De 910 av. JC à 890 av. JC, psaume 2 : L’agitation des nations

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Asa_of_JudahCette génération est celle des années comprises entre 910 avant JC et 890 avant JC.

La deuxième génération est celle du roi Asa qui succède à Abiam sur le royaume de Juda. Lors du bilan de son prédécesseur le roi Abiam, nous pouvions lire ce qui suit :

  • Il[1] (le roi Abiam) se rendit coupable de tous les péchés que son père (Roboam) avait commis avant lui, et son cœur n’appartint pas sans partage à l’Éternel, son Dieu, comme le cœur de son aïeul David (le rédacteur des psaumes). Car, c’est en faveur de David, que l’Éternel, son Dieu, lui avait accordé un domaine à Jérusalem, voulant conserver son descendant après lui et assurer la durée de Jérusalem ; parce que David avait fait ce qui est droit aux yeux de l’Éternel et n’avait contrevenu, toute sa vie, à aucune de ses prescriptions, à part l’affaire d’Urie, le Héthéen.

Asa est le roi qui effaça la faute d’idolâtrie de Salomon qui s’était prolongée sur deux générations (au sens de l’ascendance), celles de Roboam et celle de Abiam. Le bilan d’Asa est plus positif que celui de ses prédécesseurs :

  • Asa[2] fit ce qui est agréable à l’Éternel, à l’exemple de son aïeul David. Il fit disparaître du pays ceux qui se prostituaient, et il en éloigna toutes les impures idoles faites par ses pères (Salomon, Roboam et Abiam). Il destitua même de la régence sa mère Maakha, qui avait consacré une image à Achéra ; par l’ordre d’Asa, cette image fut abattue et brûlée dans la vallée de Cédron. Toutefois, les hauts lieux ne disparurent point : mais le cœur d’Asa resta fidèle à l’Éternel, son Dieu, toute sa vie.

asa-zerah-00017279Le règne d’Asa fut de quarante et un ans. Pour le présent psaume, la période qui nous intéresse sont les vingt premières années de son règne, celles correspondant à la deuxième génération de la nuit. Pour cette première moitié de règne nous pouvons nous reporter aux Chroniques, en particulier en ce qui concerne la bataille qu’il a mené contre Zérah l’Ethiopien:

  • Asa[3] disposait d’une armée de trois cent mille hommes de Juda, armés de boucliers longs et de lances, et de deux cent quatre vingt mille homme de Benjamin, portant le bouclier et maniant l’arc. C’étaient tous de vaillants guerriers ! Zérah l’Ethiopien (la suite des Chroniques positionne cet événement avant la quinzième année du règne d’Asa [4]), marcha contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois cent chars, et il s’avança jusqu’à Marêcha. Asa invoqua l’Éternel, son Dieu, et dit : « Seigneur, il n’est pas plus difficile pour toi de donner la victoire au faible qu’au puissant ; viens à notre secours, Éternel, notre Dieu, car c’est sur toi que nous nous appuyons, c’est en ton nom que nous avons marché contre cette multitude. Tu es l’Éternel, notre Dieu : que le mortel ne puisse rien entreprendre contre toi ! » . L’Éternel fit succomber les Éthiopiens devant Asa et Juda, et ils durent prendre la fuite.

Cet épisode est également narré par Tabari, nous l’avons déjà reporté. Rappelons simplement que Tabari rappelle le caractère providentiel de cette victoire uniquement due à la foi d’Asa en l’Éternel et à l’intensité de sa prière. L’anéantissement de l’armée de Zérah étant obtenu uniquement avec douze hommes de l’armée d’Asa.

Ces premières vingt années du règne d’Asa illustrent bien le deuxième psaume.

(extrait du psaume 2 associé à la présente génération, versets 1 et 2 )

  • Pourquoi se démènent les peuples, et les nations agitent-elles de vains projets ?
  • Les rois de la terre se soulèvent, les princes se liguent ensemble contre l’Éternel et son oint.

Asa est l’oint de l’Éternel et Zérah veut le renverser.

Toutefois les efforts des nations sont vains lorsqu’elles essaient de se liguer contre l’Éternel et son oint, le peuple d’Israël.

Tout du moins lorsque ce dernier est fidèle à son Dieu comme l’a été Asa dans la première partie de son règne. Alors quelque soit la puissance des ennemis d’Israël, l’Éternel se raille d’eux et les broie comme un vase de potier. Car dans ce cas, le peuple d’Israël mérite sa place sur la montagne sainte de l’Éternel, sa souveraineté est établie sur Jérusalem. C’est ce qu’indique la suite du psaume de cette génération :

(extrait du psaume 2 associé à la présente génération, versets 3 à 9 )

  • « Brisons (disent-ils) leurs liens. Rejetons loin de nous leurs chaînes ! »
  • Celui qui réside dans les cieux en rit, l’Éternel se raille d’eux.
  • Puis il les apostrophe dans sa colère et, dans son courroux, il les terrifie :
  • « C’est Moi (dit-Il) qui ai consacré mon roi sur Sion, ma montagne sainte ! »
  • Je veux proclamer ce qui est une loi immuable : « L’Éternel m’a dit : Tu es Mon fils, c’est Moi qui aujourd’hui, t’ai engendré !
  • Demande-le-Moi, et je te donnerai des peuples comme héritage, les confins de la terre pour domaine.
  • Tu les briseras avec un sceptre de fer, tu les broieras comme un vase de potier. »

David qui est l’auteur des Psaumes peut être fier du comportement d’Asa qui est le digne héritier de son aïeul.

