose Manuel Valls à Benoit Hamon.

Pour ceux qui veulent voter socialiste aux élections présidentielles, l’heure du choix est arrivée.
De nombreux critères existent, le journal « Le Monde[1] » fait un tableau synthétique de ce qui oppose les deux candidats dans différents domaines. Je reproduis ici uniquement cette comparaison pour les critères « immigration » et « international » :

Pour la communauté juive de France, le critère international peut être déterminant pour les sympathisants socialistes en particulier l’attitude envers Israël des candidats et de leurs soutiens.

Pour mémoire, aux « primaires citoyennes de 2011 », des deux candidats de dimanche seul Valls y participait. Les candidats de 2011 étaient : Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, Manuel Valls, François Hollande et Ségolène Royal.

Si Hamon était absent, Martine Aubry et Arnaud Montebourg y étaient candidats et apportent aujourd’hui leur plein soutien à Benoit Hamon.

Martine Aubry a été la seule parmi les candidats de 2011, comme le constate le 13 octobre 2011 le site de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) à se prononcer sur la Palestine :

  • Le 29 septembre dernier (2011), l’Association France Palestine Solidarité a envoyé aux candidats à la primaire socialiste la question suivante :
    « Si vous étiez élu à la présidence de la République, reconnaîtriez-vous sans délai l’État palestinien dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et voteriez-vous au Conseil de Sécurité en faveur de l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’État membre de plein droit ? »
    Pour le moment 13/10/2011), seule Martine Aubry nous a répondu. Voici sa réponse :
(…) Je pense que la France aurait dû être à la tête de l’Europe pour porter la reconnaissance de L’état palestinien, assortie de conditions ouvrant ensuite la possibilité de négociations sincères et renouvelées.
En juin dernier, sous ma direction, le Bureau national du Parti socialiste a ainsi adopté une position claire en faveur de cette reconnaissance. Le 23 septembre, je me suis également exprimée pour demander à la France de reconnaître l’État palestinien, de défendre cette position à l’Assemblée générale de I’ONU et de voter en faveur de l’admission de cet État à l’ONU comme membre de plein droit. Les frontières de 1967 (avec des échanges de territoire le cas échéant), Jérusalem-est comme capitale, la réciprocité de la reconnaissance de l’État d’Israël par l’État palestinien et le droit à la sécurité pour les deux États sont la base de toute négociation future et la condition de la paix.
Il est temps de créer une nouvelle dynamique au Proche-Orient qui débouche rapidement sur deux États indépendants et viables. Nous ne devons pas manquer cette opportunité. Élue, vous pourrez compter sur moi pour agir avec détermination en ce sens.
Bien cordialement,
Martine Aubry

Comme le rappelle Christian Jacob[2], toute reconnaissance d’un éventuel État Palestinien ne peut se faire qu’après la conclusion d’accords de paix. Martine Aubry a été l’initiatrice de la création d’un État palestinien sans garantie de paix, position visiblement suivie par la suite par François Hollande.

Arnaud Montebourg, l’autre candidat de 2011 qui soutient aujourd’hui Benoit Hamon, s’était exprimé aussi en 2011 dans l’émission « Face à l’Actu » sur Beur FM comme le relate, le 6 octobre 2011, le site « oumma.com »[3]  :

Au sujet du proche orient : « Les provocations d’Israël et de son gouvernement extrémiste, les appuis dont ils disposent et notamment, malheureusement excessivement aux Etats-Unis (…)… C’est à l’Europe et à la France de prendre l’initiative pour faire pression sur Israël et avancer dans le processus de paix, et on le fera en soutenant la cause palestinienne. Je suis favorable à la reconnaissance de l’État palestinien viable dans les frontières de 1967 tel que cela a été proposé. Nous avons signé tous une résolution dans ce sens à l’Assemblée Nationale et j’en suis particulièrement fier. »

Quand à Benoit Hamon lui-même, il n’a jamais caché son orientation envers Israël, combattant la politique « pro-israélienne » du gouvernement Hollande comme le reflète Le Canard Enchainé du 20 novembre 2014[4] :

En réaction à la « raison officielle » évoquée par Benoit Hamon au micro de RTL au sujet de la reconnaissance de l’État palestinien : « L’objectif d’inviter le gouvernement à reconnaître l’État de Palestine, pour redonner de la force aux partisans de la paix des deux camps ».

Le Canard Enchainé évoque une raison bien moins « Jauressienne » : Benoit Hamon aurait déclaré concernant ce vote pour la reconnaissance de l’État Palestinien qu’« il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande » 

La position de Valls est résumée dans Le Figaro du 23 mai 2016[5] :

  • Le premier ministre (VALLS) refuse d’évoquer par avance une reconnaissance de l’État palestinien malgré un vote en ce sens de l’Assemblée nationale.

«Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a déclaré Manuel Valls à Tel Aviv, en référence à la démarche pour la paix entreprise par la France, qui organisera une conférence le 3 juin (2016) à Paris.

Un refus de faire pression sur Israël qui agace Benoît Hamon, député socialiste et artisan de longue date d’une reconnaissance de l’État palestinien. Dans un communiqué publié lundi, l’ancien ministre juge «douloureux de constater aujourd’hui que (Manuel Valls) batte si facilement en retraite».

Pour Benoît Hamon, le «principe d’une reconnaissance automatique en cas d’échec de la conférence (du 3 juin), garantissait le sérieux et la fermeté des intentions de la France». En y renonçant, Manuel Valls «cède ainsi à la demande du gouvernement conservateur israélien et condamne par avance l’initiative française à n’être qu’un nouveau théâtre d’ombres pour constater l’impasse du processus de paix».

Benjamin Netanyahu a rejeté le projet français de conférence internationale proposé par Paris, proposant plutôt à Paris d’accueillir des négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens. «J’ai entendu la proposition de M. Netanyahu. Je vais en parler au président de la République» François Hollande, a répondu le chef du gouvernement français. (Pour mémoire, la conférence a eu lieu mais sans les Israéliens).

Benoit Hamon confirme ainsi la position de Martine Aubry de 2011 : priorité à l’établissement d’un état palestinien sans garantie préalable de paix.

