Mois : novembre 2016

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Islam et Nazisme: 2 – La ferveur.

Les éléments relatifs qui ont trait aux rapports de l’Islam (ou de ses partisans) et du nazisme sont trop nombreux pour être traités en un seul article, c’est pourquoi, pour ne pas lasser le lecteur, je traite ce sujet via plusieurs articles.

Le présent article (2) montre quelle a été la ferveur des masses musulmanes en Europe et en Orient lorsque le Nazisme est apparu.

Ces articles n’ont pas pour but de jeter l’opprobre sur les musulmans. Malheureusement ils n’ont pas été les seuls à coopérer directement ou indirectement avec le pouvoir nazi, à aggraver ainsi directement ou indirectement l’application de la solution finale au sein du IIIe Reich, en Europe et ailleurs. Si les nazis avaient réussis, il n’y aurait plus de Juifs sur terre.

Cette série d’articles a plutôt pour but de répondre à la brèche ouverte par l’occident, et donc par le monde chrétien, sur la légitimité du peuple d’Israël à revenir sur sa terre, surexploitée du côté de l’orient, du monde musulman. Cela fait l’objet de l’article « Préambule » de cette série d’articles.

Dans l’article I : « Troupes Régulières », nous avons vu qu’en Europe, de nombreux musulmans ont rejoins les rangs de la Wehrmacht.

Malheureusement la coopération de l’Islam et du nazisme ne s’est pas limitée à ce « classique » apport militaire de troupes combattantes.

german-turkish_treaty_of_friendship_and_non-aggressionLa participation des musulmans de la sphère russe à l’effort de guerre allemand n’est pas simplement opportuniste, il révèle une sympathie du monde musulman envers le combat mené par les nazis contre le bolchévisme mais aussi et surtout contre la démocratie et les Juifs. Cela est bien le cas dans le monde musulman avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, voire bien après celle-ci en particulier au Moyen-Orient :

  • La distance[1] croissante de l’Allemagne à l’égard des démocraties occidentales et de leurs valeurs importées […] faisait en Orient le lit de l’autoritarisme et d’une exaltation mystique de la nation, et donc du peuple. […] La personne d’Hitler en particulier jouissait d’un grand prestige dans le monde arabe et, plus largement, dans le monde musulman. […] Plus la Seconde Guerre mondiale se rapprochait du Moyen-Orient, plus la popularité d’Hitler, loin de décliner, gagnait en intensité. À partir de 1938, plusieurs articles parurent ainsi dans divers journaux arabes qui le mettaient sur le même plan que le prophète Mahomet. (également dans le monde chiite, Hitler était souvent considéré comme le dernier imam descendant d’Ali) […]
  • Après la victoire du Reich sur la France, en 1940, il y eut à Damas, Homs et Alep des manifestations de masse pendant lesquelles on chantait cette nouvelle chanson : « Y’a plus de Monsieur, Y’a plus de Mister / dans le ciel, Allah, sur la terre Hitler. » Et l’année d’après on y fredonnait les rimes suivantes : « Pourquoi t’enfuir quand l’Allemand approche ? / Français à la religion de chien / Qui t’a dit de partir en guerre ? / Dieu est au ciel, Hitler sur la terre. » […] À cette époque, des photos d’Hitler étaient exposées dans les vitrines de Bagdad et un médecin français du Caire qui apportait son concours à la défense allemande, fit cette communication : « Le monde musulman prête une force surnaturelle au Führer. On est convaincu qu’il a un « djinn », c’est-à-dire un esprit serviable qui lui dit comment et quand il doit agir. Il est en outre le prophète contre les Juifs ». […]
  • En 1934 parut au Caire la première biographie de Hitler, qui circulait déjà parmi les intellectuels de Fès en 1935 ; elle décrivait une Allemagne sous domination juive contre laquelle le seul moyen d’agir était l’extermination. […] A ce moment-là (1937) le ferment de l’islamisme moderne, à savoir les Frères musulmans, était en train de devenir une organisation de masse. Ce mouvement fondé en 1928 hassan_al-bannapar le prédicateur Hassan al-Banna, un ami du mufti (de Jérusalem), comptait seulement 800 membres en 1936, et déjà 200 000 en 1938. Le moteur de son ascension fut la mobilisation pour la révolte arabe en Palestine, qui consista notamment à relier les passages du Coran hostiles aux Juifs avec les luttes antisémites du IIIe Reich et à donner à la haine des Juifs la forme de Jihad. […]
  • En Arabie Saoudite, Ibn Saoud déclara pour sa part en 1939 que le ibn_saud_1945mufti était « son ami personnel » ; il offrit son pays comme station intermédiaire pour les livraisons d’armes allemandes en Palestine et avoua ouvertement ses affinités avec le nazisme : « Tous les Arabes et les musulmans des différentes régions du monde tiennent l’Allemagne en haute estime, et celle-ci est encore accrue par la lutte que ce pays mène contre le judaïsme, l’ennemi juré des Arabes. » L’antisémitisme s’avérait donc, là-bas, le lien le plus fort qui unissait le IIIe Reich avec le Proche et le Moyen-Orient. […]
  • En 1939, le directeur général du ministère irakien de l’éducation, fit paraître un livre intitulé « tels sont nos objectifs », dans lequel il revendiquait l’extermination des Juifs locaux comme condition de la renaissance nationale. […]
  • En Afrique du Nord sous domination française, Hitler et l’Allemagne nazie s’étaient aussi fait de nouveaux amis. « Vive le chancelier Hitler. À bas la France », pouvait-on lire en 1934 sur les murs des immeubles marocains, et en août de la même année eut même lieu à Constantine, en Algérie, un pogrom contre les Juifs, qui fit 23 victimes. « Dans n’importe quelle conversation avec des Arabes, ceux-ci manifestent la joie que leur procure l’antisémitisme », rapporta en 1939, un capitaine allemand de retour d’Afrique du Nord. […]
  • Comme nous l’avons montré, c’étaient précisément les aspects dictatoriaux et l’agressivité, le culte du führer et en particulier la haine des Juifs qui valurent au IIIe Reich sa popularité dans certaines parties du monde arabe et musulman. C’étaient ses traits les plus rebutants qui faisaient là-bas de la « nouvelle Allemagne » un modèle. En d’autres termes, c’est à cause et non pas en dépit de son antisémitisme que Hitler a gagné en sympathie auprès des musulmans du Moyen-Orient.

Or cette sympathie des masses musulmanes était un des points clés sur lesquels les nazis espéraient étendre la solution finale des Juifs au Moyen-Orient. Dans les plans allemands, l’opération Barbarossa devait être une formalité et l’URSS vaincue à l’automne 1941. Les troupes allemandes auraient alors traversé le Caucase pour se déverser dans le Moyen-Orient rejointes par les troupes de Rommel qui elles devaient vaincre les Anglais en Égypte et s’emparer du canal de Suez.

La Palestine aurait alors été prise en tenaille. Les Juifs du Yishouv (Israël), d’Égypte, d’Irak et globalement du proche et moyen Orient seraient alors à leur tour exterminés comme ceux d’Europe.

L’automne 1941 ne vit pas la défaite des Russes.

Tripolis, Ankunft DAK, RommelEn juillet 1942, les premières victoires de Rommel sur les Anglais laissent entrevoir la victoire allemande prochaine et rapide. L’euphorie est de mise dans les rangs nationalistes arabes et même Mussolini prépare sa prochaine entrée triomphale au Caire.

De leur côté les Allemands se préparent à leur mission principale : l’extermination des Juifs, en particulier les communautés importantes d’Égypte et de Palestine. Les Juifs d’Égypte paniquent, nombreux sont ceux qui fuient à tout prix, d’autres se suicident. Les craintes étaient justifiées, car déjà les nazis avaient préparé le commando prêt à éliminer les Juifs des futurs territoires conquis. Il rejoignit les troupes de Rommel en juillet 1942 et avait comme instruction :

  • « Avec[2] l’accord du Reichführer-SS et du chef de la police allemande, l’intervention du commando de SS aux côtés de la Panzerarmee Afrika (celle de Rommel) sera réglée comme suit : […] Il sera habilité, dans le cadre de sa mission, à prendre sous sa propre responsabilité des mesures exécutives à l’égard de la population civile ». Ce texte reprenait le contenu du texte qui, depuis l’année précédente, servait de base aux exécutions massives commises pas les Einsatzgruppen en Union Soviétique.

walter_rauff_1945Le commando était dirigé par Walther Rauff, qui s’était illustré en septembre 1941 en Union soviétique :

  • Il était[3] chargé de l’équipement technique (véhicules et munitions) des Einsatzgruppen en Union Soviétique. Il donna l’instruction de transformer les fourgonnettes de façon que l’on puisse tuer des hommes enfermés à l’intérieur en y introduisant des gaz d’échappement. […] On construisit jusqu’à l’été 1942 plus de trente camions à gaz qui furent utilisés pour massacrer des Juifs en Union soviétique et en Serbie.

