29 novembre 2018

Hanuccah 2018 (5779)

Pour connaître les événements historiques que la fête de Hanuccah commémore, il faut se référer aux deux livres des Maccabées (premier et deuxième). Vous ne trouverez pas ces livres dans le canon de la bible hébraïque.

En effet les originaux hébreux de ces livres écrits vers l’an 100 avant JC ont disparus. Ne restent que les traductions grecques plus tardives. Donc si vous souhaitez lire ces livres il faudra se contenter des traductions de cette version grecque dans la Bible chrétienne qui les a intégrées à son canon.

De l’ensemble des événements associés au combat des Hasmonéens contre les Grecs, la tradition juive n’a retenu que le miracle de Hanoukka.

La victoire des Hasmonéens, contre la logique des rapports de force, fait naturellement partie du souvenir Juif, mais le peuple Juif sait bien que les victoires militaires sont éphémères et que lorsqu’un danger est vaincu, un autre ne tarde pas à poindre.

Sur mon site (www.147thgeneration.net) je démontre que les psaumes de David racontent de fait l’histoire des Juifs depuis la mort de Salomon jusqu’à nos jours (et un peu plus), à raison d’un psaume par génération de vingt ans. Le psaume 1 pour la première génération (de -930 à -910), le psaume 2 pour la seconde et ainsi de suite jusqu’à la présente génération, la 147ème – d’où le titre du site – de 2010 à 2030.

La fête juive de Hanuccah commémore la Nouvelle Dédicace (environ 165 avant JC) du second Temple de Jérusalem, trois ans après sa profanation par Antiochus IV Épiphane, roi de Syrie.

Cet événement est donc situé pendant la génération 170 à 150 avant JC. Soit, par rapport à la première génération initialisée par la mort de Salomon, suivant mon comptage, cette génération est la 39ème génération et est associée au psaume 39.

Dans le supplice des sept frères racontée dans l’histoire des Maccabées, il est raconté comment Antiochus veut obliger les Juifs à ne pas respecter la loi en particulier en les obligeant de manger de la viande interdite.

Un des sept frères prend la parole pour s’y opposer. Le roi commence par lui faire couper la langue avant de plus le supplicier et de poursuivre sur les autres frères.

Ce courage sans limite des Juifs face à la volonté d’Antiochus Épiphane de leur faire abandonner leur foi est ainsi illustré dans le début du psaume 39 où la référence à la langue prends une signification particulière par rapports aux supplices infligés :

  • J’ai dit [4]: « Je veillerai à ma conduite, pour ne pas pécher avec ma langue ; j’aurai soin de mettre un frein à ma bouche, tant que le méchant sera en face de moi. »
  • Je me suis renfermé dans un mutisme complet, j’ai gardé le silence, en l’absence du bonheur, alors que ma douleur était pleine de trouble.

Pour l’histoire complète de la révolte des Maccabées, voir le psaume commenté suivant:

De 170 av. JC à 150 av. JC, psaume 39 : Hanouccah.

 

Si on accepte que le psaume 39 soit associé à la génération de Hanuccah, le titre de ce psaume est :

  • Au Chef[9] des chantres, à Yédoutoun. Psaume de David. »

Yédoutoun[10] est en effet un des trois chantres qui sont évoqués dans les différents textes bibliques. Les trois chantres sont en fait : Etan (ou Ethan), Assaph et Héman, Yédoutoun étant un autre nom de Ethan.

Or Ethan est, lui-même, auteur d’un psaume, le psaume 89. Si on considère la génération associée, c’est la génération des années 830 à 850 après JC. Soit exactement 1000 ans après la génération de Hanuccah (il y a une différence de 50 générations de vingt ans chacune).

Or le miracle de Hanuccah est venu récompenser la réaction salutaire du peuple Juif. En effet, depuis la faute du veau d’or dans le désert, le peuple Juif a constamment été attiré par l’idolâtrie, cela a eu pour conséquence entre autre la fin du royaume d’Israël et l’exil des 10 tribus correspondantes.

La réaction des Hasmonéens marque la fin définitive des errements idolâtres dans le royaume de Judah et chez leur descendants, le peuple Juif.

Malgré cela, force est de constater que dans le millénaire qui a suivi, malgré la réaction salutaire des Hasmonéens, les Juifs ont continué a accumuler les malheurs. Ainsi lors de la génération associée au psaume 89 (830 à 850), le peuple Juif est en exil et subit à la fois la domination des descendants d’Esaü et de ceux d’Ismaël.

C’est Pourquoi Ethan, qui avait été pris à témoin par David dans la génération du miracle de Hanuccah prend la parole 1000 ans plus tard pour dresser un bilan amer du millénaire écoulé malgré la fidélité du peuple Juif, dans le psaume 89 associé à la génération des années 830 à 850.

Pour plus d’information sur ce psaume 89 et son parallélisme avec la génération des années 830 à 850, voir le psaume commenté suivant:

830 à 850, psaume 89 : Bilan.

Pour lui répondre, et représenter Dieu dans la réponse, nul n’est mieux habilité que Moïse, c’est lui qui s’exprime dans le psaume suivant, le psaume 90, celui de la génération suivante, tel que le montre le début du psaume 90 :

Ainsi dès le début du psaume, Moïse évoque la toute puissance divine et par cela la perception que nous pouvons avoir du monde réel est bien sûr bien différente de ce qui est établi au niveau divin. Ainsi le millénaire évoqué par Ethan dans le psaume précédent, en tenant compte de l’écart de temps entre les deux psaumes extrêmes où celui-ci est soit auteur soit pris à témoin, n’est en fait pour Dieu que l’équivalent d’un instant, c’est ce qui est exprimé au début du psaume 90 :

  • Seigneur[13], tu as été notre abri d’âge en âge !
  • Avant que les montagnes fussent nées, avant que fussent créés la terre et le monde, de toute éternité, Tu étais le Dieu puissant.
  • Tu réduis le faible mortel en poussière, et Tu dis : « Rentrez dans la terre, fils de l’homme ».
  • Aussi bien, mille ans sont à tes yeux comme la journée d’hier – quand elle est passée, comme une veille dans la nuit.

Pour plus de détail sur cette réponse de Moïse dans le psaume 90 à l’impatience de Yédoutoun/Ethan exprimé dans le psaume 89, voir le psaume commenté suivant:

850 à 870, psaume 90 : Réponse.

 

Paul David

[4] PSAUME 39, versets 2 et 3.

[9] Psaume 39, verset 1

[10] Voir O. Odelain et R. Séguineau : « Dictionnaire des noms propres de la Bible ». Aux entrées : ETAN et YEDUTUN.

[13] Psaume 90, versets 1 à 4

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