Pour illustrer encore ce qui oppose les deux candidats, je conclus sur un article de Libération du 23/01/2017[6]  qui donne une des lignes de stratégie du candidat Valls pour le deuxième tour de la primaire :

«Les bobos libéraux qui ont voté Hollande en 2012 ont lâché la rampe depuis la déchéance et le burkini, rappelle un conseiller de l’exécutif. Si les vallsistes veulent les rassurer, il vaut mieux la jouer en douceur.» Ce qui n’est pas le genre de la TPE «Valls», ces élus qui l’accompagnent depuis son élection à Évry (Essonne) au début des années 2000, ni des députés Malek Boutih et Christophe Caresche. Eux conseillent à l’ancien ministre de l’Intérieur de donner dans le rugueux. «Ça va saigner», a laissé échapper Caresche, dimanche soir. Cette ligne virulente est résumée par l’ancien chef de cabinet de Manuel Valls à Matignon sur sa page Facebook. «Maintenant, il faut faire le choix entre les valeurs républicaines et le communautarisme», écrit Sébastien Gros. Sous couvert d’anonymat, un ministre glisse que «Hamon est le candidat des Frères musulmans». Sans ciller.

Pour les sympathisants socialistes, aux urnes donc …
(Bien que pour les autres ce vote puisse être une opportunité de donner sa voix au candidat qui aurait le moins de chance de rester au second tour des présidentielles …)

 

Paul David

 

 

[1] http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/22/primaire-a-gauche-ce-qui-differencie-les-programmes-de-hamon-et-valls_5067123_4355770.html

[2] http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2014/11/27/a-paris-une-resolution-pour-la-palestine-cree-un-malaise_4530360_823448.html?xtmc=hamon_palestine&xtcr=5

[3] http://oumma.com/Arnaud-Montebourg-Mon-grand-pere

[4] Rappelé dans de nombreux médias, dont : http://www.europe-israel.org/2014/11/vote-etat-palestinien-selon-le-canard-enchaine-benoit-hamon-est-un-menteur/

[5] Extraits de : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/23/25002-20160523ARTFIG00166-reconnaissance-de-l-etat-palestinien-hamon-reproche-a-valls-d-avoir-cede-a-israel.php

[6] http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/01/23/manuel-valls-faire-autorite-ou-jouer-le-social_1543579

Actualités

Trump et la fin du monde…

Trump vient d’être investi. De nombreux Juifs et Israéliens espèrent que sa politique sera plus inspirée que celle d’Obama. Ce dernier n’a pas hésité, rompant avec les usages, faire s’abstenir les USA à un vote défavorable (Y en a-t-il eu des favorables ? Des équilibrés ?) de l’ONU envers Israël. Jusqu’alors, les États-Unis étaient le seul garde-fou parmi les nations à l’ONU dans leur attitude envers l’Israël.

Bien qu’élu démocratiquement, l’élection de Trump est largement contestée, et la contestation est active comme le montrent les manifestations de ce week-end.

Le slogan « America First » de Trump laisse-t-il entrevoir une politique plus juste envers Israël ?

Trump acceptera-t-il d’accroître son impopularité en prenant la défense d’Israël alors que l’on sait que ses opposants sont en général aussi des adversaires d’Israël ? L’avenir nous le dira…

Israël risque encore de se retrouver seul face à un monde de plus en plus hostile au fur et à mesure que celui-ci se rencontre que Jérusalem est en train de se rebâtir.

Seul ou presque, car visiblement Dieu valide et soutient cette réunification de Jérusalem.

Sur mon site j’ai démontré que les psaumes de David racontent de façon précise les 3000 ans d’histoire juive qui s’écoulent depuis la mort de Salomon (-930).

Pour la génération actuelle (2010-2030, chaque génération fait vingt ans), la 147e d’où le titre de mon site, David indique clairement cette reconstruction associée à une renaissance du peuple Juif rassemblé sur sa terre :

  • Louez[1] le Seigneur, car il est bon, qu’on célèbre notre Dieu, car il est aimable : à lui conviennent les louanges. L’Éternel rebâtira Jérusalem, il y rassemblera les débris dispersés d’Israël.

Pour les États-Unis, pays pour lequel l’attachement à la Bible est réel, la question est de savoir s’ils accompagneront cette prédiction biblique ou s’ils s’y opposeront.

Rappelons qu’à la génération précédente (1990-2010), les États-Unis, se prévalant de leur amitié envers Israël avaient largement fait pression sur ce dernier pour lui faire accepter une paix qui lui aurait fait perdre la souveraineté sur Jérusalem. Ce plan proposé par Clinton, accepté par Barak a été refusé par les Palestiniens et le monde arabe.

Il est dans la lignée des Accords d’Oslo en 1993 (action entamée en 1991) qui ont pour principale conséquence la légitimation d’Arafat et l’émergence des attentats terroristes du Hamas dès 1994 et des accords jamais appliqués de Wye Plantation en 1998.

Quels que soient les sacrifices et concessions que les Israéliens seront prêts à mettre sur la table, la paix ne peut être obtenue avec un adversaire qui refuse toute souveraineté juive sur tout territoire même réduit à une peau de chagrin dans les terres considérées comme islamiques.

Après Bill Clinton, les élections respectives en Israël et aux USA mettent de nouveaux acteurs aux destinées de ces pays, Ariel Sharon en mars 2001 et Georges W. Bush le 20 janvier 2001.

Ariel Sharon refuse la confiance aux USA.

Cela fut de bon augure car Jérusalem est restée ainsi unifiée alors que la puissance américaine sombre dans la poussière le 11 septembre 2001.

La réaction de Sharon est conforme aux prévisions et conseils du psaume 146 qui est associé à la génération 146 (1990-2010). En effet David y indique aux Juifs (donc aux Israéliens) :

  • Ne placez (conseil appliqué par Ariel Sharon) pas votre confiance dans les grands (États-Unis), dans le fils d’Adam, impuissant à secourir. Que son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière : le jour même (11 septembre 2001) ses projets sont anéantis.

Conseil d’autant plus adapté que Georges W. Bush peu après les attentats du 11 septembre, s’est prononcé publiquement en faveur de la création d’un État appelé Palestine, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait fait auparavant.

En dehors du fait que cette création serait tout à fait artificielle (du point de vue historique il n’y a jamais eu d’équivalent d’état palestinien ou de peuple palestinien), cette concession ne serait en rien gage de paix pour Israël.

Pour en revenir à Trump, et donc à la présente génération (la génération 147, 2010-2030), le psaume 147 rappelle que Dieu n’a pas oublié les victimes de la Shoah. Il connaît le nom de chacun et leurs souffrances :

  • C’est lui[2] (L’Éternel) qui guérit les cœurs brisés et panse leurs douloureuses blessures. Il détermine le nombre des étoiles, à elles toutes il attribue des noms.