Les autres chefs SS du commando avaient aussi de « belles » références antérieures au sein des Einsatzgruppen ayant servi en Europe, le commando ainsi formé comportait 24 membres :

  • À première[4] vue, on peut s’étonner qu’une équipe de 24 hommes seulement ait reçu la mission de détruire le Yishouv en Palestine. L’histoire ultérieure de l’unité montre d’ailleurs que lors de son intervention en Tunisie, plusieurs mois plus tard, elle eut rapidement droit à un renfort représentant plus de quatre fois son effectif d’origine. […]
  • L’exemple des Einsatzgruppen de l’Est européen montre que le massacre collectif mis en œuvre là-bas par les Allemands fut bientôt soutenu par des collaborateurs locaux et ne put être pleinement réalisé que sous la direction des Allemands. Ainsi, une partie importante des 137 346 Juifs lituaniens assassinés avant décembre 1941 par le commando d’intervention 3 de l’Einsatzgruppen « A » fut mise sous le compte des Rollkommando du SS-Obersturmfûher Joachim Hamann. Sa troupe de huit à dix Allemands n’aurait absolument pas pu réaliser seule une telle performance. Mais Hamann disposait de nombreux membres de la police lituanienne qui apportaient leur soutien et participaient même fréquemment aux fusillades. Victor Arajs, nationaliste et antisémite letton, se mis par exemple à la disposition du 2e Einsatkommando, et sa troupe de police auxiliaire se chargea alors d’assassiner une grande partie des Juifs lettons. Il en alla de même avec les commandos de l’Einsatzgruppen « D », qui recrutèrent sur la route les menant à la limite du Caucase des milliers de collaborateurs locaux, lesquels participèrent souvent au massacre des Juifs. Enfin, les Einsatzgruppen « B » et « C » disposaient aussi dans leur immense secteur d’intervention d’un personnel local supplémentaire, qui s’avéra indispensable à la mise en œuvre du massacre collectif.
  • Or, cette collaboration n’aurait pas fonctionné que dans l’Europe sous occupation allemande. Comme le suggèrent déjà depuis longtemps toutes sortes de rapports sur l’atmosphère régnant dans les différents pays, au Moyen-Orient aussi un nombre incalculable d’Arabes parfois déjà organisés proposèrent volontairement leur soutien aux Allemands. L’aide des collaborateurs aurait permis au commando Rauff, juste après l’arrivée de la Panzerarmee Afrika, d’accomplir son activité centrale, à savoir la réalisation de la Shoah en Palestine. […]
  • En janvier 1942, lors d’un entretien avec le général Felmy, le Mufti (de Jérusalem) et Al-Galiani (Irak) avaient estimé par avance l’ampleur de la collaboration arabe au moment de l’arrivée des troupes de l’Axe. D’après les notes prises par Grobba après cette entrevue, les deux hommes avaient expliqué en détail « que la quasi-totalité de l’armée irakienne répartie en trois divisions se (rallierait) aux troupes allemandes dès leur entrée dans l’espace arabe ; qu’une à deux divisions de volontaires syriens (s’engageraient) prêts à collaborer avec les troupes allemandes ». (la réalité s’avéra plus modeste) […].
  • « Alexander », un informateur catégorisé comme fiable, annonça en juin 1942 que les tracts de propagande lancés par des avions en Syrie avaient été beaucoup plus efficaces que les bombardements de l’axe. On les « collectait avec ferveur » et on les conservait comme des « reliques ». […] La même année, les services secrets britanniques firent une estimation de la situation en Irak et en conclurent que 95 % de la population était dans de bonnes dispositions à l’égard de l’Allemagne. […]
  • Lorsqu’il dut prendre sa retraite en 1940, sous la pression des Britanniques, l’ancien chef de l’État-major égyptien Al-Nasri continua à entretenir de très bonnes relations avec les Allemands, ainsi qu’avec le mouvement nationaliste Jeune Égypte et les Frères musulmans, dont le chef, Al-Banna, était un de ses amis. Il exerçait nasser_sadat_1960aussi, notamment une grande influence sur les Officiers libres […] (auquel appartenaient) Gamal Abder Nasser et Anouar al-Sadate, deux futurs présidents qui allaient marquer l’histoire égyptienne de l’après-guerre. On sait que Nasser était un lecteur et un adepte passionné des « Protocoles des Sages de Sion ». Quant à Sadate, il résuma parfaitement les relations de l’armée égyptienne avec le national-socialisme en déclarant après la guerre : « Nous avons agi en parfaite harmonie avec eux ». […]
  • Ce panorama (plus détaillé dans la source) du Moyen Orient met donc en évidence la réalité d’un mouvement de révolte contre les Britanniques. Si les troupes de l’axe étaient arrivées dans les différents pays, ce potentiel de violence ne se serait plus seulement dirigé contre la puissance britannique, mais de plus en plus contre la minorité juive, conformément à la mission de Rauff. La situation du Proche et Moyen Orient durant l’été 1942 rappelle tout à fait celle de 1941 en Europe de l’Est. Il n’y a donc aucune raison pour que l’antisémitisme en puissance des nationalistes lituaniens, lettons ou ukrainiens ait été plus grand que celui des Arabes attendant la Wehrmacht. Ce que nous savons des pogroms et massacres de l’été 1941 dans l’Ouest de l’Union soviétique nous donne une idée de la volonté de destruction à laquelle les Arabes de Palestine auraient donné libre cours si les troupes de l’Axe avaient franchi le canal de Suez.
  • Le Yichouv prit tout à fait conscience de la menace mortelle durant l’été 1942 avec la progression fulgurante de Rommel et l’hostilité ouverte des Arabes. […] Dans cette situation extrêmement dangereuse alors que Rommel ne se trouvaient plus qu’à quelques jours de marche et que la population arabe majoritairement hostile et prête à collaborer attendait l’arrivée des Allemands, on vit apparaître du jour au lendemain sur les maisons juives de mystérieux signes à la chaux. Après une période de perplexité, on comprit finalement que les Arabes certains de voir arriver Rommel et d’assister à un changement de pouvoir, faisaient ainsi déjà valoir leur droit de possession sur ces biens immobiliers.

De l’autre côté de la tenaille, les Allemands avaient prévu de traverser le Caucase, comme l’armée de Rommel, celle-ci avait également son commando spécial prêt à intervenir sur les populations juives, avec le soutien assuré des masses arabes. (Comme nous le verrons dans un prochain article, l’Einsatzgruppen « D » avait déjà recruté en février 1942 plus de 1600 musulmans Tatars avec la bénédiction des Mollahs) :

  • Si les commandos de l’Einsatzgruppen « D » qui avançaient en même otto-ohlendorf-heinz-josttemps que l’armée allemande avait franchi le Caucase, ils auraient certainement commencé par appréhender les Juifs de cette région et les auraient assassinés (estimés à 60 / 70 000 et même nombre en Afghanistan/Iran). […]
  • Tandis que la Wehrmacht s’apprêtait donc à franchir le Caucase, l’Iran baignait toujours dans une atmosphère très favorable à l’Axe. L’attaché militaire japonais à Téhéran raconta que l’armée était « totalement prête à collaborer avec les libérateurs allemands ». […] Un diplomate iranien rapporta qu’« au moins 90 % sont favorables aux Allemands. À Téhéran on voit des croix gammées sur tous les murs. […] On écoutait assidûment la radio allemande. On misait sur la « vénération du führer » que « de larges cercles vénéraient comme le douzième imam revenu d’après la doctrine chiite » et dont on voyait la photo « même dans les logements les plus misérables ».

Les Arabes de Palestine n’étaient d’ailleurs pas les seuls à vouloir s’approprier les logements des Juifs de Palestine, une fois ceux-ci éliminés. Les Allemands les avaient aussi repérés :

  • La minorité[5] juive avait déjà été incluse dans leurs projets par les stratèges ; ainsi pensait-on du côté allemand à s’approprier leur espace d’habitation dans le plus grand style : « Hébergement de la troupe seulement possible dans les nouveaux quartiers européens, déconseillé dans les habitats arabes à cause de l’exiguïté et des dangers sanitaires ».

