De 890 av. JC à 870 av. JC, psaume 3 : Elie

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1024px-Elias_and_the_Widow_of_Serepta_Bernardo_StrozziCette génération est celle des années comprises entre 890 avant JC et 870 avant JC.

Ce psaume couvre en particulier la deuxième partie du long règne d’Asa, roi de Juda. Si Asa a cherché le salut en l’Éternel lorsque la menace vint de l’extérieur (l’Éthiopien Zérah), ce n’est pas le cas lorsqu’il est menacé par Baasa le roi d’Israël. Au lieu de s’allier à l’Éternel, il s’allia cette fois à Ben Hadad roi de Syrie. Ce recours contre nature provoque la colère de l’Éternel qui promet à Asa de ne plus cesser d’être en guerre:

  • La trente-sixième[1] année (donc pendant la troisième génération) du règne d’Asa, Baasa, roi d’Israël, étant venu attaquer Juda, fortifia Rama, pour ne pas laisser l’entrée libre à Asa, roi de Juda. Alors Asa sortit de l’argent et de l’or des trésors de la maison de l’Éternel et de la maison du roi, et les envoya à Ben Hadad, roi de Syrie, résidant à Damas, avec ces paroles : « Toi et moi soyons alliés, comme mon père fut allié du tien. Je t’envoie de l’argent et de l’or afin que tu rompes ton alliance avec Baasa, roi d’Israël, et qu’il se retire de chez moi. »

Ce recours contre nature provoque la colère de l’Éternel :

  • A cette époque[2], Hanani le voyant alla trouver Asa, roi de Juda, et lui dit : « Puisque tu t’es appuyé sur le roi de Syrie au lieu de t’appuyer sur l’Eternel ton Dieu, l’armée du roi de Syrie s’est échappée de tes mains. Assurément, les Éthiopiens et les Libyens formaient une armée considérable, disposant de chars et de cavaliers extrêmement nombreux, et parce que tu as cherché ton appui en l’Éternel, Il les a livrés en ton pouvoir. C’est que l’Éternel promène ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur lui appartient entièrement. Tu as agi follement en cette occurrence. Aussi désormais tu ne cesseras d’être en guerre. »

Lorsqu’il écrit son psaume, David a pour ennemi son propre fils Absalon et se trouve désemparé car comment trouvé l’appui de Dieu contre un autre représentant du peuple d’Israël. Asa a le même problème, il n’a aucun souci lorsqu’il est attaqué par des peuples étrangers quelque soit la force de leur armée, mais pour combattre le royaume d’Israël il n’ose pas compter sur l’appui divin.

Mais David se serre de sa propre leçon pour rappeler à la descendance d’Israël que le seul choix pour sa survie est de se protéger derrière son Dieu. En faisant ainsi, Asa n’a pas eu à craindre les menaces étrangères, en faisant autrement lorsqu’il était menacé par Baasa, en cherchant refuge auprès du roi de Syrie plutôt qu’auprès de Dieu il ne fait qu’augmenter sa vulnérabilité.

elie-veuve-huile-00035917C’est dans ce sens qu’il faut interpréter le séjour d’Élie [3] chez la veuve de Sarepta que l’on peut situer au début du règne d’Achab roi d’Israël donc pendant la troisième génération:

  • Alors[4] l’Éternel lui (à Élie, Dieu vient de punir le royaume d’Israël en le privant de pluie et d’eau) adressa la parole en ces termes : « Lève-toi, va à Sarepta, qui est près de Sidon, et tu t’y établiras. Là est une femme veuve, que j’ai chargée de te nourrir. »

En échange de l’hébergement de la veuve, Élie lui garantit par des miracles sa subsistance. Toutefois la santé du fils de la veuve s’aggrava :

  • elie-veuve-00016681Quelque [5] temps après, le fils de cette femme, de la maîtresse du logis, tomba malade, et sa maladie s’aggrava au point qu’il ne lui resta plus de souffle. La mère dit à Élie : « Qu’avons-nous à démêler ensemble, homme de Dieu ? Tu es venu chez moi pour réveiller le souvenir de mes fautes et causer la mort de mon fils ! » Il lui répondit : « Donne moi ton fils. » Et il le prit d’entre ses bras, le porta dans la chambre haute où il logeait, le coucha sur son propre lit, et invoqua l’Éternel en disant : « Seigneur, mon Dieu ! Quoi ! Même envers cette veuve, dont je suis l’hôte, tu userais de rigueur, en faisant mourir son fils ! » Alors il s’étendit sur l’enfant par trois fois et invoqua l’Éternel en disant : « Seigneur, mon Dieu ! Permets que la vie revienne au cœur de cet enfant ! » L’Éternel exauça la prière d’Élie, et la vie revint au cœur de l’enfant, et il fut sauvé. Élie prit l’enfant, le transporta de la chambre haute à l’intérieur et le rendit à sa mère en disant : « Vois, ton fils est vivant. » La femme répondit à Élie ; « Je reconnais bien maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole du Seigneur dans ta bouche est vérité.