Or cette génération est celle des 80 ans de la Shoah. 80 ans c’est le temps qui sépare le crime de sa punition, ainsi 80 ans après que Pharaon ait déclaré la mort des nouveau-nés mâles Hébreux, il subit les 10 plaies (Voir article : Et le cœur de Pharaon s’endurcit…)

La punition prévue pour les 80 ans de la Shoah dans le psaume 147 de la présente génération (2010-2030) est une glaciation :

  • La neige dans le sud de l’Allemagne, le 15 janvier 2017

    Il (L’Éternel) envoie[3] ses ordres sur la terre, sa parole vole avec une extrême rapidité. Il répand la neige comme des flocons de laine, sème le givre comme de la cendre. Il lance des glaçons par morceaux : qui peut tenir devant ses frimas ?

La vague de froid actuelle sur l’Europe est peut-être un avant-goût de cette prévision.

En effet les 80 ans de commémoration de la Shoah sont proches. Suivant la date que l’on choisit, 80 ans nous donnent de 2018 (nuit de cristal) à 2022 (Wansee).

Rappelons que l’Europe réitère ses fautes de la Shoah envers les Juifs, que ce soit par les remontées de l’antisémitisme et de l’antisionisme qui se généralisent sur ces anciennes terres de réalisation de la Shoah.

Qu’en sera-t-il pour le continent Nord-américain ? Si les États-Unis et le Canada n’ont pas été des complices « actifs » de la Shoah, il est vraisemblable qu’ils ont été complices passifs. Ils peuvent donc aussi être touchés par cette punition divine.

Tout dépendra donc de l’attitude, de Trump, le nouveau président américain…

À lui soit de suivre les sirènes des nations s’acharnant sur Israël ou d’avoir une politique courageuse et juste envers ce pays…

Pour ceux qui doutent que les psaumes de David soient associés à l’histoire des Juifs depuis la mort de Salomon, sur mon site je décris chacun des psaumes en fonction des événements de la génération associée, et visiblement cela matche…

Je cite ci-après quelques exemples qui montrent que cette association est loin d’être une élucubration (en remontant progressivement dans le temps) :

Psaume 144 ( génération 1950 à 1970 )

Le psaume 144 est celui de la génération des guerres d’Israël en particulier la guerre des 6 jours :

  • Béni[4] soit l’Éternel, mon rocher, qui a exercé mes mains au combat, mes doigts à l’art de la guerre !

Psaume 143 ( génération 1930 à 1950 )

Le psaume 143 qui est celui de la génération de la Shoah évoque entre autres :

  • C’est[5] que l’ennemi s’est jeté à ma poursuite, a broyé ma vie sur le sol, me plongeant dans les ténèbres, comme ceux qui, dès longtemps appartiennent à la mort… mon esprit se consume, ne me dérobe point ta face, sinon je ressemblerais à ceux qui descendent dans la tombe.

Mais c’est aussi la génération de la création d’Israël :

  • Enseigne-moi[6] à accomplir Ta volonté, car c’est Toi qui es mon Dieu ; que ton esprit bienveillant me guide sur un sol uni !

Psaume 141 ( génération 1890 à 1910 )

Le psaume 141 qui est représentatif de la génération de Dreyfus :

  • Que le juste[7] m’assène des coups, c’est une preuve d’amour ; qu’il me châtie, c’est comme de l’huile sur la tête, à laquelle ma tête ne se soustrait point : mais certes de façon constante ma prière s’élèvera contre leurs méchancetés. Que leurs magistrats glissent sur les arêtes du rocher, on entendra alors combien douces sont mes paroles.

Psaume 139 ( génération 1850 à 1870 )

Le psaume 139 qui est représentatif de la génération de Darwin :

  • Car c’est Toi[8] (Dieu) qui m’as façonné mes reins, Tu m’as pétri dans le sein de ma mère. Je te rends grâce de m’avoir si merveilleusement distingué ; tes œuvres sont prodigieuses, mon âme le sait parfaitement. Mon être n’échappe point à Tes regards, quand je fus formé dans le mystère, artistement organisé dans les profondeurs de la terre.

Psaume 133 ( génération 1730 à 1750 )

Le psaume 133 qui évoque l’avènement des Lumières en Europe :

  • Qu’il est doux[9] à des frères de vivre dans une étroite union.

Psaume 120 ( génération 1470 à 1490 )

Le psaume 120 relatif à la génération ou sévit l’inquisition, où Méchec et Kédar sont représentatifs des Chrétiens et des musulmans vivant en Espagne :

  • Quel malheur[10] pour moi d’avoir séjourné à Méchec, demeuré près des tentes de Kédar ! Trop longtemps mon âme a vécu dans le voisinage de ceux qui haïssent la paix. Je suis, moi, tout à la paix, et quand je la proclame, eux ne méditent que la guerre.

Psaume 111 ( génération 1270 à 1290 )

Le psaume 111 celui relatif à la fixation du Zohar (pour lequel « Majesté et splendeur » a une signification toute particulière), évoque :

Grandes sont les œuvres de l’Éternel, digne d’objet d’études pour tous ceux qui s’y complaisent. Majesté et splendeur, telle est son action, sa justice subsiste à jamais.

Psaume 102 ( génération 1090 à 1110 )

Le psaume 102 relatif à la génération de la première croisade contient entre autres le passage suivant :

  • Prière[11] d’un malheureux qui se sent défaillir et répand sa plainte devant l’Éternel. Éternel (…). Car mes jours se consument dans la fumée, et mes os sont brûlants comme un brasier. (…)Tous les jours mes ennemis m’insultent ; ceux qui sont en rage contre moi font de mon nom une malédiction.

Psaume 83 ( génération 710 à 730 )

Le psaume 83 s’intéresse aux Omeyades, et surtout à la fin de la dynastie en Orient. Les derniers Omeyyades sont ainsi décimés:

  • Abou’l-‘Abbâs, de son côté[12], , avait donné l’ordre d’amener tous les membres de la famille d’Omayya que l’on pût saisir, vieillards, jeunes gens et enfants, en un endroit appelé Nahr-Tousî. Quand tous furent réunis, Saffâ’h les fit massacrer. Puis il fit étendre sur les corps un tapis de cuir, sur lequel on servit un repas à ceux qui assistaient à cette scène, et qui mangèrent, pendant que les victimes râlaient et expiraient.