Les Américains lorsqu’ils débarquent en Afrique du Nord découvrent alors l’adhésion du monde arabe au nazisme en combattant des bataillons allemands composés de volontaires Nord-Africains musulmans :

  • Les Anglo-Américains[6] débarquant dans l’Afrique du Nord françaiseon_the_beach_near_algiers en novembre 1942 vont leur faire changer leur façon de voir les Arabes, qui avaient jusqu’à présent été ballottés autour de l’empire Nazi sans avoir engagé d’action. Faisant le court chemin depuis la Méditerranée vers la Tunisie, les Arabes étaient maintenant organisés dans le « Deutsch-Arabische » bataillon n° 845 (845e bataillon Germano-arabe). De façon surprenante, l’invasion alliée avait suscité à des centaines de Nord Africains à servir les forces de l’Axe, assez d’hommes pour constituer deux bataillons de Tunisiens et un d’Algériens et un autre de Marocains.

Dans les territoires du Moyen-Orient sous administration allemande, les autochtones musulmans anticipent l’élimination de leurs « concitoyens » Juifs. Ainsi, le quartier juif de Benghazi fut mis à sac pendant l’occupation allemande en 1942. De même l’instauration furtive d’un gouvernement musulman pro-nazi est l’occasion d’un pogrom en Irak:

  • Nous sommes[8] en 1941. Un gouvernement pro-nazi, présidé par Rachid Ali al Gaylani, prend le pouvoir et déclare la guerre à la Grande-Bretagne qui « protégeait » l’Irak. […] (les Britanniques furent victorieux mais Bagdad resta aux mains des « pro-nazis arabes » pendant trois longues journées après leur défaite contre les Britanniques).
  • Des hordes de Bédouins, d’habitants des quartiers populaires, se sont abattues dans les rues où s’aggloméraient les Juifs, violant, assassinant et faisant main basse sur les biens. C’était le Farhoud, un prayer_sculpture_ramat_ganpogrom sans précédent dans l’histoire d’une communauté qui se trouvait là avant toutes les autres, qui habitait cette terre avant la naissance du christianisme et l’apparition de l’Islam. […]
  • La propagande nationaliste, appuyée par les nazis, a atteint un sommet d’effervescence dans les années 1930. Les Juifs, jusque-là inébranlables dans leur appartenance au pays, commençaient à perdre confiance en leur avenir. Davantage considérés comme groupe ethnique que comme communauté religieuse, ils éprouvaient les mêmes difficultés dans leurs rapports avec les autres et notamment avec la majorité sunnite régnante que les Chaldéens, Arméniens, Kurdes, Assyriens… […]
  • Le Farhoud dépassait les conflits religieux et ethniques. Le front nationaliste introduisait dans nos rues et nos maisons la guerre qui faisait rage en Europe. Vingt-cinq siècles d’histoire furent balayés. […] Le choc fut dévastateur, profond et le traumatisme durable.

Ainsi, le soutien des musulmans envers le IIIe Reich ne s’est pas limité à un pur soutien militaire, mais il y a bien eu adhésion des masses musulmanes et des gouvernants aux thèses antisémites d’Hitler et à sa volonté d’extermination des Juifs sur Terre.

Dans les articles suivants, nous verrons que cette adhésion idéologique sera accompagné d’une action réelle.

 

Pour accéder aux articles associés à ce sujet (sera complété au fur et à mesure):

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Islam et Nazisme: Préambule

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Islam et Nazisme: 1 – Les troupes régulières.

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Islam et Nazisme: 3 – Divisions SS et Einsatzgruppen.

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Islam et Nazisme: 4 – Le mufti et après la chute …

 

Paul David

 

[1] Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann : « Croissant fertile et croix gammée ». Chapitre II : « Sympathies moyen-orientales pour le IIIe Reich ». (p. 49 à 65).

[2] Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann : « Croissant fertile et croix gammée ». Chapitre VIII : « Le commando d’intervention affecté à la Panzerarmée Afrika ». (p. 162).

[3] Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann : « Croissant fertile et croix gammée ». Chapitre VIII : « Le commando d’intervention affecté à la Panzerarmée Afrika ». (p. 165).

[4] Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann : « Croissant fertile et croix gammée ». (p. 171 à 223).

[5] Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann : « Croissant fertile et croix gammée ». Chapitre V : « Les projets allemands pour l’après Barbarossa : la nouvelle arène méditerranéenne ». (p. 121).

[6] Jonathan Trigg : « Hitler’s Jihadis » (intégré à une série : « Hitler’s Legions »). Chapitre : «The German army’s Muslim legions». (p. 49,50).

[7] D’après : Jonathan Trigg : « Hitler’s Jihadis » (intégré à une série : « Hitler’s Legions »). Chapitre : «The German army’s Muslim legions». (p. 50 à 52).

[8] (collectif) « L’exclusion des Juifs des pays arabes ». Témoignage de Naïm Kattan : « La fin de Babylone ». (p. 195,196)

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Islam et Nazisme: 1 – Les troupes régulières.

Les éléments relatifs qui ont trait aux rapport de l’Islam (ou de ses partisans) et du nazisme sont trop nombreux pour être traités en un seul article, c’est pourquoi, pour ne pas lasser le lecteur, je traite ce sujet via plusieurs articles.

Le présent article (I) montre quel a été l’apport des troupes régulières musulmanes dans l’effort de guerre nazi et donc sur l’application de la solution finale.

Ces articles n’ont pas pour but de jeter l’opprobre sur les musulmans.

Malheureusement ils n’ont pas été les seuls à coopérer directement ou indirectement avec le pouvoir nazi, à aggraver ainsi directement ou indirectement l’application de la solution finale au sein du IIIe Reich, en Europe et ailleurs. Si les nazis avaient réussis, il n’y aurait plus de Juifs sur terre.

Cette série d’articles a plutôt pour but de répondre à la brèche ouverte par l’occident, et donc par le monde chrétien, sur la légitimité du peuple d’Israël à revenir sur sa terre, surexploitée du côté de l’orient, du monde musulman. Cela fait l’objet de l’article « Préambule » de cette série d’articles.

L’attachement des musulmans avec les Allemands a été initialisé bien avant la Seconde Guerre mondiale.

bismarckshutterstock_252133981L’Allemagne de Bismarck avait privilégié l’extension en Europe pendant que français et anglais se construisaient un empire colonial en Afrique et en Asie.

Par la suite, l’Allemagne fut quand même tenté par l’aventure coloniale, mais elle se limita à quelques territoires en Afrique, approximativement les territoires de l’actuelle Namibie de la Tanzanie et du Cameroun, soit un nombre limité de musulmans sous tutelle allemande, contrairement à la France et à l’Angleterre qui à la veille de la Première Guerre mondiale possédaient de nombreux territoires coloniaux fortement peuplés et à grande majorité musulmane.

Ainsi, lors de la Première Guerre mondiale, les Allemands avaient pu utiliser la fibre nationaliste arabe, basée sur l’attachement à l’islam, pour affaiblir la France et l’Angleterre :

  • L’empire[1] ottoman se rangea aux côtés de la triple alliance (triplice) et donc Triple_alliance_Signaturesavec l’Allemagne et le 2 novembre 1914, le sultan proclama le Jihad (la guerre sainte) à l’encontre de la triple entente. Cette annonce fit frissonner les capitales de la Russie Impériale, de la France et surtout l’Angleterre. Tous avaient des populations musulmanes importantes sous leur contrôle, mais aucun autant que l’Angleterre en Inde et autour du Canal de Suez, ligne stratégique au sein du moyen orient. Les intentions de l’Allemagne étaient claires, si les populations musulmanes indigènes pouvaient être poussées à la rébellion cela entraverait gravement la capacité de la triple entente à faire la guerre et le résultat pourrait être décisif. Après tout, si le Raj (Régime colonial britannique dans le sous-continent indien) était la proie des flammes, les Britanniques ne seraient-ils pas obligés de ponctionner des troupes engagées en France pour secourir l’Empire ?
  • L’action allemande fut rapidement de déployer des agents chargés de propagande et d’inciter à la révolte (dans les Indes avec un certain succès temporaire). […] des troubles furent aussi fomentés en Abyssinie et au Soudan et plus au nord en Égypte menaçant la zone du Canal de Suez, détournant ainsi efficacement forces et matériels anglais du front en France. […]
  • Pour l’Allemagne le manque de ressources et la possibilité d’exporter leur puissance hors d’Europe signifiaient que leur aptitude d’attiser les braises dans l’Empire britannique en particulier pouvait être une tache de longue haleine, mais cela a permis de semer les graines de la future politique. L’Allemagne a maintenant établi une double ligne de conduite consistant à attiser la conscience panislamique et les mouvements nationalistes musulmans, afin d’atteindre ses buts. Ces deux voies avaient bien progressé lorsque Hitler lança sa guerre de conquête en 1939.

