Marceline Loridan-Ivens, survivante des camps de Concentration vient de nous quitter pendant le jour de Yom Kippur, comme pour réaffirmer qu’il n’y a pas de pardon possible pour les crimes de la shoah, même 80 ans après.

Dans la bible, les enfants d’Israël sont à plusieurs reprises comparées aux étoiles du ciel.

La difficulté de dénombrer les étoiles du ciel, rappelée dans la Bible, n’est pas simplement due à leur nombre élevé mais au fait que la vision que l’on a de celles-ci n’est que l’image matérialisée par la lumière émise pas ces étoiles et non les étoiles elles-mêmes.

Lumière d’étoiles qui existent encore ou qui n’existent plus depuis longtemps.

Parmi les étoiles que nous distinguons, nombreuses sont celles déjà éteintes, la lumière perçue est celle émise de « leur vivant » il y a de cela des milliers d’années voire beaucoup plus.

Ainsi dans les étoiles, on discerne la génération présente mais également les générations anciennes.

Ainsi, Marceline Loridan-Ivens, fait partie des étoiles de notre ciel, étoile qui n’est pas prête de s’éteindre.

Comme de nombreux rescapés de la Shoah, Marceline Loridan-Ivens se voulait athée mais était fière des valeurs que lui avaient apportées son judaïsme. Dans ce contexte, elle montrait sa solidarité avec les Juifs injustmenet combattus même dans les temps modernes. Ainsi en 2012, elle se révoltait:

Mais[i] qu’est-ce que vous a fait Israël ?
Quel est ce chœur unanime de condamnations contre Israël ?
Quel est cet ensemble vertueux qui désigne Israël comme LE coupable absolu ?
Quel est ce tribunal planétaire où pas une voix ne manque pour désigner à la vindicte
(…)
Trop de bonne conscience tue la conscience.
Trop, c’est trop !
Qu’est ce que nous dit cet accablement ?
Qu’il y aurait un Etat de trop sur la terre ?
(…)
J’avais fait, il y a longtemps, le choix de la pensée universelle. Bien que je fûs déportée parce que j’étais juive, j’ai cru que l’humanité, l’idée d’humanité, était plus forte que la charge des origines.
Près de soixante ans plus tard dois je faire le constat de mon erreur ?
Dois je constater qu’être juif vous désigne jusqu’à la fin des temps comme le coupable des nations ?
De quoi Israël est il coupable ?
(…)
Pourquoi une telle mauvaise foi planétaire ?
Pourquoi cette bonne conscience européenne à vil prix ?
Pourquoi est-ce de l’Europe que fusent les critiques les plus virulentes ?
De quelle morale cette Europe peut elle se prévaloir ?
Quelles bonnes grâces veut-elle s’attirer ?
Et puis il y a la gauche, ma famille politique ! Qu’est ce que c’est que ces alliances, ces rencontres avec ces fanatiques qui crient
« Israël partira, Palestine vaincra ! »
(…)

Marceline Loridan-Ivens, cinéaste
Numéro tatoué sur le bras gauche à Auschwitz-Birkenau : 78750

Cette dénonciation de Marceline Loridan-Ivens, qui date de 2012, est encore malheureusement d’actualité aujourd’hui en 2018. Voire s’est aggravée.

Le parti[ii] communiste qui représentait le seul espoir des « travailleurs » après-guerre totalisait plus de 20% des électeurs français dans les années 60 et 70 (21,27 % en 1969). Mais se discréditant petit à petit, en menant des combats idéologiques loin de l’intérêt de ces mêmes « travailleurs », il a vu ses résultats s’effondrer jusqu’à n’obtenir que 1,93% à la présidentielle de 2017 (pas de candidat ni en  2012 ni en 2017). Mais tant pis pour les élections, le parti communiste préfère poursuivre le vieux  combat antisémite de Staline envers les Juifs. Evidemment pas d’antisémitisme de façade, pas politiquement correct, mais un antisionisme virulent. Jusqu’à inviter à la fête de l’humanité (comprendre : humanité sans les Juifs) les plus virulents envers l’état d’Israël : ainsi c’était Ahed Tamimi qui était l’invité d’honneur cette année. Celle-ci a pu ainsi affirmer sous les applaudissements, non seulement des communistes mais aussi de l’Europe, que Jérusalem est la capitale de la Palestine, pas Jérusalem-Est, tout Jérusalem. Comprendre aussi que les applaudissements vont de pair avec une volonté d’anéantissement d’Israël et des Juifs.

Rappelons encore une fois que cette revendication n’a ni base historique ni base juridique : la Palestine ainsi dénommée aujourd’hui par les nations n’a jamais existé. Jérusalem avant d’être  sous contrôle israélien était sous contrôle Jordanien et avant sous contrôle anglais et avant sous contrôle de l’empire Ottoman. Les Juifs ont toujours été majoritaires à Jérusalem au moins depuis le milieu du XIXè siècle. Il n’y avait aucun musulman hors les murs à Jérusalem au XIXème siècle donc aucun musulman à « Jérusalem Est ». Au début du XXème siècle il n’y avait qu’une centaine de familles.

Comme l’a constaté amèrement Marceline Loridan-Ivens, l’Europe ne regrette pas ses crimes envers les Juifs lors de la Shoah. Mais, en sus, les petits enfants et arrières petits-enfants des bourreaux d’hier poursuivre le travail de leur père en voulant encore aujourd’hui faire disparaître Juifs et judaïsme.

Mais comme l’indique le psaume 147:

  • C’est lui (Dieu) qui guérit les cœurs brisés et panse leurs douloureuses blessures. Il détermine le nombre des étoiles, à elles toutes il attribue des noms.

Le psaume 147 est associé à la génération actuelle (2010 – 2030), celle où l’Europe devra répondre de ses crimes commis il y a près de 80 ans, crimes qui sont poursuivis aujourd’hui avec d’autres moyens.

Voire:

De 2010 à 2030, psaume 147 : La Glaciation.

 

 

Paul David

 

[i] Réaction de Marceline Loridan-Ivens )à la réprobation générale et en particulier de la gauche européenne sur la gestion  de la crise avec Gaza par Israël en 2012, voir http://www.terredisrael.com/infos/israel-gaza-reveillez-vous-camarades-par-marceline-loridan-ivens/

[ii] http://www.france-politique.fr/elections-pcf.htm

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Category

Actualités