Ce que le psaume 83 résume ainsi :

  • Traite-les[13] comme tu as traité Madian, Sisara et Jabin près du torrent de Kison, qui furent anéantis à Endor, couchés sur le sol comme du fumier.

Les Omeyyades sont ceux qui ont construit les mosquées sur l’emplacement de l’ancien Temple, la Mosquée Al Aqsa et la Coupole du Rocher, c’est ce que le psalmiste (David, père de Salomon) leur reproche dans le même psaume et justifie la colère exprimée précédemment :

  • Rends[14] leurs nobles pareils à Oreb et à Zeêb, et tous leurs princes, pareils à Zébah et Çalmouna, car ils ont dit : « Emparons-nous des demeures de Dieu. »

Psaume 58 ( génération 210 à 230 )

Le psaume 58 correspond à la génération d’éclosion de la dynastie des Sassanides. La légende de la naissance de Shâpour indique que son père Ardachir voulut faire mourir sa mère, une des dernières survivantes des Achéménides, mais celui qui devait la tuer préféra la cacher sous terre :

  • Il fit appeler[15] un officier (surintendant qui avait sa pleine confiance), lui raconta l’histoire de la jeune fille, et lui dit : « Je préfère l’accomplissement du serment de mon aïeul à l’amour pour cette jeune fille. Emmène-la et fais la périr ». Quand le surintendant la prit pour la tuer, la jeune fille lui dit : « Je suis enceinte du roi ». Il fit venir des sages-femmes, qui devaient s’en assurer ; celles-ci confirmèrent qu’elle était enceinte. L’officier la fit transporter dans sa maison et la fit enfermer sous terre. (..)

Ce que le psaume résume ainsi :

  • Qu’ils[16] soient comme un limaçon, qui se dissout en rampant ; comme l’avorton d’une femme, qui n’a pas vu le soleil !

Psaume 50 ( génération 50 à 70 )

Le psaume 50 qui correspond à la génération de la destruction du second temple, Dieu préconise le remplacement des holocaustes (sacrifices au temple) par la prière :

  • Sélah[17]! Écoute, mon peuple, Je veux parler ; Israël, Je veux t’adjurer solennellement : Je suis Dieu, ton Dieu ! Ce n’est pas pour tes sacrifices que Je te reprends : tes holocaustes sont constamment sous mes yeux. Je ne réclame pas de taureau de ta maison, ni des béliers de tes parcs. […] En guise de sacrifice, offre à Dieu des actions de grâce, ainsi tu acquitteras tes vœux envers le Très-Haut. Alors tu pourras M’appeler au jour de la détresse,

Psaume 49 ( génération 30 à 50 )

Le psaume 49 qui correspond à la génération où meurt Jésus évoque sa crucifixion au milieu des deux bandits (fou et sot) :

  • Ils remarquent[18] pourtant que les sages meurent tout comme périssent le fou et le sot,

Psaume 47 ( génération -10 à 10)

Le psaume 47 qui correspond à la génération où naît Jésus évoque la joie des nations :

  • Vous tous[19], ô peuples, battez des mains ; faites retentir des cris de joie en l’honneur de Dieu !

Psaume 23 ( génération -490 à -470 )

Le psaume 23 est relatif à la génération d’Esther, il évoque le repas ou elle convie Aman :

  • Tu dresses[20] la table devant moi, à la face de mes ennemis

Psaume 21 ( génération -530 à -510 )

Le psaume 21 est relatif à la génération de Daniel, il évoque la fournaise à laquelle il échappe :

  • Tu les traiteras[21] tel un four ardent

Psaume 18 ( génération -590 à -570 )

La destruction du premier Temple a lieu à la génération 18, le psaume 18 résume ainsi l’envol de Dieu qui quitte sa maison sur terre, le premier temple :

  • Porté[22] sur les chérubins, Il vole, Il plane sur les ailes du vent. Des ténèbres Il se fait une mystérieuse retraite, Il s’enveloppe, comme d’un pavillon, des eaux obscures, d’opaques nuages. De l’éclat qui l’entoure s’élancent Ses nuées, la grêle et des flammes ardentes. Il tonne dans les cieux, l’Éternel, le Dieu suprême fait entendre Sa voix, la grêle et les flammes ardentes. Il décoche Ses flèches et Il les disperse., Il lance des éclairs, et les frappe de stupeur.

Pour ceux qui sont toujours sceptiques, vous pouvez quand même consulter mon site ou j’y décris 3000 ans d’histoire juive génération par génération.

 

Paul David.

[1] Psaume 147, versets 1 et 2

[2] Psaume 147, versets 3 et 4

[3] Psaume 147, versets 15 à 17

[4] Psaume 144, verset 1

[5] Psaume 143, versets 3 et 7

[6] Psaume 143, verset 10

[7] Psaume 141, versets 5 et 6

[8] Psaume 139, versets 13 à 15

[9] Psaume 133, verset 1

[10] Psaume 120, versets 5 à 7

[11] Psaume 102, versets 1 à 9

[12] TABARI : « La Chronique / L’âge d’or des Abbassides ». Chapitre : « Abdallah, fils d’Ali, envahit la Syrie. Mort de Marwân » (p. 28)

[13] Psaume 83, versets 10 et 11

[14] Psaume 83, versets 12 et 13

[15] TABARI/ Histoire des prophètes et des rois/De Salomon à la chute des Sassanides/Histoire du règne de Shâhpuhr (p. 180/181)

[16] Psaume 58, verset 9

[17] Psaume 50, versets 7 à 15

[18] Psaume 49, verset 11

[19] Psaume 47, verset 2

[20] Psaume 23, verset 5

[21] Psaume 21, verset 10

[22] Psaume 18, versets 11 à 15

 

 

 

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Nuit de Cristal II, Le retour…

Un tribunal[1] régional allemand de la ville de Wuppertal vient de confirmer – apparemment le 6 janvier 2017 – une décision du tribunal de première instance, selon laquelle une tentative de brûler la synagogue de la ville par trois hommes (allemands d’origine « palestinienne ») en 2014, était une expression « justifiée » contre la politique israélienne, rapporte le Jerusalem Post.