Nous pouvons assimiler la veuve au peuple d’Israël dans le désert et son fils aux générations qui vont se succéder lors des trois millénaires de nuit qui suivent la mort de Salomon.

Les fautes dont parle la veuve sont les trois fautes majeures que le peuple d’Israël a commises dans le désert et qui ont engendré chacune trois séries de quarante neuf malédictions. Chacune de ces fautes auraient du provoquer l’anéantissement du peuple d’Israël si Moïse n’avait pas intercéder auprès de Dieu afin d’éviter cette punition ultime.

Chacune des séries de malédictions va largement éprouver le peuple d’Israël jusqu’à à chaque fois risquer son anéantissement : sa maladie s’aggrava au point qu’il ne lui resta plus de souffle. Cet pour cela que Élie par trois fois s’étend sur l’enfant afin que chacune des séries de malédictions n’aille pas jusqu’à la mort de l’enfant, jusqu’à l’anéantissement du peuple d’Israël. Cette intervention divine se fait dans la chambre haute de l’humble demeure de la veuve afin que celle-ci reste discrète, la préservation divine du peuple d’Israël se fait dans les hautes sphères divines et ne peut être ressenti sur terre. Sur terre, les peuples pensent au contraire que Dieu a abandonné son peuple.

C’est ce que résume le début du psaume de cette génération :

(extrait du psaume 3 associé à la présente générations, versets 1 à 3 )

  • Psaume de David, quand il prit la fuite devant son fils Absalon.
  • Seigneur, que mes ennemis sont nombreux ! Beaucoup se dressent contre moi.
  • Beaucoup disent à mon sujet : « Il n’a point de secours à attendre de Dieu » Sélah !

Contrairement à Asa (dans sa fin de règne), Élie porte ses espoirs en l’Éternel et c’est vers lui qu’il crie pour obtenir la vie du fils de Sarepta. C’est cet appel au divin qui est évoqué dans la suite du psaume :

(extrait du psaume 3 associé à la présente générations, versets 4 et 5 )

  • Mais toi, ô Éternel, tu es un bouclier qui me protège. Tu es mon honneur et me fais porter la tête haute.
  • À pleine voix, je crie vers l’Éternel : Il me répond de sa sainte montagne. Sélah !

En fait Dieu a préservé le souffle d’Israël afin qu’il se réveille complètement à l’issue des trois séries de malédictions. Ainsi le souffle de l’enfant de Sarepta n’a pas complètement disparu malgré les fautes accumulées de Sarepta. Il en est de même pour le peuple d’Israël qui va subir les malédictions mais qui garder toujours un souffle pour renaître au moment opportun. Lorsque le peuple d’Israël sera convaincu que le salut ne vient pas des puissances terrestres mais uniquement de la puissance divine, alors il pourra renaître à l’image de l’enfant de Sarepta. Comme l’indique d’ailleurs la conclusion du psaume de cette génération:

(extrait du psaume 3 associé à la présente générations, versets 6 à 9 )

  • Je me couche et m’endors, puis je me réveille, car l’Éternel me soutient.
  • Je n’ai point peur des myriades de gens qui sont campés autour de moi.
  • Lève-Toi, Éternel, viens à mon secours, ô mon Dieu ! Oui tu frappes à la joue tous mes ennemis, tu brises les dents des méchants.
  • À l’Éternel appartient le salut ! Que Ta bénédiction descende sur ton peuple ! Sélah !

 

Paul David

 

[1] II CHRONIQUES Chapitre 16, versets 1 à 3

[2] II CHRONIQUES Chapitre 16, versets 7 à 9

[3] Voir I ROIS Chapitre 17

[4] I ROIS Chapitre 17, versets 8 et 9

[5] I ROIS Chapitre 17, versets 17 à 24