barbarossa shutterstock_251930464Cette sympathie du monde musulman envers l’Allemagne est utilisé par le pouvoir nazi lors de la seconde guerre mondiale. L’échec de l’opération Barbarossa incite largement l’état-major à recourir à des troupes supplétives:

  • La Wehrmacht[2] a commencé l’invasion de l’URSS le 22 juin 1941, l’opération Barbarossa, avec une force colossale de 3 400 000 hommes. […] Au 13 août, seulement le 53e jour de l’opération, les pertes atteignaient déjà 389 924 avec près de 98 600 morts ou disparus. […] Au 20 mars 1942, le haut commandement de l’armée allemande, le « Oberkommando des Heres (OKH) », dressa les pertes allemandes moins d’un an après le lancement de l’opération Barbarossa au nombre de 1 073 000 hommes. Cela correspond au tiers des forces engagées. Il est vrai, que de son côté l’armée soviétique avait perdu plus de 4 500 000 hommes, mais elle avait encore un grand réservoir d’hommes qu’elle commençait à peine à engager avec pour conséquence que les effectifs de l’armée rouge s’élevaient encore à 4 255 000 hommes et grossissait encore. Pour les nazis, cela était différent, les Allemands avaient du mal à maintenir leurs effectifs, et l’effectif de l’armée allemande de l’est avait chuté dans le même temps à 3 138 000. Mais plus inquiétant pour les Allemands, c’était 250 000 de moins que ce que l’état-major avait calculé comme nécessaire pour gagner la bataille.
  • Wolga-Tataren beim Vorbeimarsch Foto H. Philipps Wehrbilderdienst Nr 488/34C’est ce qui a conduit les Allemands à utiliser pour leur guerre à l’est des troupes musulmanes. […] En novembre 1941, l’OKH autorisa officiellement la mise en place d’unités nouvelles baptisées « Osttruppen » (Troupes de l’Est). […] Les populations musulmanes dépendantes de l’URSS (kazakhs, kirghizes, Uzbeks, Ouzbeks, Tadjiks, Tartares, Tchétchène et Ingouches) constituent une large majorité de ces troupes. Sous la supervision de Rosenberg, l’OKH établit le concept de légions ethniques en remplacement de l’appartenance territoriale comme pour les volontaires non russes tels que les chrétiens arméniens du Caucase ou les Géorgiens. Aux premiers rangs de celles-ci, ces nouvelles légions était la légion musulmane caucasienne incluant les Azéris, les Tchétchènes et les Ingouches comme également l’unité turque composée des populations des steppes.
  • Afin d’attacher un rattachement administratif à ces unités disparates, il fut décrété qu’elles étaient attachées à la 162e division d’infanterie. (du fait de la nature de sa formation) cette division fut communément dénommée la 162e division turque (Turkmène division). […] Elle était commandée par le generalleutnant (général de division) Oskar Ritter von Niedermayer. Niedermayer a été un attaché militaire en Iran puis le directeur de l’institut des études stratégiques à Berlin avant la guerre et a développé un vif intérêt pour l’Islam allant jusqu’à sa conversion. […]
  • (par la suite) se posait la question de savoir quoi faire avec le nombre croissant de volontaires musulmans pour servir la Wehrmacht. Comme les unités musulmanes commençaient à fusionner et que le recrutement s’accélérait, le concept de légion nationale devint de plus en plus réaliste. Ainsi, le 13 janvier 1942, des unités composées d’un commandement allemand et de volontaires musulmans caucasiens furent transformées par l’OKH en « Turkestanish-Kaukasisch-Mohammedanische Legion » (Légion musulmane turco-caucasienne), unité de référence pour les musulmans volontaires d’URSS. À sa création, la majorité de ses volontaires étaient azéris et comme leur nombre s’est amplifié, ils ont fini par former leur propre unité, les « Aserbeidschanische Legion » (la légion Azéri) le 22 juillet 1942. […] Le reste de la légion fut renommé « Turkestanische Legion » (Légion turkmène), principalement composée de Turkmènes. […] Les Turkmènes avaient comme brassard un écusson représentant la mosquée de Samarcande. […]
  • (la formation de ces unités) allait prendre une importance significative dans l’effort de guerre nazi à l’Est. À la fin de 1941, il y avait environ 150 000 « Osttrupen » servant dans la Wehrmacht ; ce chiffre s’est accru jusqu’en septembre 1943 : un officiel de l’armée allemande estimait alors leur nombre à plus d’un demi-million regroupés en plus de 78 bataillons et 122 compagnies indépendantes. Bien que ce nombre soit énorme, il a été éclipsé à l’été 1944 lorsque près d’un million d’Osttrupen étaient officiellement enregistrés dans les armées allemandes de terre, de l’air et de mer. Même si la plupart des unités allemandes avaient tendance à ne pas enregistrer leurs effectifs « hiwi », il est clair que sans eux, l’Ostheer (l’armée allemande sur le front russe) n’aurait pas été capable de résister aussi longtemps à la puissance croissante de l’Armée Rouge.

Cette première collaboration au sein de la Wehrmacht a donc permis à l’Allemagne de pouvoir résister plus longtemps à la puissance militaire Russe et de se déployer plus aisément sur le front de l’Ouest qui s’ouvrira en 1944 après le débarquement américain, voire d’intervenir au sein des puissances alliées comme l’Italie, la Roumanie et la Hongrie quand celles-ci risqueront de basculer dans les forces alliées. On peut estimer que l’application de la solution finale a eu pour effet l’élimination de 100 000 à 150 000 juifs pour chaque mois de guerre. Sans la coopération des Osttrupen musulmans, la guerre aurait été raccourcie de plusieurs mois voir un an ou plus encore, d’autre part les communautés juives d’Italie, de Roumanie et de Hongrie aurait peut-être partiellement ou totalement échappé à l’élimination, les troupes allemandes étant incapables d’envahir ces territoires « amis ». Il est vraisemblable donc que la coopération musulmane dans les Osttrupen a coûté plus d’un million de vies juives.

Pour accéder aux articles associés à ce sujet (sera complété au fur et à mesure):

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Islam et Nazisme: Préambule

 

Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.Article:
Islam et Nazisme: 2 – La ferveur.

 

Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.Article:
Islam et Nazisme: 3 – Divisions SS et Einsatzgruppen.

 

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Article:
Islam et Nazisme: 4 – Le mufti et après la chute …

Paul David

 

[1] Jonathan Trigg : « Hitler’s Jihadis » (intégré à une série : « Hitler’s Legions »). Chapitre : «Nazism and Islam». (p. 21 à 23).

[2] Jonathan Trigg : « Hitler’s Jihadis » (intégré à une série : « Hitler’s Legions »). (p. 38 à 42, 47, 48)

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Islam et Nazisme: Préambule

Les éléments relatifs qui ont trait aux rapports de l’Islam (ou de certains de ses partisans) et du nazisme sont trop nombreux pour être traités en un seul article, c’est pourquoi, pour ne pas lasser le lecteur, je traite ce sujet via plusieurs articles.

Le présent article (préambule) explique pourquoi ce sujet est traité.

Cela n’est pas pour jeter l’opprobre sur les musulmans.

Malheureusement ils n’ont pas été les seuls à coopérer directement ou indirectement avec le pouvoir nazi, à aggraver ainsi directement ou indirectement l’application de la solution finale au sein du IIIe Reich, en Europe et ailleurs. Si les nazis avaient réussi, il n’y aurait plus de Juifs sur terre.

Cette série d’articles a plutôt pour but de répondre à la brèche ouverte par l’occident, et donc par le monde chrétien, sur la légitimité du peuple d’Israël à revenir sur sa terre, surexploitée du côté de l’orient, du monde musulman. Cela surtout depuis qu’au fil des guerres de 1948 à 1967, l’option militaire ne semble pas être une option payante.

Bien que les Juifs aient peuplé l’orient depuis des millénaires et bien avant les représentants des autres religions monothéistes, le monde musulman essaie de faire croire que les Juifs en orient sont une verrue qui leur a été imposée par les Occidentaux en réparation des crimes commis par ces derniers envers les Juifs au cours des siècles et en particulier du fait de la Shoah.

Les Juifs, pourtant l’archétype du Sémite, ne sont plus, suivant cette théorie, que des Européens colonialistes qui auraient subitement et artificiellement annexé une terre d’Orient car rejeté de l’occident.