Synagogue d’Erfut, construite en 1094

Bien que la présence des Juifs en Allemagne soit des plus anciennes comme le montre la survivance de cimetières et édifices religieux Juifs, brûler des synagogues y est un vieux rituel.…

Le 10 novembre 1938, le lendemain du déclenchement de la nuit de cristal, Goebbels avait ainsi justifié et encouragé celle-ci :

  • « Je présente[2] les faits au Führer. Il décide : laisser les manifestations se poursuivre. Retirer la police. Les Juifs doivent sentir pour une fois la colère du peuple. C’est justice. Je donne aussitôt les consignes correspondantes à la police et au Parti. Puis je fais un bref discours en conséquence devant les dirigeants du Parti. Tempêtes d’applaudissements. Tout le monde se précipite immédiatement sur les téléphones. Maintenant, c’est le peuple qui va agir. »

Synagogue de Wuppertal-Barmen en 1900 incendiée par les nazis en 1938.

Comme l’a sermonné Goebbels il y a près de 80 ans, lorsqu’on essaie de brûler une synagogue en Allemagne c’est pour exprimer une juste colère.

C’est visiblement ainsi que les juges ont conclu en première et seconde instances en Allemagne pour la tentative d’incendie de la synagogue de Wuppertal en 2014.

Pour mémoire la synagogue de Wuppertal avait déjà été incendiée par les nazis pendant la nuit de cristal.

Pas d’antisémitisme donc ! Cela est connu, les Allemands, de souche ou d’adoption, ne sont pas perméables à l’antisémitisme !

À Wuppertal en particulier, les musulmans sont bien intégrés…

La tentative d’incendie de la synagogue de la ville a eu lieu pendant l’été 2014.

Des policiers encadrent un manifestant salafiste à Wuppertal, le 14 mars 2015

À cette[3] même période (été 2014), afin d’aider les Allemands à « aller dans le droit chemin », un groupe de salafistes avait formé une « police de la charia » patrouillant dans la ville pour empêcher les mauvais usages (consommation d’alcool et musique). Le 14 mars 2015 près de 400 salafistes avaient manifesté dans la ville pour s’affronter à une mobilisation du mouvement anti-islam Pegida.

Malheureusement, en France, également, la plupart des tentatives d’incendies de synagogues qui ont eu lieu depuis la fin des années 1990 ont été pour la plupart jugées dans le même sens que la tentative d’incendie de Wuppertal.

L’Europe ne peut pas dans le même temps ne rien faire pour garder ses Juifs (ou tout faire pour ne pas les garder), et approuver ou encourager les décisions des instances internationales envers Israël, ce qui implicitement s’oppose à leur départ vers le seul pays prêt à les accueillir en tant que Juifs…

 

Paul David

 

[1] http://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/134999-170113-pour-un-tribunal-allemand-bruler-une-synagogue-n-est-pas-un-acte-antisemite , qui reprend une info du Jerusalem Post.

[2] Cité par : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_de_Cristal

[3] http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2015/03/14/allemagne-salafistes-pegidistes-et-anti-racistes-manifestent-a-wuppertal_4593760_3214.html?xtmc=wuppertal&xtcr=8

 

 

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Bas les masques …

Le pape François et le président palestinien Mahmoud Abbas ont inauguré samedi (14 janvier 2017) l’ambassade palestinienne au Vatican

Le Vatican, complice de la Shoah par son silence puis par son action pour mettre à l’abri les criminels nazis, n’a pas de complexes : Le pape François a reçu ce samedi en audience privée au Vatican le président palestinien Mahmoud Abbas qui a ensuite inauguré l’ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège. Le pape François[1] avait qualifié  M. Abbas « Ange de la paix » en 2015.

Abbas[2] a profité de cette inauguration pour réitérer son opposition au transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et a salué «le rôle du président Hollande et du gouvernement français» dans l’organisation de la conférence internationale qui réunit dimanche à Paris 70 pays pour discuter des moyens de parvenir à la paix au Proche-Orient.

Christianisme et Islam se sont combattus pendant des siècles pour dominer le monde et le convertir à leur foi. Chacun considérant le Judaïsme comme une religion fossile a conservé dans chacun de leur espace un petit nombre de Juifs avec un statut de paria de façon à bien démonter que le peuple Juif était déchu de son élection divine.

Mais conformément à toutes les prophéties, confirmées par les livres saints chrétiens et musulmans, l’exil des Juifs touche à son terme et la réunification de Jérusalem est en cours et est inéluctable.

Ce retour est trop dangereux pour la théologie développée par ces religions sur le dos du judaïsme devenu ainsi plus dangereux que l’autre religion dominante.

Dans ce cadre c’est l’union sacrée : mieux vaut s’allier avec la religion concurrente plutôt que de risquer que Jérusalem renaisse après 2000 ans de parenthèse.

Cette union sacrée n’est pas récente, déjà dans les années 1920 quelques années avant la Shoah, en plus de la réaction arabe à la création d’un état juif, le monde chrétien commence à y réagir, les deux religions monothéistes issues du judaïsme voient d’un mauvais œil que le judaïsme puisse ne pas être la religion déchue qu’ils décrivent.

Ainsi avant même la création effective de l’État d’Israël, les chrétiens perçoivent le danger idéologique que représenterait un retour effectif des Juifs sur leur terre et décide d’une union ultime entre Christianisme et Islam pour combattre la renaissance du peuple théoriquement déchu et, déjà, bien avant notre époque, antisémitisme et antisionisme se mêlent dangereusement, comme cela est exprimé dans un article paru en janvier 1921 :

  • La jeune[3] « Documentation catholique », spécialisée dans une agitation anti-juive à la fois antisioniste et anti-bolchévique, publiait un nouveau dossier sur « Le sionisme » dans lequel, sous la signature « Christianus » étaient énumérés les remèdes :
  • « Il faut créer une « opinion publique » dans les pays chrétiens […] il faudrait faire écho à l’émouvante plainte du souverain pontife, il faudrait parler à ces nations chrétiennes de l’idéal chrétien, de la honte qu’il y aurait à laisser tomber sous la domination politique, déguisée ou non, du judaïsme le berceau de leur religion…
  • « Un second remède… persuader aux paysans de ne pas vendre leurs terres aux Juifs, en faisant valoir que plus tard ces terrains auront acquis une valeur bien supérieure. Une banque qui avancerait sur hypothèques… rendrait de précieux services».
  • « Enfin (je devrais dire par-dessus tout) l’union entre Chrétiens et entre Chrétiens et Musulmans s’impose comme une nécessité de salut ».

Sur quoi conclut Léon Poliakov[3]: « On reconnaît les principaux ingrédients, qu’on peut dire intemporels, d’une idéologie antisioniste, qu’une erreur tenace fait naître en 1948-1949, et encore plus souvent en 1967 ».