Il est le fils auquel on doit rendre hommage. Le fils qui a la protection de l’Éternel, celui dont les nations doivent rendre hommage. Celui qui peut revendiquer l’héritage de David, le domaine que l’Éternel lui a réservé à Jérusalem, car comme David il a  fait ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. Ce qui n’était pas le cas de ces deux prédécesseurs : Roboam et Abiam. Tout du moins cela est vrai pour la première partie du règne d’Asa.

Pendant cette deuxième génération nous assistons à la fin du règne de Jéroboam roi d’Israël:

  • Nadab [5], fils du roi Jéroboam, devint roi d’Israël la seconde année du règne d’Asa, roi de Juda, et régna deux ans sur Israël. Il fit ce qui déplait à l’Éternel, imitant la conduite de son père et les péchés qu’il avait fait commettre à Israël. Baasa, fils d’Ahiyya, de la maison d’Issachar, conspira contre lui et le fit périr à Ghibetôn, ville des Philistins, tandis que Nadab et tout Israël assiégeaient cette ville. C’est la troisième année du règne d’Asa, roi de Juda, que Baasa tua Nadab à qui il succéda. Devenu roi, il extermina toute la famille de Jéroboam, n’en épargnant pas une âme, jusqu’à qu’il l’eût anéanti, ainsi que l’Éternel l’avait annoncé par l’organe de son serviteur Ahiyya, de Silo, à cause des péchés que Jéroboam avait commis et fait commettre à Israël, provoquant ainsi la colère de l’Eternel, Dieu d’Israël.

Cette fin de Jéroboam est conforma à la prophétie d’Ahiyya.

Jéroboam avait institué un culte idolâtre et ainsi entraîner la colère divine. Celui-ci naturellement s’inquiéta lorsque son fils tomba malade et demanda à sa femme de consulter le prophète Ahiyya (Celui-là [6] même qui auparavant lui avait annoncé son règne prochain), la prophétie suivante lui fut annoncée :

  • « Entre [7] épouse de Jéroboam ! Pourquoi te déguiser (sur les conseils de Jéroboam, celle-ci s’était déguisée afin que le prophète ne la reconnaisse pas). J’ai reçu pour toi un message sévère. Va dire à Jéroboam : Ainsi parle l’Éternel, Dieu d’Israël : Je t’avais élevé du milieu du peuple, Je t’avais fait chef de Mon peuple Israël ; j’avais arraché la royauté à la maison de David pour te l’octroyer à toi ; mais tu n’as pas été comme Mon serviteur David, qui a gardé Mes commandements, qui M’a obéi de tout cœur en faisant uniquement ce qui est droit à Mes yeux. Surpassant en perversité tous tes devanciers, tu t’es fait des dieux étrangers et des idoles de métal, pour M’outrager, et tu M’as rejeté bien loin de toi. C’est pourquoi je susciterai me malheur à la maison de Jéroboam ; Je n’en épargnerai pas la plus infime créature, je ne lui laisserai ni retraite ni ressource en Israël, et je balaierai les derniers vestiges de la maison de Jéroboam comme on balaie à fond les ordures. Ceux de Jéroboam qui mourront dans la ville seront dévorés par les chiens, et ceux qui mourront dans les campagnes seront la proie des oiseaux de l’air : c’est l’Éternel qui l’a dit. »

Les comportements opposés de Roboam et de Jéroboam à cette génération entraînant pour l’un la bienveillance divine et pour l’autre sa colère illustre bien les conclusions du psaume de cette génération:

(extrait du psaume 2 associé à la présente génération, versets 10 à 12 )

  • Et maintenant, ô rois, sachez comprendre, tenez-vous pour avertis, juges de la terre !
  • Adorez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous en Dieu avec tremblement.
  • Rendez hommage au fils, de peur qu’il ne s’indigne, et que vous n’alliez à votre perte ; car bien vite sa colère prend feu : heureux tous ceux qui s’abritent en lui !

Paul David

 

[1] I ROIS Chapitre 15, versets 3 à 5

[2] I ROIS Chapitre 15, versets 11 à 14

[3] II CHRONIQUES Chapitre 14, versets 7 à 11

[4] Voir II CHRONIQUES Chapitre 15, verset 10 qui cite un fait postérieur à cette bataille la quinzième année du règne d’Asa.

[5] I ROIS Chapitre 15, versets 25 à 30

[6] Voir I ROIS Chapitre 11 versets 29 et suivants

[7] I ROIS Chapitre 14, versets 5 à 11.