Il n’en est rien.

Les Juifs ont peuplé sans discontinuer l’ensemble des territoires du Moyen-Orient y compris ce qui est aujourd’hui dénommé Palestine, même après que ceux-ci soient devenus terres musulmanes, et malgré les affres de la dhimmitude.

Il serait également aisé de contester les préjugés qui considèrent que les Juifs au sein de la sphère musulmane ont vécu dans des conditions paradisiaques au regard du sort de leurs coreligionnaires en monde chrétien. Cela n’est pas le cas et peut être démontré.

L’argumentation de dernier recours du monde musulman est que celui-ci  aurait été un simple spectateur passif lors de la Seconde Guerre mondiale et n’aurait aucune responsabilité dans le sort qui fut celui des Juifs lors de ce conflit.

En dehors du fait qu’aucun pays musulman n’a ouvert ses frontières pour que les Juifs s’y réfugient, nous pouvons démontrer que cette affirmation est fausse, non seulement, le monde musulman a soutenu les nazis mais les a même encouragés à durcir leurs positions envers les Juifs d’Europe et d’Orient.

Les Juifs d’Orient ne doivent leur salut qu’aux défaites des Allemands à Al-Alamein et sur le front russe ainsi qu’au débarquement américain en Afrique du nord qui ont empêché l’application de la solution finale dans la sphère musulmane.

La thèse du peuple palestinien victime collatérale de la Shoah est ainsi illustrée :

  • Le 14 mai 2000[1], jour de la commémoration de la Naqba (la « catastrophe », représentée par la création de l’État d’Israël), le « grand poète » militant palestinien, Mahmoud Darwish, a lu un texte à la radio palestinienne officielle où, après avoir déclaré que l’Europe devait « expier le grand crime commis contre ses citoyens juifs » et ajouté qu’elle portait « la responsabilité d’avoir créé un autre problème : la question palestinienne », il s’est risqué à répéter un lieu commun éculé de la propagande palestinienne : « Nous n’avons aucune responsabilité dans cette grande tragédie que l’Europe a infligée au peuple juif. » Cet énoncé est faux et mensonger.

Cet énoncé qui est repris par l’ensemble du monde islamique est en effet bien faux et mensonger. Le monde islamique a largement coopéré avec le nazisme.

Bien sûr cette collaboration peut être justifiée par des considérations politiques, les musulmans d’URSS, comme pour les adeptes des autres religions, étaient empêchés de s’adonner pleinement à leur devoir religieux par le Bolchévisme. S’allier avec les Allemands contre les Russes pouvait ainsi permettre de se libérer religieusement. Malheureusement, dans bien des cas, les musulmans de ces territoires en sus de vouloir récupérer leur liberté religieuse désiraient également « purifier » leurs territoires en excluant ou en éliminant les citoyens non musulmans quels que soit leur attachement et leur histoire vis-à-vis de ces territoires.

De même les musulmans qui vivaient dans des territoires sous administration française ou anglaises pouvaient miser sur les Allemands pour les libérer du joug colonialiste pour assouvir leurs aspirations nationales. La encore, nous verrons que l’aspiration nationale sera toujours dans ce cas une aspiration incluant la religion et qui donc exclut tout non musulman des territoires libérés, la encore, quels que soit l’attachement et l’histoire de ces derniers vis-à-vis de la terre libérée.

Le fait de s’allier aux Allemands peut se justifier du point de vue stratégique, mais quand on s’allie avec le diable on ne peut feindre de ne pas être impliqué dans les actes de celui-ci.

Le monde musulman a coopéré avec le nazisme sans ignorer quelle était sa politique envers le monde Juif.

Contrairement à d’autres alliés de l’Allemagne comme l’Italie, la Bulgarie ou la Hongrie qui ont accepté (de plein gré) de prendre des mesures discriminatoires envers les Juifs sans accepter leur élimination sur les territoires sous leur contrôle, la coopération musulmane non seulement ne s’est pas opposé à cette élimination  mais dans bien des cas y a participé  voir l’a encouragé ou amplifié.

Les articles qui paraitront à la suite de ce « préambule » ont pour but de la démontrer.

Liste des articles associés (sera complété au fur et à mesure de leur diffusion):

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Article:
Islam et Nazisme: 1 – Les troupes régulières.

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Article:
Islam et Nazisme: 2 – La ferveur.

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Article:
Islam et Nazisme: 3 – Divisions SS et Einsatzgruppen.

 

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Article:
Islam et Nazisme: 4 – Le mufti et après la chute …

Paul David

 

[1] Matthias Küntzel : « Jihad et Haine des Juifs ». Préface (de Pierre André Tarzieff ). (p. 32).

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Origine Israël garantie …

help-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mLa France vient d’officialiser ce 24 novembre l’étiquetage des produits afin que les consommateurs sachent quand un produit provient de « territoires occupés ». Ceci inclut également Jérusalem Est.

moulin montefiore shutterstock_69193477Rappelons tout d’abord que les Juifs sont largement majoritaires à Jérusalem depuis la moitié du 19e siècle cela bien avant l’éclosion du mouvement sioniste. Ainsi en 1840[1], la population juive de Jérusalem dépasse la population musulmane et la population chrétienne (sur un total de 13000 habitants, 5000 sont juifs, 4650 sont musulmans et 3350 sont chrétiens). La présence musulmane à Jérusalem à cette époque était principalement due aux pèlerinages chrétiens et juifs qui assuraient leur subsistance soit directement par les taxes perçues soit indirectement par l’activité générée. À cette époque toute la population de Jérusalem est concentrée entre les murs. Il faudra attendre 1855 pour que Montefiore crée le premier quartier sur un terrain hors des murailles (grâce au legs de Judah Touro en faveur de Montefiore pour son action en Terre sainte).

Au moment[2] de la conquête britannique, en 1917, il n’y a que trois cents familles arabes hors les murs de Jérusalem. Un recensement de 1905 n’en relevait que cent soixante. En 1912, La population totale de Jérusalem comporte 45 000 juifs pour 12 000 musulmans.

Le fait de vouloir imposer Jérusalem Est comme capitale d’un hypothétique état Palestinien n’a qu’un but : empêcher la réunification de Jérusalem qui serait fatale aux théologies chrétienne et musulmane.

Pour en revenir à l’étiquetage, rappelons que toutes les armes possibles et imaginables sont utilisées par les nations pour empêcher les Juifs de vivre l’amour de leur terre comme le montre les incendies criminels qui ravagent depuis quelques jours les forets israéliennes.

Le boycott préconisé par BDS en fait partie.

Il y a déjà quelques années des supermarchés avaient retiré de leur rayons des fraises estampillées Israël. Il s’agissait en fait de fraises cultivées en territoire palestinien par des palestiniens pour le compte des palestiniens que des israéliens soucieux de paix avait aidé à commercialiser en Europe …

De même le boycott de machines à sodas a obligé le déménagement d’usines installées en « territoires occupés » vers le territoire israélien « reconnu » mettant ainsi de nombreux palestiniens au chômage. Mais cela est vraisemblablement la volonté des boycotteurs : empêcher tout ce qui peut rapprocher Israéliens et Palestiniens.

Dans cette logique il faudrait aussi boycotter les voitures fabriquées dans l’usine Toyota de Valenciennes, il est en effet inadmissible que le Japon occupe des territoires français …

La volonté de BDS par cette action validée aujourd’hui par le gouvernement français est de marquer ainsi d’infamie les produits israéliens, y compris ceux fabriqués dans les frontières de 1967.

charlemagne shutterstock_40878259L’Europe en suivant ce mouvement marque sa décadence, car hors de l’Europe l’origine « Israël » est un signe de qualité. Et ce fut d’ailleurs le cas en Europe lorsque celle-ci éblouissait le monde, en particulier sous le règne de Charlemagne.

Sous le règne de Charlemagne les Juifs sont respectés et d’ailleurs les noms Juifs et références bibliques sont à la mode :

  • Charlemagne[3] y (à l’Académie du Palais) est couramment appelé David, […] ; Eginhard, le futur biographe de Charlemagne, en raison de son intérêt pour les arts, Beseleel (autre acteur de choix de l’ancien Testament)…

Le respect qu’inspirait l’Europe avait d’ailleurs permis à une ambassade envoyée par Charlemagne au Calife Haroun al-Rashid de faire  que les pèlerins chrétiens puissent se rendent à Jérusalem en sécurité.