Mais cette union contre nature est inutile, car le temps des nations est achevé et se termine l’exil des Juifs comme l’avait prédit l’Évangile de Luc :

  • Ils (le peuple Juif) tomberont[4] au fil de l’épée ; ils seront emmenés captifs dans toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à que soit accompli le temps des nations.

Le Vatican peut tenter de s’allier à Mahmoud Abbas aujourd’hui (14 janvier 2017), les nations peuvent s’unir à Paris demain (15 janvier 2017) pour tenter d’entraver ce qui est écrit depuis des millénaires. Cela est sans issue.

Jérusalem sera reconstruite et réunifiée. Cela est écrit. Cela est en cours de se réaliser. Que les nations applaudissent au lieu d’essayer d’entraver.

 

Paul David

 

[1] http://www.lapresse.ca/international/europe/201701/14/01-5059502-inauguration-de-lambassade-palestinienne-au-vatican.php

[2] http://www.lapresse.ca/international/europe/201701/14/01-5059502-inauguration-de-lambassade-palestinienne-au-vatican.php

[3] Léon Poliakov : « Histoire de l’antisémitisme, 2 – L’âge de la science ». (p. 453,454).

[4] Évangile de Luc, Chapitre 21, verset 24

 

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Évian – Paris, correspondance à Vichy

Israël et le monde Juif sont divisés sur le sort à réserver au soldat franco-israélien Elor Azria qui a tué un terroriste.

Depuis un autre terroriste a lui réussi à tuer « du Juif » à Jérusalem.

Il est louable que les Israéliens et les Juifs débattent sur le sort d’Elor Azria.

Mais il est vraisemblable qu’il y a plus de Juifs parmi les 14 millions de Juifs dans le monde qui pleurent le terroriste abattu – qui voulait tuer « du Juif » – que de musulmans parmi les 1,6 milliard de musulmans dans le monde qui pleurent les Juifs qui ont quitté ce monde à Jérusalem – qui eux ne voulaient tuer personne -.

L’histoire nous a montré que tous les plans de partage entre Israéliens et « Palestiniens », même ceux qui étaient les plus avantageux pour ces derniers ont toujours été acceptés par les Israéliens et toujours refusés par les « Palestiniens » et le monde arabe.

Le retrait des Israéliens de Gaza a en outre démontré que le retrait d’un territoire n’est pas un gage de paix.

Dans le calendrier musulman, nous venons d’entrer dans l’année 1438. Si on compare au calendrier chrétien, l’Islam est en – avec un peu d’avance – en pleine inquisition. Pour les lumières musulmanes, il semble qu’il faille attendre…

Faire la paix à tout prix dans ce contexte de haine unilatérale serait vraisemblablement suicidaire pour Israël.

Pourtant c’est ce que veut imposer la France dans quelques Jours à Paris en y réunissant les nations (au nombre très symbolique de 70).

De même que les Israéliens et les Juifs se sont déchirés sur le sort du soldat Elor Azria, ils se déchirent aussi sur cette initiative (sans que la définition des « pour » et « contre » soit la même dans les deux cas).

Depuis sa création, Israël ne cesse de vouloir être un pays exemplaire.

Nombre d’Israéliens et de Juifs sont prêts à sacrifier Jérusalem sur l’autel de la paix, voire plus. Ceux-ci veulent également être exemplaires, ils veulent un Israël exemplaire, un Israël accepté par les nations…

Si dans l’histoire d’Israël de nombreux Juifs y ont immigré volontairement, ce ne fut pas le cas de tous.

L’Allemagne nazie laissa émigrer en Israël dans les années 1933-1936 un grand nombre de ses ressortissants Juifs avec une partie de leurs biens dont l’apport fut indéniable pour le développement d’Israël :

  • Paradoxalement[1], l’arrivée d’immigrants fuyant l’Allemagne, où monte le nazisme, n’intensifie pas la crise, mais permet au contraire sa solution. C’est que la majorité des Juifs allemands ont de hautes qualifications professionnelles et souvent un certain capital, du moins dans les années 1933-1936, où ils peuvent encore faire sortir d’Allemagne une part importante de leurs biens. […]
  • C’est à la fois les villes et les centres pionniers qui bénéficient de cet apport. C’est ce qui explique la réussite de cette alya.

Ces émigrés forcés ont voulu faire d’Israël une image de l’Europe, comme le montre entre autres la forte présence de l’architecture Bauhaus à Tel-Aviv, avec vraisemblablement l’espoir de se faire enfin accepter de celle-ci comme une nation respectable, voire de faire d’Israël une petite Allemagne.

Mais cela est vain.

De même que les Juifs allemands n’ont jamais été considérés comme allemands par les Allemands « pure souche », Israël ne sera jamais accepté comme un pays légitime par l’Europe et les nations.

Israël pourra faire tous les efforts du monde elle ne deviendra jamais une nation acceptée par les autres nations, tout du moins tant qu’Israël tentera d’imiter les autres nations.

Derrière cette volonté d’être accepté par les nations en perdant sa singularité, son identité, peut être assimilée à une haine de soi, un rejet de l’héritage juif. Cela était déjà le cas en Allemagne pour les Juifs allemands. Cela n’a pas empêché l’Allemagne de les vomir. Il en est de même pour Israël, les nations vomissent Israël aujourd’hui malgré tous ces efforts pour être « propre ».

Un de ceux, en Allemagne, qui ont dénoncé cette haine de soi en Allemagne est Theodor Lessing (1872-1933).

Alors que la catastrophe est en train de se construire, Theodor Lessing visionnaire la voit arriver de même qu’il dresse un tableau sombre du judaïsme européen et particulièrement allemand.

Theodor[2] Lessing mena une existence mouvementée dans un univers instable. Ses grands-parents, comme tant d’autres familles juives (qui empruntaient des noms de célébrités supposées philosémites), avaient volontairement pris le nom de Lessing, celui du célèbre ami, non juif, de Moïse Mendelssohn. C’est toute la problématique de l’Émancipation, avec ses promesses et ses déceptions, qui se profilait derrière ce changement de nom. […] À propos des Juifs, il déclarait :

  • Mais qui dirige aujourd’hui la communauté (juive) ? Ce ne sont plus les Sages de la tradition, mais les juristes ! Depuis la fin du XIXe siècle, les juifs tirent une grande fierté du fait que tant des leurs sont devenus ministres, chanceliers, généraux, hauts fonctionnaires, éminents chercheurs, professeurs, directeurs de théâtre, écrivains, etc. Nous devrions avoir honte de ceux qui ont dilapidé la grande richesse de notre peuple. Car ils n’ont été que la lueur agonisante d’un organe en proie au déclin. « Ils ne furent qu’un bref laps de temps au soleil de l’Europe où notre noblesse s’est brûlée. » Et Lessing de conclure ainsi :
  • « Honte à tous ces fils qui préférèrent embrasser cette carrière académique ou entrer en littérature pour le luxe et le confort des grandes villes de l’Occident, au lieu de porter les pierres de la grande route de Yéroushalayim. »

Heinrich Heine

Les conclusions de Theodor Lessing sont un bilan dramatique confirmant les inquiétudes de Heinrich Heine sur les risques de l’émancipation. Cela a abouti au début du vingtième siècle à des Juifs complètement détachés de leurs origines ou plutôt essayant de s’en détacher et donc éprouvant une « haine de soi » assez caractéristique. C’est d’ailleurs le titre d’un des ouvrages de Lessing qui décrit les efforts démesurés des Juifs allemands pour effacer leur judaïté et devenir de vrais allemands. Effort vain comme l’indique Lessing à propos de lui-même, quelques jours avant sa mort en 1933 :

  • J’étais[3] un jeune homme sage et pimpant. Mais j’avais constaté très tôt que même si j’avais été mille fois plus sage et plus pimpant, c’est-à-dire une véritable merveille sur le plan du caractère et du travail, tout, oui, tout, eût été vain. À leurs yeux, j’étais un étranger, j’étais Juif. Aucune œuvre n’aurait pu me servir. Si je m’étais nommé Christian Stoffel, si j’avais été le rejeton d’un paysan allemand de Basse-Saxe et d’une femme blonde, j’eusse été de la race des seigneurs. C’est ainsi que je devins un paria.

Israël se doit d’être un pays exemplaire comme il essaie de l’être depuis sa création malgré les critiques sans cesse renouvelées des nations, mais ne doit pas essayer de leur ressembler.

Si Israël veut être respectée parmi les nations et cesser d’être une nation paria au sein des nations comme le furent les Juifs pendant tout leur exil, elle doit affirmer fermement son identité.

Celle-ci passe par la réunification de Jérusalem – comme l’a rappelé Theodor Lessing – sous souveraineté Juive, et donc Israélienne. La seule souveraineté qui puisse permettre aux nations de s’y réunir librement. Christianisme et Islam ont échoué sur ce point.

La conférence d’Évian en 1938 avait rassemblé les nations pour décider du sort des Juifs Allemands et Autrichiens transformés en apatrides par le pouvoir nazi. Rien n’en sortit.

La conférence programmée à Paris sera aussi stérile pour les Juifs et Israël que l’a été la conférence d’Évian en 1938.

À Évian, en 1938, tous les pays tournèrent le dos aux Juifs. Ces mêmes pays contribuèrent par la suite, directement ou indirectement, à la destruction des Juifs d’Europe (et du monde si cela avait été possible).

Ainsi la continuité logique de la conférence d’Évian qui se posait la question « que faire des Juifs ? », fut, pour la France, le gouvernement de Vichy qui accepta la réponse connue d’avance : « il faut les détruire ! ».

La conférence de Paris est sur les mêmes bases : « Que faire d’Israël ? ». N’attendons pas que les nations ne finissent par dévoiler leurs intentions : « Il faut détruire Israël ! ».

 

Paul David.

 

Pour plus d’info sur différents sujets connexes à cet article, consulter les pages et articles de ce site, en particuliers:

Sur Heinrich Heine:
Psaume 137 (période 1810-1830):
Lorelei

Sur Theodor Lessing:
Psaume 142 (période 1910-1930):
La Déflagration.

 

[1] Renée Neher-Bernheim : « Histoire juive de la Révolution à l’État d’Israël ». (p. 812 à 814)

[2] Maurice Ruben Hayoun : « Les lumières de Cordoue à Berlin (2) ». (p. 568 à 574).

[3] Maurice Ruben Hayoun : « Les lumières de Cordoue à Berlin (2) ». (p. 578).

 

 

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Solution à deux États …

«La solution à deux États» pour régler le conflit israélo-palestinien n’est pas la seule voie possible pour la paix, a déclaré, le 15 février 2017, le président américain Donald Trump lors d’une très courte conférence de presse conjointe à la Maison Blanche avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, avant leur rencontre.

Vouloir imposer un état dit palestinien n’a aucune justification historique. La justification est plutôt idéologique avec pour but d’enrayer la réunification de Jérusalem sous bannière juive; en effet le nouvel état aurait pour capitale Jérusalem Est.

Pourtant, comme l’histoire l’a montré, seule une souveraineté juive pleine et entière sur Jérusalem y garantit une libre circulation des adeptes – non hostiles – de toutes les religions ainsi que ceux qui ne sont adeptes d’aucune. Cela a été loin d’être le cas lorsque la ville était sous domination chrétienne, musulmane voire romaine, perse ou byzantine.

Le concert des nations aujourd’hui prône une séparation de Jérusalem en deux capitales d’États distincts bien que sachant que l’un de ces états, le « Palestinien », continuera à cultiver la haine de l’autre, la haine du juif. Deux États mais pas de paix …

Les  nations qui préconisent aujourd’hui une Jérusalem divisée en deux avaient auparavant toutes œuvré pour la réunification de Berlin.

Que ce soit pour Berlin ou Belfast, la séparation d’une ville en deux n’a jamais été gage de paix. Il en est de même pour Jérusalem.

La déclaration de Trump est donc bien marquée de sagesse, bien que pour beaucoup « sagesse » et « Trump » ne soient pas une association évidente.

L’histoire montre que  Jérusalem-Est n’a pas de justification théorique.

Au moment[1] de la conquête britannique, en 1917, il n’y a que trois cents familles arabes hors les murs de Jérusalem. Un recensement de 1905 n’en relevait que cent soixante. En 1912, La population totale de Jérusalem comporte 45 000 juifs pour 12 000 musulmans.

photo aérienne de Jérusalem en 1917.

La revendication actuelle de vouloir faire de Jérusalem-Est la capitale d’un hypothétique état Palestinien n’a donc aucun fondement.

Sur le même principe il suffirait de trouver un ensemble d’immeubles dans la banlieue Est de Paris regroupant entre 160 et 300 familles musulmanes pour revendiquer d’ici quelque temps en France la création d’un état musulman avec pour capitale Paris-Est.