A cette époque tout ce qui provenait de terre sainte était précieux en Europe comme le démontre cette anecdote :

  • Le petit récit[4], délicieux exemple de l’humour médiéval, méritéCute baby chinchilla sitting on girl hands. Studio shot. Copy space. Isolated over white background.d’être conté brièvement : Charlemagne voulut guérir un de ses évêques de sa cupidité pour des objets rares et précieux. Il ordonna à un marchand juif, que ses voyages d’affaires menaient souvent en Terre Sainte d’où il ramenait en Europe des objets rares et précieux, de tromper cet évêque et de l’exposer à la dérision. Notre Juif prit une souris domestique qu’il parfuma, et la montra au dit évêque, prétendant avoir trouvé en Judée cet animal jamais vu auparavant. Immédiatement, l’évêque voulut acquérir cet objet si précieux et lui en offrit trois livres d’argent. (s’ensuit une longue négociation aboutissant à l’acquisition de la souris pour l’évêque pour une somme fabuleuse)… Il (le Juif) apporte à Charlemagne le prix de vente et lui raconte en détail toute la scène. (Charlemagne lors d’une réunion avec les évêques ridiculise alors l’acheteur que se repend de son attitude).

logo_aop_2008_posLes boycotteurs d’Israël pensent qu’en marquant un produit par un équivalent de « made in Israël » celui-ci sera marqué du sceau d’infamie. Cela est bien le contraire.

La mention « made in Israël » ou tout équivalent est la meilleure des « appellations d’origine protégée » comme c’était déjà le cas au temps de Charlemagne et comme cela le sera en Europe si un jour elle retrouve sa grandeur perdue et renonce à son aveuglement envers l’État Juif.

 

Pour plus d’infos sur différents points ici évoqués:

Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.Sur Charlemagne et ses rapports avec les Juifs:
Paume 87:
Charlemagne

Black button. Label design. Vector graphicSur Jérusalem au milieu du XIXe siècle:
Paume 138:
Renaissance de Jérusalem, ville juive.

Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.Sur Jérusalem au début du XXe siècle:
Paume 142:
La Déflagration.

 

[1] D’après Renée Neher-Bernheim : « Jérusalem, trois millénaires d’histoire ». (p 142, 143).

[2] Renée Neher-Bernheim : « Jérusalem, trois millénaires d’histoire ». (p. 156 et 168).

[3] Robert Folz : « Le couronnement impérial de Charlemagne ».  Chapitre : « La renaissance carolingienne» (p. 97).

[4] Bernhard Blumenkranz : « Juifs et Chrétiens dans le monde occidental 430-1096 ». Chapitre : « La vie économique : profession des Juifs ou professions juives» (p. 16).

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Le jugement de Salomon

lille_pdba_wicar_jugement_de_salomonhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mDeux femmes se disputaient en se revendiquant chacune mère d’un nourrisson. Ce cas fut soumis à Salomon et l’histoire est connue, et pas seulement des Juifs.

Salomon propose de couper le nourrisson en deux pour en distribuer « une part » à chacune des femmes. Une des deux femmes préféra que le nourrisson reste en vie même si il devait pour cela échoir à l’autre femme. Cette dernière par contre acceptait le «partage».

Salomon en déduit que celle qui avait refusé le partage était la vraie mère car une mère ne peut accepter que son enfant soit tué uniquement pour éviter que celui-ci échoit à une autre. Il rendit donc le nourrisson à sa vraie mère.

Comme les mères concurrentes du jugement de Salomon, les Palestiniens aujourd’hui préfèrent incendier la terre qu’ils revendiquent pour la rendre déserte et inculte plutôt qu’elle reste vivante et mise en valeur par les Juifs.

Comme l’a déduit Salomon pour les femmes qui revendiquaient le même nourrisson, le peuple qui est prêt à détruire la terre qu’il revendique  se doit d’abandonner définitivement toute prétention sur celle-ci.

Cette terre ne peut échoir qu’au peuple qui a toujours montré son amour sans failles pour celle-ci et qui lui a enfin redonné vie.

Paul David

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L’héritage gaulliste

Bundesarchiv_B_145_Bild-F010324-0002,_Flughafen_Köln-Bonn,_Adenauer,_de_Gaulle-croppedhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mAujourd’hui ont lieu les « primaires de la droite et du centre » pour les élections présidentielles 2017. Les candidats ont des programmes divergents mais tous se reconnaissent des dignes héritiers de De Gaulle. Celui-ci n’est plus contesté y compris à gauche.

De Gaulle a été l’homme providentiel de la Seconde Guerre mondiale pour la France qu’il transforma miraculeusement à la libération d’un peuple de 40 millions de pétainistes (suivant l’expression d’Henri Amouroux) en un peuple de 40 millions de résistants.

En ce qui concerne l’homme politique, son action est saluée pour avoir instauré la Ve    République bien plus stable que la 4e. Mais aussi pour avoir gouverné le pays de 1959 à 1969 pendant les trente glorieuses auxquelles il est évidemment associé. Je ne débattrai pas pour savoir si cette association est justifiée ni d’ailleurs de l’efficacité de son action pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mais en tant que Juif, je suis en droit de juger son action sur la dégradation des rapports de la France avec Israël et sur la montée de l’antisémitisme en France. Ainsi que leur extension en Occident.

Jusqu’en 1967, la France et Israël coopèrent sur tous les plans y compris militaires comme le démontre la campagne de Suez en 1957 dont l’échec final n’est dû qu’à l’interférence des USA et de l’URSS. Et, difficile à croire aujourd’hui, l’opinion publique française était alors largement en faveur d’Israël.

La France de 1967 essaie de revenir sur la scène internationale en opérant un virage au profit des nouvelles nations arabes et au détriment de la vieille amitié de vingt ans avec Israël, d’un poids politique bien plus infime, comme l’illustre la réponse du général De Gaulle à la veille de la guerre des six jours aux représentants israéliens venus s’assurer du soutien français :

  • Abba Eban[1], le ministre des affaires étrangères d’Israël rappelle au général de Gaule (à l’Élysée) les engagements clairs qu’avait pris la France envers son pays, à l’ONU en 1957. Sur un ton cassant, De Gaulle lui répond : « Oui mais c’était en 1957. Aujourd’hui nous vivons en 1967. » Michel Bar-Zohar commente dans ses mémoires : « En une phrase, il a annulé les engagements de la France ».

S’en suit, le 2 juin 1967, l’embargo français de la livraison des armes à Israël qui a pour effet principal de précipiter la guerre des six jours : Israël se trouve contraint de hâter une attaque surprise pour pallier son infériorité militaire. Celle-ci est déclenchée le 5 juin 1967 soit trois jours plus tard.

Avant la guerre des six jours, les Juifs étaient des rescapés de l’histoire. Le monde occidental qui avait été complice actif ou inactif des six millions de morts de la Shoah ne pouvait exprimer la moindre opinion hostile envers les Juifs, y compris ceux installés en terre d’Israël. Après la guerre des six jours, pour les Occidentaux, le peuple israélien qui a vaincu par les armes peut être dissocié des Juifs d’Europe, qui ont accepté la mort sans combattre.

Le retournement le plus spectaculaire est celui de la France.

Lors de la campagne de Suez en 1956, les Français et les Israéliens étaient alliés, De Gaulle, pensant peut-être que le récent abandon des colonies qu’il a mené peut rendre ses propos crédibles, réécrit l’histoire lors d’une conférence de presse le 26 novembre 1967 :

  • « À la faveur[2] de l’expédition franco-britannique de Suez, on avait vu apparaître, en effet, un État d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir… C’est pourquoi, d’ailleurs, la Ve République s’était dégagée vis-à-vis d’Israël des liens très spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet État. » […]
  • «  On pouvait se demander en effet, déclare De Gaulle, et l’on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles n’allait pas entraîner d’innombrables, d’interminables frictions et conflits. » […]
  • «  Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, un peuple d’élite, sûr de lui et dominateur, n’en viennent, une fois qu’ils seraient rassemblés, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : l’an prochain à Jérusalem ».

Cette déclaration du Général De Gaulle qui si elle était reprise aujourd’hui par un parti d’extrême droite lui vaudrait, à juste titre, des accusations d’antisémitisme, entraîna à l’époque la réaction de Raymond Aron :

  • Aron[3], pourtant éloigné de ses racines juives – il se dit d’ailleurs « déjudaïsé » -, réagit en écrivant un long article, s’indignant d’abord en tant que Français, puis en qualité de Juif, cette part de lui-même que De Gaulle a injuriée :
    • « Le Général de Gaulle qualifie le peuple juif de « sûr de lui-même et dominateur ». Définir un peuple avec deux adjectifs : un homme d’État s’abaisse lui-même lorsqu’il recourt à un pareil procédé, celui des stéréotypes nationaux, des préjugés raciaux, celui dont les habitués du café du Commerce ne se lassent pas et dont les psychologues et psychiatres analysent infatigablement les mécanismes.
    • Le Général de Gaulle s’est abaissé parce qu’il voulait porter un coup bas : expliquer l’impérialisme israélien par la même nature éternelle, l’instinct dominateur du peuple juif. Je dirais que le Général de Gaulle a, sciemment, volontairement ouvert une nouvelle période de l’histoire juive et peut-être de l’antisémitisme. Tout redevient possible. Tout recommence. Pas question, certes, de persécution : seulement de « malveillance ». Pas le temps du mépris : le temps du soupçon. »

 La remise en cause même du droit à l’existence d’Israël par le pays des droits de l’homme entrouvre une porte par laquelle vont s’engouffrer tous ceux qui n’osant pas afficher un antisémitisme trop évident vont pouvoir développer un antisionisme, forme nouvelle de s’en prendre aux Juifs sans avouer son antisémitisme.

Ainsi, plus proche de nous, la déclaration du Général de Gaulle fait des émules. Ainsi Edgar Morin en 2002

  • « On a peine[4] à imaginer qu’une nation de fugitifs issus du peuple le plus longtemps persécuté dans l’histoire de l’humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en peuple dominateur et sûr de lui, et, à l’exception d’une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier ». […]
  • « Les Juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoïsent les Palestiniens. Les Juifs qui furent humiliés, opprimés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les Palestiniens. Les Juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens. Les Juifs victimes de l’inhumanité montent une terrible inhumanité. Les Juifs, boucs émissaires de tous les maux, « bouc-émissarisent » Arafat et l’Autorité palestinienne, rendus responsables d’attentats qu’on les empêche d’empêcher ».

Ainsi comme le constate Raphaël Delpard, la prédiction Raymond Aron s’est bien révélée juste et se révèle juste encore aujourd’hui. Ainsi, comme le fait Edgar Morin, on commence le raisonnement par s’en prendre à des Israéliens pour généraliser aux Juifs.

Ainsi si les candidats à la présidentielle, de droite ou de gauche, sont légitimes à revendiquer l’héritage de De Gaulle sur bien des plans, il serait temps qu’ils rompent avec ses positions envers Israël et avec les Juifs.

La France doit redevenir l’allié privilégié d’Israël et sa politique ne doit plus être guidée par des pseudos intérêts économiques ou par une quelconque crainte du monde oriental.

Pour plus d’info sur la période évoquée:

Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.1950-1970, Psaume 144:
TSAHAL

 

Paul David

[1] Raphaël Delpard : « La guerre des six jours ». (p. 66)

[2] Cité par Raphaël Delpard : « La Guerre des Six jours ». (p. 106,107)

[3] Raphaël Delpard : « La Guerre des Six jours ». (p. 107,108)

[4] Cité par : Raphaël Delpard : « La Guerre des Six jours ». (p. 164)

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Churchill: laisser Jérusalem aux Juifs

Churchill_portrait_NYP_45063help-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mEn 1916[1], le partage des anciens territoires de l’empire ottoman avait fait l’objet d’un  accord secret entre Français et Anglais : l’accord Sykes-Picot.

Ainsi à la fin de la guerre, les anciennes provinces ottomanes sont redistribuées, Faycal un des fils de Hussein obtient la royauté sur l’Irak, l’autre fils Abdallah cherche à s’octroyer l’Arabie, mais défait par le chef Saoudien, il se rabat et « se contente » de l’actuelle Jordanie.

La Jordanie qui n’avait jamais été auparavant un pays ou une région à part, lui est offert par Churchill: « L’émir Abdallah est en Transjordanie, où je (c’est Churchill qui s’exprime) l’ai placé par un dimanche après midi à Jérusalem ».

Abdallah se fait couronner roi de Jérusalem par l’évêque copte en novembre 1950, puis roi de Palestine le 1er décembre en renommant son territoire le Royaume uni de Jordanie. C’est au cœur de Jérusalem qu’il est assassiné le 20 juillet 1951. Son fils Talal lui succède mais abdique au profit de son fils, le petit-fils d’Abdallah, Hussein le 12 Août 1952, soutenu entre autres par les Britanniques.

Churchill qui à près de quatre-vingts ans, avait alors repris les rênes du gouvernement britannique, glissa à l’un de ses représentants :

  • « Vous devriez laisser Jérusalem aux Juifs – ce sont eux qui l’ont rendue célèbre. »

Cette évidence rappelée par l’homme providentiel du vingtième siècle est à rappeler à l’UNESCO et au monde …

Pour plus d’info sur la période de cette déclaration:

Label concept represented by black button icon. Isolated and shiny illustration.1950-1970, Psaume 144:
TSAHAL

 

[1] D’après : Simon Sebag Montefiore : « Jérusalem ».

Paul David

Churchill_portrait_NYP_45063

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Une lueur d’espoir

prince-saoudienhelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mLe fait que de nombreux pays soient devenus terres d’Islam est conforme aux promesses divines, citées dans la Bible, faites à Ismaël, traditionnellement considéré comme le patriarche du monde arabe. Promesse confirmée à Agar, mère d’Ismaël qui est aussi fils d’Abraham suivant les récits bibliques.

Toujours suivant les récits bibliques, si Dieu, au nouveau des territoires, a été aussi généreux avec les descendants d’Ismaël puis envers ceux d’Esaü, il l’a été moins avec les descendants de Jacob, considérés comme nation de prêtres, qui n’ont hérité « que » de la terre d’Israël.

Mais même cette terre étroite est contestée au peuple Juif par les actuels héritiers  désignés d’Ismaël et Esaü.

Un peu d’espoir aujourd’hui, il semble que du coté d’Esaü, la raison finisse par triompher si l’on se fie aux déclarations de Donald Trump sur Israël et Jérusalem. Toutefois, méfiance, la realpolitik fait souvent des dégâts …

Du coté musulman, un espoir vient de l’Arabie Saoudite en la personne du prince saoudien Al-Waleed bin Talal[1] qui reconnaitrait enfin que la terre d’Israël appartient aux descendants désignés de Jacob et donc justifie implicitement l’existence l’Etat d’Israël.

L’avis du prince Saoudien n’est pas une élucubration mais une interprétation stricte du Coran qui indique :

  • Et les gens[2] qui étaient opprimés (par les Égyptiens: les Hébreux), Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les enfants d’Israël s’accomplit pour prix de leur endurance.

Autre traduction:

  • Nous avons fait hériter au peuple de ceux (les Juifs) qu’ils (les Égyptiens) opprimaient, l’Orient de la terre et son occident que nous avions bénis (la terre promise des deux côtés du Jourdain). L’excellente parole de ton Rabb (Moïse) pour les fils d’Isrâ’îl s’accomplit en leur constance.

Ainsi le Coran reconnait la souveraineté d’Israël non seulement sur la rive ouest du Jourdain, l’actuel Israël incluant la Cisjordanie mais également la rive est, l’actuelle Jordanie. Cette promesse rappelée dans le Coran ne subit aucune contradiction dans d’autres versets du Coran.

Si le Prince Saoudien n’inclut pas la Jordanie dans les terres juives, cela est simplement dû au fait que Hussein du Hedjab s’était allié aux occidentaux, représentés par Lawrence d’Arabie,  pour combattre l’empire Ottoman. Les anglais avaient promis l’Hedjab (l’actuelle Arabie Saoudite) à Hussein. Les occidentaux trahissant leur promesse ont laissé la dynastie Saoud s’emparer du Hedjab et en consolation ont donné la Jordanie à Hussein. Il serait dons mal venu que les saoudiens viennent contester aujourd’hui cette attribution …

Un espoir d’une coexistence pacifique prochaine ….

 

[1] http://www.europe-israel.org/2016/10/les-palestiniens-doivent-mettre-fin-a-leur-occupation-des-terres-juives-historiques-de-judee-samarie/

prince-saoudien

[2] CORAN, Sourate 7, Al-A’raf  (les hauteurs), verset 137 (Al-A’raf: endroit surélevé entre le Paradis et l’Enfer).

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fautes de français … et d’histoire

bfm-11-novembre-2016-2help-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mUne étude montre qu’entre 1987 et 2015, les élèves de CM2 en France, sur une dictée-type d’une dizaine de lignes sont passés de 10,6 fautes à 17,8 fautes en moyenne. Soit plus de 50% de fautes en plus.