Pour appuyer ce projet, une remise en cause de la légitimité de la présence juive sur sa terre est orchestrée par les nations.

Pourtant ceux que l’on nomme Palestiniens ne leurs sont pas plus légitimes …

Les Anglais[2] pendant la Première Guerre s’allient à Abdallah Ibn Hussein pour mener une révolte arabe contre l’Empire ottoman qui était allié alors des Allemands et donc dans le camp ennemi de l’Angleterre.

C’est[2] Lawrence d’Arabie qui est envoyé par les Anglais pour l’assister. Le père d’Abdallah est Hussein, chérif des chérifs et émir de La Mecque, le plus grand potentat d’Arabie, souverain hachémite et descendant direct du prophète.

À la fin[2] de la guerre, les anciennes provinces ottomanes sont redistribuées, Faycal un des fils de Hussein obtient la royauté sur l’Irak, l’autre fils Abdallah chercha à s’octroyer l’Arabie, mais défait par le chef Saoudien, il se rabat et « se contente » de l’actuelle Jordanie, qui n’avait jamais été auparavant un pays ou une région à part. Abdallah s’y installe avec trente officiers et deux cents Bédouins.

La Jordanie est donc déjà issue du partage en deux de la Palestine mandataire de 1920 bien que cette région fût pressentie pour faire partie du foyer Juif. Les Juifs se contentent de la partie à l’Ouest du Jourdain malgré les promesses antérieures des nations.

Il est incompréhensible que les nations aujourd’hui refusent toute légitimité à Israël alors que personne ne conteste celle de la Jordanie qui de toute évidence a été créée artificiellement et a été peuplée par une colonisation réelle et récente.

Pour ce qui est de la population dite palestinienne qui aurait été lésée par l’installation des Juifs: en 1840[3], la Palestine (au sens de région) compte 70 000 habitants dont 10 000 juifs.

La population[4] mondiale est alors d’environ 1,2 milliard d’habitants soit environ 6 fois moins que la population mondiale actuelle (2013).

Ainsi si on fait une projection, la population actuelle de la Palestine, si le sionisme n’avait pas eu lieu devrait comprendre environ 400 000 habitants toutes religions confondues, soit 4 fois (au moins 5 fois si on se restreint à la population musulmane, la population arabe israélienne est estimée à environ 1 600 000 aujourd’hui) moins que la population arabe israélienne actuelle !!

Cela sans inclure la population dite palestinienne de Cisjordanie, de Gaza, de Jordanie et de la « diaspora ».

Si la population palestinienne (suivant la terminologie actuelle) est  aussi nombreuse aujourd’hui cela n’est évidemment dû qu’à des immigrations massives des régions voisines en accompagnement du développement sioniste depuis la fin du XIXe siècle. Cela est confirmé par les historiens objectifs.

L’immigration musulmane depuis l’empire Ottoman vers ce qui était dénommé Palestine au début du XXe siècle n’a donc rien à envier à l’immigration juive vers Israël depuis les restes de l’Empire Ottoman.

Le monde, en dernier recours, pourrait alors feindre d’accepter l’implantation des Juifs descendants des familles présentes depuis plusieurs siècles sur la terre d’Israël de même que celle issue des déplacements de population au sein de l’ex-empire ottoman pour ne refuser que l’immigration juive en provenance d’Europe.

Cela n’est pas non plus recevable car le Moyen-Orient a intégré sans difficultés de nombreux Européens … musulmans.

Ainsi, Païens[5] convertis au christianisme au XIe siècle, les Circassiens se convertirent à l’Islam au XVIIe siècle sous l’influence des Tatars de Crimée.

Ils furent[6] remis au-devant de l’actualité pendant les JO de Sotchi 2014, lieu où ils vécurent : Après un siècle de résistance à l’impérialisme tsariste, au prix de la vie de 800000 des leurs, les douze tribus circassiennes sont en partie exterminées à Sotchi, par Alexandre II, le 21 mai 1864.

Un million[6] d’entre eux sont alors poussés à l’exode vers l’Empire ottoman, parmi lesquels 200.000 vont mourir de faim, de maladie ou de fatigue.

Circassiens en Israël

Les recherches[6] de l’association Circassian World recensent également 100.000 d’entre eux en Jordanie ainsi qu’en Syrie, quelques milliers en Israël, en Libye et au Liban, et d’autres encore en Europe (40.000 environ) et aux États-Unis (au moins 5.000).

En Jordanie[6], les survivants sont arrivés par vagues à partir de 1878. La légende veut qu’ils aient fondé Amman, la capitale, jusqu’alors terre de tribus bédouines – le royaume jordanien n’ayant été institué qu’en 1946.

Ainsi Tel-Aviv est au moins aussi légitime qu’Amman …

Aujourd’hui le monde réclame une partition à « deux États » d’Israël, déjà issu de la partition de la Palestine mandataire, en considérant implicitement illégitime tout juif implanté au Moyen-Orient .

Ce même monde légitime sans la moindre restriction  toute présence musulmane dans ces mêmes territoires sans ignorer que celle-ci est elle-même issue d’une forte immigration des régions voisines ainsi que de l’Europe.

La voix discordante de Donald Trump à ce sujet est donc la bienvenue pour éviter que le vingt-et-unième siècle ne soit pas mieux loti que le vingtième en ce qui concerne les rapports avec les Juifs …

 

Paul David.

 

 

[1] Renée Neher-Bernheim : « Jérusalem, trois millénaires d’histoire ». (p. 156 et 168).

[2] D’après : Simon Sebag Montefiore : « Jérusalem ». Chapitre : « Révolte arabe, déclaration Balfour, 1916-1917 » et « Vainqueurs et dépouilles ». (p. 478 à 517)

[3] D’après Renée Neher-Bernheim : « Histoire juive de la Révolution à l’Etat d’Israël ». (p. 361). Il existe d’autres estimations de la population en Palestine avec de grosses variations dans les chiffres. Toutefois quelque soit l’estimation, la terre de Palestine et Jérusalem en particulier, étaient très peu peuplées au milieu du dix neuvième siècle au moment ou l’immigration juive s’intensifia. Il suffit pour cela de se référer aux photos et illustrations de l’époque..

[4] D’après : http://en.wikipedia.org/wiki/World_population_estimates

[5] D’après : http://igor.hagondokoff.perso.sfr.fr/circassien.html

[6] D’après : http://www.slate.fr/sports/82559/tcherkesses-circassiens-sotchi