BFM a illustré le sujet ce matin (11 novembre 2016 vers 10h18, vraisemblablement d’autres passages), et nous voyons une feuille d’écolier où le mot « autorité » est écrit « hotorité ».

Mais le plus grave n’est pas là …

La page de l’écolier qui est exposée montre comment est enseignée l’histoire aujourd’hui dans les écoles françaises en particulier en ce qui concerne les relations entre les religions.

Le texte commence ainsi:
– Au XIè siècle la ville de Jérusalem était sous autorité musulmane.

Visiblement l’histoire de Jérusalem commence au XIe siècle ou à minima avec l’épopée musulmane … On comprend le vote français à l’UNESCO.

Il se poursuit par (en parenthèses: supposé) :
– Les pèlerins chrétiens rencontraient (alors) des difficultés à se rendre sur les lieux (saints).

Rien n’indique quelles étaient les difficultés …

Puis le texte continue en indiquant que c’est alors le pape qui décide de lancer la croisade contre les musulmans.

Cela est un raccourci rapide …

Visiblement l’explication des croisades est conforme au discours musulman qui veut faire croire que tous les conflits avec les chrétiens sont dus uniquement à l’attitude belliqueuse de ces derniers, la vérité historique est quand même plus complexe …

Alors rappelons, quelle a été l’histoire de Jérusalem depuis l’Hégire .. (nous rappelons que nous pensons quand même que Jérusalem a existé auparavant …)

Mahomet a essayé de son vivant de conquérir Jérusalem, c’était vraisemblablement le but réel de la bataille de Mouta, à l’est du Jourdain  qui eut lieu en 629.

Celle-ci[1] opposa les troupes de Mahomet aux troupes byzantines au seuil de la Syrie, c’était la clé pour conquérir Jérusalem. Les musulmans subirent une grave défaite. Tabari explique celle-ci par les rapports de force (100 000 byzantins contre 3 000 musulmans), il indique également, que Mahomet a assisté « en direct » à la défaite musulmane grâce à l’ange Gabriel.

Cette défaite est très rarement mentionnée par les historiens musulmans car elle est la preuve que Jérusalem n’est pas destinée aux musulmans, ce que le Prophète a d’ailleurs conclu car c’est à l’issue de cette bataille que Mahomet décida de s’emparer de La Mecque :

  • Après le retour de cette armée (celle envoyée à Moura), les mois de djoumâda second, de redjeb et de scha’ban se passèrent (sans événements remarquables). Au mois de ramadhân, le Prophète partit pour s’emparer de la Mecque.

Mahomet qui initialement orientait ses prières vers Jérusalem l’orientât alors vers La Mecque comme tous les musulmans depuis. La Mecque est ainsi conquise en 630.

Après la mort du Prophète en 632, la conquête arabe inclut cette fois Jérusalem qui est prise en 638. Conquête vraisemblablement facilitée par ses habitants chrétiens lassés d’être gouvernés par Byzance et qui avait subi auparavant une éphémère conquête Perse en 614. C’est une des raisons qui explique en particulier qu’aux premiers temps de la conquête de Jérusalem par les arabes, les chrétiens peuvent librement pratiquer leur culte à Jérusalem.

Toutefois en 796, premier accroc : les musulmans mettent à sac le couvent de Saint-Saba et tuent 18 moines.

Charlemagne réagit et envoie une ambassade, assistée du Juif Isaac,  au calife Haroun al-Rashid pour que cesse les pillages.

L’histoire aurait pu continuer ainsi.

Lorsque l’empire Fatimide s’empare de Jérusalem à la fin du Xe siècle, la tolérance religieuse est de mise.

Cette bonne entente est alors mise à mal par le calife al-Hakim (996-1021). Sous son règne, de nombreuses synagogues et églises sont détruites en Palestine.

Beaucoup considèrent que ces exactions sont la source des croisades, avant Hakim, les chrétiens n’avaient pas besoin de détenir Jérusalem pour effectuer leurs pèlerinages.

Mais le calife al-Hakam inaugure une politique antichrétienne et fait détruire la Saint-Sépulcre de Jérusalem. Les historiens considèrent que cela est la principale raison de la première croisade chrétienne en 1096 qui a anéanti des nombreuses communautés juives florissantes en Europe.

La première croisade n’est donc pas une lubie des chrétiens d’Europe mais la conséquence du non respect par le monde islamique de l’accord qui avait été conclu avec Charlemagne qui ne réclamait aucunement une souveraineté sur Jérusalem mais juste la liberté de culte et de pèlerinage des chrétiens.

En conclusion :

  • Jérusalem n’a pas émergé du néant au XIe siècle ou juste après l’Hégire mais cumule une histoire juive de plus de 3000 ans,
  • Les musulmans avant d’être la cible de la première croisade en ont été les instigateurs par leur absence de tolérance religieuse,
  • Les juifs qui ont été victimes de cette intolérance ont également été victimes de ces conséquences par la disparation de prestigieuses communautés en Europe. En particulier les communautés florissantes de Spire, Mayence et Worms. C’est à Worms que Rachi a étudié avant de s’installer à Troyes.

 

[1] Voir Tabari : « La Chronique, Histoire des prophètes et des rois, volume 2). Chapitre « Bataille de Mouta ».

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Trump, les USA, Israël et Jérusalem

donald_trump_speaking_at_aipachelp-bouton-fotolia_61356253_subscription_monthly_mL’élection américaine vient de désigner Donald Trump comme nouveau président américain malgré tous les Cassandres européens prédisant l’Apocalypse si le républicain était élu.

Force est de constater que vis-à-vis d’Israël et Jérusalem, l’élection de Donald Trump est de meilleur augure que celle de Hilary Clinton dont les positions sur le sujet sont pour le moins floues. Surtout si on se réfère aux actions de son mari, Bill Clinton lorsqu’il était  lui-même à la tête des Etats-Unis de 1993 à 2001.

Après la chute de l’URSS, à l’issue de la première guerre du Golfe, pensant que les USA, invincibles, devenaient les gendarmes du monde, Bill Clinton a enchainé les actions pour imposer la paix entre Israël et Monde Arabe.

Cela commence par les Accords d’Oslo en 1993 (action entamée en 1991) qui ont pour principale conséquence la légitimation d’Arafat et l’émergence des attentats terroristes du Hamas dès 1994. Suivent les accords jamais appliqués de Wye Plantation en 1998.

Bill Clinton veut clôturer son deuxième mandat par une victoire sur « la paix » en réunissant les belligérants à Camp David en Juillet 2000. Les négociations se poursuivent, et un plan est proposé fin décembre 2000 qui fait renoncer aux Israéliens à la souveraineté sur le Mont du Temple (ils ne gardent qu’un droit limité sur le sous-sol).

Barak accepte …
Arafat botte en touche en ré-enchérissant …

La paix n’est pas obtenue, et la seconde « intifada » a déjà commencé avec son lots d’attentats meurtriers …

L’intervention de Clinton aura au moins servi à démontrer que les adversaires d’Israël ne veulent pas la paix. Des Juifs en terre d’Israël, oui, mais en nombre limité, sous souveraineté musulmane et avec un statut de dhimmi …

Le successeur de Bill Clinton, Georges W. Bush peut le constater à Taba, début 2001.

Nous savons que pendant que les négociations ont lieu, se prépare déjà le 11 septembre.

Ainsi Bill Clinton, n’a été d’aucun secours pour Israël. L’avènement d’Ariel Sharon qui refuse la confiance aux USA et les diktats a été de bon augure car Jérusalem est restée ainsi unifiée alors que la puissance américaine sombrera dans la poussière le 11 septembre 2001.

Sur ce site, je démontre que le roi David a dans ses psaumes décrit 3 millénaires de vie juive depuis la mort de Salomon jusqu’à aujourd’hui, de façon précise, génération par génération.

Black button. Label design. Vector graphicIl est intéressant de voir qu’il a aussi été clairvoyant pour la « génération (entamée par) Clinton », qui s’écoule de 1990 et 2010. Ainsi dans le psaume de cette génération, la génération 146, David indique aux Juifs (donc aux israéliens) :

Au vue des déclarations faites par Trump, le candidat républicain et futur président, on peut espérer une politique américaine plus juste envers Israël avec une reconnaissance pleine de sa souveraineté sur Jérusalem.

En restant vigilant toutefois car, n’oublions pas, que c’est le dernier président républicain, Georges W. Bush, qui, peu après les attentats du 11 septembre, s’est prononcé publiquement en faveur de la création d’un État appelé Palestine, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait fait auparavant.

Paul David